Economie
Publié le 11/11/2009 à 08:09 par moindjie
Dos Mares Hôtel Tarifa
Réservez au prix le plus bas et consultez des critiques en ligne
www.TripAdvisor.fr
Photo Christophe Jammes
Cette année, la 8ème édition du Trophée H20 a vu plonger plus de 80 participants, pendant une semaine, au large de la côte Ouest de l’Ile de la réunion. Le président de l’association Azot’toute, Sébastien Pomarède est heureux d’avoir une nouvelle fois atteint son objectif : “remonter à la surface des scènes de vie inaccessibles à certains”.
La huitième édition du trophée H2O qui s’est déroulé du samedi 17 au dimanche 25 octobre s’est achevée par la cérémonie de remise des prix du concours de photographie sous-marine. Pendant une semaine, tous les accros de photos sous-marine de l’Ile de la Réunion se sont réunis.
1er prix master Christophe Jammes
Sans distinction, les experts avec leurs reflex équipés de grands angles et d’objectifs macro ont croisé les amateurs et leurs compacts numériques ou encore les novices avec leurs appareils jetables en palme masque et tuba
Au travers des six clubs participants au trophée, ce sont plus de 80 plongeurs qui se sont pris au jeu pendant une semaine, du Port à L’Etang-Salé en passant par Saint-Gilles et Saint-Leu. «Sans compter les 180 scolaires qu’on a réunis autour du lagon de Saint-Leu pour la journée marmailles au soleil.» Cette année, le trophée s’est même étoffé avec la projection de films du festival mondial de l’image sous-marine. «Plus de 500 personnes sont venues à la Ravine pour assister à la projection lors de la soirée d’ouverture.»
1er prix reflex Laurent Bec
Le président du jury de cette année était Laurent Ballesta. Ce plongeur-photographe et biologiste marin accompagne depuis plusieurs années Nicolas Hulot lors de ses tournages des émissions « Ushuaia ».
2010…prochain rendez vous de la photo subaquatique pour le 9ème trophée H2O !!
2e prix master Valerie Heba
2ème prix reflex Patrick Savy
3ème prix reflex Jonathan Curtat
1er prix espoir Jean Michel
1er prix junior Theo Massol
2ème prix junior Loana Capell
http://www.plongeur.com/magazine/2009/11/11/cloture-8eme-edition-du-trophe-h2o/
Publié le 07/11/2009 à 05:55 par moindjie
Jeudi après-midi, Paul Vergès, président de l’ONERC a présenté au ministre de l’Écologie le dernier rapport de l’Observatoire des effets du réchauffement climatique. Premier retour sur cet événement.
Logements et routes submergés par la montée de la mer, feux de forêt, cultures affectées par des canicules à répétition, le changement climatique risque de coûter cher à la France si rien n’est fait pour s’y adapter, c’est ce qu’indique le rapport remis jeudi à Jean-Louis Borloo, ministre de l’Écologie, par Paul Vergès, président de l’ONERC (Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique).
Selon l’ONERC, les coûts liés au changement climatique vont s’élever à plusieurs milliards d’euros par an.
Créé par à la suite de l’adoption à l’unanimité d’une proposition de loi de Paul Vergès en 2001, l’ONERC montre qu’il est un outil essentiel dans la stratégie d’un des pays les plus puissants du monde. À un mois du début de la conférence internationale de Copenhague, la République a entre les mains un tableau précis de la catastrophe qui pourrait survenir si des mesures radicales ne sont pas prises lors de cette conférence.
L’ONERC rappelle également que quoi qu’il arrive, la dynamique du réchauffement climatique est enclenchée, et qu’il convient donc dès maintenant d’agir pour anticiper.
Dans ce domaine, La Réunion démontre que même si elle est un petit pays de l’océan Indien, elle peut apporter des solutions qui peuvent contribuer à résoudre un problème mondial. C’est ainsi que le rapport de l’ONERC est considéré comme essentiel, car c’est la première évaluation pour la France de l’impact économique du changement climatique sur la base des dernières prévisions du GIEC. Or, l’ONERC est le résultat d’une initiative réunionnaise, qui a commencé à être formulée en 1975 dans le "Plan immédiat de survie". Cette initiative est devenue une stratégie qui s’est déployée à l’échelle de l’île à partir de 1998, date de l’arrivée de Paul Vergès à la Région. Elle est ensuite devenue une priorité nationale en 2001.
Et à quelques semaines de la Conférence de Copenhague sur le climat, la présentation au ministre de l’Écologie du résultat d’une initiative réunionnaise vient à nouveau rappeler qu’en tant que Réunionnais, nous pouvons être fiers de ce que nous sommes capables d’apporter au monde.
Manuel Marchal
L’impact considérable du réchauffement climatique
Voici quelques prévisions extraites de la synthèse du rapport de l’ONERC.
Montée du niveau de la mer
« La remontée du niveau de la mer aurait des conséquences économiques très importantes pour les habitations et les entreprises : plusieurs dizaines de milliers de logements seraient exposés à un risque de submersion dans le seul Languedoc-Roussillon avec un coût de plusieurs dizaines de milliards d’euros. Les coûts annuels induits par le retrait gonflement des argiles pourrait être multiplié par 4 ».
