Maldives
Publié le 07/11/2009 à 05:59 par moindjie
Avec ses hôtels géants, ses golfs à perte de vue, ses casinos jamais fermés, Sol Kerzner a réinventé l'hôtellerie d'affaires. Dans ses établissements, touristes et businessmen se croisent et cohabitent harmonieusement. Portrait de ce milliardaire sud-africain qui a fait du monde sa résidence secondaire.
Imaginez un pharaon qui aurait rencontré Walt Disney... Un pharaon aux origines modestes, fils d'immigrants russes, né dans la banlieue de Johannesburg au milieu des années 30. On raconte qu'à peine son diplôme d'expert-comptable en poche, le jeune Sol a vendu à leur insu le petit hôtel que ses parents avaient ouvert à Durban, pour investir dans le développement d'un « resort » intégrant tout un éventail d'offres de loisirs. Concept révolutionnaire à l'époque et qui fera sa fortune... A le voir comme ça, décontracté dans son jean et sa chemise bleue, on a peine à imaginer qu'il achevait à Dubaï, l'an dernier, sur fond de crise, l'un des plus extravagants complexes hôteliers qui soit, Atlantis The Palm. Un Las Vegas en Orient, doté d'un parc aquatique, trônant sur une île artificielle en forme de palmier. «C'était risqué», commente-t-il. Mais tandis que la situation économique paralysait Dubaï cet été, Atlantis The Palm affichait un taux de remplissage de 90 %. L'inauguration du complexe, en novembre 2008 (un grand raout à 20 millions d'euros avec feu d'artifice visible de l'espace, et pléiade de stars !), marquera en tout cas pour longtemps les mémoires. Tout comme la grande épopée de Sun City...
Le visionnaire peaufine son concept depuis quarante ans
Son regard délavé se perd soudain dans le passé. L'épisode le plus controversé de sa carrière fut probablement, aussi, l'un des plus exaltants. C'est qu'il en a fallu du culot, des fonds et de la détermination, pour concevoir au beau milieu de la savane, en plein apartheid, ce royaume du jeu et du divertissement agrémenté d'une « cité perdue ». Il y plante près de un million d'arbres, reconstituant ainsi une véritable forêt tropicale. Avec son immense piscine à vagues, ses casinos, son golf, ses salles de spectacle et la proximité d'un parc national où l'on peut observer les fameux Big Five de la faune africaine, Sun City, véritable « mégaloresort », devient «the place to be».
Sol Kerzner y trouve la célébrité. Ses amis s'appellent Frank Sinatra, Liza Minnelli, Shirley Bassey. Il programme des concerts avec Jean-Michel Jarre, lance le One Million Dollar Tournament qui attire les plus grands golfeurs de la planète, organise l'élection de Miss Monde (il en épouse une au passage). Mais Sun City fait aussi jaser. La ville du soleil devient « Sin City », la ville du pêché. Accusé de corruption, Sol Kerzner part s'installer à Londres. Il achète à l'île Maurice le mythique Saint Géran, puis aux Bahamas, un hôtel en faillite sur Paradise Island. L'île devient son nouveau laboratoire. Il y crée son premier Atlantis dédié au mythe de l'Atlantide.
Depuis quarante ans, ce visionnaire du tourisme peaufine ainsi son concept, le déclinant tantôt version chic, tantôt version choc, sans jamais lésiner sur ce qui fera s'émerveiller les «rich and beautifull people» de la planète, Américains en tête. Aujourd'hui, c'est le Maroc. Même si Sol Kerzner avoue que sans l'appel d'offres lancé par le royaume chérifien, il n'aurait pas cherché à s'y développer. Mais en homme d'affaires avisé, il voit le potentiel du projet sur ce site balnéaire remarquable, proche des grandes capitales européennes via Casablanca, et à quelques minutes d'el-Jadida, l'ancienne Mazagan, ville classée au patrimoine mondial de l'Unesco.
