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Madagascar

Madagascar : les négociations piétinent

Publié le 07/11/2009 à 06:03 par moindjie
Les quatre mouvances politiques malgaches peinent à trouver un terrain d’entente

Les négociations sur le partage du pouvoir qui se tenaient du 3 au 5 novembre à Addis Abeba en Ethiopie n’ont pas abouti à une sortie de crise. La situation politique instable à Madagascar demeure inchangée. Les débats butent sur l’attribution des postes de direction de l’exécutif. Le président évincé Marc Ravalomanana refuse catégoriquement que son adversaire Andry Rajoelina reste à la présidence.

Andry Rajoelina ne sait décidément pas ce qu’il veut. Après avoir claqué la porte pendant les pourparlers sur le partage du pouvoir, l’homme fort de Madagascar est revenu vendredi à la table des négociations. « S’ils ne veulent pas de ma présidence, ils sont les responsables du blocage », avait-t-il lancé aux journalistes après avoir quitté la réunion. La cause de sa colère : le changement de position de Marc Ravalomanana. Depuis mardi, le président évincé a remis en cause cet accord de principe au premier jour du sommet « inter-malgache ».

Bras de fer entre Ravalomanana et Rajoelina

Il aura fallu l’intervention du médiateur Joaquim Chissano pourqu’Andry Rajoelina accepte de revenir « pour l’intérêt supérieur de la Nation » et « par respect des accords décidés le 6 octobre ». Le Groupe international de contact (GIC) avait annoncé en octobre dernier à Antananarivo qu’un consensus avait été trouvé parmi les délégations des quatre principales mouvances politiques. La présidence de la transition revenait à Andry Rajoelina, et le poste de Premier ministre à Eugène Mangalaza, pro-Ratsiraka, en remplacement de Monja Roindefo. Mais le revirement de Marc Ravalomanana a changé la donne.

Après trois jours d’âpres discussions, les deux hommes et les anciens chefs d’Etat Albert Zafy et Didier Ratsiraka n’ont pas réussi à trouver un terrain d’entente sur la répartition des postes clé du gouvernement de transition, qui doit aboutir à des élections fin 2010. La médiation a ainsi décidé de prolonger d’une journée ce dialogue qui devait initialement être clos jeudi.

Selon La Tribune de Madagascar, la seule avancée de ces négociations se résume à l’acceptation par la mouvance Ratsiraka de se limiter à cinq ministères. Pour les autres journaux malgaches, l’heure semble être au pessimisme. Avant même la fin des pourparlers, la presse titrait déjà sur « Le consensus introuvable » (DMD) et « L’Echec d’Addis Abeba » (Les Nouvelles).

http://www.afrik.com/article17938.html


Madagascar: BNI Madagascar collabore avec la FIOVA

Publié le 07/11/2009 à 06:02 par moindjie
Dans sa politique de soutien au secteur privé, la banque BNI Madagascar a participé activement à la 12è édition de la vitrine de Vakinankaratra qui s’est déroulee devant la place de la gare d’Antsirabe durant trois jours à partir du jeudi 29 octobre, en tant que sponsor officiel.
Cette grande manifestation économique organisé par la Fivondronan’ny orin’Asan’ny Vakinankaratra (FIOVA ), rassemblant les entreprises de la région, a représenté une grande occasion pour les opérateurs économiques se remettre en marche dans le sens du développement et de la relance de ce secteur en difficulté depuis quelques années.
Avec les 91 entreprises participant à cette vitrine, BNI Madagascar a saisi l’occasion pour effectuer des échanges entre les opérateurs économiques de la région afin de favoriser leur complémentarité.
« Nous informons les visiteurs de nos différents services», a précisé Ndriana Ralaimanisa, directeur de communication et de marketing au sein de la BNI Madagascar.


http://www.lexpressmada.com/display.php?p=display&id=30952

Madagascar: accord entre les mouvances politiques sur le partage du pourvoir

Publié le 07/11/2009 à 06:01 par moindjie

L'homme fort de Madagascar, Andry Rajoelina, le 6 novembre 2009 à Addis Abeba

ADDIS ABEBA — Les quatre principaux dirigeants politiques malgaches ont trouvé un compromis sur le partage du pouvoir pendant la période de transition qui doit conduire à des élections fin 2010, a indiqué à l'AFP un des médiateurs africains, Tiébilé Dramé, représentant de l'Onu.