Manque d’eau
« Un déficit de 2 milliards de m3 par an pour la satisfaction des besoins actuels de l’industrie, de l’agriculture (irrigation) et de l’alimentation en eau potable serait observé à l’horizon 2050 ».
Menaces sur le tourisme
« Il y aurait une dégradation du confort climatique en été sur une grande partie de la France métropolitaine, les températures maximales atteintes devenant trop élevées pour permettre un confort maximal des touristes. En 2100, un impact significatif sur le chiffre d’affaire estival est à attendre, en raison d’une évolution à la baisse de l’attractivité touristique sauf dans le Nord-Ouest de la France et de certains départements des Alpes ».
Les perspectives d’action
Des Plans climat dans toutes les régions
La synthèse précise les suites qui seront données à ce travail.
« Il convient maintenant de tirer parti des connaissances rassemblées par ce groupe interministériel pour réaliser un plan national d’adaptation ambitieux annoncé pour 2011 par la loi du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement, adoptée le 3 août 2009.
Le ministre d’État, ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer, en charge des Technologies vertes et des Négociations sur le Climat, a souhaité que la préparation de ce plan fasse l’objet d’une vaste concertation nationale. Cette concertation qui se déroulera tout au long de l’année 2010 permettra de recueillir les avis de la société civile, des collectivités mais aussi de nos concitoyens sur un domaine encore trop peu connu.
Ces travaux serviront également pour la réalisation, conjointement par le préfet de région et le président du Conseil régional, des Schémas Régionaux Climat Air Energie, prévus dans le projet de loi portant engagement national sur l’environnement et qui devront comporter un volet définissant les grandes orientations régionales en matière d’adaptation au changement climatique ».
Jean-Louis Borloo souligne la nécessité de s’adapter au changement climatique
Voici le communiqué publié par le ministère de l’Écologie et du Développement durable à l’occasion de la remise du rapport de l’ONERC à Jean-Louis Borloo.
« Jean-Louis Borloo a reçu aujourd’hui (jeudi - NDLR) Paul Vergès, président de l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (ONERC), qui lui a remis le rapport 2009 de l’ONERC. Ce dernier a pour objet l’évaluation des coûts des impacts du changement climatique et la recherche de pistes d’adaptation pour la France métropolitaine aux horizons 2030, 2050 et 2100. L’évaluation réalisée indique que les coûts annuels liés aux changements climatiques pourraient atteindre plusieurs milliards d’euros par an si aucune mesure d’adaptation ne venait à être prise.
L’ONERC a mobilisé un groupe d’expertise pluridisciplinaire regroupant des acteurs publics comme privés afin d’examiner en détail dix secteurs-clés : risques naturels, ressource en eau, biodiversité, santé, infrastructures routières, agriculture, forêt, énergie, tourisme et territoires.
Plusieurs pistes d’adaptation ont été identifiées et permettraient de limiter les impacts négatifs du changement climatique. La plupart des mesures d’adaptation sont toutefois largement dépendantes des caractéristiques territoriales et devront donc être examinées au cas par cas au niveau local.
Un plan national d’adaptation au changement climatique, conformément aux dispositions de la loi du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’Environnement, sera élaboré au plus tard en 2011. Ce troisième rapport de l’ONERC alimentera la concertation préparatoire à ce plan, qui sera engagée dès la fin 2009.
Jean-Louis Borloo a déclaré : « Ce 3ème rapport de l’ONERC, qui constitue un travail considérable, montre que la France ne sera pas épargnée non plus par le changement climatique. Il nous faut donc redoubler d’efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, ce qui passe par la conclusion d’un accord international à Copenhague et par la mise en œuvre du Grenelle Environnement sur notre territoire. Mais il nous faut aussi bâtir une stratégie de long terme qui seule permettra l’adaptation de notre société au changement climatique, par une action en profondeur dans des secteurs où les décisions d’aujourd’hui engagent fortement l’avenir : transports, bâtiments, aménagement, énergie, sylviculture, agriculture... Tel est l’objectif du "plan national d’adaptation" dont l’élaboration débutera dans les prochaines semaines ».
http://www.temoignages.re/construire-ensemble-une-strategie,39894.html
Publié le 07/11/2009 à 05:54 par moindjie
Monseigneur Aubry écoutera ce que le Président va annoncer ce soir à l'issue du Conseil Interministériel. D'après l'homme d'Eglise, il ne faut pas attendre Paris pour que La Réunion commence à bâtir un projet commun.
Ce soir, Nicolas Sarkozy fera sa première déclaration sur les mesures concrètes que le
gouvernement va prendre après que le Conseil interministériel ait fait la synthèse des États généraux de l'Outre-mer. Qu'attendez-vous de cette annonce ?
"Je pense que c'est important d'écouter ce que le Président va dire. Mais le plus important, c'est ce que vont faire les Réunionnais ici. Rien ne changera, sans forcément parler d'un changement de statut de l'île, s'il n'y a pas une nouvelle gouvernance politique qui valorise les femmes et les hommes de ce pays. Nous devons créer des synergies pour définir ce que nous voulons nous, à La Réunion. Il ne suffit pas que l'on attende que Paris nous dise, il faut que nous soyons capables depuis ici de bâtir un projet réunionnais pour porter La Réunion ensemble.
