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moindjie
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Vivez avec nous jours après jours de tout ce qui se passe sur notre région de Océan Indien.
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24.01.2008
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Autres de l'Océan Indien

Bongani se rapproche de l'archipel des Comores

Publié le 25/11/2009 à 07:03 par moindjie
 Bongani se rapproche de l'archipel des Comores
Bongani se rapproche de Madagascar et des Comores

Bongani poursuit sa trajectoire en direction de l'Ouest-Sud-Ouest et de l'archipel des Comores et devrait poursuivre son évolution pour atteindre le stade de cyclone tropical. Baptisée Bongani alors qu'elle avait atteint le stade de tempête tropicale modérée, le 5ème système de la saison avait connu une intensification rapide jusqu'à l'apparition de cisaillements de vent ce lundi.


La tempête tropicale modérée Bongani se rapproche inéluctablement du Nord malgache et de l'archipel des Comores. A 4 heures locales ce matin, elle se dirigeait vers l'Ouest-Sud-Ouest à la vitesse de 16 km/h et présentait une trajectoire de plus en plus incurvée vers l'Ouest.

Selon le dernier bulletin du CMRS, la tempête modérée était centrée par les points 9.2 Sud et 52.0 Est à 1.345 kilomètres au Nord-Nord-Ouest des côtes réunionnaises. Quant à la pression, elle était estimée à 999 hectopascals avec des rafales avoisinant les 91 km/h.

Bongani ne représente donc aucun danger pour notre île, ce qui n'apparaît pas être le cas pour l'archipel des Comores qui pourrait bien être menacé par ce système dans les prochaines 36 heures.

La tempête tropicale devrait encore évoluer en forte tempête tropicale puis en cyclone tropical sous les effets de conditions favorables.

Ludovic Robert


LE PANAFRICANISME COMME UNE REPLIQUE A LA COLONISATION MODERNE«

Publié le 18/11/2009 à 10:03 par moindjie

L'avenir sera impitoyable pour ceux qui, jouissant du privilège exceptionnel de pouvoir dire à leurs oppresseurs des paroles de vérité, se sont cantonnés dans une attitude de quiétude, d'indifférence muette et quelquefois de froide complicité » disait notre lucide frère Frantz Fanon. Nous nous proposons de fournir ici, une modeste réflexion sur la colonisation. C'est un sujet qui a été beaucoup discuté. En effet, il existe peu d'événements historiques chargés d'une connotation aussi négative que la colonisation et la dictature nazie. Je ne vais donc pas prétendre donner un texte résumant fidèlement le fait colonial tant il est diffus. Je me bornerai donc à quelques indications qui me paraissent au moins essentiels. Des apprentis sorciers de l'histoire ont distillé au sein de la communauté scientifique des conceptions aussi fantaisistes qu'erronées : le révisionnisme injurieux. C'est ce dont nous parlons dans un premier temps. Dans un deuxième temps, nous essayerons de présenter un condensé du fait colonial. On verra que la colonisation continue encore sous une autre forme. Enfin, dans un troisième temps, nous pourrons, je crois, accepter le panafricanisme comme une réplique à la colonisation moderne.