"Les chefs de file des mouvances politiques malgaches sont parvenus à un accord pour la mise en oeuvre de la charte de la transition malgache" définie à Maputo le 9 août, a déclaré M. Dramé à l'AFP dans la nuit de vendredi à samedi.

"Ils se sont entendus sur la direction des institutions de Transition, y compris la présidence, et sur une clé de répartition au sein du gouvernement et au sein des autres institutions", a-t-il précisé, indiquant qu'il "y a un président consensuel, deux coprésidents consensuels, un Premier ministre de consensus et un gouvernement d?union nationale".

"Cet accord sera signé cette nuit à Addis Abeba sous la forme d?un acte additionnel à la Charte de la Transition par tous les chefs de file. (...) Je pense que c?est une illustration de la volonté de réconciliation nationale des parties malgaches", a-t-il estimé.

"Il y a un accord sur l'exercice solidaire de la fonction du pouvoir exécutif", a également confirmé à l'AFP le Commissaire paix et sécurité de l'Union Africaine (UA), Ramtane Lamamra.

"Cela symbolise l'esprit de concensus, la volonté des parties malgaches de travailler ensemble pendant la transition. Cette acceptation a marqué le tournant dans les négociation pour dépasser le blocage", a déclaré M. Lamamra.

"Ca, ça ne peut pas changer. Mais certains aspects peuvent encore donner lieux à d'âpres débats", a-t-il affirmé en référence aux négociations sur l'attribution entre mouvances des portefeuilles ministérielles.

Satisfait de cet accord, qui correspond à ses attentes, le président déchu Marc Ravalomanana a souligné que M. Rajoelina "n'est pas le chef, il y a les co-présidents, c'est le résultat d'un concensus. Donc il n'a pas le pouvoir total par exemple de signer des actes ou des contrats. il y a des balises, il n'a pas le pouvoir total".

Une interprétation qui diffère de celle d'Andry Rajoelina, qui plus tôt, avait estimé qu'il ne s'agissait que d'une question de terminologie.

"Il y avait normalement (selon les accords de Maputo) un vice-président, maintenant au lieu d'un vice-président, il y aura deux co-présidents. C'est juste l'appellation qui change", a-t-il précisé.

La mouvance de l'ancien président Didier Ratsiraka conserverait quant à elle la Primature.

"Je crois que c?est un bon accord, inespéré. Nous avons tous travaillé là-dessus, les médiateurs internationaux ont fait leur travail et les mouvances ont finies par se résigner à accepter que les intérêts supérieurs de la Nation passent au-dessus des intérêts personnels et partisans", a indiqué ce dernier.

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gjSaAKaiXAMvmrLa0IPrEkgzf0dw

La Table ronde aide l'orphelinat Akany Solofo à Madagascar dans le but de faire construire une réser

Publié le 06/11/2009 à 06:01 par moindjie

«L'idée est partie de Dunkerque, mais la participation a été régionale, voire nationale», souligne le président du district littoral.

| GÉNÉROSITÉ |

Depuis hier et jusqu'à dimanche, trois membres de l'association de la Table ronde sont à Madagascar ...

pour remettre un chèque de 2 400 E à l'orphelinat Akany Solofo dans le but de faire construire une réserve d'eau.

La Table ronde est une association de jeunes hommes responsables d'activités professionnelles diverses âgés de 18 à 40 ans. Leur réseau est international.

Il est ouvert à tous les hommes de cette tranche d'âge, quelles que soient leur origine, leurs convictions politiques ou religieuses. Leurs actions sont culturelles, sociales ou sportives. Leurs valeurs sont avant tout humanistes.

