Madagascar
Publié le 20/11/2009 à 06:47 par moindjie
Des officiers du Conseil de la sécurité à la présidence ont pris position en faveur du président de la Transition Andry Rajoelina lors d'une conférence de presse mardi dernier au palais d'Ambohitsorohitra. Ils estiment que les ministères de la souveraineté doivent lui revenir au nom de la "loi régalienne". Ce qui est vu comme un nouveau frein à l'avancée des futures élections présidentielles.
Les Malgaches espèrent avoir un président de la République avant le 26 juin 2010, jour de fête nationale. Mais l'échéance paraît courte pour l'organisation des élections présidentielles. A quelques mois de cette date hautement symbolique pour l'Ile Rouge, l'heure est plutôt au partage des sièges des portefeuilles ministériels...
Neuf militaires, membres du Collectif des jeunes officiers, faisant partie du Conseil de la sécurité à la présidence, et qui sont aussi des conseillers d'Andry Rajoelina, se sont positionnés en faveur de ce dernier pour l'attribution des ministères de souveraineté.
Le colonel Charles Randrianasoavina, commandant de la Force d'intervention spécialisée (FIS) a pris la parole lundi lors d'une conférence de presse au Palais d'Ambohitsorohitra à Antananarivo, là où a eu lieu la fusillade du "samedi noir", le 7 février 2009. "Au nom de la loi régalienne, on ne devrait plus toucher aux ministères de souveraineté ( les Finances, la Défense, la Sécurité et les Affaires étrangères), mais chercher d'autres départements" a t-il déclaré en s'adressant aux co-présidents Emmanuel Rakotovahiny, représentant de la mouvance de l'ex-président Albert Zafy et Fetison Rakoto Andrianirina qui représente la mouvance Ravalomanana.
Selon le journal en ligne lexpress.mada, les neuf officiers auraient rencontré TGV avant la conférence de presse. Le ministre des Forces armées Noël Rakotonandrasana a vite réagi après cette prise de position des officiers : "Si vous continuez à jouer l'intransigeance, vous pourrez être à l'origine du blocage des affaires nationales" a déclaré le général, qui met en garde les officiers en leur rappelant le devoir de réserve des forces armées. Même si la hiérarchie militaire fait un rappel à l'ordre, il ne faut pas oublier que c'est elle qui a remis le pouvoir de Gouvernance à TGV, juste après la démission de Marc Ravalomanana le 17 mars dernier.
Il y a effectivement une lutte d'influence au sein du Conseil présidentiel pour acquérir les chaises ministérielles mais elle peut paraître mal placée. Les caisses de l'État sont vides et le plus urgent est la mise en place des élections présidentielles afin de regagner la confiance de la Communauté internationale, condition sine qua non pour relancer l'économie du pays.
Karine Maillot
Publié le 20/11/2009 à 06:46 par moindjie
Dans le cadre du 20eme anniversaire de la chute du mur de Berlin (9 novembre), l’ambassade d’Allemagne à Madagascar avait organisé un jeu-concours sur ce thème. Et, immense surprise pour l’ambassadeur, le docteur Wolfgang Moser : 1.000 réponses correctes ont été recueillies, venues de toute la Grande île. C’est dire le grand intérêt que l’on porte pour cet évènement qui a permis de réunifier les deux Allemagnes (RDA et RFA). En fait, ce sont des millions de personnes, à travers le monde, qui ont célébré à leur manière, la chute du mur de Berlin avec le peuple allemand.

Pour en revenir à Madagascar, les deux premiers gagnants du jeu-concours ont été invités, ce jeudi 19 novembre 2009, à la « Villa Berlin », dans le quartier d’Ambatoroka, Antananarivo. Il s’agit de la résidence de tous les ambassadeurs allemands en mission dans la Grande île. Invités spéciaux de l’Allemagne, ces gagnants ont ainsi prendre part à un déjeuner composé de spécialités allemandes. Les deux premiers gagnants sont : Lalao Lucienne Ravaonirina et Jimmy Adoré Razakanirina.