Le révisionnisme injurieux

On entend dire en Europe surtout en France qu'il faut en finir avec la repentance sur la colonisation. On voudrait simplement nous faire croire que la colonisation a eu des effets positifs comme si les colonisés avaient formulé une demande de colonisation. Par exemple, il revient sans cesse dans l'actualité, l'idée que la colonisation aurait mis fin aux guerres et révoltes internes qui ravageaient les territoires colonisés. A en croire à l'historiographie annamite, citée par Denise Bouche, on recense pas moins de 405 révoltes au cours des huit premières décennies du XIXe siècle. Au Fouta-Djalon (Guinée) entre 1747 et 1896, l'empire peul musulman n'aurait point connu une seule décennie sans bataille ni campagne militaire. Les européens seraient donc des « messies » que les africains attendaient. Lorsque les européens décidaient d'explorer la planète, ils se sentaient obligés d'exporter leurs principes humanistes au monde comme le rappelle Victor Hugo en 1841 : « nous sommes les Grecs du monde ; c'est à nous d'illuminer le monde ».
En réalité, cette mission civilisatrice est un habillage hypocrite de visées mercantilistes. Découvrant des terres chaudes en Martinique, à Saint-Domingue ou en Jamaïque, Français, Espagnols, Anglais ont voulu exploiter ces terres soit avec une main-d'œuvre locale (les indiens de l'espace caraïbe), soit avec une main-d'œuvre susceptible de résister au chaud climat tropical, donc les Noirs africains, d'où leur déportation.
Dans un discours à Alger, le 2 Février 1944, le général De Gaule mettait en avant, cette mission civilisatrice menée par la France dans ses colonies, dont les agents étaient « les administrateurs, les soldats, les colons, les instituteurs, les médecins, les missionnaires ». Cette façon de lire l'histoire avec les « lunettes » de colons, n'est pas respectueux. Il est faux de dire que la colonisation a eu des effets positifs si tant est que les africains avaient besoin de cette imposture.
La vérité des faits
La vérité est loyale et les faits méritent une grande considération. Henri Lacordaire disait entre autres, que « tout ce qui s'est fait de grand dans le monde, s'est fait au cri du devoir ; tout ce qui s'y est fait de misérable s'est fait au nom de l'intérêt ».
Aujourd'hui, grâce au travail accompli par les chercheurs, on sait que l'histoire de la colonisation a été « blanchie » puisque écrite par les « vainqueurs ». Il nous revient, à juste titre d'ailleurs, de dire notre parcelle de vérités sur les humiliations subies par nos ancêtres. Sachons que la colonisation a concerné les africains restés sur le continent et les noirs africains déportés dans les champs de cannes et de cotons. La colonisation n'a rien apporté de positifs comme la France officielle tente de distraire les africains que nous sommes et injurier la mémoire de nos ancêtres.
On nous a dit que la colonisation a été profitable aux peuples colonisés puisqu'ils ont bénéficié de l'instruction, des infrastructures routières, portuaires et des avancées en matière de santé et de technologie.
La véritable vérité est tout autre. Le médecin colonial protège les troupes, les premiers administrateurs et colons. Les territoires colonisés étaient les lieux d'expérimentations des nouveaux vaccins et sérums car les tropiques sont devenus à l'orée du 20e siècle un libre et luxuriant terrain d'observation ; l'accumulation du savoir est colossale sur les bilharzioses, leishmanioses, l'amibiase, la filariose et le paludisme.
Dire également que les colons ont apporté l'instruction aux africains, relève d'un pur fantasme de ceux qui veulent se donner de l'importance.
Dans une conférence à Albi, en 1884, Jean Jaurès déclare ceci : « nos colonies ne seront françaises d'intelligence et de cœur que quand elles comprendront un peu le français. Pour la France surtout, la langue est l'instrument de la colonisation. Il faut que les écoles françaises multipliées, où nous appellerons l'indigène, viennent au secours des colons français dans leur œuvre difficile de conquête morale et d'assimilation. ». cette confession du tribun montre bien l'importance de la langue dans la consolidation de l'identité. Cheikh Anta Diop nous mettait d'ailleurs en garde sur ce fait car ce serait une aberration que d'imaginer qu'un peuple bâtisse son unité linguistique à partir d'une langue étrangère, c'est-à-dire une langue appartenant à une autre sphère culturelle que la sienne.
L'esclavage et la colonisation ont été d'une violence extrême de sorte qu'il est impossible de les décrire.
Alors que les maîtres étaient dans les palaces, les esclaves eux dormaient dans des maisons de pacotilles. Alors qu'ils, c'est-à-dire les maîtres mangeaient à satiété, les noirs mourraient de faim. Alors que nos frères travaillaient dans les champs de coton et de canne à sucre, les colons n'avaient que leurs fouets pour les encourager.
Pour assouvir leurs besoins sexuels, il arrivait que les colons abusent de nos braves sœurs. Parfois, comme un signe de refus de cette humiliation, les noirs préféraient se donner la mort. Les esclaves les mieux traités étaient les valets des maîtres. Pour avoir commis une faute, le noir était fouetté jusqu'à la mort ; même enceinte, les femmes devaient travailler jusqu'à terme.
Même la sainte ordonnance du seigneur Jésus Christ en disant dans Mathieu 28 :18-20 « allez et faites de toutes les nations mes disciples » a été dévoyée. Les missionnaires européens ont été pires que les autres. Pour nous faire une idée du rôle des missionnaires à l'époque coloniale, il suffit de lire la déclaration faite en 1920 par monsieur Jules Renquin, Ministre des colonies de Belgique au Congo-Belge. Dans son allocution de bienvenue aux missionnaires arrivés dans sa seconde patrie, le Congo-Belge :
« Révérends pères et chers compatriotes, Soyez les bienvenus dans notre seconde patrie, le Congo-Belge. La tâche que vous êtes conviés à y accomplir est très délicate et demande beaucoup de tact. Prêtres, vous venez certes pour évangéliser. Mais cette évangélisation doit s'inspirer de notre grand principe : tout avant tout pour les intérêts de la métropole ( la Belgique ). Le but essentiel de votre mission n'est donc point d'apprendre aux noirs à connaître Dieu. Ils le connaissent déjà. Ils parlent et se soumettent à un Nzambé ou un Nvindi-Mukulu et que sais-je encore. Ils savent que tuer, voler, calomnier, injurier est mauvais. Ayez le courage de l'avouer, vous ne venez donc pas leur apprendre ce qu'ils savent déjà. Votre rôle consiste, essentiellement, à faciliter la tâche aux administratifs et aux industriels. C'est donc dire que vous interpréterez l'évangile de la façon qui sert le mieux nos intérêts dans cette partie du monde. »
De façon globale, les missionnaires avaient pour mission de prêcher un évangile de sorte à désintéresser nos sauvages des richesses matérielles dont regorgent leur sol et sous-sol, pour éviter que s'intéressant, ils ne nous fassent une concurrence meurtrière et rêvent un jour à nous déloger ; Les contenir pour éviter qu'il ne se révoltent. ; Les détacher et les faire mépriser tout ce qui pourrait leur donner du courage de nous affronter ; Insister particulièrement sur la soumission et l'obéissance aveugles ; Enseignez-leur une doctrine dont vous ne mettrez pas vous même les principes en pratique.
