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moindjie
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Vivez avec nous jours après jours de tout ce qui se passe sur notre région de Océan Indien.
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24.01.2008
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07.11.2009

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Autres de l'Océan Indien

Comores-MAyotte: Naturalisation : 111 nouveaux Français

Publié le 31/10/2009 à 06:55 par moindjie

Ce mardi, 71 nouveaux Français accompagnés de leurs enfants ont été accueillis avec les honneurs par Hubert Derache, le préfet de Mayotte, au cours d’une cérémonie de remise de leurs décrets de naturalisation. Des Malgaches, des Comoriens et même une Camerounaise ont pu récupérer le précieux sésame justifiant de leur nationalité française. Arrivés à Mayotte il y a plusieurs années pour trouver du travail ou poursuivre des études, chaque année ils devaient effectuer des démarches pénibles pour pouvoir justifier leur présence sur le territoire national.

La cérémonie a lieu trois fois par an à la case Rocher. Devant une assemblée de 111 naturalisés, le préfet prononce le discours usuel de bienvenue, avant de rappeler les règles fondamentales de la vie au sein de la République française : s’intégrer et respecter les lois. Face à lui, hommes, femmes et enfants écoutent religieusement.

"C’est avec fierté que la France vous accueille", des mots d’usage mille fois répétés, mais en face ils ne résonnent pas de la même manière. Pour ces familles, comme pour les 835 personnes naturalisées à Mayotte depuis 2005, c’est la fin du chemin de croix.

Ornella, 37 ans et de ses deux fils Allan et Dylan font partie du contingent de cette année. Après deux années passées à jongler avec la paperasserie elle peut enfin souffler. "Les démarches à faire son très compliquées, encore plus quand on vient de Madagascar. J’ai même dû ramener l’extrait de naissance qui est fait en malgache pour le faire traduire ici. Avant il y avait une personne dans l’administration qui était chargée de le faire, mais elle est décédée. Du coup ils l’ont fait avec moi."

Née sur la Grande île, Ornella a deux fils dans des situations différentes. Son premier enfant Allan est né à Mamoudzou en 1994. Lui a pu automatiquement bénéficier du droit du sol. Mais par crainte, elle préfère avoir le second à Madagascacar. "Lors de mon accouchement à Mayotte, il y a eu des complications, on a dû me faire une césarienne. J’ai alors décidé d’aller accoucher chez moi, entouré de ma famille." À l’époque les mères peuvent encore inscrire leurs enfants sur le passeport ce qui facilitera son retour. Cet exemple illustre la nature des dossiers qui arrivent chaque jour à la préfecture.

Elle quitte Tana à 19 ans

C’est à l’âge de 19 ans que la jeune femme quitte sa ville natale, Tananarive. La capitale malgache est alors en plein dans les grèves politiques de l’année 1991. Après quinze années au pouvoir, le chef de l’Etat, Didier Ratsiraka fait face à une vive opposition. Des manifestations populaires sont réprimées par l'armée, faisant de nombreuses victimes.

"Je suis partie dans l’espoir de continuer mes études", se souvient Ornella. Elle débarque quelques jours plus tard à Mayotte où elle sera hébergée par sa sœur. Mais sans les papiers nécessaires, il lui est impossible de s’inscrire dans un établissement scolaire. Elle se présente alors dans un centre de formation pour jeunes : l’Aprosasoma, où elle travaille encore aujourd’hui. Ce métier lui facilite les démarches pour la carte de séjour qu’elle obtiendra trois ans après son arrivée. La même année, elle retourne à Tananarive pour se marier. Son compagnon, Malgache lui aussi, travaille comme comptable à Mayotte.

Depuis sa demande de naturalisation, chaque vacance est un marathon. "Il fallait en profiter pour récupérer les extraits de naissance des uns et des autres, livrets de famille, actes de mariage…" Une mission impossible en particulier lors des périodes de trouble. "Les dernières manifestations ont vraiment compliqué la tâche. Il fallait impérativement que je récupère rapidement l’acte de mariage de mes parents. Mais il n’y avait ni vol en partance de la capitale, ni transport par courrier. J’ai appelé ma famille et ils ont dû se débrouiller pour envoyer les papiers en utilisant la déserte Tananarive-Majunga par taxi-brousse. C’est seulement là-bas qu’il y avait un vol en direction de Mayotte."

Désormais, Ornella n’a plus à se soucier des démarches longues et coûteuses, et quand on lui demande ce qui va changer dans sa vie elle répond. "Je vais pouvoir voyager. Jusqu’ici il fallait un certificat d'hébergement pour aller sur un autre territoire français comme la Réunion, même pour les escales vers l’ile Maurice." Maintenant qu’elle est enfin libre d’aller où elle veut, son univers s’est élargi vers l’Europe, où elle compte se rendre dès qu’elle pourra.