« Le but, c'est uniquement l'échange entre les personnes, explique Laurent Singez, président du district littoral de la Table ronde et infographiste. On ne peut pas se dire humaniste et ne pas faire d'humanitaire. » L'association, parmi ses nombreuses actions comme Les Voiles de l'espoir ou Les Pistes de l'amitié, a pris sous son aile l'orphelinat Akany Solofo.

Il y a quelques années, Ulrich Maurel s'est rendu à Madagascar pour y rencontrer ses « tablers » (ceux qui font partie de l'association). Accueilli par la population, en particulier par les enfants de l'orphelinat, il a proposé à la Table ronde de monter un projet et de les aider. L'association a racheté l'orphelinat au propriétaire et l'a entièrement rénové grâce aux dons de tous les « tablers » français et à l'aide de la Table ronde malgache.

« On a lancé l'idée et derrière, tout le monde a réagi. Dès que quelqu'un a un projet, il y a une vraie solidarité, avance Laurent Singez . Ce n'est pas juste une action dunkerquoise, c'est une action Table ronde. L'idée est partie de Dunkerque, mais la participation a été régionale, voire nationale. »
Des dons de toute la France

En septembre, un nouveau projet est né pour l'orphelinat : la construction d'une réserve d'eau, qui va récupérer l'eau de pluie et qui nécessite la somme de 1 500 E. C'est donc un pari gagné pour les « tablers » dunkerquois qui ont reçu des dons de tous les coins de la France et ont obtenu en quelques mois la somme de 2 400 E.

Seulement, la réserve ne servira qu'aux enfants de l'orphelinat, car pour aider tout le village, il faut construire un puits qui pompera l'eau directement dans le sol, et cela coûte 4 500 E. La Table ronde continue donc à récolter des dons, et pas seulement de la part de ses membres : « Pour le moment, on ne reçoit des dons que de membres, mais on en appelle à d'autres donneurs. L'argent ne sera dépensé que par des gens de l'association et le suivi du budget reste interne. » Parallèlement à la somme récoltée qui financera la réserve d'eau, Ulrich Maurel, Christophe Bruhaux et Laurent Singez ont monté le « projet doudou ». « Je trouvais cela important car mes enfants en ont et ne s'en séparent jamais. Tous les jours, je reçois des colis entiers de doudous », dit Laurent Singez. Ils seront distribués aux enfants de l'orphelinat. Avec l'aide de Christophe Bruhaux, il leur amène également des médicaments. •

Infos sur : www.tablerondefrançaise.com

Pour envoyer un don, appeler Laurent Singez au 06 12 85 09 45 .

Madagascar : Les négociations sont dans l’impasse

Publié le 06/11/2009 à 06:00 par moindjie
Les chefs des quatre mouvances malgaches réunis à Addis Abeba ont toujours du mal à trouver un accord pour sortir le pays de la crise. Après avoir remis en cause les accords de Maputo, Marc Ravalomanana, le président déchu de Madagascar, a une nouvelle fois quitté la table des négociations. Les débats sont pour l’heure bloqués.

Les principaux blocages semblent venir du camp du président déchu Marc Ravalomanana. (Photo : DR)

Les observateurs internationaux sont sceptiques sur l’issue de la crise Malgache. En effet, les discussions entreprises entre les mouvances politiques malgaches, sous l’égide du Groupe International de Contact à Addis Abeba sont au point mort depuis hier.

Mercredi, deux anciens Présidents, Marc Ravalomanana et Didier Ratsiraka ont remis en cause la Charte signée à Maputo. Ils proposent, respectivement une présidence bicéphale et un partage de pouvoir à la tête de l’Exécutif de la Transition.