C'est ce que Jomo Kenyatta résumait dans sa pensée «Lorsque les Blancs sont venus en Afrique, nous avions les terres et ils avaient la Bible. Ils nous ont appris à prier les yeux fermés : lorsque nous les avons ouverts, les Blancs avaient la terre et nous la Bible.»
Rien n'a changé depuis si ce n'est la forme
Depuis notre accession à la souveraineté internationale, rien n'a été fait pour la consolider de sorte que nous sommes toujours colonisés. Le problème reste que, mis à part quelques actions timides dans ce domaine vers la fin des années dix neuf cent soixante (1960) et début des années dix neuf cent soixante dix (1970), encouragé par l'amollissement de nos dirigeants, les occidentaux ont repris la main. Nous avons finalement décroché de haute lutte notre accession à la souveraineté nationale, pour la remettre quelques instants après.
Antoine Laurent Lavoisier a laissé à des générations d'écoliers la maxime selon laquelle : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». Aujourd'hui la colonisation est présente, elle n'a changé que de forme.
Hier, c'était les bateaux qui transportaient les forces vives de l'Afrique pour accompagner le décollage des économies occidentales. Aujourd'hui, ce n'est plus les amas de muscles dont les occidentaux ont besoin mais la cervelle des africains. L'immigration choisie idéale, import/export de main d'œuvre adaptée aux besoins de la France et certains pays occidentaux, privant ainsi l'Afrique de cerveaux utiles à son développement.
Sur le plan économique et social, la crise de la dette a prolongé la colonisation en Afrique. En effet, la crise de la dette a promu le FMI au rôle de tuteur des politiques économiques des pays en développement et de médiateurs entre créanciers et débiteurs. Le mariage entre l'Afrique et le FMI a commencé avec les programmes de rééchelonnement de la dette couplé à des programmes de réduction de l'absorption d'inspiration monétariste dans les années 83. Cette politique a échoué car les rééchelonnements n'ont pas restauré la capacité de remboursement et d'emprunt des pays. Les banques ont refusé de prêter autrement que dans des plans concertés avec la caution du FMI. C'est ainsi que les pays développés avec la complicité des institutions internationales comme le FMI, se sont accaparés de manière scientifique et organisée du système économique africain. Au nom de prétendues reformes, les grandes entreprises étatiques porteuses d'espoir ont été cédées aux multinationales occidentales parfois à un franc symbolique.
Pour que la dette étrangle l'Afrique et retarde son développement, les pays occidentaux ont cherché à contrôler notre système de production afin de piller les ressources de l'Afrique. C'est ainsi que le FMI, par le truchement de ses programmes d'Ajustement Structurel (PAS) a obligé les pays africains à privatiser les grandes entreprises africaines. Selon l'ONU, les trois quarts des prêts et des crédits n'étaient accordés qu'à condition de privatiser...Entre 1990 et 2000, plus de 3000 entreprises sont passées du secteur public au secteur privé, soit une moyenne de six privatisations par an et par pays. Pour la période de 1990 à 1995, le nombre d'entreprises publiques est passé en Afrique subsaharienne de 6069 à 4058, soit une chute de 33%.
Dans ce fourretout, les pays occidentaux ont un bras séculier politique qui est l'organisation des nations unies (ONU). Cette organisation internationale, créée en 1945, regroupant pratiquement tous les Etats de la planète, a pour finalité la paix internationale. Pour nous en tenir à l'essentiel, on peut dire qu'elle a pour objectif la facilitation de la coopération dans les domaines du droit international, de la sécurité internationale, du développement économique, du progrès social et des Droits de l'homme. Or, cette organisation ne travaille véritablement que dans les pays du tiers-monde. Cela est troublant. Un schéma est trivial : lorsqu'un pays a un sous-sol riche et qu'il fait l'objet de convoitise de la part des pays occidentaux, tout refus se transforme en rébellion ou guerre civile. Et c'est là que cette organisation vient pour jouer les pompiers.
Il me semble également justifier de relever un fait important : il n'y a que les ressortissants des pays pauvres qui sont inculpés par la Cour pénale internationale (CPI). C'est d'ailleurs cette combine qui a certainement poussé certains pays africains à demander la suspension de l'inculpation par la Cour pénale internationale (CPI) du président soudanais Omar Hassan al Bachir. En outre, la position de l'ONU dans certaines crises en Afrique entame sérieusement sa crédibilité. Si donc, ces analyses sont exactes, on peut conclure que l'ONU peine à se départir de son but déjà fixé : celui de soutenir politiquement les dérives occidentales dans les pays du tiers-monde.
Le panafricanisme, notre seul salut
Quelle drôle d'idée que de parler ici de panafricanisme alors que nous débattons du colonialisme. Et pourtant, la seule et vraie solution aux problèmes africains réside dans le panafricanisme. Il convient d'abord de déterminer en quoi consiste l'idéologie panafricaniste. Le panafricanisme se définit comme le mouvement politique et culturel qui vise à unir les Africains et les descendants d'Africains hors d'Afrique à régénérer l'Afrique, ainsi qu'à encourager un sentiment de solidarité entre les populations du monde africain.
On y trouve l'idée qui consiste à glorifier le passé de l'Afrique et inculquer la fierté par les valeurs africaines.
Enfin, et peut-être est-ce le plus important, c'est l'afrocentrisme qui s'appuie sur les travaux du savant sénégalais, Cheikh Anta Diop. Rares ont été ceux qui ont tiré la sonnette d'alarme à propos de la vision eurocentriste du monde, qui sous-estimerait les civilisations africaines et ne considèrerait que le point de vue occidental sur l'histoire du monde et des civilisations.
En Afrique, l'identité est étouffée par le poids historique de la colonisation qui a écrasé les structures locales pour renforcer son administration en imposant les systèmes éducatifs, les langues, la culture et l'histoire des pays occidentaux. Dans la mesure où le panafricanisme recouvre l'affirmation de notre identité africaine, la revalorisation de sa culture, la reconquête de notre passé glorieux, l'unité des africains, il constitue fondamentalement la seule et unique réponse au colonialisme nouvelle version.
Dans un article publié en 1919, Web Dubois, comparait le panafricanisme au sionisme en ces termes « le mouvement panafricainiste signifie pour nous, les noirs, ce que le sionisme doit signifier pour les juifs, c'est-à-dire, la reconnaissance de notre identité dans la fierté, et le besoin d'œuvrer de toutes nos forces pour notre race ».
Face à la volonté des pays occidentaux de faire de l'Afrique la plèbe du monde, il faut réagir sinon c'est notre humanité sera remise en cause. Rappelons-nous mes bien-aimés la substance de cette pensée d'Ernest Vissot « Ce n'est point le jugement d'autrui qu'il faut craindre, mais celui de notre conscience ».
Le continent africain n'a pas vocation à demeurer dans le denier wagon mondial, il doit se réveiller comme la Chine , l'Inde et le Brésil car comme le rappelle Sartre, « l'important n'est pas ce qu'on a fait de nous mais c'est ce que nous faisons de ce qu'on a fait de nous ».

