Tourisme
Élection présidentielle ou pas, chaque année à la même période, l’IRT et son partenaire l’Insee officialisent le bilan de la fréquentation touristique. Selon les chiffres communiqués hier, 471 268 touristes sont entrés à la Réunion en 2011, un record encore jamais obtenu. Cela représente + 12,1 % de croissance touristique, soit plus de 50 900 touristes de plus par rapport à l’année 2010.
C’est la plus forte progression de fréquentation parmi les Îles Vanilles, note l’IRT. Mieux : la Réunion affiche une progression trois fois supérieure à la croissance internationale du tourisme, plutôt modérée en 2011 (+4,4 %).
Pour en revenir au détail des chiffres dans l’île, Pascal Viroleau, directeur de l’IRT, rappelle, en l’absence de Didier Robert et de Jacqueline Farreyrol (la présidente de l’IRT), que la fréquentation touristique à la Réunion se répartit en deux groupes : les touristes affinitaires (visites à la famille, aux amis) et le tourisme d’agrément (les vacanciers sans liens de parenté). Ils représentent, respectivement 45 % et 42 % des arrivées. Véritable marqueur de la clientèle touristique, la courbe du tourisme d’agrément, après avoir plongé jusqu’en 2005, repart à la hausse avec +21,4 % de croissance en 2011, à 197 000 voyageurs. Elle profite à tous les hébergements marchands, leur nombre de clients a augmenté de 20 %.
Quand l’agrément rattrape l’affinitaire
Le tourisme affinitaire reste en tête, avec 211 922 voyageurs l’an dernier. Après un recul en 2010, il retrouve la progression des années précédentes. "Les deux courbes sont en train de se rejoindre", note avec satisfaction le directeur de l’IRT, d’autant plus que la jonction, qui n’est pas encore faite, tend à se réaliser à un niveau légèrement supérieur que lors du premier croisement des courbes, en 2004. Derrière la fréquentation, c’est une autre progression qui ravit les représentants de l’IRT, ainsi qu’un grand nombre de professionnels, celui de la forte progression des recettes touristiques : 388,7 millions d’euros réinjectés dans l’économie locale en 2011. Soit un accroissement de 18,3 % par rapport à 2010. Dans le détail, ces recettes se partagent toujours entre l’hébergement (26 % des dépenses), la restauration (22 %), la location de voiture (17 %), les loisirs (11 %). Aucun changement à noter à ce niveau, d’année en année. Concernant l’origine de la clientèle, en revanche, quelques évolutions ont été enregistrées. Si la clientèle métropolitaine reste largement prédominante - elle représente 82 % des touristes (en progression de 10 % en 2011, à 381 619 touristes) - l’IRT insiste surtout sur les arrivées en hausse depuis l’Europe (+12,6 %, avec 24 418 personnes) et du reste du monde (+38 %). Des évolutions importantes en pourcentages, même si en valeur absolue, ces flux restent bien loin derrière la clientèle en provenance de métropole.
Bémol : le prix des billets d’avion
"La clientèle européenne est tirée par les touristes allemands en premier, puis les clients belge et suisse", poursuit Pascal Viroleau. Dans la zone, la clientèle australienne est multipliée par 3,5 depuis 2010, celle venue d’Asie en est à ses balbutiements tandis que le tourisme mauricien, qui représente pourtant un vrai potentiel en nombre d’habitants, continue à décroître.
Au-delà du quantitatif, quelle perception qualitative ont les touristes sur la destination Réunion ? Selon les données disponibles, 84 % sont pleinement satisfaits de la qualité des prestations. "Preuve que la qualité est au rendez-vous, malgré la hausse du nombre de touristes", souligne encore Pascal Viroleau. L’accueil, si souvent critiqué et perçu comme défaillant, est salué par 89 % des visiteurs, à en croire l’étude. La restauration est de qualité pour 83 % des touristes interrogés.
Deux bémols cependant. Le rapport qualité/prix est loin de remporter l’adhésion du plus grand nombre. Celui-ci est jugé plutôt moyen. C’est encore plus critique lorsqu’il s’agit des prix de l’aérien. Un visiteur sur deux les trouve trop chers. Une problématique qui ne date pas d’hier…
S’il ne met pas ce point noir de côté, l’IRT préfère quand même retenir l’aspect positif de ce bilan 2011. "On a des résultats plus qu’honorables", conclut Pascal Viroleau. Un sentiment visiblement partagé par les professionnels et leurs représentants présents hier, à la Région
Thomas Lauret
Source:http://www2.clicanoo.re/321159-2011-annee-de-tous-les-records.html
Publié le 18/04/2012 à 07:03 par moindjie
Tags : article
Les prévisions du ministère du Tourisme et de la MTPA se sont avérées exactes pour le mois de mars. Avec 82 827 touristes ( + 0,6) l’île Maurice confirme l’embellie remarquée en février (+2,5) par rapport à février 2011.
A son retour de l’ITB Berlin et commentant les excellents résultats enregistrés en février, le ministre du Tourisme, Michael Sik Yuen avait, en effet,estimé, en se basant sur les réservations, que le mois de mars serait également positif en terme d’arrivées touristiques.