Lui ? C'est un gagnant de tous les jours pour faire connaître la culture germanophone sans oublier de promouvoir la culture malagasy. Le CGM, se situant en plein centre de la ville d'Antananarivo, est très convivial
A cette occasion, l'Ambassadeur Moser et l’ami de la presse, Eckehart Olszowski, Directeur du CGM Cercle Germano-Malgache d’Antananarivo, ont remis à chaque gagnant une « bourse locale d'études de langue allemande » pour une période d'un an. Il y a eu aussi un troisième gagnant qui, lui, a eu le plaisir de recevoir un ouvrage sur l'Allemagne. Quant aux 10 gagnants suivant, ils ont reçu un splendide T-Shirt avec un motif de cet événement historique de portée mondial.
Mais la célébration de ce 20eme anniversaire de la chute du mur de Berlin se poursuit au CGM avec l’exposition : « BERLIN, the place to be », qui s’achèvera le 25 novembre, si elle a été ouverte le 10 novembre. Il s’agit de l’histoire de cette ville longtemps divisée en deux, entre 1961 et 1989.
Jeannot RAMAMBAZAFY - 19 novembre 2009
Publié le 20/11/2009 à 06:43 par moindjie
Plus d’un enfant malgache sur quatre exerce une activité économique, souvent au détriment de la scolarité, dont les frais sont trop élevés pour de très nombreuses familles. Le gouvernement malgache et le fonds des Nations unies pour l’enfance tentent de remédier à cette situation en finançant la scolarisation et en effectuant un important travail de sensibilisation.

Un soleil de plomb cogne sur les têtes d’Elsa, onze ans et de sa petite sœur Ezra, huit ans. Cela fait déjà plusieurs heures qu’elles déracinent, à l’aide de pelles plates, les herbes desséchées d’un grand terrain voué à devenir une rizière, dans la région de Diana, au nord de Madagascar. Un travail de titan auquel elles s’attèlent tous les jours depuis janvier, depuis que leurs parents, trop pauvres, ne peuvent plus assumer les frais de scolarité. Du bout des lèvres et sans jamais s’arrêter de bêcher, Elsa souffle qu’elle est « fatiguée et triste » de cette situation. Dès que leurs parents auront un peu d’argent, Ezra, la petite, retournera en classe. Elsa continuera à travailler.
A Madagascar, 28% des enfants de 5 à 17 ans – soit 1 873 000 enfants – exercent couramment des activités économiques, essentiellement dans l’agriculture (d'après une enquête de 2007). Une situation difficilement compatible avec la scolarisation, bien que l'école soit obligatoire pour les 6-14 ans et le travail des enfants interdit avant 15 ans. Le pays s’est d’ailleurs doté d’un cadre législatif important pour lutter contre l’exploitation économique des enfants. Mais leur travail est rendu nécessaire par la situation de pauvreté dans laquelle se trouvent 68,7% des ménages malgaches. 8,3 millions de personnes, soit 44% de la population, sont même dans une situation d’extrême pauvreté. Alors quel que soit l’âge – parfois dès trois ans - il faut travailler pour manger. L’Unicef (le fonds des Nations Unies pour l’enfance) et le gouvernement malgache ont décidé de se saisir du problème à bras-le-corps.
44%
Seuls 44% des enfants qui travaillent arrivent à poursuivre leur scolarisation.
Depuis 2003, ils ont impulsé la mise en place de réseaux de protection de l’enfance associant au sein d’une petite entité administrative - le district –, les associations, ONG, églises, administrations locales, police, assistantes sociales, chefs de quartier, etc. Tous travaillent en synergie pour responsabiliser les parents, les informer sur leurs devoirs et leur expliquer que les enfants aussi ont des droits. Bousculer les mentalités et lutter pêle-mêle contre la maltraitance, les abus sexuels, la malnutrition, l’exploitation par le travail et la déscolarisation des enfants, est un travail de longue haleine. Mais les premiers résultats sont prometteurs. Le Réseau du district de Diego, dans la région de Diana, a déjà permis la réinsertion de centaines d’enfants travailleurs dans le système scolaire.