HT


Ocean Incien: Sale temps au Sud ouest de l’Océan

Publié le 08/04/2009 à 12:00 par moindjie

Les Comores reçoivent depuis hier des effets nuageux. Ce qui explique les tonnerres suivis d’éclairs et d’averses qui perturbent le temps. Cette situation pourrait continuer dans les prochaines vingt quatre heures. Pour ce qui est du bassin cyclonique du Sud Ouest de l’Océan indien, la dépression tropicale qui se localise sur Madagascar formant ainsi le cyclone pourrait s’affaiblir dans les heures qui suivent. Ce qui épargnerait les Comores d’une menace cyclonique, malgré le temps qu’il fait avec notamment un ciel nuageux depuis hier matin et des averses dans l’après-midi.

Des perturbations tropicales affectent depuis hier, lundi 6 avril, le Sud ouest de l’Océan indien. Un flux d’alizé localement instable s’abat sur la République de Madagascar. Il s’agit d’une dépression cyclonique dénommée Jad qui se caractérise par des fortes tempêtes tropicales situées à 15,8 degrés Sud et 49,8 degrés à l’Est des côtes de Madagascar, plus précisément dans la partie Nord de la Grande Ile. A Antananarivo, Antsiranana, Mahajanga et bien d’autres localités de Madagascar l’on observait un ciel nuageux le matin, et des averses orageux l’après-midi. Selon Yahaya ben Ahmed, ingénieur météorologiste, “ce cyclone se déplace vers le Sud/ouest de l’île sur une vitesse de 18 km/h pour rejoindre un peu la terre de Madagascar”.
Les Comores reçoivent depuis hier des effets nuageux. Ce qui explique les tonnerres suivis d’éclairs et d’averses qui compromettent le temps. Cette situation pourrait continuer dans les prochaines vingt quatre heures. Pour ce qui est du bassin cyclonique du Sud Ouest de l’Océan indien, la dépression tropicale qui se localise sur Madagascar formant ainsi le cyclone pourrait s’affaiblir dans les heures qui suivent. Ce qui épargnerait les Comores d’une menace cyclonique, malgré le temps qu’il fait avec notamment un ciel nuageux depuis hier matin et des averses dans l’après-midi.
Il faudra noter que jusqu’ici, à Maurice, la Réunion, les Seychelles et les Comores aucune menace n’est signalée par la météo.

Kaiva

Ocean Indien: Vers un réseau régional de riposte aux épidémies

Publié le 05/04/2009 à 12:00 par moindjie
Ocean Indien: Vers un réseau régional de riposte aux épidémies
Des médecins et responsables de surveillance de la santé animale suivent actuellement une formation en surveillance épidémiologique et investigation des épidémies à l’Institut de Santé, à Pamplemousses.

L’épidémie du Chikungunya s’est propagée dans l’océan Indien en 2005-2006, en raison de l’absence d’un système d’alerte précoce dans la région.

L’organisation de ces cours de formation, du 23 mars au 9 avril, constitue la première étape dans la création d’un réseau régional de surveillance et de riposte aux épidémies.

 C’est un projet qui découle d’un partenariat entre la Commission de l’Océan Indien (COI), l’Institut de Santé, l’Agence Française de Développement et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

 Il repose sur deux objectifs principaux. Premièrement, soutenir les stratégies régionales de l’OMS par rapport à la surveillance épidémiologique. Deuxièmement, développer les ressources humaines à travers la formation, la recherche et l’expertise en épidémiologie et en santé publique.

La formation est destinée aux cadres de santé des pays de la COI- les Comores, Madagascar, Maurice, la Réunion et les Seychelles. Des cadres impliqués dans la mise en œuvre et la gestion des systèmes de surveillance et de riposte.
Ces cours visent à renforcer leurs capacités dans ces domaines. Une équipe technique les anime en fonction de thèmes, tels que les dynamiques des maladies infectieuses, le rôle du laboratoire en surveillance ou encore les principes de la surveillance des maladies.

Les formateurs comprennent Dr Richard Lepec et Dr Fernando Simon de la COI, Anouk Berger de l’OMS, Dr Jastin Bibi des Seychelles, Dr Farida Oodally du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), ainsi que Dr Luchmaya de l’Institut de Santé.

http://www.lexpress.mu

Ocean Indien: 21 bourses pour notre région

Publié le 04/04/2009 à 12:00 par moindjie
Ocean Indien: 21 bourses pour notre région
L’allocation doctorale permet à des étudiants universitaires de soutenir une thèse. Elle est attribuée pour 3 ans, en aide directe à l’étudiant afin de l’aider à faire face aux nombreux frais de la vie.