Depuis l'ouverture du Mazagan Beach Resort, à la mi-octobre, les premiers clients affluent. Un démarrage prometteur pour cette nouvelle des tination marocaine. On y espère, à terme, près de 4 millions de visiteurs par an. Un challenge pour Sol Kerzner ? En 2000, lorsqu'il rachète, aux Maldives, l'île de Reethi Rah pour y bâtir un resort One &Only, il n'hésite pas à y faire déverser 1,5 million de tonnes de sable pour en quadrupler la surface et l'élever de deux mètres ! Alors, aménager 250 hectares le long d'une plage de sept kilomètres n'inquiète pas vraiment ce pharaon des temps modernes...
http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2009/11/07/01006-20091107ARTFIG00083--un-pharaon-visionnaire-.php
Publié le 07/11/2009 à 05:58 par moindjie
Carsten Schieck.
MALDIVES Carsten Schieck vient d’être nommé au poste de directeur général des hôtels Hilton des Maldives et du Sri Lanka. À ce titre, il devient responsable des opérations de toutes les enseignes du groupe Hilton dans cette zone. Il sera placé sous la responsabilité directe de Martin Rinck, président de la zone Asie Pacifique d’Hilton Hotels Corporation.
Directeur Général du Conrad Maldives Rangali Island depuis 2002, Carsten Schieck a contribué à faire du resort l’un des plus renommés au monde, ayant reçu de très nombreuses récompenses, notamment pour ‘Ithaa’, le premier restaurant sous l’eau au monde. Il a piloté le passage de l’établissement (anciennement connu comme le Hilton Maldives) sous l’enseigne Conrad en 2007 et supervise l’expansion du groupe Hilton aux Maldives depuis mai de cette année.
http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/hotellerie/2009-11/Hilton-Hotels-nomme-Carsten-Schieck-directeur-regional-pour-les-Maldives-et-le-Sri-Lanka.htm
Publié le 04/04/2009 à 12:00 par moindjie
Partir bronzer à l'autre bout du monde n'est pas écologiquement correct. Sauf pour y puiser de bons exemples, en attendant le retour des ballons à l'hélium.
L'avion fait tache sur le CV du militant anti-carbone. Alors, en attendant un combustible non seulement vert mais équitable - ce que ne sont pas les actuels bio-carburants -, on se tourne vers le tourisme le plus écolo qui soit : rester près de chez soi. Mais quand l'écocitoyen sort de son quotidien, il emporte avec lui sa conscience et ses bonnes manières et privilégie une offre propre, comme l'un des 48 relais Chouette Nature (premier label de tourisme durable) de Cap France, récompensé en 2007 par un trophée du tourisme responsable et soutenu par le ministère du Tourisme.
L'écolo-gîte dans le Lot gagne aussi du terrain chez les estivants concernés. Situés au cœur d'une forêt de 18 hectares près de Rocamadour, ces chalets en bois du sol au toit fonctionnent au solaire et au bois ramassé sur place. Les déchets sont triés, les eaux recyclées ou réutilisées, la piscine est traitée au sel, la randonnée est de rigueur et les enfants sont sensibilisés au développement durable. Pour des vacances plus aquatiques, mais non moins vertes, le canal du Midi a été investi depuis un an par un drôle de bateau-hôtel : Soleil d'Oc, 30 mètres de long, couvert de panneaux photovoltaïques, propulsé à l'énergie électrosolaire, et parfaitement équipé pour les personnes à mobilité réduite. La voie la plus propre et insolite pour découvrir une région magnifique, sur un bateau silencieux, qui paraît glisser sur le ruban bleu qui s'étire de Carcassonne à Béziers.