Les quatre enfants de Jocelyne, tailleuse de pierres de 30 ans, ont travaillé à ses côtés pendant deux ans. « Dès l’âge de sept ans, mes jumelles cassaient des pierres avec moi. La poussière leur rentrait dans le nez et les faisait tousser. Elles étaient fatiguées. Mes deux grands (11 et 12 ans aujourd’hui) aussi. Je voulais tant que mes enfants ne finissent pas comme moi mais je n’avais pas le choix ! Ils ne me rapportaient pas beaucoup, mais c’était déjà ça », explique timidement Jocelyne, dans la pénombre de sa minuscule case en tôle, au sol de terre battue, qui n’a ni l’eau ni l’électricité. L’ONG Sage, membre du Réseau de Diego, a pris en charge les frais de scolarité de ses enfants. « On m’a dit qu’à partir de maintenant ils n’avaient plus le droit de casser », sourit-elle. Elle reconnait toutefois qu’ils ne sont pas totalement à l’abri d’un retour au travail « en cas de nouveau coup dur ». C’est bien là le problème. Malgré la mobilisation croissante de tous les acteurs en charge de l’enfance et le changement progressif des mentalités, les bonnes volontés malgaches se heurtent toujours à un manque de moyens.
Alexandra Bogaert, à Madagascar
Alexandra Bogaert, à Madagascar
Metrofrance.com
Publié le 16/11/2009 à 06:09 par moindjie
Victoria Beckham
Non, rassurez-vous, Victoria Beckham , 35 ans, n’a pas l’intention de déménager à Madagascar, mais selon les dernières rumeurs du moment, eh bien elle pourrait intégrer le casting du prochain dessin animé Madagascar , aux côtés de Ben Stiller , annoncé en salles pour 2012.
Notre chère Posh aurait donné son accord pour interpréter la voix d’un tout nouveau personnage dans la suite des aventures de nos animaux adorés évadés du zoo de New York qui, après l'Afrique, échouent en Europe, grâce à un cirque ambulant.
Après un passage dans "Ugly Betty" et après avoir prêté déjà sa voix à un personnage dans "Bob l’Eponge", c’est une autre aventure qui s’annonce et cette nouvelle enchanterait ses trois enfants, fans des aventures d’Alex et ses potes.
Why not ?
Publié le 13/11/2009 à 08:09 par moindjie
Le président Armando Guebuza a été réélu pour cinq ans à la tête du Mozambique avec 75% des voix lors du scrutin de 28 octobre, selon un décompte final du scrutin rendu public ce mercredi par la Commission électorale mozambicaine, rapporte El Moudjahid. Aux élections législatives, le Frelimo, le parti présidentiel a augmenté sa majorité de sièges en passant de 160 à 191 députés sur 250. Le principal parti d’opposition, la Résistance nationale du Mozambique, dont le chef Alfonso Dhlakama est arrivé deuxième, à la présidentielle, occupe 51 sièges à l’Assemblée nationale.
http://www.afrik.com/breve17790.html
Publié le 13/11/2009 à 06:31 par moindjie
FÊTE AUX HUÎTRES |
Elle s'apprête à vivre, dans dix jours, sa première fête aux Huîtres de présidente. Élue à la tête de Marcq Madagascar en mars, Gertrude Mercier est fascinée par les « bonnes volontés », les « gens géniaux » qui font vivre depuis presque quinze ans plusieurs projets dans l'île de l'Océan Indien. Elle fait le point sur les actions de l'association. PAR BENOIT DESEURE
lambersart@lavoixdunord.fr
1. Présidente depuis sept mois.
On peut être présidente de Marcq Madagascar et ne jamais être allée sur place. « Je ne peux, pour des raisons de santé », explique avec simplicité Gertrude Mercier, qui a succédé en mars à François Dumon, l'un des « historiques » de l'association. « Nous sommes élus à chaque fois à la présidence pour deux ans. Cela change donc régulièrement », explique celle qui a découvert la structure il y a six ans, à l'âge de la retraite, « par une amie, Agnès Lepoutre ». « La charge est lourde, mais passionnante », explique cette ancienne attachée de presse qui habite à Baisieux. « Il y a beaucoup de bonnes volontés, des gens géniaux qui ont des idées merveilleuses et qui, tous, donnent de leur savoir ».