Dieu bénisse l'Afrique !

Séraphin PRAO
Docteur en économie
Diplômé de l'Université Pierre Mendès France de Grenoble
Spécialise des pays de la zone franc
Président du MLAN
www.mlan.fr
contact@mlan.fr

Comores-MAyotte: Naturalisation : 111 nouveaux Français

Publié le 31/10/2009 à 06:55 par moindjie

Ce mardi, 71 nouveaux Français accompagnés de leurs enfants ont été accueillis avec les honneurs par Hubert Derache, le préfet de Mayotte, au cours d’une cérémonie de remise de leurs décrets de naturalisation. Des Malgaches, des Comoriens et même une Camerounaise ont pu récupérer le précieux sésame justifiant de leur nationalité française. Arrivés à Mayotte il y a plusieurs années pour trouver du travail ou poursuivre des études, chaque année ils devaient effectuer des démarches pénibles pour pouvoir justifier leur présence sur le territoire national.

La cérémonie a lieu trois fois par an à la case Rocher. Devant une assemblée de 111 naturalisés, le préfet prononce le discours usuel de bienvenue, avant de rappeler les règles fondamentales de la vie au sein de la République française : s’intégrer et respecter les lois. Face à lui, hommes, femmes et enfants écoutent religieusement.

"C’est avec fierté que la France vous accueille", des mots d’usage mille fois répétés, mais en face ils ne résonnent pas de la même manière. Pour ces familles, comme pour les 835 personnes naturalisées à Mayotte depuis 2005, c’est la fin du chemin de croix.

Ornella, 37 ans et de ses deux fils Allan et Dylan font partie du contingent de cette année. Après deux années passées à jongler avec la paperasserie elle peut enfin souffler. "Les démarches à faire son très compliquées, encore plus quand on vient de Madagascar. J’ai même dû ramener l’extrait de naissance qui est fait en malgache pour le faire traduire ici. Avant il y avait une personne dans l’administration qui était chargée de le faire, mais elle est décédée. Du coup ils l’ont fait avec moi."

Née sur la Grande île, Ornella a deux fils dans des situations différentes. Son premier enfant Allan est né à Mamoudzou en 1994. Lui a pu automatiquement bénéficier du droit du sol. Mais par crainte, elle préfère avoir le second à Madagascacar. "Lors de mon accouchement à Mayotte, il y a eu des complications, on a dû me faire une césarienne. J’ai alors décidé d’aller accoucher chez moi, entouré de ma famille." À l’époque les mères peuvent encore inscrire leurs enfants sur le passeport ce qui facilitera son retour. Cet exemple illustre la nature des dossiers qui arrivent chaque jour à la préfecture.

Elle quitte Tana à 19 ans

C’est à l’âge de 19 ans que la jeune femme quitte sa ville natale, Tananarive. La capitale malgache est alors en plein dans les grèves politiques de l’année 1991. Après quinze années au pouvoir, le chef de l’Etat, Didier Ratsiraka fait face à une vive opposition. Des manifestations populaires sont réprimées par l'armée, faisant de nombreuses victimes.

"Je suis partie dans l’espoir de continuer mes études", se souvient Ornella. Elle débarque quelques jours plus tard à Mayotte où elle sera hébergée par sa sœur. Mais sans les papiers nécessaires, il lui est impossible de s’inscrire dans un établissement scolaire. Elle se présente alors dans un centre de formation pour jeunes : l’Aprosasoma, où elle travaille encore aujourd’hui. Ce métier lui facilite les démarches pour la carte de séjour qu’elle obtiendra trois ans après son arrivée. La même année, elle retourne à Tananarive pour se marier. Son compagnon, Malgache lui aussi, travaille comme comptable à Mayotte.

Depuis sa demande de naturalisation, chaque vacance est un marathon. "Il fallait en profiter pour récupérer les extraits de naissance des uns et des autres, livrets de famille, actes de mariage…" Une mission impossible en particulier lors des périodes de trouble. "Les dernières manifestations ont vraiment compliqué la tâche. Il fallait impérativement que je récupère rapidement l’acte de mariage de mes parents. Mais il n’y avait ni vol en partance de la capitale, ni transport par courrier. J’ai appelé ma famille et ils ont dû se débrouiller pour envoyer les papiers en utilisant la déserte Tananarive-Majunga par taxi-brousse. C’est seulement là-bas qu’il y avait un vol en direction de Mayotte."

Désormais, Ornella n’a plus à se soucier des démarches longues et coûteuses, et quand on lui demande ce qui va changer dans sa vie elle répond. "Je vais pouvoir voyager. Jusqu’ici il fallait un certificat d'hébergement pour aller sur un autre territoire français comme la Réunion, même pour les escales vers l’ile Maurice." Maintenant qu’elle est enfin libre d’aller où elle veut, son univers s’est élargi vers l’Europe, où elle compte se rendre dès qu’elle pourra.