Voilà de quoi attendre la révolution verte aérienne qui pourrait bien nous revenir du passé, avec l'arrivée des nouveaux ballons dirigeables gonflés à l'hélium (et non plus à l'hydrogène, inflammable), solution intéressante pour le fret, la surveillance ou l'humanitaire. Les chercheurs cherchent, les designers planchent, et des ébauches se précisent. Ainsi le Manned Cloud devrait-il voir le jour vers 2020. Ce palace dirigeable, actuellement à l'étude dans les studios du designer Jean-Marie Massaud, sera réalisé avec l'Onera, l'Office national d'études et de recherches aérospatiales. Mais le résultat promet d'être à la hauteur des efforts fournis par toutes les parties : un grand cocon blanc aussi silencieux qu'un nuage - dont il épouse la forme -, qui laissera toute sa part au spectacle du ciel, au fil des 5 000 kilomètres parcourus pendant trois jours. En attendant, un petit aller-retour en avion peut se révéler plus durable qu'on ne le pense. En effet, depuis quelque temps, le tourisme solidaire permet de voyager utile, en respectant sites, populations, cultures et traditions. En donnant également un coup de main bienvenu à ceux que l'on rencontre. C'est toute la vocation de Double Sens, opérateur touristique un peu particulier qui organise des séjours d'un mois au Bénin et au Burkina Faso, mariant excursions hors des sentiers piétinés et assistance aux populations locales par le transfert de compétences. Concrètement, le vacancier offre ce qu'il peut avec ce qu'il a, des cours de français aux enfants, d'informatique à leurs professeurs, des travaux de menuiserie, des ateliers de théâtre... Tous ceux qui ont tenté l'aventure n'en sont jamais revenus, dans leur tête tout du moins.
Et dans un genre moins baroudeur mais très consciencieux, les établissements Six Senses Resorts &Spas ne sont pas seulement conçus dans les règles de l'art du recyclage et du bio ni soucieux de leur gestion énergétique et alimentaire. Ils s'impliquent aussi dans la recherche de nouvelles productions d'énergie pour certains pays en voie de développement, aux Maldives notamment.
Londres, Fribourg, Denver... des villes modèles
Et puis franchement, en attendant l'aéronef qui épouse le ciel sans jamais le salir, une petite entorse aéroportée peut s'avérer pédagogique, tant les villes vertes s'épanouissent comme fleurs au printemps sur tous les continents. A commencer par l'Europe, plus dévouée à la cause environnementale à mesure que l'on pousse vers le nord. Au Danemark justement, Samso, une île du bout du monde, belle, sauvage... qui nous parle d'avenir. Un futur bien prospère conjugué au présent pour ce site choisi par l'Agence danoise de l'énergie en 1997 pour faire office d'île test. Elle produit aujourd'hui 100 % de son électricité grâce à l'éolien, et 75 % des besoins en chauffage sont couverts par le solaire et la biomasse. Quant aux gros moteurs, ferry et tracteurs, ils carburent à l'huile de colza pressée à froid, et bientôt, une usine à hydrogène, en projet, permettra aux autres véhicules de rouler propre.
L'Allemagne aussi possède sa vitrine verte : Fribourg, célèbre pour son éco-quartier Vauban, véritable laboratoire pour l'Europe de demain. Eaux de pluie récupérées pour l'arrosage, panneaux solaires, toits végétaux, programmes de construction à énergies positives... Tout, dans les moindres détails, répond aux normes HQE. Tout repose également sur le savoir-vivre, si bien qu'une place minimale est laissée à la voiture, pour un bien-être humain maximal. Du coup, les rues ont pris des airs d'aires de jeu avec des nuées d'enfants qui papillonnent sur le macadam.