2. Deux coopérants à Befoza pour 18 mois.
Quoi de neuf du côté du domaine agricole de Befoza, que l'association soutient depuis ses débuts et qui aujourd'hui accueille lieux d'hébergement, centre de formation, grande ferme agricole... ? « On sentait que sur place il y avait un manque de formation, même s'il y a beaucoup de bonnes volontés ». Un exemple ? Quand il faut réparer une machine, c'est très compliqué. Aussi, Gertrude Mercier et les bénévoles ont fini par se tourner vers la DCC (Délégation catholique pour la coopération). C'est ainsi que sont arrivés Benjamin et Marion, deux jeunes Bretons de 24 ans, ingénieurs agronomes. « Ils voulaient partir en coopération non pas parce qu'ils n'ont pas de travail, mais par vocation. Ils y pensent depuis l'âge de 16 ans ». Le jeune couple a donc rencontré les Marcquois et aussi appris un peu le malgache. « Ils étaient prêts à aller dans la brousse, ce qui est souvent rare chez les jeunes coopérants ». Les voilà sur place. Pour 18 mois.
3. Une ferme collective.
Parce que Befoza est presque une « oasis » dans une région très pauvre, l'association a décidé d'investir dans une ferme collective, non loin de là.
« C'est un projet monté par Dominique Varlet pour que les Malgaches apprennent à gérer leur lopin de terre ». Ce dernier est à Madagascar actuellement, tout comme François Dumon, parti faire le point à Befoza et Philippe Cossart, qui se charge des liens avec les fournisseurs. « Ils sont partis il y a huit jours, mais seront de retour pour la Fête aux huîtres », explique Gertrude Mercier. Car à Marcq, effectivement, c'est la Fête aux huîtres qui se prépare. •
http://www.lavoixdunord.fr
Publié le 13/11/2009 à 06:28 par moindjie
A quoi joue Mamy Rakotoarivelo, ancien député Tim, actionnaire à 25% de Tiko, nommé par la mouvance Ravalomanana, président du Congrès de la transition (CT) ? Dès son retour d’Addis-Abeba, il a complètement oublié la mission de la transition et parle de retour du président Ravalomanana et d’amnistie. C’est vraiment prendre les Malgaches pour des idiots car il y a amnistie et amnistie. Il est temps de lui rafraîchir un peu la mémoire car on ne peut pas le laisser débiter des sottises impunément, tout président du Congrès de la transition qu’il est.
Visage de poupon mais esprit ravalomananien. C'est-à-dire très trompeur
Entendu en malgache, au Centre de conférences internationales à Ivato, et traduit ici en bon français : « Ma première et principale mission sera de faire adopter une loi d’amnistie à laquelle Marc Ravalomanana sera le premier bénéficiaire ». La transition nécessite des mots d’apaisement et non des déclarations alimentaires pour démontrer au maître qu’on a la situation en main. Ce n’est pas la mission de la transition. En plus, il élude l’épée de Damoclès suspendue sur la tête de son idole.
C’est la Gazette de la Grande île qui a révélé « l’affaire ». Je reproduis, ici texto, l’article de Roc, paru le samedi 7 novembre 2009.
Marc Ravalomanana : réclusion criminelle à perpétuité
« En se référant au chef d’inculpation retenu contre lui, Marc Ravalomanana risque de rester à jamais en Afrique du Sud. Effectivement, un mandat d’arrêt pour complicité d’assassinat contre l’ancien président a été lancé par le juge d’instruction du troisième cabinet du tribunal Anosy, le 21 août (sous référence n°11/33 du 21 août 2009), dans le meurtre de plusieurs dizaine de manifestants du 7 février 2009 à Ambohitsorohitra. Il aura fallu six mois de délibération aux magistrats pour accuser cet ancien chef d’Etat en exil, depuis sa démission le mois de mars dernier (Ndlr : le 17 mars 2009 pour être plus précis). Un « soit transmis » du parquet général faisant état dudit mandat a été communiqué à tous les postes de forces de l’ordre et, selon le code pénal malgache, Marc Ravalomanana sera puni de réclusion criminelle à perpétuité. Ce samedi 7 février 2009, vers 8 heures du matin, le général Raoelina (Ndrl : chef de la garde présidentielle, ancien légionnaire), vêtu de tenue de combat, a mis en place des tireurs professionnels sur les toits du bâtiment annexe du palais d’Ambohitsorohitra. Les autres gardes présidentiels se cachaient derrière les murs avec leurs fusils d’assaut de fabrication sud-africaine. . Les riverains du quartier d’Antaninarenina, témoins de la scène, savaient déjà avant l’arrivée des manifestants que Marc Ravalomanana avait donné l’ordre de tirer. Un [membre du] personnel d’une ambassade étrangère était même venu sur les lieux alerter le personnel d’un grand hôtel (Ndlr : Hôtel du Louvre) sis à Antaninarenina. « Le gris-gris de Ravalomanana a besoin de sang. Sauvez-vous. Il va faire tirer ! ». Cela explique qu’il y a eu préméditation sur le meurtre des manifestants. La partie touchée par des balles sur les victimes en est aussi la preuve. C’est pourquoi le juge d’instruction l’a inculpé pour complicité d’assassinat ».