HT

Ocean Incien: Sale temps au Sud ouest de l’Océan

Publié le 08/04/2009 à 12:00 par moindjie

Les Comores reçoivent depuis hier des effets nuageux. Ce qui explique les tonnerres suivis d’éclairs et d’averses qui perturbent le temps. Cette situation pourrait continuer dans les prochaines vingt quatre heures. Pour ce qui est du bassin cyclonique du Sud Ouest de l’Océan indien, la dépression tropicale qui se localise sur Madagascar formant ainsi le cyclone pourrait s’affaiblir dans les heures qui suivent. Ce qui épargnerait les Comores d’une menace cyclonique, malgré le temps qu’il fait avec notamment un ciel nuageux depuis hier matin et des averses dans l’après-midi.

Des perturbations tropicales affectent depuis hier, lundi 6 avril, le Sud ouest de l’Océan indien. Un flux d’alizé localement instable s’abat sur la République de Madagascar. Il s’agit d’une dépression cyclonique dénommée Jad qui se caractérise par des fortes tempêtes tropicales situées à 15,8 degrés Sud et 49,8 degrés à l’Est des côtes de Madagascar, plus précisément dans la partie Nord de la Grande Ile. A Antananarivo, Antsiranana, Mahajanga et bien d’autres localités de Madagascar l’on observait un ciel nuageux le matin, et des averses orageux l’après-midi. Selon Yahaya ben Ahmed, ingénieur météorologiste, “ce cyclone se déplace vers le Sud/ouest de l’île sur une vitesse de 18 km/h pour rejoindre un peu la terre de Madagascar”.
Les Comores reçoivent depuis hier des effets nuageux. Ce qui explique les tonnerres suivis d’éclairs et d’averses qui compromettent le temps. Cette situation pourrait continuer dans les prochaines vingt quatre heures. Pour ce qui est du bassin cyclonique du Sud Ouest de l’Océan indien, la dépression tropicale qui se localise sur Madagascar formant ainsi le cyclone pourrait s’affaiblir dans les heures qui suivent. Ce qui épargnerait les Comores d’une menace cyclonique, malgré le temps qu’il fait avec notamment un ciel nuageux depuis hier matin et des averses dans l’après-midi.
Il faudra noter que jusqu’ici, à Maurice, la Réunion, les Seychelles et les Comores aucune menace n’est signalée par la météo.

Kaiva

Ocean Indien: Vers un réseau régional de riposte aux épidémies

Publié le 05/04/2009 à 12:00 par moindjie
Ocean Indien: Vers un réseau régional de riposte aux épidémies
Des médecins et responsables de surveillance de la santé animale suivent actuellement une formation en surveillance épidémiologique et investigation des épidémies à l’Institut de Santé, à Pamplemousses.

L’épidémie du Chikungunya s’est propagée dans l’océan Indien en 2005-2006, en raison de l’absence d’un système d’alerte précoce dans la région.

L’organisation de ces cours de formation, du 23 mars au 9 avril, constitue la première étape dans la création d’un réseau régional de surveillance et de riposte aux épidémies.

 C’est un projet qui découle d’un partenariat entre la Commission de l’Océan Indien (COI), l’Institut de Santé, l’Agence Française de Développement et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

 Il repose sur deux objectifs principaux. Premièrement, soutenir les stratégies régionales de l’OMS par rapport à la surveillance épidémiologique. Deuxièmement, développer les ressources humaines à travers la formation, la recherche et l’expertise en épidémiologie et en santé publique.

La formation est destinée aux cadres de santé des pays de la COI- les Comores, Madagascar, Maurice, la Réunion et les Seychelles. Des cadres impliqués dans la mise en œuvre et la gestion des systèmes de surveillance et de riposte.
Ces cours visent à renforcer leurs capacités dans ces domaines. Une équipe technique les anime en fonction de thèmes, tels que les dynamiques des maladies infectieuses, le rôle du laboratoire en surveillance ou encore les principes de la surveillance des maladies.

Les formateurs comprennent Dr Richard Lepec et Dr Fernando Simon de la COI, Anouk Berger de l’OMS, Dr Jastin Bibi des Seychelles, Dr Farida Oodally du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), ainsi que Dr Luchmaya de l’Institut de Santé.

http://www.lexpress.mu

Ocean Indien: 21 bourses pour notre région

Publié le 04/04/2009 à 12:00 par moindjie
Ocean Indien: 21 bourses pour notre région
L’allocation doctorale permet à des étudiants universitaires de soutenir une thèse. Elle est attribuée pour 3 ans, en aide directe à l’étudiant afin de l’aider à faire face aux nombreux frais de la vie.

Évelyne Tarnus, Véronique Tréport, Karine Hassan et Olivier Sébastien ont bénéficié de l’allocation doctorale. (photo CF)

Le dispositif d’allocation doctorale est structuré depuis 2000, en cohérence avec les orientations stratégiques de la mandature et grâce au soutien important des Fonds Européens, renouvelés chaque année depuis.
C’est d’abord une aide directe à l’étudiant afin de l’aider à faire face aux nombreux frais : loyer, transports, communication, participation à des colloques et séminaires… Depuis 2007, le montant mensuel de l’allocation est de 1.200 euros contre 916 euros précédemment.

Au titre de la session 2009, la Commission Permanente, réunie le 10 mars, a voté l’engagement d’une enveloppe de 907.200 euros correspondant à l’attribution potentielle de 21 allocations, 17 pour La Réunion et 4 réservées au volet "coopération" (étudiants étrangers de la zone : Inde, Australie, Madagascar, les Comores, Maurice).

La durée maximale est de 24 mois, reconductible d’une année (soit au total 36 mois) sur décision d’un comité ad hoc. Le versement de l’allocation est trimestriel, à compter du mois de décembre de l’année d’attribution.