Sommes-nous capables de bâtir un projet commun ?
Moi je pense que nous en sommes capables. Il faut sortir du questionnement "est-ce qu'on est capable" parce qu'on est capable.
Par quel bout faut-il commencer pour que l'île trouve une cohésion ?
Faire ce que nous faisons déjà avec les associations et les écoles, créer un tissu de conscience réunionnaise en assumant toute notre histoire, l'histoire de La Réunion dans la France, l'histoire qu'elle a avec l'Europe et l'histoire qu'elle a aussi avec l'océan Indien, où se trouvent des partenaires. Quand vous savez que des partenaires vont partir sur de nouveaux partenariats économiques avec l'Europe et qu'ils vont repenser leur relation avec l'Europe, cela va rejaillir sur notre île. Nous, qu'est-ce qu'on fait ? On attend que Paris bouge ou bien c'est nous qui bougeons, pour dire ce qu'on veut avec les partenaires de l'océan Indien ?"
Karine Maillot
Publié le 07/11/2009 à 05:52 par moindjie
Moins d'un an après l'explosion sociale qui a secoué les Antilles au début de l'année, le président de la République s'apprête à poser les fondations d'une nouvelle politique à l'égard de l'outre-mer. Devant près de 3 000 invités réunis à l'Elysée, vendredi 6 novembre, Nicolas Sarkozy doit en présenter les principes et détailler, à l'issue d'un conseil interministériel, les quelques 137 propositions retenues – 71 mesures générales transversales et 66 spécifiques. Ces décisions interviennent en conclusion des Etats généraux, lancée en mars dans la plupart des territoires, ainsi qu'auprès des ultramarins de l'Hexagone.
L'exercice est périlleux et l'attente vive, tant les séquelles d'un conflit qui aura duré 40 jours de fin janvier à début mars, restent profondes. En Guadeloupe, en Martinique, comme en Guyane, la situation économique s'est aggravée, le chômage s'est accru de près de 20 % et le climat social, bien qu'apaisé, reste tendu. Au cœur des préoccupations persiste un profond malaise : celui d'un traitement inégalitaire de l'Etat à l'égard des territoires lointains dont les spécificités ne sont ni reconnues ni prises en compte.
Lors de son passage en Martinique et en Guadeloupe en juin, le chef de l'Etat s'était engagé à redéfinir le "lien" qui unit l'outre-mer à la République. Avant d'en définir les contours, il a laissé les responsables de la société civile, dirigeants d'entreprise, responsables d'associations, enseignants, élus s'emparer des Etats généraux, pour établir le diagnostic de la crise et formuler leurs propositions.
Le président de la République et le gouvernement sont attendus sur le terrain du pouvoir d'achat et de la lutte "contre la vie chère". L'augmentation du prix des carburants comme le coût des produits alimentaires demeurent, pour les collectifs du LKP en Guadeloupe et du 5 février en Martinique, les conséquences de la "profitation" et les séquelles de "l'économie de comptoir".
Après la mise en œuvre laborieuse du revenu supplémentaire temporaire d'activité (RSTA) de 200 euros pour les bas salaires, qui avait été concédé par le gouvernement pour sortir du conflit, le chef de l'Etat devrait annoncer des dispositions concernant les mécanismes de fixation des prix, ainsi que de nouvelles règles de la concurrence. Adaptées à l'organisation des marchés locaux, elles devraient aussi s'étendre aux conditions de transport et notamment aux tarifs des compagnies aériennes.
Adepte de la rupture, le chef de l'Etat veut en finir avec la politique d'assistance de ses prédécesseurs pour y susbstituer celle du "développement économique endogène". L'Etat serait prêt à encourager la mise en valeur des richesses agricoles et à favoriser l'ouverture des échanges avec les îles et les pays voisins. Cette volonté risque de se heurter aux contingences commerciales, ainsi qu'aux règles communautaires en vigueur. Dans la foulée du Grenelle de l'environnement, diverses propositions sont avancées pour favoriser la production d'énergies nouvelles et la recherche sur la bio-diversité essentiellement marine.
Lors de son passage en Guadeloupe le 26 juin, M.Sarkozy avait dénoncé les obstacles qui empêchent les ultramarins d'exercer des postes dans la haute fonction publique, y compris dans leurs territoires d'origine. Sans ouvrir de brèche dans les règles de recrutement et de nominations dans l'administration, ni instaurer de quotas, le chef de l'Etat devrait proposer des pistes pour faire sauter des verrous symboliques.
Malgré l'annonce d'un référendum le 17 janvier 2010 en Guyane et en Martinique, l'évolution politique n'est pas une préoccupation centrale. Tout en rappelant que "la question de l'indépendance" et encore moins celle du "largage de la République" n'est pas posée, M.Sarkozy a choisi de s'en remettre à l'initiative des élus.
S'inspirant des conclusions des Etats généraux, le plan gouvernemental devrait aussi lancer divers chantiers pour la santé et l'accès aux soins, la formation et la lutte contre l'illettrisme ainsi que la résorption de l'habitat insalubre. Chaque territoire de l'Atlantique, de l'Océan indien et du Pacifique recevra aussi sa manne de projets.