Rappelons que cette tuerie, sinon boucherie (j’y étais) a fait près d’une centaine de morts et portés disparus, sans compter la centaine de blessés. La décence, à la mémoire de ces victimes (ils n’étaient peut-être pas de votre famille, pensez-vous, mais ils étaient Malgaches) -dont un jeune confrère reporter photographe- serait, désormais, d’éviter de parler de Ravalomanana comme un dieu vivant. Par ailleurs, que les fanatiques qui n’ont jamais lutté que contre eux-mêmes évitent aussi de parler de chair à canon. Les milliers de combattants partant de la place du 13-mai n’avaient rien de moutons de Panurge. Tous étaient volontaires et désarmés, sans réaliser que le Marc Ravalomanana et son « Fahamarinana sy Fahamasinana » n’était qu’un triste menteur et que, de laitier, il allait devenir un boucher. Sept ans de pouvoir absolu çà vous change absolument. Le reste n’est que du verbiage pour des individus qui croient toujours que « çà » n’arrive qu’aux voisins.
Marc Ravalomanana et Didier Ratsiraka. Deux présidents malgaches qui ont fait tirer sur la foule, sur leur ordre personnel, à 18 ans d'intervalle. Chose extraordinaire, le premier a fait fuir le second. Et, ici, ils papotent comme si de rien n'était. Mais personne ne pourra jamais effacer les vérités historiques qui ne s'inventent pas. Tant pis pour les désinformateurs patentés qui pullulent sur l'Internet et qui ne connaissent rien à rien de l'Histoire de Madagascar
Le temps n’effacera jamais les crimes commis. Et ce n’est pas parce qu’un accord additionnel a été signé à Addis-Abeba que Ravalomanana se retrouve brusquement blanc comme neige et qu’il aura le droit de se présenter aux présidentielles de 2010. Il devra d’abord répondre à ces accusations qui ne sont pas des paroles en l’air, comme son argent qu’il jette par la fenêtre. Les Malgaches commencent à en avoir plus que marre de ces crimes impunis depuis 1972. Le président Tsiranana, qui a donné l’ordre de tirer aux FRS (Forces républicains de sécurité, pâles copies des CRS français), le 13 mai 1972, avenue de l'Indépendance (j'avais 18 ans à l"époque et j'étais parmi les étudiants ciblés et visés) est décédé en 1978. Paix à son âme, il a été absout. D’ailleurs on va fêter le centenaire de sa naissance du côté de Mahajanga.
Mais « Soleil » (« Masoandro » dans la vidéo du carnage d’Iavoloha, le 10 août 1991) est encore en vie. Il s’agit de Didier Ratsiraka qui souffre indéniablement d’amnésie. Le dossier de ce carnage, transmis par Mathilde Rabary à l’Onu, « aurait disparu »… Comme celui de 2002, d'ailleurs. Pour une fois qu’on en a un de solide, il ne faut pas le perdre... de vue. D’où l’âpre lutte pour avoir ce ministère de la Justice. Ainsi donc, si la mouvance Ravalomanana en hérite, ce dossier sera aussi « effacé » ? Que le Président Andry Rajoelina, encore euphorique par « sa » victoire qui est surtout celle du peuple, garde la tête froide… Le propre des politocards malgaches sera-t-il toujours d’avoir un double langage ? Un pour les « vazaha » et un autre pour les « pauvres » Malgaches ? En tout cas, l’article 7 de l’accord politique signé à Maputo, le 9 août 2009 est limpide : « la loi d’amnistie (…) n’annule pas les crimes et délits constitutifs d’atteintes à la vie, à l’intégralité physique des personnes ». Enfin, que Mamy Rakotoarivelo qui donc est censé rédiger des lois, se penche attentivement sur l’article 302 du code pénal qui n’est pas fait pour les chiens.