Des divergences subsistent également au niveau de la répartition des postes clés au sein du gouvernement de transition. Marc Ravalomanana suggère que son Premier ministre désigné Manandafy Rakotonirina soit nommé co-président de la Transition. Didier Ratsiraka, pour sa part, réclame que l’Exécutif soit dirigé par une alliance comprenant les représentants des mouvances Rajoelina, Ratsiraka et la sienne. Andry Rajoelina a pour sa part rejeté toutes ces propositions. « Seuls la Charte de Maputo. et l’accord du 6 octobre demeurent applicables », a-t-il déclaré.

La Charte de Maputo signé au mois d’août avait institué le partage des pouvoirs avec la présidence à Rajoelina. L’accord du 6 octobre avait consacré Emmanuel Rakotovahiny et Eugène Mangalaza comme vice-président de la Transition et Premier ministre respectivement.

http://www.clicanoo.com/index.php?id_article=226869&page=article

La longue crise politique menace l’emploi à Madagascar

Publié le 05/11/2009 à 07:27 par moindjie

4 novembre 09 - Le Bureau international du travail (BIT) à Madagascar estime que des dizaines de milliers d’emplois ont été perdus dans la Grande Ile depuis le début de la crise politique dans ce pays. Et des dizaines de milliers d’autres risquent encore d’être supprimés si le pays ne retourne pas vite à l’ordre constitutionnel.

Antananarivo, Lova Rabary-Rakotondravony/IPS - Alors que les zones franches n’ont enregistré que très peu de perte d’emplois, les autres secteurs, en particulier celui des bâtiments et travaux publics, ainsi que ceux du commerce et du tourisme, ont connu plus de 200.000 emplois supprimés, selon le représentant résident du BIT, Christian Ntsay, lors de la célébration de la semaine des Nations Unies le 23 octobre.

Depuis mars 2009, la famille de Haja et Melie Rakotoarisoa vit des pécules que les deux jeunes époux gagnent en faisant de menus travaux d’aides familiales dans leur quartier. Haja, un guide-chauffeur dans un tour opérateur, en chômage technique depuis mars, aide son oncle dans le garage de manière informelle. Melie, qui a perdu son emploi d’ouvrière dans une entreprise de zone franche, travaille occasionnellement comme lavandière et femme de ménage.

L’employeur de Haja explique sous couvert d’anonymat que l’annulation de nombreux séjours touristiques à Madagascar, depuis le début de la crise politique, l’a contraint à se passer des services de ce jeune père de famille, « jusqu’à ce que la destination Madagascar soit de nouveau fréquentée par les touristes », dit-il.

Melie, de son côté, n’est plus allée à l’usine de confection depuis janvier. Le chômage technique décrété par son employeur en décembre est devenu définitif en mars. « Nous devions revenir en mars pour reprendre le travail, mais notre employeur nous a dit que l’entreprise allait fermer. Il nous a alors versé nos indemnités de préavis et de congé, et nous voilà sans travail », raconte Mélie. « En décembre, on nous a dit qu’il n’y avait plus de commande. Mais, nous ne savons pas pourquoi l’entreprise a dû fermer en mars », indique-t-elle à IPS.

John Hargreaves, vice-président du Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP), explique que cette fermeture n’a rien à voir avec la crise politique locale. Lors d’une rencontre avec la presse en octobre, il a déclaré que « la fermeture de deux entreprises franches, enregistrées par le GEFP, peut être d’ordre personnel ou plutôt due à la crise financière internationale ».

De même, contrairement aux autres secteurs, le textile a plus souffert de la crise financière internationale que de la crise politique malgache. L’avenir du secteur textile dans les zones franches est loin d’être brillant, selon Hargreaves.

« La menace de suspension de l’Africa Growth Opportunity Act (AGOA) constitue toujours une épée de Damoclès » sur le secteur textile, prévient Hargreaves. Depuis le changement anticonstitutionnel de régime dans la Grande Ile, en mars, le partenariat économique avec les Etats-Unis a été remis en cause. Et faute de gouvernement démocratiquement élu, Madagascar risque de se trouver exclu de la liste des pays bénéficiaires de cette facilitation fiscale accordée par les Etats-Unis aux exportations africaines.