Évelyne Tarnus, Véronique Tréport, Karine Hassan et Olivier Sébastien ont bénéficié de l’allocation doctorale. (photo CF)

Le dispositif d’allocation doctorale est structuré depuis 2000, en cohérence avec les orientations stratégiques de la mandature et grâce au soutien important des Fonds Européens, renouvelés chaque année depuis.
C’est d’abord une aide directe à l’étudiant afin de l’aider à faire face aux nombreux frais : loyer, transports, communication, participation à des colloques et séminaires… Depuis 2007, le montant mensuel de l’allocation est de 1.200 euros contre 916 euros précédemment.

Au titre de la session 2009, la Commission Permanente, réunie le 10 mars, a voté l’engagement d’une enveloppe de 907.200 euros correspondant à l’attribution potentielle de 21 allocations, 17 pour La Réunion et 4 réservées au volet "coopération" (étudiants étrangers de la zone : Inde, Australie, Madagascar, les Comores, Maurice).

La durée maximale est de 24 mois, reconductible d’une année (soit au total 36 mois) sur décision d’un comité ad hoc. Le versement de l’allocation est trimestriel, à compter du mois de décembre de l’année d’attribution.

Les dossiers de candidature sont déjà en ligne (http://www.regionreunion.com/fr/spi...), les étudiants ont jusqu’au 30 juin pour les remettre. Après une instruction administrative (juin à août), un Comité d’expertise est invité par la Région à donner son avis. Plusieurs paramètres seront pris en compte, le parcours universitaire, la qualité de l’encadrement, l’apport du sujet traité…
Les thèmes privilégiés pour les travaux de recherche sont entre autres : les changements climatiques, les énergies renouvelables, la biodiversité, les sciences sociales dans l’océan Indien, la santé (maladies émergentes, Cyclotron), le volcan… les sujets ayant un intérêt dans la zone océan Indien.

L’examen des dossiers par le Comité d’expertise se fera le 11 septembre 2009 et les Masters et les mentions doivent être déjà validés. Le recteur a confirmé que l’université mettrait tout en œuvre pour que cela soit fait dans les temps.

La décision d’attribution par la Commission permanente du Conseil régional se fera en novembre et la notification des décisions aux candidats dès l’issue de la Commission permanente.

Cette allocation est un pivot du fonctionnement de la recherche universitaire. Elle permet à des étudiants de soutenir une recherche de haut niveau dans le cadre des laboratoires universitaires et sur des projets d’intérêt local, en relation avec les organismes publics (IRD, BRGM, CIRAD, CNRS, IFREMER, INSERM). Les étudiants réunionnais ou de la zone peuvent ainsi poursuivre des études de 3ème cycle pour accéder aux carrières d’enseignant-chercheur à l’Université, mais également à des postes à responsabilités dans les organismes de recherche, dans les collectivités et dans les entreprises locales (notamment afin d’améliorer leurs capacités de Recherche-Développement). Enfin, elle sert le rayonnement de l’Université, de la recherche et, plus largement, celui de La Réunion au plan national et international, notamment dans les pays de son environnement géographique dans le cadre de programmes de co-développement.

C’est une chance pour notre région qui découle d’une véritable volonté politique. La Région s’implique volontairement dans cette démarche afin de soutenir la recherche universitaire réunionnaise. Si 21 bourses d’allocation sont accordées, c’est grâce au partenariat entre la Région Réunion (20%) et l’Etat (20%), car ces 40% permettent de faire appel au FEDER pour les 60% restants. Seules 5 bourses nationales sont accordées pour l’Université de La Réunion, soit 4 fois moins que les régionales. La collaboration avec les centres de recherche et les laboratoires et l’université en est facilitée.

Il existe aussi une aide peu connue pour l’insertion des jeunes diplômés réunionnais : un dispositif "post-doc". Ce dispositif permet d’aider les entreprises locales à embaucher des jeunes doctorants à travers la prise en charge de la moitié du salaire sur une période de 18 mois. Cette aide fera l’objet d’une campagne de sensibilisation dans les prochains mois.