Londres a su prendre le virage vert, et son éco-quartier Beddington Zero Energy - BedZed de son petit nom - a réduit son empreinte écologique de moitié depuis 2002, date à laquelle les premiers habitants s'y sont installés. Un modèle du genre, donc, source d'inspiration jusqu'en Chine, qui compte pourtant 20 des 30 villes les plus polluées du monde. Citons Dongtan, le projet pharaonique d'une ville 100 % écolo à la démesure des cités du pays. Située au nord de Shanghaï, sur l'île et réserve naturelle de Chongming, elle devrait être achevée en 2050. Aux Etats-Unis, en revanche, l'eldorado vert existe déjà au Colorado, aux pieds des Rocheuses, l'une des destinations les plus prisées de nos concitoyens. A quelques encablures de Denver se niche Boulder : 21 500 mètres carrés d'espaces naturels et protégés autour de la ville, 480 kilomètres d'allées et de pistes cyclables en son centre, des habitants engagés qui ont adopté leur propre résolution de Kyoto dès 2002, et acquittent depuis 2007 une taxe sur les émissions de dioxyde de carbone afin d'inciter les récalcitrants à se tourner vers les énergies renouvelables.
Le Figaro.fr
Publié le 31/03/2009 à 12:00 par moindjie
L'île Maurice réussit mieux que ses concurrentes.
Le nombre des arrivées touristiques a baissé de 3,8% en janvier dernier, une performance honorable pour la Destination Maurice, avec la crise qui sévit actuellement sur les principaux marchés émetteurs. En comparaison, les Seychelles et les Maldives, nos concurrents directs, enregistrent des taux négatifs de -12% et de -4,8%, respectivement, pour la même période.
L a Destination Maurice a bénéficié de l’apport des 5 000 croisiéristes qui ont visité l’île durant cette période. Rappelons que le géant européen Costa Croisières a fait de Port-Louis son port d’attache dans le sud-ouest de l’océan Indien. Son paquebot le Costa Europa qui effectue des croisières au départ de Maurice vers La Réunion, Madagascar, Mayotte, les Seychelles et l’Afrique de l’est, a une capacité de 1 700 passagers. Le port, de son côté, sera doté d’un nouveau quai de croisières dont les travaux ont déjà démarré..
ilemaurice-tourisme.info
Publié le 31/03/2009 à 12:00 par moindjie
Le gouvernement des Maldives a déclaré que son administration allait rendre l’archipel carbone neutre, remplaçant les centrales thermiques par des sources d’énergies renouvelables telles que l’énergie solaire et éolienne.
Le gouvernement Mohamed Nasheed a confié à la presse que son pays comprenait plus que tout autre, le besoin de contrer les changements climatiques. En effet, l’archipel d’iles que sont les Maldives est parmi les plus bas du globe. La hausse du niveau moyen de l’océan vient menacer sérieusement l’existence de ces iles paradisiaques. Il espère que son initiative servira de modèle pour les autres nations.
Archipel des Maldives - Crédit: Wikipédia
Ce sont près de 1200 iles qui constituent l’archipel des Maldives situé au large de l’Inde et du Sri Lanka. La plupart des iles sont inhabitées et n’atteignent pas plus de 1,8 mètre d’altitude.
« Nous ne voulons pas blâmer personne ni rester assis à ne rien faire. Nous ferons donc tout ce qui est possible pour combattre la menace grandissante du réchauffement climatique. Nous pensons pouvoir atteindre notre objectif de carbone neutre et que les autres nations suivront notre exemple » précise Nasheed.
Les Maldives dépendent du tourisme - Crédit: Wikipédia
110 millions de dollars chaque année, et ce, sur 10 ans, seront nécessaires à la conversion vers les énergies renouvelables. Une somme colossale pour un pays touché par la pauvreté.
Source: BBC News
Publié le 28/03/2009 à 12:00 par moindjie
Le groupe Hilton ouvrira en juillet prochain un établissement aux Maldives.
L’actuel Iru Fushi Resort & Spa passera sous la coupe du groupe hôtelier de luxe sous la marque Hilton Worldwide Resorts.
Fermé pour l’heure, l’établissement rouvrira en juillet après avoir subi des travaux de rénovations.
220 villas s’étendront sur plus de 21 hectares. Le resort disposera en outre de quatre restaurants, de bars et d’une cave à vins sur pilotis.