Les premiers chiffres rendus publics ce week-end confirment l’analyse et augure un mois d’avril dans la même veine, selon les spécialistes de l’Office du Tourisme de l’île Maurice.
En mars 2011, l’île Maurice avait accueilli 83, 349 visiteurs.
Source:http://www.ilemaurice-tourisme.info/article.php?id=1428
| 33è Top Resa : La mise en valeur de Madagascar (21-09-2011 ) -Le salon mondial du tourisme du marché français (IFTM) plus connu sous le nom de Top Resa a ouvert ses portes mardi au Porte des Versailles, Paris, pour la 33è édition. Madagascar s’y est largement brillé. Les responsables du tourisme des îles de l’Océan Indien © DTS Succès sur toute la ligne pour la Grande Ile. Tout d’abord par le stand malgache de 50m² qui abrite une douzaine de professionnels du tourisme réceptif malgache, mais aussi d’agence de voyages, d’hôtel et la présence massive de la compagnie aérienne Air Madagascar qui fait une grande offensive avec la présence de son staff dirigeant. Lors d’une conférence de presse à la salle RP1 sur les Iles Vanilles, Madagascar s’est présenté comme le leader de la communication du concept aux journalistes français. Joël Randriamandranto, Président de l’ONTM a présenté d’un regard succinct les atouts diversifiés de la Grande Ile avec ses cultures, sa population de 18 ethnies, son luxe, sa biodiversité. Mais la Grande Ile aussi arrive à suivre la tendance actuelle du monde touristique qu’est le tourisme durable. Un tourisme qui se résume par la participation massive de la population au développement du secteur et le concept gagnant-gagnant pour les opérateurs, la population et le pays. Pour lui, le concept des Iles Vanilles ne fait que renforcer la présence malgache sur le marché du tourisme français. Mais le chemin à parcourir est encore assez long.  Jardin de Lumières » recevant ses trophées de personnalité 2011 de l’AJT" width="245" height="186" style="border: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;" /> Josielle Randriamandranto de « Jardin de Lumières » recevant ses trophées de personnalité 2011 de l’AJT © DTS « Maintenant, ce qu’il faut faire, c’est de mettre en œuvre le concept. Nous avons déjà réuni par deux fois les compagnies aériennes desservant ces îles pour trouver des tarifications compétitives au départ de l’Europe vers les îles. Actuellement, elles sont en train de se concerter pour ce faire. Secundo, c’est les produits à offrir. Il faut que les réceptifs des îles composant la nouvelle destination se concertent et offrent des produits de qualité, compétitifs et pourquoi pas complémentaires. Et enfin, le visa d’entrée. Un système de visa unique est fort possible. », selon Joël Randriamandranto de l’ONTM. L’autre succès de la Grande Ile aussi, c’est la consécration du projet « Jardin de Lumières » de l’association portant le même nom. En effet, à travers le projet, la présidente de l’association Josielle Randriamandranto a été la lauréate de la personnalité 2011 par l’Association des Journalistes du Tourisme (AJT) regroupant plus de 600 membres. Une grande surprise pour tous. « Je n’en reviens pas ! Ce n’est pas possible ! Dites-moi que c’est un rêve ! », a déclaré Josielle Randriamandranto, toute émue, en recevant le trophée fabriqué par un artisan malgache et le chèque de 2000 euros de la main d’un haut responsable de l’AJT. Le DG d’Air Madagascar Hugues Ratsiferana en concertation avec ses collègues des autres compagnies desservant l’Océan Indien © DTS Jeudi, la Grande Ile mettra aussi ses atouts devant les professionnels du tourisme français avec la conférence sur le tourisme durable "Madagascar: la richesse touristique naturellement durable". Durant cette conférence, diverses personnalités feront des présentations de la Grande Ile à commencer par les offices régionaux du tourisme, le DG d'Air Madagascar Hugues Ratsiferana, la ministre Elisa Razafitombo de la culture et du patrimoine, le président de l'Institut Français du tourisme Jean-Luc Michaud, du SNAV et bien d'autres encore. Conférence qui permettra aussi de faire connaissance sur la conférence internationale du tourisme durable que la Grande Ile abritera en fin 2012. Solofo Andrianjakarivelo
© DTS |
Source: http://www.moov.mg/tourisme.php?articleId=694316
| Ceylan, la perle de l’Océan Indien | |
|  |  |
 | | |
| 
| Vous rêvez d’un endroit encore secret, alternant une riche culture et une nature époustouflante... alors n’hésitez plus, rejoignez nous au Sri Lanka, la Perle de l’Océan Indien.
Cette île, si longtemps fermée au tourisme, vous ouvre ses portes pour découvrir ses richesses fantastiques. Sites archéologiques merveilleux de Sigiriya et Polonnaruwa, villes coloniales de Kandy et Nuwara Eliya perdues dans le vert des plantations de thé et d’épices, montagnes secrètes du centre de l’île autour des Knuckles Range et des Hortons Plains pour de superbes randonnées, éléphants du parc de Udawalawe, vagues de l’océan Indien, vous découvrirez un fantastique concentré de nature et de culture.