Réactions

• Véronique Tréport, doctorante en Géographie rattaché au CREGUR, volet F.S.E

Je suis boursière depuis 2006, j’arrive donc bientôt au terme des 3 ans. Si je n’avais pas pu bénéficier de l’allocation doctorale, je n’aurai sûrement pas décidé de soutenir une thèse. C’est quelque chose qui prend énormément de temps. On se couche et on se lève en pensant thèse. Je ne pense pas qu’il soit possible de soutenir une thèse tout en allant travailler. L’allocation m’a aussi permis de maintenir une vie personnelle. Je me suis spécialisé dans les Hauts de l’île, donc je dois faire de fréquents trajets, je consulte parfois des documents qui sont payants, tout cela m’a été permis grâce à l’allocation. On ne le sait souvent pas, mais une thèse coûte cher.

• Karine Hassan, doctorante en Littérature comparée, rattaché au LCF-CRNS, volet coopération régionale

Je suis d’origine comorienne, j’ai pu bénéficier de l’allocation dans le cadre de la coopération régionale. L’allocation m’a d’abord permis de continuer mes études et d’entreprendre une thèse, sans cela, je n’aurai pas pu. Je me suis spécialisée dans la Littérature de la zone indianocéanique. Ce cadre m’a aidé à m’intégrer au sein de l’université, de faire partie d’un groupe de jeunes chercheurs. D’être considérée au même titre que chacun, cela a été pour moi très important et extrêmement valorisant.

• Olivier Sébastien, doctorant en Informatique rattaché à l’IREMIA, volet F.S.E

L’allocation doctorale a été un élément déterminant de ma décision de soutenir une thèse. La soutenance est d’ailleurs pour bientôt. Ça a été pour moi une aventure magnifique. Je travaille sur l’ingénierie et la transmission des savoir-faire. L’université m’a permis une ouverture au sein mes recherches. Je n’ai pas passé mon temps collé derrière un ordinateur, j’ai pu donner des conférences et écrire des articles. Ce partage m’a vraiment beaucoup plu et j’en remercie l’université.

Texte et photo CF

Ocean indien: G20 - Un “nouvel ordre mondial” et beaucoup de questions

Publié le 04/04/2009 à 12:00 par moindjie


Le sommet de Londres, salué unanimement par les dirigeants de la planète, s’est conclu par un accord historique de gouvernance mondiale. Mais de nombreuses interrogations demeurent.

Faut-il voir dans le sommet du G20 à Londres un nouveau Bretton Woods, et l’émergence d’un « nouvel ordre mondial » comme l’a déclaré jeudi Gordon Brown ? Pour la première fois, les principales économies de la planète, à commencer par les Etats-Unis, affichent leur volonté de réguler ensemble certains aspects du capitalisme mondial. Et la pression est montée d’un cran à l’égard des paradis fiscaux. Mais il va falloir mettre les mains dans le cambouis pour traduire les engagements en actes. Relevé des copies en septembre à New York, pour le troisième sommet du G20.
Une liste bien curieuse de paradis fiscaux
Les pays désignés comme paradis fiscaux dans la liste établie par l’OCDE n’ont pas apprécié. La Suisse, le Luxembourg ou le Liechtenstein ont fait part hier de leur mauvaise humeur.
L’OCDE distingue trois listes : une noire (Costa Rica, Malaisie, Philippines et Uruguay), une grise de 38 pays (dont Monaco, le Liechtenstein, la Suisse, le Luxembourg et la Belgique) qui sont priés de traduire leurs engagements en actes, et une liste blanche de pays vertueux. « La liste blanche nous laisse pantois », confie sous couvert d’anonymat un avocat fiscaliste français spécialiste de ces questions. Selon lui, au moins huit des territoires mentionnés – Barbade, Chypre, Guernesey, île de Man, Jersey, Seychelles, îles Vierges et Maurice – font partie des « paradis fiscaux les plus opaques de la terre ». Pour cet avocat, « c’est une liste politique, et pas technique ». Les territoires des sphères d’influence des Etats-Unis, de la Russie, de la Chine et de la Grande-Bretagne ont été préservés. Paradoxalement, ils pourraient même bénéficier d’un transfert des capitaux fuyant les pays des listes grise ou noire. Le Premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, a d’ailleurs jugé « le traitement qui est réservé à certains Etats un peu incompréhensible », en s’étonnant de l’absence des Etats américains du Delaware, du Wyoming et du Nevada. Autres grands absents : les territoires chinois de Hong Kong et de Macao. A l’encontre des Etats des listes grise et noire, il faudra encore mettre en œuvre les sanctions promises. En 2000 déjà, l’OCDE avait établi une liste noire. Mais la quasi-totalité des pays en avaient été peu à peu retirés en échange, déjà, d’engagements de transparence.

Le FMI, grand gagnant du G20
Le Fonds monétaire international voit ses ressources tripler, à 750 milliards de dollars. Le G20 l’a autorisé à émettre des droits de tirage spéciaux (DTS) pour 250 milliards de dollars et à vendre de l’or pour aider les pays en difficulté. Au total, ces mesures représentent 1.100 milliards de dollars. Le Fonds est, de fait, placé au cœur de la réforme des institutions financières voulue par le G20, et voit ses pouvoirs accrus.