Après le 7 novembre 2009, Marc Ravalomanana est devenu un simple citoyen, justiciable comme un autre devant un tribunal. Si Mamy Rakotoarivelo veut jouer à ce jeu-là, ce n’est pas son rôle mais celui de la Haute cour de la transition (HCT). Il ne s’agit pas de jeter de l’huile sur le feu mais que Mamy Rakotoarivelo pèse un peu ses paroles qui divisent plus que ne réconcilient. Son vrai rôle, en tant que président du Congrès, un ersatz très temporaire de l’Assemblée nationale, est de faire comprendre au peuple qu’il est censé représenter, tout ce qui concerne le bulletin unique et la nécessité de rédiger une nouvelle constitution. S’il persiste, dès son retour à l’hémicycle (il était vice-président de l’assemblée avant la révolution orange), à se poser en chantre de l’impunité zéro et à faire de la propagande avant l’heure, c’est qu’il n’a toujours pas compris que les mentalités ont évoluées et qu’il risque de retarder encore plus la mission de la transition qui est de douze mois.
Et attention, Ramtane Lamamra, président du Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine (UA), a averti : "La sanction contre Madagascar n'est pas levée. Il faut d'abord que les institutions de la transition soient mises en place, fonctionnent et qu'il y ait une feuille de route claire vers les élections".
Ultime question : Mamy Rakotoarivelo se croit-il vraiment intouchable ? Et jusqu’à quel point ? Enfin, concernant le débat ridicule à propos de co-présidents, une solution qui satisfera tout le monde : mettez donc aussi un « co-président » de la transition pour les 6 anciennes provinces et basta ! C’est fou comme les arrivistes et les zombies politiques malgaches aiment à être appelés « Ra-Prezy » (Monsieur le président). Ils sont tous là pour organiser des élections libres, justes et transparentes et rien d’autre. Alors vraiment : attention danger réel de retour de celui qui s’est pris pour saint Marc.
Jeannot RAMAMBAZAFY
Publié le 13/11/2009 à 06:25 par moindjie
Madagascar : le Secrétaire général de la Francophonie appelle à la mobilisation de toutes les parties pour une mise en oeuvre effective de la préparation des prochaines élections.
Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, se félicite de l'issue de la réunion qui s'est tenue à Addis Abeba du 3 au 6 novembre 2009, entre les quatre mouvances malgaches et les facilitateurs de la Communauté pour le développement de l'Afrique australe (SADC), de l'Union africaine (UA), de l'Organisation des Nations unies (ONU) et de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Il se réjouit de l'adoption d'un Accord Additionnel aux Accords de Maputo portant sur la mise en place des Institutions de la Transition à Madagascar et la répartition, au sein de ces dernières, des responsabilités entre les quatre mouvances.
Le Secrétaire général encourage les parties à persévérer dans leurs efforts en procédant au plus vite à toutes les nominations attendues et appelle à la mobilisation de toutes les parties pour une mise en oeuvre effective de la préparation des prochaines élections dans des conditions respectant les critères de liberté, fiabilité et transparence.