Si la menace de suspension devenait réalité, « 35.000 à 100.000 emplois risquent d’être supprimés », ajoute Ntsay du BIT.

Le président américain Barak Obama ne signera la liste des pays bénéficiant de l’AGOA qu’en décembre, mais en attendant, le secteur textile vit dans le doute et l’incertitude, a déclaré, de son côté, Jeannot Rakotomalalasolo, membre du Comité des travailleurs pour la défense et le maintien de l’AGOA.

Pour l’instant, afin de sauver leur secteur, les employeurs et les travailleurs des zones franches tentent de convaincre le gouvernement américain de maintenir Madagascar dans la liste des pays bénéficiaires de l’AGOA. Les négociations avec les autorités américaines ont eu lieu vers la mi-octobre, aux Etats-Unis, mais celles-ci n’ont pas encore permis de connaître les intentions des Américains.

« Les Américains attendent une solution à la crise politique », a affirmé Rakotomalalasolo aux journalistes.

Dans le court terme, la mise en place d’une transition consensuelle et inclusive devrait déjà permettre de sauver les dizaines de milliers d’emplois dépendant de l’AGOA. La conclusion d’un accord sur le nom d’un Premier ministre de consensus a déjà constitué « une évolution qui permet beaucoup d’espoir sur le maintien de Madagascar dans les pays AGOA », a déclaré l’ambassadeur des Etats-Unis, Niels Marquardt.

Mais, l’ensemble du gouvernement d’union nationale ayant du mal à se former, le comité des travailleurs et les employeurs veulent continuer à exercer un lobbying auprès des hommes politiques pour que ces derniers trouvent très vite un terrain d’entente.

Pour sa part, l’économiste Eric Mandrara regrette que l’économie malgache soit aussi dépendante de l’étranger. « Si le secteur BTP (bâtiments et travaux publics) a dû supprimer des milliers d’emplois directs et indirects, c’est parce que les financements des grands travaux ont été suspendus, notamment par l’Union européenne », souligne-t-il à IPS.

Déplorant « une économie en manque d’initiative et très peu, voire pas du tout, dynamique », Mandrara suggère « une concertation nationale pour réfléchir à la manière de mobiliser les forces du pays ». Il ajoute : « Nous nous contentons de chercher des solutions politiques alors que le problème de fond est un appel de développement économique qui ne veut pas venir ». Aussi propose-t-il de mettre l’accent sur l’investissement avec l’appui des banques locales et non sur la dépendance à l’égard des capitaux étrangers.

L’organisation patronale, le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), partage le point de vue de Mandrara, du moins concernant la nécessité d’une vaste réflexion nationale pour trouver le chemin économique adéquat au pays. « Il faut que le gouvernement définisse, avec le secteur privé, une politique économique », a indiqué Noro Andriamamonjison, vice-présidente du GEM.

Mais à court terme, elle réclame « un coup de pouce de l’Etat, dont, entre autres, des mesures fiscales incitatives » afin de relancer au plus vite l’économie.

http://www.droitshumains-geneve.info/La-longue-crise-politique-menace-l,6861

Alerte au trafic d’ébène et de palissandre

Publié le 05/11/2009 à 07:26 par moindjie
L’instabilité politique de la Grande Ile favorise les activités illégales nuisibles à l’environnement. Des espèces rares sont menacées d’extinction.

Le pillage des bois de rose très précieux se poursuit dans la SAVA et
en particulier dans le Réserve Nationale protégée de Marojejy.