Une liste bien curieuse de paradis fiscaux
Les pays désignés comme paradis fiscaux dans la liste établie par l’OCDE n’ont pas apprécié. La Suisse, le Luxembourg ou le Liechtenstein ont fait part hier de leur mauvaise humeur.

L’OCDE distingue trois listes : une noire (Costa Rica, Malaisie, Philippines et Uruguay), une grise de 38 pays (dont Monaco, le Liechtenstein, la Suisse, le Luxembourg et la Belgique) qui sont priés de traduire leurs engagements en actes, et une liste blanche de pays vertueux. « La liste blanche nous laisse pantois », confie sous couvert d’anonymat un avocat fiscaliste français spécialiste de ces questions. Selon lui, au moins huit des territoires mentionnés – Barbade, Chypre, Guernesey, île de Man, Jersey, Seychelles, îles Vierges et Maurice – font partie des « paradis fiscaux les plus opaques de la terre ».

Pour cet avocat, « c’est une liste politique, et pas technique ». Les territoires des sphères d’influence des Etats-Unis, de la Russie, de la Chine et de la Grande-Bretagne ont été préservés. Paradoxalement, ils pourraient même bénéficier d’un transfert des capitaux fuyant les pays des listes grise ou noire.

Le Premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, a d’ailleurs jugé « le traitement qui est réservé à certains Etats un peu incompréhensible », en s’étonnant de l’absence des Etats américains du Delaware, du Wyoming et du Nevada. Autres grands absents : les territoires chinois de Hong Kong et de Macao. A l’encontre des Etats des listes grise et noire, il faudra encore mettre en œuvre les sanctions promises. En 2000 déjà, l’OCDE avait établi une liste noire. Mais la quasi-totalité des pays en avaient été peu à peu retirés en échange, déjà, d’engagements de transparence.

Le FMI, grand gagnant du G20
Le Fonds monétaire international voit ses ressources tripler, à 750 milliards de dollars. Le G20 l’a autorisé à émettre des droits de tirage spéciaux (DTS) pour 250 milliards de dollars et à vendre de l’or pour aider les pays en difficulté. Au total, ces mesures représentent 1.100 milliards de dollars. Le Fonds est, de fait, placé au cœur de la réforme des institutions financières voulue par le G20, et voit ses pouvoirs accrus.
Pas de plan de relance

La presse américaine regrettait hier l’absence d’engagement en faveur de nouvelles mesures de relance. « Ils ont failli » à un moment où l’économie mondiale est en train d’« imploser », assénait même le New York Times. Les Européens ne voulaient pas remettre la main à la poche. Le G20 se contente donc de promettre de « fournir l’effort budgétaire nécessaire pour restaurer la croissance ».

Les hedge funds sous surveillance
Les principaux « fonds spéculatifs » (hedge funds) pèsent 1.200 milliards de dollars, et la perspective de leur faillite, capable d’entraîner des pays entiers dans leur chute, a donné des sueurs froides aux dirigeants mondiaux depuis la crise financière. Selon Nicolas Sarkozy, tous les grands hedge funds devront se faire immatriculer auprès d’un superviseur et faire preuve de transparence sur leur gestion. Les engagements des banques envers ces fonds devront être contrôlés.

La rémunération des traders en question
Les prises de risque excessives seront découragées. Les banques qui auraient des politiques trop risquées « en supporteront le prix » en termes d’exigences de capital supplémentaire sur ces activités de la part des autorités de supervision, selon Nicolas Sarkozy.

http://www.francesoir.fr/politique/2009/04/04/g20-un-nouvel-ordre-mondial-et-beaucoup-de-questions.html

Ocean Indien: Infectiologie, Les énigmes du chikungunya

Publié le 31/03/2009 à 12:00 par moindjie
LIBREVILLE, 30 mars (Infosplusgabon) - L’ampleur et la gravité de l’épidémie en cours dans l’océan Indien a suscité de nombreuses interrogations sur la maladie.

Alors que l’épidémie continue de s’étendre à La Réunion, mais aussi dans les îles voisines (Madagascar, Comores, Mayotte, Maurice, Seychelles), les scientifiques sont confrontés à plusieurs zones d’ombre. D’où l’urgence d’activer les recherches concernant le virus, son vecteur, la transmission de la mère à l’enfant… Le point sur les principales questions.

Quelle est l’importance exacte de l’épidémie et sa gravité ?