Enfin, pour finir votre voyage en douceur, pour découvrir les plus beaux atolls de la planète, Terdav vous propose de combiner votre découverte du Sri Lanka avec quelques jours de farniente dans les lagons des Maldives. |
| |
| Nos voyages au Sri Lanka |
Source: http://www.terdav.com/terdav/idees_moment/SriLanka2011.asp
Publié le 06/11/2009 à 05:55 par moindjie
Monsieur le Président,
Madame le Ministre,
Mes chers collègues
Nous venons collectivement d'essuyer une tempête difficile dans nos territoires : les outre-mer ont été, à des niveaux variables, le théâtre des expressions de malaises et de malentendus accumulés au fil du temps.
Après les périodes de retenues, d'incubation, de non-dits, 2009 restera pour nous tous l'année des explosions de colère, des manifestations et des barricades, comme cela a pu être le cas en février 1974 en Martinique ou en 1992 à La Réunion.
La crise économique internationale a sans doute été un élément déclencheur supplémentaire. Mais il est évident que la souffrance des Français des outre mer est chaque jour aussi davantage perceptible. Comme il est évident que les politiques menées ont montré leurs limites.
Nous savons tout cela. Nous savons tout cela mais nous tardons à réagir. Je dénonce une fois encore ici la propension à justifier par de savants calculs mathématiques et de subtiles contorsions juridiques, le manque de détermination qui a souvent été le lot commun des attitudes publiques.
Bien sûr, il ne s'agit pas de tout rejeter en bloc parce que c'est vrai aussi qu'il y a eu des actions d'efficacité.
Mais la politique doit être d'abord et avant tout au service de l'Homme, c'est ce que j'entends chaque jour des réunionnais que je rencontre.
Voilà le sens de la nouvelle ambition que nous devons nous donner, pour l'ensemble des outre-mer, pour chacun de nos territoires où les femmes et les hommes de talent, veulent avec nos compatriotes de l'hexagone, participer à la marche en avant de notre société.
Le Budget que vous nous présentez pour 2010 traduit une meilleure prise en compte de nos réalités et un plus fort engagement du Gouvernement.
L'organisation des Etats Généraux à l'initiative du Président de la République, et la tenue ce vendredi du Conseil Interministériel de l'Outre-mer, témoignent là aussi d'une meilleure prise de conscience au service d'une politique partagée.
Aujourd'hui, je fais le constat d'un engagement mieux affirmé, de la définition d'une vraie stratégie de long terme en faveur du développement économique et de l'emploi, de la volonté exprimée pour plus de justice sociale et d'équité.
Je voudrais vous dire mon enthousiasme à vous accompagner dans cette voie, tout en vous demandant de conserver avec nous une vigilance de tous les instants sur les écueils du moment et les vieux démons du passé.
Il s'agit pour nous désormais de fixer ensemble les grands enjeux des outre-mer.
Il s'agit de délimiter ensemble le champ des possibles sur la base de préalables clairement établis.
1) Le premier de ces préalables concerne la question institutionnelle qui doit être, de mon point de vue, définitivement expurgée.
Je ne sais pas ce que diront nos amis des Antilles et de la Guyane sur ce dossier. A la Réunion, ce débat n'est plus d'actualité : la Réunion est terre Française. Le cadre institutionnel de l'article 73 est celui qui convient aux Réunionnais, des adaptations sont toujours possibles, hors du champ de l'assemblée unique dont nous ne voulons pas.
2) Par ailleurs, je milite aussi pour une meilleure cohérence des politiques publiques. Nous devons faire des choix, définir une stratégie et amener tous les acteurs à partager une même vision de l'avenir.
Etat, Région, Département, intercommunalités, communes, acteurs associatifs... nous devrions tous pouvoir construire dans le même sens.
Cela n'est pas le cas aujourd'hui à La Réunion. Nous assistons à une véritable politique de casse sociale portée par le Département avec une gestion désastreuse des structures comme l'ADI , l'ARAST avec plus de 8 000 personnes âgées directement concernées et inquiètes ou encore la Maison du Handicap ; une politique d'investissement portée par la Région très éloignée de nos priorités, de nos capacités financières réelles, de la nécessité pourtant évidente d'une politique d'aménagement équilibrée entre toutes les micro régions.
3) Cette attitude partisane et à bien des égards irresponsable est globalement vraie dans bon nombre de domaines. Le manque de cohérence dans les politiques d'éducation et de formation est aussi une réalité.
Pourtant, l'école de la République reste le vrai préalable de notre réussite. Le Président de la République dans sa lettre de mission du 5 juillet 2007 au Ministre de l'Education nationale s'exprimait sur le sujet. « Nos compatriotes sont très attachés à l'école gratuite, laïque et républicaine. Ils savent que, pour des générations entières, elle a été le moteur du progrès social et le pilier de l'égalité des chances. Et c'est à juste titre que l'école est au coeur du pacte républicain. »
La Réunion comptait au 1er janvier 2008, 810 000 habitants, avec la perspective d'un million d'habitants au total à l'horizon 2025. Aujourd'hui déjà, un réunionnais sur trois a moins de vingt ans. Ces seuls éléments montrent toute l'importance des enjeux.