Tirant les leçons de la crise de 2009, le président de République et le gouvernement assurent que cet ensemble de mesures n'est pas un nouveau plan d'urgence. Il leur reste à en définir le calendrier, les modalités d'application et surtout le financement dans un contexte budgétaire très contraint
Michel Delberghe
Abonnez-vous au Monde à 17€/mois
Publié le 06/11/2009 à 05:57 par moindjie
De George Kennan, en 1947, à Paul Wolfowitz, Richard Haass ou Dennis Ross, une longue lignée de diplomates de haut rang a dirigé le bureau de la prospective au département d'Etat, le "think tank" du ministère américain des affaires étrangères. Anne-Marie Slaughter est la première femme à occuper ce poste stratégique. Ancienne professeur de droit international à Harvard, doyenne de la Woodrow Wilson School of International Affairs à Princeton, elle est chargée de l'élaboration à long terme de la diplomatie de l'administration Obama.
Un an après l'élection de Barack Obama, qu'est-ce qui a changé ?
L'administration croit vraiment en la diplomatie. Au travail de la diplomatie. Nous avons obtenu des résultats concrets. L'accord que viennent de signer les Turcs et les Arméniens, par exemple. Il a fallu des mois et des mois de travail très intensif. Pas seulement de notre part mais de la part des Suisses, des Turcs et des Arméniens eux-mêmes. Ce n'est pas le résultat d'une grande initiative spectaculaire, d'un plan, une doctrine... C'est un travail quotidien, constant. (La secrétaire d'Etat) Hillary Clinton a passé des dizaines de coups de fil.
Même chose avec le Honduras. C'est un accord important (conclu le 30 octobre entre les putschistes et le président déchu). Pour la première fois dans cet hémisphère, un pays dont le gouvernement démocratique a été suspendu, a résolu la situation sans avoir recours à la force mais d'une manière constitutionnelle. Là aussi, il a fallu des mois de travail, de la part de nombreux pays, et certainement des Etats-Unis. Des coups de téléphone quotidiens, des négociations, des revers, des progrès.
C'est ce qu'il a fallu et c'est ce qu'il va falloir aussi sur le processus de paix au Proche-Orient. Les réunions ne produisent pas toujours le résultat que vous souhaitez. C'est très frustrant. Mais vous êtes dans un processus. C'est l'une des caractéristiques de l'approche de Hillary Clinton et de Barack Obama : ils ne se contentent pas de parler de diplomatie, ils travaillent.
Les Palestiniens sont déçus...
On ne peut pas changer l'opinion publique dans le monde arabe et musulman avec des mots. Il faut des actes. Nous devons rester engagés sur la question. Nous devons faire tout ce que nous pouvons et nous essayons.
Les critiques disent que le bilan de la politique "d'engagement" est maigre...
Vous ne pouvez pas mesurer les résultats en dix mois ! Prenez la Birmanie, nous avons annoncé une nouvelle politique il y a deux mois seulement. Il y a eu des petits signes. Le régime a infligé à (l'opposante) Aung San Suu Kyi la peine la plus faible. Bien sûr nous aurions préféré qu'elle ne soit pas condamnée, ni même inculpée. Mais les progrès diplomatiques sont souvent mesurés en petits gestes.
Sur l'Iran, une proposition est sur la table. Les Iraniens sont manifestement en train de se débattre avec. Si cette proposition aboutit, cela va changer l'espace pour d'autres négociations. Compte tenu de tous les événements qui se sont produits en Iran depuis que nous avons annoncé notre politique, ce n'est pas mal.
Comment éviter de légitimer des régimes autoritaires ?
La réponse touche au coeur du choix fondamental de l'administration. Cette administration est pragmatique. Cela ne veut pas dire qu'elle ne se soucie pas des valeurs universelles. Mais elle veut des résultats. Et elle ne pense pas que l'on obtient des résultats en refusant de se salir les mains, en restant sur le côté, sur une ligne "idéologiquement pure".
Le simple fait de parler à un autre gouvernement ne veut pas dire que vous approuvez tout ce qu'il fait. Quand Hillary Clinton est allée en Chine, elle a dit : nous allons travailler sur le changement climatique et l'économie, c'est indispensable, nous n'allons pas laisser les droits de l'homme interférer avec cet effort-là. Mais ça ne veut pas dire que nous ne soucions pas des droits de l'homme en Chine. Nous avons pris d'autres initiatives pour faire passer le message, à la fois en privé et au Conseil des droits de l'homme.
L'administration Obama considère-t-elle que le monde est multipolaire ?
Nous ne sommes plus à l'époque où le fait que Jacques Chirac parle de monde multipolaire était perçu comme un défi aux Etats-Unis. Il est clair que le pouvoir se diffuse entre acteurs étatiques et non étatiques. Mais on ne peut pas dire que le monde est multipolaire. Il faudrait qu'il y ait non seulement des centres de pouvoir différents mais que chacun de ces centres possède sa propre sphère d'influence et qu'ils soient en compétition les uns contre les autres. Ce n'est pas le monde actuel. Et c'est un monde que les Etats-Unis veulent empêcher de se développer. C'est pourquoi Hillary Clinton a proposé un monde de multipartenariats, plutôt qu'un monde multipolaire.
Comment voyez-vous le rôle des Etats-Unis ?