Un spa, un centre de fitness, une piscine, un centre de plongée et plusieurs autres infrastructures compléteront les équipements de l’Iru Fushi Resort & Spa.
Site : www.hilton.com
http://www.ctendance.com/article-16951.html
Publié le 28/03/2009 à 12:00 par moindjie
Le 1er juillet prochain, l’Angsana des Maldives dévoilera 34 nouvelles villas "les pieds dans l’eau". Les "InOceans Villas" seront dotées d’un restaurant italien privé.
Ce hameau de villas trouvera sa place à un kilomètre de l’île Velavaru et de son hôtel, Angsana Velavaru. Chacun des logements proposera une superficie comprise entre 175 et 290 m² et offrira une piscine d’au moins 21 m².
Les touristes pourront aussi se faire prodiguer des massages directement dans leur villa. Il faudra compter au moins 607 euros TTC par villa, par couple et par nuit (petits-déjeuners inclus) pour résider dans une de ces villas.
http://www.ctendance.com/article-16952.html
Publié le 28/03/2009 à 12:00 par moindjie
Les Français en difficulté au large de l’île de Male (Maldives) sains et saufs (27 mars 2009)
Quatorze ressortissants français qui se trouvaient à bord du bateau "Savruga", détruit hier par un incendie alors qu’il se trouvait au large de l’île de Male (Maldives), sont sains et saufs. Il n’y a eu aucune autre victime.
Notre consul honoraire à Male a pu les rencontrer dès hier.
Notre ambassade à Colombo est mobilisée pour faciliter leurs démarches sur place et leur retour en France dès que possible.
www.diplomatie.gouv.fr
Publié le 27/03/2009 à 12:00 par moindjie
Le président de la République des Maldives a annoncé vouloir neutraliser les émissions carbone de l’archipel d’ici 10 ans. Eric Parent, co-fondateur de Climat Mundi, opérateur de compensation carbone, nous livre son point de vue.
Menacées par la montée du niveau des mers, les Maldives souhaitent montrer l’exemple en matière de développement durable. D’ici 10 ans, le gouvernement ne veut dépendre que des énergies renouvelables pour la consommation électrique de ses 385 000 habitants, et compenser les émissions liées à l’industrie touristique par l’achat de crédits carbone auprès de l’UE.
1. Est-il possible qu’un pays, même petit, devienne neutre en carbone ?
Eric Parent : Il est toujours possible "techniquement", d’être "neutre en CO2" sur un certain périmètre. Il suffit de calculer les émissions de gaz à effet de serre de ce périmètre et de compenser les émissions que l’on n’a pas réduites en achetant une quantité équivalente de crédits carbone [1] En revanche, la déclaration "les Maldives neutres en CO2" est un peu l’arbre qui cache la forêt : compenser les émissions des touristes qui viennent aux Maldives n’est pas la solution "en soi".
2. Pour quelle raison ?
La consommation électrique des Maldives est de 135 000 MWh/an [2], probablement produite à partir de fioul. En prenant un facteur d’émission plausible de 800 g eqCO2/kWh, les émissions d’électricité des îles sont de 108.000 teqCO2/an. A côté de cela, il y a 600.000 touristes par an, la plupart venus de pays occidentaux. Prenons une moyenne de 4 teqCO2 pour un aller/retour en avion. On constate que 4 teqCO2/voyage, c’est déjà le double de ce que la planète peut supporter par personne et par an, c’est donc largement non soutenable en soi. Les émissions liées aux tourisme seraient de 2.400.000 teqCO2, soit 22 fois plus que les seules émissions de l’électricité. Ce à quoi s’ajoute l’augmentation vertigineuse des touristes aux Maldives et des émissions de CO2 qui sont liées. Depuis 1994, les émissions du transport aérien ont augmenté de 1.300.000 teqCO2, soit 12 fois celles de l’électricité.