Plus que la simple déclaration de cas, des diagnostics sérologiques sont nécessaires pour évaluer avec précision la séroprévalence, c’est-à-dire la fréquence de la présence du virus dans la population. Les premiers résultats, obtenus chez 567 femmes enceintes, donnent un chiffre de 20 %, soit extrapolé à l’ensemble de la population de l’île, 150 000 personnes. Par ailleurs, le taux de mortalité sur l’île est en cours de calcul : il pourrait avoir été en 2005 supérieur de 10 % à celui de 2004. Après près d’un an d’épidémie, 93 décès, directs et indirects, ont été recensés. Début mars, le virus a été identifié dans le liquide cépha-lorachidien d’une fillette décédée, attestant que l’infection peut être directement mortelle.

Quel moustique ?

Encore beaucoup d’inconnues sur le vecteur. Aedes albopictus est-il le seul à transmettre le virus ? La démoustication est-elle efficace ? « En matière d’arbovirus, le vecteur est au cœur de tout » , précise Hervé Zeller, directeur du Centre national des arbovirus de Lyon. Aussi des études entomologiques sont-elles prévues.

Y a-t-il co-infection avec la dengue ?

15 cas de co-infection avec la dengue ont été recensés. Transmis par le même moustique, A. albopictus , les deux virus sont-ils véhiculés lors de la même piqûre, ou s’agit-il de deux infections espacées dans le temps ? Une étude fondée sur des sérologies spécifiques est en cours.

Comment se développe la maladie ?

Fièvre élevée et douleurs articulaires sont les symptômes les plus courants. Mais le mécanisme de l’inflammation articulaire reste mal connu. Il pourrait être auto-immun. Par ailleurs, à côté des formes sévères (méningo-encéphalites, péricardites, hépatites), il existe de nombreuses formes modérées, voire asymptomatiques. La rareté des porteurs sains, qui ont été en contact avec le virus sans développer la maladie, intrigue les chercheurs.

Quelle transmission mère-enfant ?

C’est en décembre 2005 qu’elle a été décrite pour la première fois et, depuis, 33 cas ont été recensés, dont un mortel. Il semble que le nouveau-né soit infecté juste au moment de l’accouchement et que le risque se situe surtout dans la semaine qui suit la piqûre par le moustique, lorsque le virus se multiplie dans l’organisme de la mère. Mais le mécanisme exact est encore inconnu. 5000 femmes enceintes seront donc soumises à une étude. Avec leurs enfants, elles continueront à être suivies pendant au moins deux ans afin de dépister d’éventuelles conséquences neurologiques chez les bébés.

Quels médicaments ?

En l’absence d’antiviral et de vaccin, le traitement repose sur la seule prise en charge de la douleur. Mais les doses élevées d’anti-inflammatoires et de paracétamol (toxique pour le foie à partir de 6 grammes par jour) pourraient, sur des foies ou des reins déjà malades (alcool, diabète), avoir participé aux complications. Le pouvoir thérapeutique de 170 molécules va être rapidement testé.

FIN/IPG/LMP/2009

Quatre groupes de l’Océan Indien sont déjà annoncés !

Publié le 23/03/2009 à 12:00 par moindjie
Quatre groupes de renom de l’Océan Indien vont participer à la 16ème édition du festival Donia, à Nosy Be, cette année. Eliasse des Comores, Rity Baco de Mayotte, Ti Rat & Rouge Reggae et Firmin Viry de La Réunion. En ajoutant à cette liste le nom de quelques groupes malgaches, Lianah et Wawa, on sent déjà que Nosy Be vibrera cette fois sur les rythmes tropicaux chauds.

Wawa et Lianah, ne sont plus à présenter dans le petit cercle musical national et même dans l’Océan Indien. Pour Nosy Be et surtout pour les membres du comité d’organisation du festival (Confestin), Wawa est un « zanaka an-trano ». Il est originaire de Nosy Be et il doit sa carrière, en partie, au Confestin qui l’a beaucoup poussé. Lianah par contre, est qualifiée comme une étoile montante de la musique tropicale du Nord. Elle véhicule surtout l’« antosy » et a déjà sa part dans le marché national de l’art musical.

Eliasse des Comores.

Eliasse est originaire des « îles de la lune », de l’archipel des Comores, situé entre l’Afrique et Madagascar. Au cours de sa carrière musicale, il a su créer un style original et épuré qui séduit un public grandissant. Depuis 1999, il participe aux tournées internationales de Maalesh en tant que choriste et percussionniste. Mais il avoue que la guitare l’a toujours attiré depuis son enfance. Grâce à sa voix douce, à ses mélodies pures et à la maîtrise de son instrument, on le désigne à Mayotte comme « l’étoile montante des Comores ».