En tant que leader global, nous devons amener ces puissances multiples à travailler ensemble pour régler les problèmes collectifs. Et nous ne devons pas craindre que d'autres pays prennent la direction des opérations. Les problèmes sont trop importants. Quand la Russie a envahi la Géorgie, (Nicolas) Sarkozy est allé sur place le premier, en tant que président de l'Union européenne. C'était une bonne chose. La crise était dans la "cour" de l'Europe. Nous n'avons pas toujours besoin de sentir que nous sommes en tête pour diriger.
Nous avons toujours la première économie du monde, et la première armée, même si le fossé entre nous et les autres pays s'est réduit. Mais au XXIe siècle, notre puissance est fondée sur d'autres éléments. Certains pays ne nous aiment pas mais ils détestent encore plus un autre Etat. Nous sommes vus comme un intermédiaire plus honnête ou une puissance plus bienveillante que d'autres qui pourraient jouer le rôle que nous jouons. Nous avons aussi une capacité extraordinaire à réunir, à connecter et à catalyser l'action. Le G20 est un bon exemple. Ou la piraterie dans l'océan Indien. Notre puissance nous permet d'établir des connexions entre différents pays, parfois très éloignés mais qui ont des choses à échanger. Nous sommes confrontés à des menaces globales : notre pouvoir réside dans notre capacité à aider à résoudre ces problèmes en rassemblant les autres nations.
Quelle est la place de l'Europe ?
L'éventail des possibilités de partenariat est énorme. Nous sommes très étroitement alignés sur nos objectifs. Mais il appartient à "l'Europe post-Lisbonne" de mettre sa maison en ordre, d'une manière qui nous permette d'être des partenaires efficaces. Dans les prochains mois, les choix que va faire l'Europe vont être très importants.
Propos recueillis par Corine Lesnes
Article paru dans l'édition du 06.11.09
Abonnez-vous au Monde à 17€/mois
Publié le 03/03/2009 à 12:00 par moindjie
Le président Ravalomanana considère la conjoncture actuelle comme étant la conséquence des impacts de la crise alimentaire.
Le gouvernement soutient toujours le contexte mondial comme étant à l'origine de la crise politique actuelle. Le président Ravalomanana promet de réagir en fonction de la conjoncture socio-économique.
« Madagascar n'est pas le seul pays touché par la crise (alimentaire mondiale). Personne ne s'attendait à ce que cela nous arrive. Les pays pauvres sont la proie facile de la déstabilisation », a déclaré le chef de l'Etat lors de l'audience qu'il a accordée aux membres de la société civile, des syndicats et du secteur privé, hier à Iavoloha.
Rétablir la confiance
Le président Ravalomanana a soutenu que si
« ces derniers (les personnes vulnérables) n'ont pas de quoi manger, nous serons davantage en difficulté », faisant allusion aux impacts de ladite crise.
Le chef de l'Etat s'engage ainsi à trouver une solution adéquate afin de remédier aux impacts de la crise alimentaire. « Ce qu'il faut faire c'est rétablir la confiance et aider les personnes les plus défavorisées », a-t-il indiqué. Il annonce l'importation de 75 000 tonnes de riz pour faire face à la situation.
La déclaration du président Ravalomanana confirme la conclusion avancée par Marcel Ranjeva, ministre des Affaires étrangères, aux membres de la délégation de la Commission de l'océan Indien en février. A l'époque, le chef de la diplomatie avait évoqué une « crise urbaine » faisant la parallèle entre l'émeute en Grèce et la situation que vit le pays. Il avait accusé Andry Rajoelina d'exploiter « une frange de la population », pour réaliser un
« coup de force caractérisé», soutenu par une « campagne de désinformation à vaste échelle ».
Mais la thèse avancée par le gouvernement diffère du discours qu'il a tenu bien avant la crise.
L'Exécutif avait loué « la clairvoyance du chef de l'Etat », selon Ivohasina Razafimahefa, ministre de l'Economie, du commerce et de l'industrie. « Le gouvernement malgache a su prévoir la crise alimentaire mondiale, donc le pays en est épargné. Il n’y a rien à craindre puisque Madagascar prend dès maintenant les mesures nécessaires pour que ce «fléau» ne touche pas notre pays », a indiqué un des articles parus dans le site de son département au mois de juin 2008.
Iloniaina Alain
Publié le 03/03/2009 à 12:00 par moindjie
Vue d'un SNA du type Barracuda
crédits : DCN
03/03/2009
Le choix de retenir Toulon comme base et site de maintenance des futurs sous-marins nucléaires d'attaque du type Barracuda continue de faire des remous. A la pointe Bretagne, on reproche notamment la méthode retenue pour l'annonce de cette décision. Aucun communiqué ou courrier officiel, juste quelques lignes dans une rubrique discrète du site Internet de la Marine nationale. « Sur un dossier aussi important, alors qu'une décision est attendue depuis plus de 10 ans du côté de Toulon comme de Brest, être informée de la sorte, par un simple texte, dont j'ignore le statut, classé dans la rubrique " Au fil de l'eau " du portail de la marine nationale, est une expérience assez inédite de ma vie parlementaire », s'étonne Patricia Adam, députée socialiste et vice-présidente du Conseil Général du Finistère, dans une lettre adressée à Hervé Morin.