Les dossiers de candidature sont déjà en ligne (http://www.regionreunion.com/fr/spi...), les étudiants ont jusqu’au 30 juin pour les remettre. Après une instruction administrative (juin à août), un Comité d’expertise est invité par la Région à donner son avis. Plusieurs paramètres seront pris en compte, le parcours universitaire, la qualité de l’encadrement, l’apport du sujet traité…
Les thèmes privilégiés pour les travaux de recherche sont entre autres : les changements climatiques, les énergies renouvelables, la biodiversité, les sciences sociales dans l’océan Indien, la santé (maladies émergentes, Cyclotron), le volcan… les sujets ayant un intérêt dans la zone océan Indien.

L’examen des dossiers par le Comité d’expertise se fera le 11 septembre 2009 et les Masters et les mentions doivent être déjà validés. Le recteur a confirmé que l’université mettrait tout en œuvre pour que cela soit fait dans les temps.

La décision d’attribution par la Commission permanente du Conseil régional se fera en novembre et la notification des décisions aux candidats dès l’issue de la Commission permanente.

Cette allocation est un pivot du fonctionnement de la recherche universitaire. Elle permet à des étudiants de soutenir une recherche de haut niveau dans le cadre des laboratoires universitaires et sur des projets d’intérêt local, en relation avec les organismes publics (IRD, BRGM, CIRAD, CNRS, IFREMER, INSERM). Les étudiants réunionnais ou de la zone peuvent ainsi poursuivre des études de 3ème cycle pour accéder aux carrières d’enseignant-chercheur à l’Université, mais également à des postes à responsabilités dans les organismes de recherche, dans les collectivités et dans les entreprises locales (notamment afin d’améliorer leurs capacités de Recherche-Développement). Enfin, elle sert le rayonnement de l’Université, de la recherche et, plus largement, celui de La Réunion au plan national et international, notamment dans les pays de son environnement géographique dans le cadre de programmes de co-développement.

C’est une chance pour notre région qui découle d’une véritable volonté politique. La Région s’implique volontairement dans cette démarche afin de soutenir la recherche universitaire réunionnaise. Si 21 bourses d’allocation sont accordées, c’est grâce au partenariat entre la Région Réunion (20%) et l’Etat (20%), car ces 40% permettent de faire appel au FEDER pour les 60% restants. Seules 5 bourses nationales sont accordées pour l’Université de La Réunion, soit 4 fois moins que les régionales. La collaboration avec les centres de recherche et les laboratoires et l’université en est facilitée.

Il existe aussi une aide peu connue pour l’insertion des jeunes diplômés réunionnais : un dispositif "post-doc". Ce dispositif permet d’aider les entreprises locales à embaucher des jeunes doctorants à travers la prise en charge de la moitié du salaire sur une période de 18 mois. Cette aide fera l’objet d’une campagne de sensibilisation dans les prochains mois.

Réactions

• Véronique Tréport, doctorante en Géographie rattaché au CREGUR, volet F.S.E

Je suis boursière depuis 2006, j’arrive donc bientôt au terme des 3 ans. Si je n’avais pas pu bénéficier de l’allocation doctorale, je n’aurai sûrement pas décidé de soutenir une thèse. C’est quelque chose qui prend énormément de temps. On se couche et on se lève en pensant thèse. Je ne pense pas qu’il soit possible de soutenir une thèse tout en allant travailler. L’allocation m’a aussi permis de maintenir une vie personnelle. Je me suis spécialisé dans les Hauts de l’île, donc je dois faire de fréquents trajets, je consulte parfois des documents qui sont payants, tout cela m’a été permis grâce à l’allocation. On ne le sait souvent pas, mais une thèse coûte cher.

• Karine Hassan, doctorante en Littérature comparée, rattaché au LCF-CRNS, volet coopération régionale

Je suis d’origine comorienne, j’ai pu bénéficier de l’allocation dans le cadre de la coopération régionale. L’allocation m’a d’abord permis de continuer mes études et d’entreprendre une thèse, sans cela, je n’aurai pas pu. Je me suis spécialisée dans la Littérature de la zone indianocéanique. Ce cadre m’a aidé à m’intégrer au sein de l’université, de faire partie d’un groupe de jeunes chercheurs. D’être considérée au même titre que chacun, cela a été pour moi très important et extrêmement valorisant.

• Olivier Sébastien, doctorant en Informatique rattaché à l’IREMIA, volet F.S.E

L’allocation doctorale a été un élément déterminant de ma décision de soutenir une thèse. La soutenance est d’ailleurs pour bientôt. Ça a été pour moi une aventure magnifique. Je travaille sur l’ingénierie et la transmission des savoir-faire. L’université m’a permis une ouverture au sein mes recherches. Je n’ai pas passé mon temps collé derrière un ordinateur, j’ai pu donner des conférences et écrire des articles. Ce partage m’a vraiment beaucoup plu et j’en remercie l’université.

Texte et photo CF

Ocean indien: G20 - Un “nouvel ordre mondial” et beaucoup de questions

Publié le 04/04/2009 à 12:00 par moindjie


Le sommet de Londres, salué unanimement par les dirigeants de la planète, s’est conclu par un accord historique de gouvernance mondiale. Mais de nombreuses interrogations demeurent.