Construire des écoles nouvelles, des collèges, des lycées, des centres de formation professionnelle, accueillir des enseignants supplémentaires, du personnel administratif et technique de qualité... vous sentez bien, Madame la Ministre, que nous ne pouvons nous satisfaire de la logique d'une politique de restriction, sinon à accepter de reléguer au second rang la question de l'éducation.
Pour ma part je plaide pour que l'Ecole, de la Maternelle à l'Université, ainsi que tout le volet de la formation professionnelle, soit érigée en priorité numéro 1 à la Réunion et pourquoi pas sur l'ensemble des autres territoires.
De ce point de vue, je continue à penser à titre d'exemple que la création à la Réunion d'une grande faculté de Médecine ouverte sur notre environnement régional est une priorité.
Soyez, Madame la Ministre, notre ambassadrice sur la question de l'école, parce qu'il n'y aura pas de développement économique réussi sans une élévation et une généralisation du niveau de formation, sans une plus grande écoute aussi du monde de l'entreprise.
Cohérence institutionnelle, cohérence des politiques publiques, l'éducation comme moteur de nos engagements, voilà les fondamentaux à retenir pour une politique de l'excellence outre-mer.
En définitive, ce que nous voulons c'est mieux asseoir pour les outre-mer la dimension d'un développement durable qui réconcilie l'homme et son environnement. Nous devons pour cela nous autoriser toutes les audaces.
1) Il faut d'abord que les uns et les autres acceptent de considérer qu'il n'y a aucun antagonisme dans le fait d'être Créole, Français, Européen mais qu'il y a bien là la même fierté d'être tout cela à la fois. C'est ce qui fait toute notre force et toute notre originalité, c'est ce qui fait de nous les premiers acteurs du monde de demain, celui métis, partagé, porteur de tolérance et d'acceptation des différences.
Notre culture est vivante, elle doit se vivre au quotidien et ne pas être enfermée entre des murs austères et figés.
Aidez-nous, Madame la Ministre, à accompagner nos musiciens, peintres, sculpteurs, hommes et femmes de lettres à s'exprimer librement.
Aidez-nous à créer davantage de passerelles pour leur permettre de partager avec nos compatriotes de l'hexagone.
2) Il faut ensuite poursuivre les efforts engagés pour le respect, pour la promotion de notre patrimoine et de notre environnement naturels. Nous pouvons là encore être force d'exemple : Nous comptons sur votre détermination, au moment des arbitrages définitifs en 2010 au Brésil pour le classement de La Réunion au patrimoine mondial de l'UNESCO.
3) Il faut reconsidérer enfin notre politique économique, et vous vous y êtes engagée. Une politique construite à partir de nos atouts, sur la base d'un véritable développement endogène autour du tourisme, des nouvelles technologies, des filières de l'agro nutrition, ou du programme GERRI. La politique des grands chantiers que nous voulons est celle qui sert la réussite de ces grands secteurs d'activité. Vous l'avez compris, je fais partie de ceux qui croient au succès de la loi pour le développement économique des outre-mer. Le texte a été voté, nous sommes dans l'attente des décrets d'application.
Avec les outre-mer la France est partout présente. Dans le Pacifique, au centre de l'arc antillais, sur les terres d'Amérique du Sud, à l'embouchure du Saint-Laurent, au coeur de l'Océan Indien, nous devons partout prendre toute notre place.
Je milite pour ma part pour une grande région Française de l'Océan Indien regroupant La Réunion, Mayotte, les Terres Australes et Antarctiques Françaises, les iles Eparses. Une grande région au service de nos économies, pour la conquête de nouveaux marchés, pour mieux accompagner la créativité et le développement de nos entreprises.
Enfin, Les Réunionnais, comme tous ceux des outre-mer, attendent beaucoup du dispositif de continuité territoriale.
Il s'agit de ne pas les décevoir. Il s'agit de permettre au plus grand nombre de se déplacer entre nos territoires et la métropole à des tarifs acceptables avec des opérateurs qui portent véritablement ce programme.
J'aurais aimé Madame la Ministre, que sur ce point précis vous puissiez nous confirmer les orientations de votre ministère.
Comme j'aurais aimé aussi vous entendre sur la proposition de loi que je déposerai sur le bureau de l'assemblée nationale dans les jours prochains, une proposition de loi visant à améliorer le système des mutations des fonctionnaires de l'Etat. L'idée est d'accorder un véritable avantage lié à l'origine géographique des fonctionnaires. C'est un dispositif qui trouverait sa juste application dans les outre-mer mais aussi sur l'ensemble du territoire métropolitain. La situation actuelle est vécue comme injuste à bien des égards. Accepter le principe d'une plus forte régionalisation des mutations comme des recrutements irait également dans le sens d'une plus grande efficacité des missions de service public.