Les Brestois voulaient y croire
Depuis plusieurs années, les élus bretons demandaient le transfert des SNA sur Brest. Ce choix aurait notamment permis de compenser le transfert progressif, depuis la fin des années 70, de la flotte de surface vers Toulon. Accentués par la réduction du format de la marine, ces départs ne laissent à Brest que peu de grandes unités. En dehors de six frégates, Brest ne compte plus qu'un grand bâtiment, le porte-hélicoptères Jeanne d'Arc. Celui-ci sera désarmé l'an prochain et sa mission d'école sera confiée aux Bâtiments de Projection et de Commandement (BPC) basés en Méditerranée. De plus, alors que le nombre de bateaux gris décroissait dans la base, l'activité de construction navale des anciens arsenaux (aujourd'hui DCNS) s'est progressivement arrêtée.
En novembre dernier, lors du débat sur les crédits de la mission défense, Patricia Adam avait interpellé une nouvelle fois Hervé Morin sur la future base des SNA. Elle le rappelle dans sa lettre : « L'absence de réponse précise de votre part sur le sujet m'avait un peu surprise dans la mesure où la réhabilitation du bassin 10 de l'arsenal de Brest destinée à l'entretien majeur des SNA type Barracuda et éventuellement de type Rubis, faisait l'objet d'une fiche dans le bleu budgétaire défense annexé au projet de loi de finances pour 2009 ». Le ministre avait, alors, assuré que « Brest, compte tenu de la présence de la force océanique stratégique, a un rôle qui ne se démentira pas ».
Quels éléments ont amené à « reconsidérer » le rapport de 2001 ?
En octobre 2001, un rapport parlementaire avait préconisé le transfert progressif des sous-marins d'attaque en Bretagne (*), où leur entretien aurait pu être mutualisé avec celui des sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) basés à l'Ile Longue, face à Brest. En plus du bassin 8, une autre cale sèche, le bassin 10, aurait pu être réhabilitée pour assurer la maintenance et les grands carénages des futurs SNA. Dans le rapport, rédigé par les députés Charles Cova et Jean-Noël Kerdraon, il était notamment question de spécialiser les sites de maintenance des bases navales. « Deux pôles de maintenance intégrés devraient ainsi, à terme, émerger. L'un à Toulon, pour le groupe aéronaval et la flotte de surface de la région maritime Méditerranée. L'autre à Brest, pour la flotte sous-marine, les sous-marins nucléaires d'attaque de nouvelle génération, de type Barracuda, devant être rattachés à cette base par souci de profiter des synergies d'entretien avec les bâtiments de la FOST », peut-on notamment lire dans ce rapport.
Le document précisait que « l'Etat-major de la Marine serait favorable au transfert de l'escadrille des sous-marins nucléaires d'attaque (ESNA) à Brest. Il semble rationnel de se résoudre à cette solution, sous réserve qu'elle soit mise en oeuvre de manière progressive : l'entretien courant pourrait être rapidement délégué à l'établissement de DCN à Brest, mais l'entretien majeur serait transféré de façon plus étalée ».
En dehors des économies réalisées en termes d'infrastructures et d'entretien, les députés mettaient également en avant d'autres raisons au transfert des SNA vers la Bretagne. Ils évoquaient notamment la présence à Brest de l'état-major des forces sous-marines, ainsi que l'amélioration du retour d'expérience tactique d'un bâtiment à l'autre. Sa basant sur cette analyse, dans le courrier adressé à Hervé Morin, Patricia Adam demande des explications. « Je suis certaine que sur un sujet de cette importance, vous ne manquerez pas d'informer la représentation nationale de l'ensemble des implications (industrielles, sociales, territoriales, environnementales et opérationnelles) qui auraient pu conduire à reconsidérer l'analyse développée dans le cadre du rapport des députés Cova et Kerdraon sur l'entretien de la flotte, validée par les gouvernements successifs, et sur le fond jamais remise en cause ».
Le Var plus proche des zones de crises
Du côté du ministère de la Défense et de la marine, le choix de Toulon comme port-base et port d'entretien majeur des sous-marins nucléaires d'attaque du type Barracuda tient en un argument principal : La pertinence du lieu. « La situation géographique de Toulon permet aux SNA d'être plus près des zones d'action: entraînement et intervention sur des théâtres de crise. En effet, le port de Toulon est idéalement situé pour couvrir l'axe stratégique prioritaire, défini dans le livre Blanc, allant de l'Atlantique à l'océan Indien via la Méditerranée », explique la Marine nationale.
Pourtant, la position de Brest est, en termes de liberté de navigation, tout à fait idéale. Elle permet, ainsi, d'atteindre tous les océans du globe en s'affranchissant du passage d'un détroit ou d'un canal. Ce n'est pas le cas de la Méditerranée, fermée à l'Ouest par Gilbraltar et, surtout, à l'Est par Suez. Mais, pour gagner la grande zone stratégique de ce début de siècle, c'est-à-dire la région de l'océan Indien, le temps de transit est bien plus court en partant de Toulon, soit deux bonnes semaines d'opérations gagnées. Au pire, si le canal de Suez venait à être fermé, les SNA toulonnais pourraient encore faire le tour de l'Afrique via Gibraltar, ce qui ne serait pas beaucoup plus long qu'en partant de Brest. Aux yeux des militaires, le simple fait de déployer régulièrement un SNA en Atlantique n'est pas suffisant pour justifier un déménagement de tous les sous-marins d'attaque. De plus, la présence dans la base varoise du porte-avions Charles de Gaulle (qui ne part jamais en mission sans SNA) nécessiterait le maintien de moyens d'entretien liés à sa propulsion nucléaire.