Ti Rat, n’est autre que le leader du groupe Rouge Reggae, une figure emblématique du reggae réunionnais. Il se définit comme un combattant insulaire. « Rouge Reggae » a été créé en 1991 à St Anne (La Réunion) dans un esprit visant l’ouverture spirituelle sur une vision du monde où la discrimination raciale, la honte, l’exclusion sociale, la violence et les guerres n’ont plus leur place. « Nous sommes prisonniers de la culture NIKE et Mc do, et dans ce sens, notre combat rejoint celui de nos frères jamaïcains », dit l’artiste.

Rity Baco de Mayotte.

Rity Baco fait partie des jeunes artistes mahorais qui ont commencé dans le rap. Lorsqu’ils sont arrivés en France, ils se sont tournés vers la musique locale : le Migôdro. Adepte du célèbre proverbe, « l’habit ne fait pas le moine », dans son look au quotidien, il ne présente aucun trait d’un rappeur. Il est le deuxième artiste mahorais (après Alpha Dini) à avoir intégré le Conservatoire de Musique. Pour perfectionner son œuvre Rity Baco a suivi durant une année le Conservatoire de Musique de Limoges.

Firmin Viry de La Réunion.

Firmin Viry chante et joue le « maloya », une musique traditionnelle créole de La Réunion qu’on ne présente plus dans la Grande île. Chez les Viry, tout le monde est musicien. Sur scène, il est accompagné par toute sa famille. Grâce à eux, le « maloya » a pu sortir la tête de l’eau puisque ce style, issu de l’esclavage, a failli être étouffé par les pouvoirs publics. Le « maloya » est en fait la face profane d’un rite sacré et confidentiel : le « kabaré » ou le culte des ancêtres, fondamental pour rester en communion avec les esprits et les anciens. Firmin a évidemment conservé l’héritage instrumental de ce rituel.

Visiblement, la liste des artistes qui vont participer à la 16ème édition du festival Donia cette année n’est pas encore close. On sait par ailleurs que des spectacles auront lieu dans la capitale et à Antsiranana, une semaine avant la manifestation générale de Nosy Be. D’autres artistes vont certainement venir.

http://www.madagascar-tribune.com/Quatre-groupes-de-l-Ocean-Indien,11488.html

Ocean Indien: La COI appelle à restaurer l'ordre constitutionnel

Publié le 22/03/2009 à 12:00 par moindjie
PORT-LOUIS - La Commission de l'Océan Indien (COI) a appelé samedi dans un communiqué les acteurs politiques malgaches à "restaurer rapidement l'ordre constitutionnel" à Madagascar.

La COI "invite les acteurs politiques malgaches à restaurer rapidement l'ordre constitutionnel", indique-t-elle dans ce communiqué publié par son secrétariat dont le siège est à l'île Maurice.

L'organisation régionale, qui regroupe les Comores, Madagascar, Maurice, la Réunion (France) et les Seychelles, a aussi demandé que "la sécurité de (l'ancien président déchu) Marc Ravalomanana soit assurée".

Le ministre des Affaires étrangères mauricien, Arvin Boolell, a pour sa part indiqué que Maurice, s'alignant sur la position de l'Union africaine, souhaite l'organisation d'élections à Madagascar le plus vite possible. Andry Rajoelina a prêté serment samedi matin, à Antananarivo, comme président de transition de Madagascar.

La communauté internationale a largement condamné la façon dont il a accédé au pouvoir, que plusieurs pays ont qualifiée de "coup d'Etat".

http://www.portalangop.co.ao/motix/fr_fr/noticias/africa/COI-appelle-restaurer-ordre-constitutionnel,7f4a50f9-0af3-417a-a45b-4a942703f326.html

Ocean Indien: Diego Garcia ou l’archipel des oubliés

Publié le 21/03/2009 à 12:00 par moindjie

L’atoll de Diego Garcia est situé au cœur de l’océan Indien. Ce joyau corallien d’une rare beauté, pourtant en sécurité hors de la zone des cyclones, a subi trente années d’agressions.

Par Patrick Brousse de Laborde

Volées à leurs habitants, les Ilois, ces îles ont été transformées en base aéronavale anglo-américaine de lancement de missiles balistiques. Spoliée, abîmée, Diego Garcia est devenu l’escale de la mort pour la défense des intérêts du consommateur américain et européen.