Je voudrais pour conclure, vous assurer de mon engagement à vos côtés à chaque fois qu'il s'agira de défendre les intérêts des Réunionnais et au-delà de toute la famille des outre-mer. Je voudrais partager également avec vous l'idée selon laquelle comme l'a si justement écrit Saint Exupéry : « Pour ce qui est de l'avenir, il ne s'agit pas de le prévoir, mais de le rendre possible. »
Je crois en effet que nous sommes à une croisée des chemins. Je crois que nous sommes face à nos responsabilités pour un nouveau choix de société. Au sein de la République, nous voulons être écoutés. Nous voulons être acteurs, animés par la passion de faire reculer la misère, les injustices, les inégalités. Nous voulons être acteurs pour le triomphe du savoir, de la réussite et de l'épanouissement de chaque homme et de chaque femme. La France sera toujours une terre d'exception et de progrès si elle sait respecter ses diversités.
Notre vraie richesse est la force de ce que nous sommes et non pas de ce que nous avons.
Je vous remercie.
Contact Presse :
Corine PEYRON BEAULIEU
Directrice de la Communication
Tel : 06 92 69 97 15
Email : corine.peyron@mairie-tampon.fr
Site internet
Publié le 14/03/2009 à 12:00 par moindjie
Vendredi 13! Jour de chance ou vendredi noir? Un seul moyen de le savoir. Participez à notre jeu concours sur le site web www.seychellestourisme.com. Plus que quelques jours pour remporter un voyage de rève aux Seychelles.
Vous avez jusqu'à la fin du mois de mars pour être en liste du voyage de votre vie. Gagnez deux billets d'avion pour les Seychelles et profitez d'un séjour en demi-pension de 5 nuits, 6 jours, dans l'une des Beach villas, de l'hôtel Labriz. Le grand prix inclue les transferts. Donc, point de casse-tête de ce côté, pour tenter votre chance d'une place au soleil, dans les Îles paradisiaques des Seychelles.
Comment faire ? Vous vous dites surement. Facile. Répondez aux dix questions sur l'actualité du site Seychelles Tourisme, dont les réponses se trouvent dans les articles sur www.seychellestourisme.com .
Le grand tirage au sort est prévu à la mi-avril. Lisez bien le règlement du jeu et c'est parti pour deux billets d'avion Paris-Mahé avec Air Seychelles et un séjour à l'hôtel Labriz, pour votre plus grand bonheur.
Publié le 11/03/2009 à 12:00 par moindjie
Une forte délégation de l’industrie du tourisme des Seychelles, menés par Alain St-Ange, nouveau directeur marketing du tourisme et le Vice-président, Joseph Belmont, a quitté l’archipel dimanche pour Berlin.
C’est le début d’une grosse campagne promotionnelle en Europe pour attirer un plus grand nombre de touristes dans l’une des destinations touristiques les plus prisées de l’Océan Indien.
Rendez-vous, pour commencer à la grande foire du tourisme de l’ITB (International Tourism Exchange) à Berlin en Allemagne, du 11 au 15 mars. L’heure sera à la présentation de la nouvelle campagne « Seychelles à des prix abordables », aux visiteurs ainsi qu’aux acteurs du tourisme du monde entier.
Une conférence de presse, présentée par Alain St-Ange et Joseph Belmont, est également prévue, pour marquer ce lancement. L’objectif premier est de faire la promotion des Seychelles, en mettant bien accent sur les différents facteurs favorables pour offrir aux visiteurs « les vacances de toute une vie à un prix de toute une vie ».
Comme annoncé hier sur Seychelles Tourisme, Alain St Ange tiendra aussi des conférences de presse à Paris, Rome, Moscow pour informer le business et la presse internationaux de la nouvelle structure du tourisme aux Seychelles et aussi de sa nouvelle campagne.
Le but est de booster ce secteur clé de l’économie des Seychelles. Une partie de la délégation assistera aussi au Moscow International Travel and Tourism Show (MITT), qui se déroule du 18 au 21 mars.
Pour rappel, la délégation seychelloise comprend 53 participants de 27 compagnies différentes, avec Alain St-Ange, Blaisila Hoffman-Manager Destination Marketing et Christine Vel (Country Marketing Coordinator), comme représentants de l’Office du Tourisme des Seychelles (STB). A l’ITB, ils seront rejoints par Edith Hunzinger, Sue Schneider et Klaus Bachman, représentants du STB en Allemagne
seychellestourisme
Publié le 02/03/2009 à 12:00 par moindjie
Une crise de longue durée a éclaté à Madagascar. Elle trouve sa source dans la politique du Président Marc Ravolomanana qui a la tête du puissant groupe agro-alimentaire du pays spolie les malgaches de la terre des ancêtres et laisse l’immigration chinoise et coréenne investir dans l’immobilier et le commerce. Cette politique vise à financer en contre partie les grandes infrastructures du pays, notamment le réseau routier...
Cette politique se superpose à la crise économique qui rend chaque jour les denrées alimentaires de plus plus chères. La bourgeoisie merina se divise engendrant une crise sociale et politique comparable à 1992, mais opposant les merina entre eux, alors que toutes les crises antérieures de la colonisation à 2002 avaient opposés les Mérina aux ethnies côtières.