Lors de l'annonce du choix de Toulon, Hervé Morin a, néanmoins, précisé que Brest devait conserver des capacités de maintenance des SNA. Il s'agit, notamment, de suppléer Toulon lorsque les infrastructures varoises sont saturées. Ainsi, l'an dernier, l'arrêt technique du Rubis a été réalisé par les équipes brestoises de DCNS. En matière de modernisation de sous-marins, ces dernières seront d'ailleurs très occupées au cours de la prochaine décennie avec la refonte des trois premiers SNLE du type Le Triomphant. Ce chantier colossal, qui durera deux à trois ans pour chaque bâtiment, vise notamment à doter les SNLE d'un nouveau système de combat et de missiles balistiques M51. Les travaux devraient être bouclés à l'horizon 2017, date à laquelle le Suffren, tête de série du programme Barracuda, sera livré à la marine.
Un soutien gouvernemental en faveur de Toulon ?
En plus des arguments opérationnels et économiques, d'autres facteurs ont-ils contribué au choix de Toulon ? C'est la question que se posent certains élus bretons, comme Patricia Adams. Dans sa lettre au ministre de la Défense, la députée du Finistère s'interroge ouvertement sur le rôle joué par Hubert Falco, maire de Toulon mais aussi membre du gouvernement. « J'ai pu lire dans Var Matin (édition du 21 février) que M. Hubert Falco s'était félicité d'avoir " pesé de tout son poids pour défendre la position stratégique de Toulon ". Je ne reproche évidemment pas à un élu local de défendre son territoire. Cependant, je remarque que M. Falco a un statut particulier puisqu'il est secrétaire d'Etat à l'Aménagement du territoire, et également en charge de l'accompagnement de la restructuration de la carte militaire », écrit la députée, regrettant de ne pas avoir pu « faire valoir des arguments en faveur de Brest ».
S'ils n'obtiennent pas le transfert des futurs sous-marins, les Finistériens garderont toutefois les flottilles de la chasse embarquée. Un temps évoqué, le transfert des Rafale et Super Etendard de Landivisiau vers le Sud n'est plus d'actualité. Non que les militaires n'aimeraient pas les rapprocher de Toulon, où est basé le porte-avions Charles de Gaulle, mais de nombreuses zones résidentielles entourent Hyères. Or, malgré la pertinence opérationnelle, l'arrivée d'une cinquantaine d'avions de combat sur la base d'aéronautique navale ne manquerait pas de provoquer la fureur des riverains.
meretmarine
Publié le 26/02/2009 à 12:00 par moindjie
Démarrées hier, les négociations salariales de branche dans le bâtiment débuteront réellement après la grève du 5 mars. Les organisations syndicales appellent à “une forte mobilisation” ce jour-là.
La pression monte encore. Le BTP, qui ouvre ses négociations salariales, appelle à être massivement dans la rue le 5 mars.
Ça commence par un tour de chauffe. La première rencontre entre patronat (FRBTP et Capeb) du bâtiment et syndicats pour négocier une hausse des salaires en 2009 n’a rien donné de concret. Non pas que sur le fond, les forces en présence n’avaient pas envie de négocier. Mais c’est plutôt un problème de forme qui a contraint l’intersyndicale à claquer la porte. Chaque année, les syndicats demandent à ce que les discussions s’engagent en tenant compte de l’inflation de l’année précédente (+2,8 % en 2008). Un préalable généralement accepté par le patronat, mais jamais gravé dans le marbre, ce qu’a demandé hier l’intersyndicale. Mais devant le refus du patronat de signer quoi que soit en ce sens, la rencontre a tourné court.