On voit donc que la vraie réponse climatique des Maldives n’est pas d’éviter de produire 108.000 teqCO2/an d’électricité et de continuer à en générer 2.400.000 teqCO2/an en faisant du tourisme, mais de limiter drastiquement le nombre de touristes, probablement en les surtaxant.
3. Quelle solution préconisez-vous ?
Si, en triplant le prix des séjours, on divise par 3 le nombre de touristes, les ressources en devise du pays resteront les mêmes mais avec 3 fois moins d’émissions de CO2. Cela n’empêchera pas de compenser ces émissions restantes, mais les émissions générées auront bien été réduites drastiquement. Cette surtaxe empêchera sans aucun doute un certain nombre de jeunes mariés d’aller passer leur lune de miel aux Maldives, mais ça ne veut pas dire que leur lune de miel sera gâchée ! Elle permettra à quelques très riches de profiter d’un cadre paradisiaque, et je ne dis pas que c’est très moral. Mais si on veut garder des sources de devises au pays, tout en réduisant les émissions de CO2, je ne vois pas comment faire autrement.
4. L’annonce du président des Maldives ne va donc pas assez loin ?
Le vrai sujet n’est donc pas "d’être neutre en CO2", il est de modifier structurellement son économie pour la rendre moins dépendante du pétrole. Or la surtaxe n’est pas du même ordre de grandeur que celle qui revient à financer l’électricité renouvelable (ENR) ou à compenser les trajets. Regardons les chiffres :
a - compensation des trajets : 4 teqCO2/personne à 20 €/teqCO2 = + 80 €/touriste
b- financement des ENR : 110 M$/an, soit 80 M€/an, sur 600.000 touristes = + 140 €/touriste
c- tripler le séjour (un séjour en hôtel 3étoiles coûte de 1500 à 2500€/an,mettons une moyenne de 2000 €) = + 4000 €/touriste
Que feront les Maldives quand il n’y aura plus de pétrole pour amener les touristes dans les îles ? Il serait plus intéressant d’entendre le président des Maldives dire "nous nous sommes fourvoyés dans notre modèle, nous devons réduire le nombre de touristes en les faisant payer plus cher". Or ce n’est pas ce que je lis dans sa déclaration. En ce sens, je ne pense pas que le modèle soit à dupliquer tel quel.
LES SOURCES DE CET ARTICLE :
Climat Mundi
Le site de la BBC
Le site du JDD
Notes
[1] Il y a toutefois une limite à ce "toujours possible", puisque, comme compenser des émissions signifie financer, et donc s’attribuer, des réductions d’émissions réalisées par d’autres, tout le monde ne peut pas le faire en même temps.
[2] source Wikipédia
Publié le 27/03/2009 à 12:00 par moindjie
› Hilton Hotels vient de signer un accord avec Sun Travels and Tours pour reprendre la gestion de l'Irufushi Beach & Spa Resort.
L’établissement actuel va être rénové pour rouvrir ses portes en juillet 2009 sous l’enseigne Hilton dans la gamme des Hilton Worldwide Resorts. Avec ses 220 villas, il s’étendra sur plus de 21 hectares sur l’île de Medhafushi qui se trouve au sein de l’atoll Noonu. Le resort va proposer plusieurs options d’hébergement, des beach villas ouvertes sur des plages privées entourées de végétation tropicale, aux villas sur pilotis avec terrasses et bains à remous privatifs. Au spa composé de 21 pavillons privés, viendront s’ajouter un centre de fitness, une piscine, des courts de tennis et toute une gamme d’activités nautiques. Situé à environ 60 km au nord de l’aéroport international de Malé, le resort est facilement accessible par hydravion avec un transfert de 45 minutes. Le Hilton Maldives complètera l'offre du groupe sur les traces du Conrad Maldives Rangali Island, qui a ouvert ses portes en 1997 sous la marque Hilton avant d’être rebaptisé Conrad en 2007. Un nouvel établissement Doubletree by Hilton Malé devrait également ouvrir ses portes à Malé en 2011
http://www.quotidiendutourisme.com