Marc Ravolomanana est arrivé au pouvoir en 2001 lors des élections présidentielles après un coup d’état judiciaire entre les deux tours et l’aide forcée de la France pour mettre fin à la présidence de Didier Ratsiraka. A cette occasion les Merina étaient unis pour le changement social, pour mettre fin à la corruption, pour construire des infrastructures, pour projeter le pays dans le développement économique. Ce gouvernement bascula rapidement dans l’évangélisme, se mit à restreindre les libertés individuelles, tout en développant le libéralisme en faveur du capitalisme américain, des chrétiens démocrates allemands, des dirigeants de la Chine populaire ou de la Corée du Sud. Cette politique se heurte aux conceptions des églises protestantes et catholiques traditionnelles, aux traditions francophones de la bourgeoisie Merina qui se lamente de la puissance économique du Président-PDG, gérant le pays à son plus grand profit. Dans le même temps, la corruption atteint des niveaux jamais atteint, la monnaie dévaluée avec l’instauration de l’ariary et la disparition du franc malgache, la justice sommet de se mettre à son service. Ainsi, le peuple s’enfonce chaque jour de plus en plus dans la pauvreté et la misère.
Cette situation a permis de promotionner lors des dernières élections municipales contre toute attente le jeune Andry Rajoelina contre le candidat du TIM présidentiel. Cette nouvelle donne ne mit pas fin au plein pouvoir du Président, au contraire ce dernier multiplia les entraves et les provocations à la gestion du nouveau maire de Antananarivo, divisant la grande bourgeoisie Merina...
Dans ces conditions la crise ne pouvait qu’éclater. l’Arema affaiblit par le départ en exil de l’ancien dictateur Didier Rasiraka à NEUILLY ne pouvait que s’allier tactiquement au nouveau homme fort de la capitale. Par ce renfort, la crise s’est étendue à l’ensemble du pays, l’Aréma a retrouvé des couleurs, son fils Roland Ratsiraka trouvant là un moyen de sortir de l’ombre. Des centaines de morts lors des affrontements entre les deux factions, le pillage des magasins du groupe agro alimentaire, une armée paralysée, une police au côté du Président a ouvert un cycle de crise dans la durée et à l’issue incertaine.
La tension monte après l’auto-proclamation de la destitution du Président de la République par la rue. En réponse Marc Ravolomanna a destitué le Maire , a nommé de nouveaux chefs de Fonkontany (quartiers) sur la communauté urbaine d’Antananarivo et a mis cette communauté par délégation spéciale sous le pouvoir d’un Président Guy Randrianarisoa. Alors que dans le même temps, le jeune maire destitué intronisait Michèle Ratsivalaka, son adjointe, à sa place tout en appelant la population à désigner leurs chefs de fonkontany dans les 196 que composent l’agglomération.
Un bras de fer s’est engagé entre le Tanora Malagasy vonona (TGV) et le TIM, les affrontements meurtriers ne sont pas fait attendre, la manifestation du 7 février au palais d’Ambahitsorohitra, siège de la primature, pour la mise en place d’une charte de transition pour une 4ème République s’est terminé dans un bain de sang, avec semble t-il une quarantaine de morts et plus de 300 blessées par balles. La garde prétorienne renforcée de mercenaires sud africain chargée à balles réelles sur la manifestation sans sommation au moment où la délégation inconduite rejoignait la foule. La crise à Majaungha où l’Aréma s’est refait une santé et à Antsirana (Diego Suarez) où les signes indépendantistes et rattachistes vis à vis de la France sont de plus en plus perceptibles est de même nature... L’ambassade de France reste en apparence neutre, les relations avec le pouvoir malgache reste très diplomatique. Elle appelle officiellement au calme et au dialogue... alors que l’Union africaine vient d’apporter son soutien au Président de la République et leader du TIM.
Cette crise économique, sociale et institutionnelle reste pour l’instant sans issue. La constitution est verrouillé en faveur du Président, l’armée reste divisée comme en témoigne la démission de la ministre de la défense Manorohanta Cécile et la médiation des églises FFKM sollicitée par le pouvoir. Une crise sociale et politique qui met notre ministre des affaires étrangères au centre des contradictions de la politique néo coloniale de la France... face aux intérêts des USA ou de la Chine...
Bernard Grangeon
Publié le 02/03/2009 à 12:00 par moindjie
L’industrie du tourisme est un des secteurs d’activités directement touchés par la crise politique sévissant à Madagascar. Un opérateur économique, professionnel du tourisme, nous sensibilise sur la diversité, les lacunes et la fragilité de son secteur.
L’industrie du tourisme touche de nombreux secteurs d’activités comme l’aérien (les vols internationaux et domestiques) , les services dans les aéroports, les services douaniers, les bureaux de change et les services bancaires, le secteur du bâtiment à travers la construction d’ hôtels, la restauration, les transports terrestres (les taxis, la location de voiture, les taxis brousse, les visites touristiques à travers les Parcs Nationaux et les Réserves Naturelles), les activités liés aux découvertes des fonds marins, l’artisanat…et enfin les professionnels du tourisme comme les Réceptifs.