Faut-il voir dans le sommet du G20 à Londres un nouveau Bretton Woods, et l’émergence d’un « nouvel ordre mondial » comme l’a déclaré jeudi Gordon Brown ? Pour la première fois, les principales économies de la planète, à commencer par les Etats-Unis, affichent leur volonté de réguler ensemble certains aspects du capitalisme mondial. Et la pression est montée d’un cran à l’égard des paradis fiscaux. Mais il va falloir mettre les mains dans le cambouis pour traduire les engagements en actes. Relevé des copies en septembre à New York, pour le troisième sommet du G20.
Une liste bien curieuse de paradis fiscaux
Les pays désignés comme paradis fiscaux dans la liste établie par l’OCDE n’ont pas apprécié. La Suisse, le Luxembourg ou le Liechtenstein ont fait part hier de leur mauvaise humeur.
L’OCDE distingue trois listes : une noire (Costa Rica, Malaisie, Philippines et Uruguay), une grise de 38 pays (dont Monaco, le Liechtenstein, la Suisse, le Luxembourg et la Belgique) qui sont priés de traduire leurs engagements en actes, et une liste blanche de pays vertueux. « La liste blanche nous laisse pantois », confie sous couvert d’anonymat un avocat fiscaliste français spécialiste de ces questions. Selon lui, au moins huit des territoires mentionnés – Barbade, Chypre, Guernesey, île de Man, Jersey, Seychelles, îles Vierges et Maurice – font partie des « paradis fiscaux les plus opaques de la terre ». Pour cet avocat, « c’est une liste politique, et pas technique ». Les territoires des sphères d’influence des Etats-Unis, de la Russie, de la Chine et de la Grande-Bretagne ont été préservés. Paradoxalement, ils pourraient même bénéficier d’un transfert des capitaux fuyant les pays des listes grise ou noire. Le Premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, a d’ailleurs jugé « le traitement qui est réservé à certains Etats un peu incompréhensible », en s’étonnant de l’absence des Etats américains du Delaware, du Wyoming et du Nevada. Autres grands absents : les territoires chinois de Hong Kong et de Macao. A l’encontre des Etats des listes grise et noire, il faudra encore mettre en œuvre les sanctions promises. En 2000 déjà, l’OCDE avait établi une liste noire. Mais la quasi-totalité des pays en avaient été peu à peu retirés en échange, déjà, d’engagements de transparence.

Le FMI, grand gagnant du G20
Le Fonds monétaire international voit ses ressources tripler, à 750 milliards de dollars. Le G20 l’a autorisé à émettre des droits de tirage spéciaux (DTS) pour 250 milliards de dollars et à vendre de l’or pour aider les pays en difficulté. Au total, ces mesures représentent 1.100 milliards de dollars. Le Fonds est, de fait, placé au cœur de la réforme des institutions financières voulue par le G20, et voit ses pouvoirs accrus.

Une liste bien curieuse de paradis fiscaux
Les pays désignés comme paradis fiscaux dans la liste établie par l’OCDE n’ont pas apprécié. La Suisse, le Luxembourg ou le Liechtenstein ont fait part hier de leur mauvaise humeur.

L’OCDE distingue trois listes : une noire (Costa Rica, Malaisie, Philippines et Uruguay), une grise de 38 pays (dont Monaco, le Liechtenstein, la Suisse, le Luxembourg et la Belgique) qui sont priés de traduire leurs engagements en actes, et une liste blanche de pays vertueux. « La liste blanche nous laisse pantois », confie sous couvert d’anonymat un avocat fiscaliste français spécialiste de ces questions. Selon lui, au moins huit des territoires mentionnés – Barbade, Chypre, Guernesey, île de Man, Jersey, Seychelles, îles Vierges et Maurice – font partie des « paradis fiscaux les plus opaques de la terre ».

Pour cet avocat, « c’est une liste politique, et pas technique ». Les territoires des sphères d’influence des Etats-Unis, de la Russie, de la Chine et de la Grande-Bretagne ont été préservés. Paradoxalement, ils pourraient même bénéficier d’un transfert des capitaux fuyant les pays des listes grise ou noire.

Le Premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, a d’ailleurs jugé « le traitement qui est réservé à certains Etats un peu incompréhensible », en s’étonnant de l’absence des Etats américains du Delaware, du Wyoming et du Nevada. Autres grands absents : les territoires chinois de Hong Kong et de Macao. A l’encontre des Etats des listes grise et noire, il faudra encore mettre en œuvre les sanctions promises. En 2000 déjà, l’OCDE avait établi une liste noire. Mais la quasi-totalité des pays en avaient été peu à peu retirés en échange, déjà, d’engagements de transparence.

Le FMI, grand gagnant du G20
Le Fonds monétaire international voit ses ressources tripler, à 750 milliards de dollars. Le G20 l’a autorisé à émettre des droits de tirage spéciaux (DTS) pour 250 milliards de dollars et à vendre de l’or pour aider les pays en difficulté. Au total, ces mesures représentent 1.100 milliards de dollars. Le Fonds est, de fait, placé au cœur de la réforme des institutions financières voulue par le G20, et voit ses pouvoirs accrus.
Pas de plan de relance

La presse américaine regrettait hier l’absence d’engagement en faveur de nouvelles mesures de relance. « Ils ont failli » à un moment où l’économie mondiale est en train d’« imploser », assénait même le New York Times. Les Européens ne voulaient pas remettre la main à la poche. Le G20 se contente donc de promettre de « fournir l’effort budgétaire nécessaire pour restaurer la croissance ».

Les hedge funds sous surveillance
Les principaux « fonds spéculatifs » (hedge funds) pèsent 1.200 milliards de dollars, et la perspective de leur faillite, capable d’entraîner des pays entiers dans leur chute, a donné des sueurs froides aux dirigeants mondiaux depuis la crise financière. Selon Nicolas Sarkozy, tous les grands hedge funds devront se faire immatriculer auprès d’un superviseur et faire preuve de transparence sur leur gestion. Les engagements des banques envers ces fonds devront être contrôlés.