Les Ilois ou Chagossiens habitaient leur archipel et formaient une population paisible et soudée qui vivait essentiellement de la pêche et du coprah, tous ont été délocalisés, dans l’indifférence générale, par les Britanniques au profit des américains. Exilés aux Seychelles et à l’Ile Maurice dans le dénuement, les Ilois ont entrepris des actions en justice pour reprendre possession de leurs îles. Leur résistance est non-violente : manifestations et grèves de la faim devant les ambassades des deux États « pirates ».

Les Ilois ont été sacrifiés sur l’autel de l’argent et de la guerre par la cupidité et l’irresponsabilité de politiciens de l’Ile Maurice, du Royaume-Uni et des États-Unis d’Amérique fourvoyés aux finalités mercantiles et criminelles des lobbies des industries de l’armement.

Plus de 500 millions de dollars US auront été nécessaires pour aliéner Diego Garcia en « air joint » UK/US, plateforme aéronavale de réapprovisionnement en combustible et de soutien durant la guerre froide. Servant de base aux bombardiers B-52, elle contribuera à la guerre du Golfe en 1991, au bombardement contre la Somalie en 1992 et à l’offensive "renard du désert" contre l’Irak sous Clinton en 1998. En octobre 2001, des bombardiers B-1 et B-52 décolleront de Diego Garcia pour des attaques massives sur l’Afghanistan.

La contribution de Diego Garcia à la suprématie du cartel militaire anglo-américain est capitale : l’Irak, ancienne création de l’ex-empire britannique, retrouvera les griffes du lion à coiffure royale, sous les serres implacables du rapace américain.

Le grand tribunal de Londres avait dans un premier temps condamné le Royaume-Uni à restituer ‘‘partiellement’’ les Chagos. L’ONU a reçu une délégation d’Ilois, des actions en justice sont menées contre les États-Unis et le Royaume-Uni.

Mais le Royaume-Uni et les États-Unis qui se proclamaient les champions de la liberté, aux institutions démocratiques exemplaires, n’entendent pas obtempérer — prisonniers de leur machine de guerre fondamentalement réfractaire à la paix dans le monde, ils violent la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, transgressent toutes les règles internationales dans un silence assourdissant.

Jusqu’où ira la folie de cette l’alliance anglo-américaine ? Diego Garcia et l’Irak, dernières colonies UK/US où premières d’une nouvelle série de condominiums à venir, avec la lune et Mars ?

Pour donner naissance à leur nouvel ordre mondial. Ce nouvel ordre mondial des conspirateurs de la Finance Monétaire Internationale qui pilotent l’ONU, et qui entendent avoir tout pouvoir pour imposer aux nations et aux hommes leur dictature et leur monnaie de singe virtuelle distribuée selon leurs intérêts — pourquoi ne pas présager le plus sombre avenir pour Diego Garcia, d’où des missiles balistiques à ogives nucléaires iraient pulvériser Israël et la Palestine puis l’Iran : instaurant une guerre de religion contre l’Islam qui embraserait ensuite le Moyen et le Proche-Orient — les survivants « épurés » de leurs croyances religieuses deviendraient les dévots dociles et serviles de l’argent unique déifié.

Nous devons réapprendre à devenir humains, désintéressés, fraternels et solidaires, au-dessus des fractures raciales, religieuses et des leurres politiques et idéologiques, il est vital que nous triomphions définitivement contre les accords souterrains de ce nouvel ordre mondial — cette mondialisation insensée mise en oeuvre par des fous dangereux et des ignorants qui détiennent Diego Garcia.

tlaxcala.es
www.altermonde-sans-frontiere.com

Des onduleurs exotiques sur le Cebit

Publié le 20/03/2009 à 12:00 par moindjie

Parmi les différents exposants français, le Cebit a accueilli cette année la société réunionnaise iPower. Celle-ci est spécialisée dans la commercialisation d'onduleurs sur l'Océan Indien (Réunion, Maurice, Seychelles, Comores et Madagascar) ainsi que sur l'Afrique de l'Est. « Par rapport aux marques européennes, nous bénéficions d'un avantage important en termes de proximité en avant et après-vente avec les clients finaux, ce qui nous a permis de nous imposer comme acteur important sur la région », explique son directeur général, Alain Couderette.

Désireuse de venir sur le Cebit depuis plusieurs années, la société a profité d'une opportunité qui lui a été offerte par Ubifrance pour faire le déplacement cette année à moindre coût, en tant qu'entreprise des DOM-TOM innovante. Si son positionnement n'était pas idéal par rapport à la cible du Cebit, Alain Couderette reste satisfait de son déplacement, qui lui aura permis de découvrir le salon, de prendre la température du marché et de la concurrence et de décrocher quelques dizaines de contacts potentiels, qu'il lui reste à transformer...

http://www.itchannel.info/articles/88957/onduleurs-exotiques-cebit.html