Le tourisme à Madagascar est très varié, entre le tourisme de découverte et l’écotourisme, en passant par la randonnée et le tourisme balnéaire. De plus, c’est un important secteur pourvoyeur d’emplois directs et indirects. En effet, les bénéficiaires se trouvent à tous les niveaux du monde du travail et touchent pratiquement toutes les couches sociales de la nation. Par exemple, les personnels très qualifiés comme les pilotes d’avion, des managers de haut niveau d’un hôtel de réputation internationale, les guides touristiques du fond fin de la réserve de l’Angap, le personnel du petit l’hôtel à Anakao, ou encore du paysan et pêcheurs qui trouvent les débouchés de leurs produits auprès du restaurant local.
L’industrie du tourisme est également le 2ème secteur d’activité pourvoyeur de devises à Madagascar.
L’activité du tourisme figure parmi celle dont le bénéfice est perçu directement et immédiatement auprès de celui qui l’exerce. A l’inverse, la culture de la vanille par exemple, le retour à l’investissement nécessite un délai entre la récolte et la vente du produit.
En tenant compte de ces réalités, des multiples réseaux d’activités liés à ce secteur, de l’impact sur la finance et le marché de l’emploi, le développement du tourisme constitue un levier de développement économique formidable dont il convient de saisir l’opportunité.
D’ailleurs, beaucoup de pays l’ont adopté comme une stratégie de développement.
Parmi les Pays de l’Océan Indien, l’Ile Maurice, dont on ne citera jamais assez la réussite car cette île était condamnée à ne vivre que d’un seul produit : la canne à sucre, ainsi que d’autres îles comme Les Seychelles, les Maldives ont tiré un grand profit de l’essor du tourisme grâce à des offres spécifiques et adaptées à leurs insularités. Parmi les pays lointains qui ont pris le même chemin: les Pays du Caraïbes comme la République Dominicaine, Cuba, les Bahamas ; Les Pays de la Méditerrannée comme le Maroc, la Tunisie, la Turquie, l’Egypte ; Les pays du Golf comme Dubai, La Jordanie. les pays de l’Asie comme La Thailande, la Malaisie (30 millions de touristes), Singapour, le Viet Nam, l’Indonésie ; les pays de l’Europe comme l’Espagne, le Portugal, l’Irlande, la Grèce et récemment la Croatie … etc…etc..
En France, le tourisme qui fait 6% du PIB , génère plus de 2 millions d’emplois et implique 200.000 entreprises. Christine LAGARDE , la ministre de l’économie et de la Finance a même déclaré : « il faut faire du Tourisme une véritable priorité collective ». Aux USA, des Assises fédérales du Tourisme, présidées par Bill CLINTON lui-même, avaient été préparées par des assises dans chaque Etat pour faire remonter tous les besoins, toutes les attentes. Le roi du Maroc en personne a pris son bateau de pèlerin et s’est invité au Salon du Tourisme de Cannes, le salon du tourisme de luxe, afin de faire la communication sur la destination Maroc. Le Maroc attend 10 millions de touristes en 2010 et fait construire un complexe touristique sur 462 ha comprenant terrains de golf, marina, port de plaisance, centre de loisirs et sportifs, hôtels, galerie marchande. Idem pour la Tunisie. Au Brésil, le Mexique et l’Argentine, le secteur hôtelier et touristique connaissent un essor sans précédent (un complexe hôtelier de 92 ha à Araju au Brésil).
Malgré ces atouts indéniables générés par l’activité touristique, ce secteur a toujours été considéré comme le parent pauvre de la famille à Madagascar. Aucune véritable politique ambitieuse et intelligente n’a été mise en place. Au risque de choquer certains, les malgaches parfois ont même tendance à penser que « La beauté naturelle » de Madagascar suffira à déclencher le développement du tourisme. Mais ne rêvons pas !
Certes, le tourisme c’est un peu « vendre du rêve » il n’en reste pas moins que les acteurs doivent avoir les pieds sur terre. Le tourisme est une véritable industrie qui mobilise de vrais professionnels ainsi qu’une politique stratégique globale.
Le monde est vaste, la beauté du monde est sur chaque continent, sur chaque pays, sur chaque région, sur chaque parcelle de terre. Le touriste a l’embarras du choix parmi les multitudes d’offres aussi alléchantes les unes que les autres. Ne nous trompons donc pas de monde et d’époque. Bien sûr, il faudra déployer toute l’énergie pour faire en sorte que nous ayons une stratégie viable, que notre communication soit sans faille pour montrer des images plus apaisées devenues hélas de plus en plus rares de chez nous, des chants de sirènes que nous devons apprendre.
Mais avant cela, si nous tenons à ces milliers d’emplois directs et indirects, si nous voulons amener Madagascar sur une voie de développement viable, alors ne nous fermons pas les yeux et soyons réalistes : nous devons refuser l’incertitude, l’instabilité et la déstabilisation de la Grande Ile.
B.A dans “A Vous la Parole” - TopMada.com
Publié le 25/02/2009 à 12:00 par moindjie
Jean-Pierre Celle, vétérinaire à Chabanais, a été «piégé» dans une folle histoire de «tourisme sexuel» à Madagascar. Il a passé près de deux mois en prison avant d'être libéré
Frédéric BERG
L'arrestation de plusieurs Français mi-décembre est intervenue dans une période plutôt troublée à Madagascar • photo AFP
Reproduction interdite.