Des lémurs grillés et des bandes criminelles qui exportent des bois précieux : voilà le triste état des lieux de la légendaire bio­diversité de Madagascar. Depuis qu’un coup d’Etat a obligé le président à démissionner, en mars 2009, les dé­fenseurs de l’environnement et les biologistes voient les bûcherons décimer les forêts du pays et braconner les espèces protégées. En l’absence d’un gouvernement suffisamment stable pour faire appliquer la réglementation et les lois, des organisations criminelles n’ont pas tardé à exploiter la faune et la flore – toutes deux exceptionnelles – de ce pays. “On a assisté à une véritable ruée des trafiquants de bois et des braconniers ; ils s’en donnent à cœur joie en attendant que les autorités se réorganisent et mettent un terme à leurs activités”, explique Edward Louis, biologiste spécialiste des questions de protection de l’environnement et de biodiversité au zoo d’Omaha, dans le Nebraska, aux Etats-Unis, qui a travaillé à Madagascar ­pendant dix ans. En août, l’ONG Conservation International rapportait que quinze ­trafiquants de “viande illégale”, ­en­gagés par un restaurant, avaient été arrêtés alors qu’ils transportaient des centaines de lémurs – une espèce pro­tégée – qui avaient été tués et rôtis. “C’est arrivé dans l’un des parcs nationaux les mieux gérés du pays, explique le Pr Louis. Si cela s’y est produit, je ne peux même pas imaginer ce qui se passe ailleurs dans le pays.” Madagascar est parfois appelée le huitième continent en raison de la diversité de ses espèces, tant animales que végétales, dont beaucoup n’existent que sur l’île. Ainsi l’île abrite une centaine de lémuriens qui constituent des espèces endémiques.

En matière de flore, des données collectées par l’organisation écologiste Global Witness montrent qu’au minimum 120 palissandres et ébéniers, d’une valeur estimée à 480 000 dollars, quittent quotidiennement Ma­soala, le plus grand parc national de Mada­gascar. Au moins treize trafiquants, connus localement sous le nom de “mafia du palissandre”, achètent le bois et l’exportent, principalement vers la Chine. Les écologistes affirment que l’abattage illégal détruit les parcs nationaux de l’île et a des répercussions néfastes sur les animaux de la forêt. “Il faut faire quelque chose rapidement, sinon le pays aura tout perdu d’ici un an environ”, plaide le Pr Louis.

Pour une part, le problème tient au fait que l’éviction de l’ancien président, Marc Ravalomanana, a entraîné un effondrement du tourisme, si bien que les parcs nationaux et divers projets de conservation, tout comme la population, n’ont plus d’argent. “Les Malgaches n’y sont pour rien”, assure Edward Louis. Mais le fait que les donateurs internationaux ont suspendu leur aide contribue à aggraver la situation sous l’angle écologique. En outre, le gouvernement provisoire d’Andry Rajoelina cultive une certaine ambiguïté en ce qui concerne l’abattage illégal. Après avoir dans un premier temps fermé l’un des principaux ports d’exportation de palissandre, il a émis un décret interministériel autorisant la vente et l’exportation de 750 tonnes de bois. “Cela revient non seulement à légaliser, une fois de plus, les billes de bois illicites, mais à encourager l’abattage d’autres arbres”, déplore Reiner Tegtmeyer, de l’ONG Global Witness.

Vivement préoccupées, quinze ONG – dont le WWF, Conservation International et la Wildlife Conservation Society – ainsi que des scientifiques ont appelé le gouvernement à annuler le décret. “Madagascar abrite 47 espèces de palissandres et plus de 100 espèces d’ébéniers qu’on ne trouve nulle part ailleurs, et leur exploitation en amène certaines au bord de l’extinction”, écrivaient-ils dans une lettre ouverte datée du 7 octobre 2009. “Des milliers de billes de palissandre et d’ébène, toutes débitées illégalement, sont stockées dans les ports de la côte est de Madagascar”, lit-on dans cette lettre. “Le décret le plus récent va permettre leur exportation et certainement encourager une nouvelle vague de pillage de l’environnement.” Ce groupe d’ONG invite les consommateurs de bois précieux à boycotter celui en provenance de Madagascar.

http://www.courrierinternational.com/article/2009/11/05/alerte-au-trafic-d-ebene-et-de-palissandre