À ce titre, l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), qui n'a ménagé aucun effort durant l'ensemble du processus de réconciliation, aussi bien à travers la forte implication, dans ces négociations, de l'envoyé spécial du Secrétaire général, le Premier ministre Edem Kodjo, oeuvrant au sein de la médiation collective, que dans le cadre du groupe international de contact sur Madagascar, réitère sa disponibilité à accompagner pleinement les étapes à venir en dépêchant notamment une mission d'expertise et d'évaluation en perspective des futures élections, conformément aux engagements pris à Maputo et à Addis Abeba.
http://www.newspress.fr/Communique_FR_222123_2016.aspx
Publié le 11/11/2009 à 08:31 par moindjie
Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a exprimé sa satisfaction à la suite de la signature de l'accord de partage du pouvoir par les anciens et l'actuel présidents de Madagascar, les exhortant à mettre en oeuvre leur engagement afin de mettre un terme aux longues tractations politiques dans ce pays de l'océan Indien
Les quatre anciens et actuel présidents de Madagascar, Andry Rajoelina, Marc Ravalomanana, Didier Ratsiraka et Albert Zafy ont conclu l'accord de partage du pouvoir à la suite de discussions tenues à Addis-Abeba, en Ethiopie, siège de l'Union africaine.
Un communiqué de l'ONU publié à New York dimanche indique que le Secrétaire général exhorte les leaders malgaches à mettre sur pied rapidement un gouvernement d'union nationale et leur demande également de mettre en place les institutions de transition telles que prévues dans l'accord de Maputo.
En août, les quatre leaders sont arrivés à un accord de partage du pouvoir séparé à Maputo, au Mozambique, mais n'étaient finalement pas tombés d'accord sur la composition d'un gouvernement de transition.
M. Ban souligne également que l'ONU va continuer à appuyer Madagascar pendant la transition et après et promet l'appui de l'ONU pour les efforts de médiation menés par l'ancien président Joaquim Chissano.
Chissano travaille avec l'Union africaine, la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) et l'Organisation internationale de la Francophonie pour trouver une solution durable à la crise politique.
Depuis presque un an, Madagascar est en proie à des problèmes politiques dont le point culminant a été la démission de Ravalomanana de son poste de président, en mars.
Il a été remplacé par Rajoelina, l'ancien maire de la capitale, Antananarivo.
New York
Pana
Publié le 11/11/2009 à 08:30 par moindjie
Dans le cadre de l'anniversaire de l'indépendance de la Pologne, deux films polonais sur Madagascar ont été projétés à la Galerie Kamoula Analakely.
Des réalisateurs polonais atteints de la fièvre de Madagascar : Anna Kwiatkowska et Tomasz Rudimino le sont. A travers deux films, ces co-réalisateurs ont livré deux intéressants documentaires relatant la Grande île à travers deux aspects, à savoir l'histoire et le tourisme.
Dans le cadre de la célébration de l’indépendance de la Pologne, l’association Polka, sous l’égide de son président, Albert Zièba, a organisé une série de projections dans la nouvelle salle de cinéma de la galerie Kamoula Analakely, samedi 7 novembre.
Intitulé « Demain à Madagascar », le premier film est un documentaire de 30 minutes évoquant un projet d'émigration polonais au Nord de Madagascar, dans les années 1930.
« Lorsque les Polonais ont acquis leur indépendance, le gouvernement français de l'époque a proposé à des paysans polonais de s'installer dans une zone agricole à Ankaizina dans le Nord de Madagascar », explique Albert Zièba, président de l'association Polka regroupant des Polonais à Madagascar.
Faune et flore « Malheureusement, le projet n'avait pas pu aboutir à cause de la Seconde guerre mondiale déclenchée en 1939 », raconte Albert Zièba. Toutefois en 2008, les deux réalisateurs Anna Kwiatkowska et Tomasz Rudimino sont allé sur le terrain, sur les traces de ce projet avorté, pour en faire un film.
L’autre documentaire s'intitule « Baobab», et porte sur la promotion du tourisme dans le Sud de Madagascar, en se concentrant sur la faune et la flore endémiques, dont le célèbre baobab. Ce film a été déjà diffusé sur les chaînes de télévision polonaises, tandis que le premier est programmé très prochainement.
Ayant profité de leur passage à Madagascar, les deux réalisateurs ont donné un avant-goût au public malgache. L'initiative s'inscrit dans le cadre de la fête nationale polonaise, le 11 novembre. Une plaque commémorative sera placée, ce jour, dans une rue à Ambohidrapeto, et portera le nom d’Arkady Fieldel, un écrivain polonais ayant publié plusieurs livres sur Madagascar.
Hernan Rivelo
http://www.lexpressmada.com/display.php?p=display&id=31059