Il a passé sept semaines dans une prison malgache avec jusqu'à 110 codétenus dans une pièce nauséabonde de 6 mètres sur 14. Jean-Pierre Celle, vétérinaire à Chabanais, est «tombé dans un piège» alors qu'il passait 11 jours de vacances dans cette grande île de l'océan Indien. Accusé de «tourisme sexuel», condamné avant d'être finalement libéré mercredi dernier, cet homme de 48 ans qui a repris le travail dès son retour a encore du mal à réaliser ce qui vient de lui arriver. «Le ciel m'est tombé sur la tête d'un seul coup», raconte Jean-Pierre Celle qui tient d'emblée à tordre le cou aux rumeurs qui ont fusé pendant son absence, notamment suite à un reportage de TF1 consacré au tourisme sexuel diffusé le 20 janvier dernier. «Je n'ai jamais été inquiété dans une histoire de pédophilie et je n'ai rien à voir avec ces gens-là. J'ai été piégé», répète le véto de Chabanais qui estime avoir été «au mauvais endroit au mauvais moment». «Il fallait des exemples; j'ai été un de ceux-là.»
«Moins d'un mètre carré
pour dormir»
Son «aventure» malgache est assez édifiante. Elle a commencé par hasard. «Début décembre, j'avais une dizaine de jours de vacances. Je devais aller en Asie. Au dernier moment, ça n'a pas pu se faire. J'avais plusieurs autres options et je me suis décidé pour Madagascar.» Jean-Pierre Celle prend son billet le samedi et décolle le dimanche avec deux guides touristiques dans ses bagages. Sur place, il fait le touriste curieux, loue une moto, se balade et décide de finir son séjour à Nosy Be, petite île touristique au nord de Madagascar. Le contexte y est un peu particulier. TF1 tourne un reportage sur la prostitution qui ne plaît guère au pouvoir. Le Président et le Premier ministre se succèdent sur l'île. Une vague d'arrestations de plusieurs Français, dont le Charentais, a suivi. Tous sont accusés de tourisme sexuel, un délit inscrit dans la loi malgache depuis quelques mois (1). Une jeune femme de 30 ans qu'il a rencontrée affirme avoir eu des relations sexuelles tarifées avec lui.
«Je suis tombé des nues. Je ne comprenais absolument pas ce qu'on me reprochait. Je ne connaissais pas l'existence de cette fameuse loi», raconte Jean-Pierre Celle très vite entre quatre murs. En détention provisoire: «J'ai été emprisonné à la veille des vacances judiciaires qui durent six semaines.» Le vétérinaire, gaillard plutôt robuste, s'est retrouvé enfermé dix-huit heures par jour dans une pièce percée de deux petites ouvertures et un trou derrière une porte pour seul W-C à partager par une centaine de détenus. «On était 70 au début, plus de 110 à la fin sous des tôles surchauffées. L'odeur était insupportable. On avait moins d'un mètre carré chacun pour dormir. J'ai été malade plusieurs fois. C'était très dur, au-delà de ce que vous pouvez imaginer», décrit Jean-Pierre Celle qui a réussi à se procurer de la nourriture régulièrement et de l'eau en bouteille. Il n'a pas été maltraité et, malgré une promiscuité de tous les instants, la cohabitation avec les autres détenus, dont une demi-douzaine d'autres Français, s'est «plutôt bien passée». «J'avais le physique pour me faire respecter.» Le véto, soutenu à distance par ses amis, a été rejoint sur place par son père.

«Usé plus moralement que physiquement»
Côté justice, le Charentais - qui a eu «très peur» que les récents événements à Madagascar (lire encadré) ne prolongent son séjour carcéral - a attendu le 27 janvier pour être jugé. Le tribunal a rendu sa décision une semaine plus tard le condamnant à trente mois de prison ferme, contre l'avis du procureur et malgré la volte-face de la jeune femme. «Le ciel m'est de nouveau tombé sur la tête», concède le vétérinaire qui a immédiatement fait appel de ce jugement. La cour d'appel de Majunga saisie en urgence a finalement décidé de libérer Jean-Pierre Celle et de le laisser rentrer chez lui. Il attend aujourd'hui un jugement définitif qui devrait intervenir dans les prochaines semaines «pour être complètement disculpé».
Aujourd'hui, le vétérinaire qui ne souhaite pas apparaître en photo, a pu rassurer ses proches, ses trois enfants. Il veut reprendre «sereinement» son travail, «se remettre» aussi d'une épreuve qui l'a usé «plus moralement que physiquement». Une épreuve qui n'entame pas son esprit voyageur. «Je continuerai à voyager mais je serai plus prudent. Ce que je retiens de cette expérience, c'est une succession de malchance. N'importe qui aurait pu se faire condamner comme moi. J'étais au mauvais endroit au mauvais moment.»
(1) Une récente loi malgache
du 14 janvier 2008 dit: «Le tourisme sexuel désigne le fait, pour un national ou un étranger, de voyager, pour quelque motif que?ce soit, d'avoir des relations sexuelles contre rémunération financière ou autres avantages, avec des enfants ou des prostitués cherchant eux-mêmes des relations sexuelles pour en obtenir un avantage quelconque.»