Corsairfly - Promo vers les Antilles, Madagascar et La Réunion

Publié le 05/11/2009 à 07:24 par moindjie
04-11-2009 Corsairfly propose des tarifs "Superfly" intéressants vers des destinations "soleil" :
- Madagascar à 699 € sur Paris-Antananarivo du 13 au 29 novembre avec un dernier retour possible le 7 décembre 2009, pour tout billet acheté avant le 10 novembre.
- Fort de France – Pointe à Pitre – Saint Martin à partir de 428 € depuis Paris Orly, jusqu’au 13 décembre avec un dernier retour possible le 15 décembre 2009.
- La Réunion à 599 € pour les seniors – à partir de 60 ans - – valable sur une période de voyage comprise jusqu’au 8 décembre avec un dernier possible le 9 décembre 2009. Ce tarif est valable au départ et à destination de Paris Orly, Lyon, Marseille, Toulouse et Nantes. Ces promotions donnent également droit aux réductions bébé et enfant, soit respectivement 90 et 33 %.
Plus d'infos sur le net : Corsairfly
Infos destination : Guadeloupe, Martinique, Saint-Martin, Madagascar, Réunion

Madagascar : le compromis de Ravolamanana

Publié le 05/11/2009 à 07:23 par moindjie
Le président déchu a proposé hier un compromis : la présidence de la transition par sa mouvance ou une personnalité neutre en contrepartie de la confirmation du vice-président et du Premier ministre.

La réunion sur la crise malgache à Addis Abeba reprend ce mercredi, après avoir été ajournée hier à l’issue d’un huis clos de 23 h à une 1 heure du matin. Pendant le huis clos, le président déchu Marc Ravolamanana a réitéré son opposition à la présidence de la transition par André Rajoelina, estimant que l’auteur du coup d’Etat est disqualifié pour conduire une transition « neutre, consensuelle et inclusive ».

Raymond Ranjeva (2e à partir de la droite), juge à la Cour internationale de justice de 1991 à février 2009, est l’une des personnalités proposées par Ravalomanana pour présider la transition.

Il a réclamé la présidence de la transition pour sa mouvance qui est la seule, selon ses mots, rapporte une source à Addis Abeba, « à disposer d’une légitimité démocratique conférée par les élections de 2006 ». Il propose Manandafy Rakotonirina comme président de la Transition. A défaut de consensus sur cette proposition, Ravolamana suggère une personnalité neutre, le professeur Raymond Ranjeva, « pour ses capacités et ses expériences en matière de droit et de relations internationales ».

S’agissant du vice-président et du Premier ministre, le président déchu semble prêt à un compromis. Il accepte d’en discuter avec les mouvances Zafy Albert et Ratsiraka pour les valider le cas échéant, le choix déjà porté par la médiation sur Mangalaza, en tant que Premier ministre, et Rakotovahiny, en tant que vice-président. La réunion se poursuit ce mercredi d’abord par des entretiens bilatéraux entre les médiateurs et les différentes mouvances pour rapprocher les positions des protagonistes pour espérer parvenir à un consensus avant la plénière.

CES

Carré de lascars à Madagascar

Publié le 05/11/2009 à 07:21 par moindjie
Les quatre courants qui animent la vie politique malgache sont réunis en sommet. Autour de la table : trois anciens présidents et un président de la haute autorité de transition… qui adorent jouer au domino cascade.

Pas simple de faire de la politique à Madagascar. "C’est vrai, c’est une idée assez farfelue", concède Roland Ratsiraka.

Après la chute de Marc Ravalomanana en mars dernier, le pays s’est installé dans une transition chaotique. Au business center du Hilton Courcelles, où Bakchich l’a rencontré, Ratsiraka, actuel vice-président de la Haute autorité de transition, se trouve un peu loin de là où se joue l’avenir immédiat de l’île Rouge. Voire très loin…

Car à Addis-Abeba, Ethiopie, siège de l’Union Africaine, les quatre courants qui agitent la vie politique malgache se partagent le gâteau durant trois jours (3-4-5 novembre). Postes ministériels, rôle clé, calendrier vers des élections, changement de constitution, modification des listes.

http://www.bakchich.info/Carre-de-lascars-a-Madagascar,09174.html