Le BTP peut “servir d’exemple”
Le tour de table d’hier a consisté en une présentation des bilans et un état des lieux du secteur. Les négociations n’ont donc pas vraiment débuté. En dehors du taux d’inflation comme base, aucune proposition chiffrée n’a émané des syndicats. Ce qu’ils espèrent en revanche, c’est parvenir au plus tôt au-delà des 4 % d’augmentation des salaires. L’an passé, une hausse de 3,20 % avait été signée au terme d’un marathon de deux mois et demi. Compte tenu du contexte de crise actuelle, les syndicats ont l’intention cette fois d’aller “plus loin” et de ne surtout “rien lâcher”. Selon l’intersyndicale, le BTP a connu une année exceptionnelle en 2008 grâce à un chiffre d’affaires de 2,1 milliards d’euros en progression, tout comme le nombre de salariés, qui s’établit à 24 000. La profession a enregistré aussi près de 3 000 pertes d’emploi depuis le début de l’année. Licenciements, ruptures conventionnelles, menace sur le 13e mois, la pression sur les salariés s’accroît. “Énormément d’argent a été pris l’an dernier et on fout tout le monde dehors en 2009”, fulmine alors Jacky Balmine (CGTR) qui prévient : “Les autres années on a été gentils. Là, on voit qu’il y a quelque chose qui est en train de déraper. C’est le moment d’agir contre la réticence des patrons. Soit ils nous entendent, soit on se fera entendre”. Les syndicats du bâtiment prendront pleinement parti du cortège lors de la manif du 5 mars. Ils appellent les salariés du secteur “à une bataille générale, à un combat juste et justifié”. Seule fédération professionnelle organisée en branche, le BTP peut “servir d’exemple” et jouer un rôle clé dans les revendications salariales. “On ne peut pas laisser de côté ce qui se passe aux Antilles”, avance Pierre Savigny (CFDT), même si l’intersyndicale ne souhaite pas non plus qu’il y ait confusion entre les NAO (négociations annuelles obligatoires) et la revendication des 200 euros du Cospar. Pour les salaires de branche, le BTP pourrait bien aller au-delà de la journée du 5 mars dans la mobilisation. “Notre langage va rester ferme”, assure l’intersyndicale. Les négociations ont à peine débuté qu’une menace de grève générale, importante, à l’image de ce qui s’était passé en 1997 et 2004, plane déjà
Thomas Lauret
Publié le 26/02/2009 à 12:00 par moindjie
Depuis le début de la crise institutionnelle que connaît Madagascar, je suis avec inquiétude et attention l'évolution de la situation au jour le jour.
Après la médiation de notre Secrétaire d'Etat à la coopération, M. Alain JOYANDET et les diverses recommandations de l'ONU, de l'Union Européennes, de l'Union Africaine et de la Commission de l'océan Indien, je voudrais insister, à mon tour, sur la nécessité de renouer le dialogue et d'appeler tous les Malgaches, en particulier ceux vivant à La Réunion, à oeuvrer pour qu'une solution pacifique et respectueuse de la Constitution soit trouvée.
Les Réunionnais ne peuvent rester indifférents à l'avenir de Madagascar en raison des liens historiques, culturels, familiaux et économiques qui les unissent à leurs voisins.
Le futur de notre région doit s'inscrire, en effet, dans la qualité de nos relations et dans notre capacité à aider, par tous les moyens possibles, Madagascar et sa population à retrouver le calme et la sérénité et les meilleures voies de codéveloppement possibles.
L'action politique doit être mesurée et responsable et conduire les décideurs des deux camps à faire preuve de lucidité, de respect des populations et d'engagement à oeuvrer pour l'intérêt général.
Madagascar est le territoire le plus prometteur de toute la région. Les hommes et les femmes de ce pays contribuent, par leurs activités, leur engagement, leur courage, au rayonnement de toute notre zone océan Indien et ils méritent que la raison l'emporte sur toute autre considération.
J'assure tous les Malgaches de ma profonde sympathie et de ma solidarité en ces circonstances particulièrement difficiles et douloureuses pour les familles qui ont été endeuillées. Je m'engage à continuer à mettre toutes mes convictions, toute mon énergie et ma disponibilité pour que cette crise trouve une issue constructive qui serve d'abord l'intérêt des 17 millions d'habitants de la Grande Ile.
Nassimah DINDAR
LA PRESIDENTE DU CONSEIL GENERAL
DEPARTEMENT DE LA REUNION
http://www.sobika.com/madagascar-informations/news_1236.php
Publié le 26/02/2009 à 12:00 par moindjie
Mobilisation difficile. Les opérateurs ont du mal à organiser en solidarité un mouvement de réplique pour attirer l'attention des parties prenantes sur les impacts économiques de la crise politique actuelle. Le projet évoqué à l'issue de la visite d'une délégation de la Commission de l'océan Indien (COI), reste depuis près de deux semaines au stade des consultations auprès des principales organisations patronales. Les chefs d'entreprises que nous avons interrogés à ce sujet se montrent discrets.
Même la Chambre de commerce et de l'industrie (CCI) qui était au début perçue comme étant le chef de file du projet affirme être à l'écart d'une telle initiative. « La Chambre de commerce est un organe neutre et son rôle consiste à promouvoir le développement des entreprises. Elle n'a rien à voir avec l'organisation d'un tel mouvement », précise un des dirigeants de la CCI Antananarivo.
Majorité silencieuse
Le but de ce projet était de démontrer le poids du secteur privé qui représente plus de 500 000 salariés. Cette majorité silencieuse est la principale victime du ralentissement des activités économiques dans tout Madagascar. L'idée consistait à organiser un mouvement dans le cadre d'une grande coalition des opérateurs en dehors des groupements d'entreprises. La mise en place d'un comité spécial a été évoquée pour réfléchir et organiser les actions envisagées.
« Les opérateurs devraient profiter de la crise actuelle pour se démarquer définitivement de la politique. L'organisation d’une réaction de contestation pourrait être un moyen efficace pour attirer l'attention des protagonistes sur les désastres économiques de cette crise », s'exprime un chef d'entreprise proche du milieu patronal.
Cette situation illustre la frilosité des opérateurs et des organisations patronales pour défendre les entreprises victimes de la politique dans le pays. Après le désastre causé par l'insécurité, les pillages et l'incendie de magasins, les réactions de la plupart d'entre elles se limitent pour l'instant aux communiqués diffusés dans les médias.
Mahefa Rakotomalala