La rémunération des traders en question
Les prises de risque excessives seront découragées. Les banques qui auraient des politiques trop risquées « en supporteront le prix » en termes d’exigences de capital supplémentaire sur ces activités de la part des autorités de supervision, selon Nicolas Sarkozy.

http://www.francesoir.fr/politique/2009/04/04/g20-un-nouvel-ordre-mondial-et-beaucoup-de-questions.html

Ocean Indien: Infectiologie, Les énigmes du chikungunya

Publié le 31/03/2009 à 12:00 par moindjie
LIBREVILLE, 30 mars (Infosplusgabon) - L’ampleur et la gravité de l’épidémie en cours dans l’océan Indien a suscité de nombreuses interrogations sur la maladie.

Alors que l’épidémie continue de s’étendre à La Réunion, mais aussi dans les îles voisines (Madagascar, Comores, Mayotte, Maurice, Seychelles), les scientifiques sont confrontés à plusieurs zones d’ombre. D’où l’urgence d’activer les recherches concernant le virus, son vecteur, la transmission de la mère à l’enfant… Le point sur les principales questions.

Quelle est l’importance exacte de l’épidémie et sa gravité ?

Plus que la simple déclaration de cas, des diagnostics sérologiques sont nécessaires pour évaluer avec précision la séroprévalence, c’est-à-dire la fréquence de la présence du virus dans la population. Les premiers résultats, obtenus chez 567 femmes enceintes, donnent un chiffre de 20 %, soit extrapolé à l’ensemble de la population de l’île, 150 000 personnes. Par ailleurs, le taux de mortalité sur l’île est en cours de calcul : il pourrait avoir été en 2005 supérieur de 10 % à celui de 2004. Après près d’un an d’épidémie, 93 décès, directs et indirects, ont été recensés. Début mars, le virus a été identifié dans le liquide cépha-lorachidien d’une fillette décédée, attestant que l’infection peut être directement mortelle.

Quel moustique ?

Encore beaucoup d’inconnues sur le vecteur. Aedes albopictus est-il le seul à transmettre le virus ? La démoustication est-elle efficace ? « En matière d’arbovirus, le vecteur est au cœur de tout » , précise Hervé Zeller, directeur du Centre national des arbovirus de Lyon. Aussi des études entomologiques sont-elles prévues.

Y a-t-il co-infection avec la dengue ?

15 cas de co-infection avec la dengue ont été recensés. Transmis par le même moustique, A. albopictus , les deux virus sont-ils véhiculés lors de la même piqûre, ou s’agit-il de deux infections espacées dans le temps ? Une étude fondée sur des sérologies spécifiques est en cours.

Comment se développe la maladie ?

Fièvre élevée et douleurs articulaires sont les symptômes les plus courants. Mais le mécanisme de l’inflammation articulaire reste mal connu. Il pourrait être auto-immun. Par ailleurs, à côté des formes sévères (méningo-encéphalites, péricardites, hépatites), il existe de nombreuses formes modérées, voire asymptomatiques. La rareté des porteurs sains, qui ont été en contact avec le virus sans développer la maladie, intrigue les chercheurs.

Quelle transmission mère-enfant ?

C’est en décembre 2005 qu’elle a été décrite pour la première fois et, depuis, 33 cas ont été recensés, dont un mortel. Il semble que le nouveau-né soit infecté juste au moment de l’accouchement et que le risque se situe surtout dans la semaine qui suit la piqûre par le moustique, lorsque le virus se multiplie dans l’organisme de la mère. Mais le mécanisme exact est encore inconnu. 5000 femmes enceintes seront donc soumises à une étude. Avec leurs enfants, elles continueront à être suivies pendant au moins deux ans afin de dépister d’éventuelles conséquences neurologiques chez les bébés.

Quels médicaments ?

En l’absence d’antiviral et de vaccin, le traitement repose sur la seule prise en charge de la douleur. Mais les doses élevées d’anti-inflammatoires et de paracétamol (toxique pour le foie à partir de 6 grammes par jour) pourraient, sur des foies ou des reins déjà malades (alcool, diabète), avoir participé aux complications. Le pouvoir thérapeutique de 170 molécules va être rapidement testé.

FIN/IPG/LMP/2009

Quatre groupes de l’Océan Indien sont déjà annoncés !

Publié le 23/03/2009 à 12:00 par moindjie
Quatre groupes de renom de l’Océan Indien vont participer à la 16ème édition du festival Donia, à Nosy Be, cette année. Eliasse des Comores, Rity Baco de Mayotte, Ti Rat & Rouge Reggae et Firmin Viry de La Réunion. En ajoutant à cette liste le nom de quelques groupes malgaches, Lianah et Wawa, on sent déjà que Nosy Be vibrera cette fois sur les rythmes tropicaux chauds.

Wawa et Lianah, ne sont plus à présenter dans le petit cercle musical national et même dans l’Océan Indien. Pour Nosy Be et surtout pour les membres du comité d’organisation du festival (Confestin), Wawa est un « zanaka an-trano ». Il est originaire de Nosy Be et il doit sa carrière, en partie, au Confestin qui l’a beaucoup poussé. Lianah par contre, est qualifiée comme une étoile montante de la musique tropicale du Nord. Elle véhicule surtout l’« antosy » et a déjà sa part dans le marché national de l’art musical.

Eliasse des Comores.

Eliasse est originaire des « îles de la lune », de l’archipel des Comores, situé entre l’Afrique et Madagascar. Au cours de sa carrière musicale, il a su créer un style original et épuré qui séduit un public grandissant. Depuis 1999, il participe aux tournées internationales de Maalesh en tant que choriste et percussionniste. Mais il avoue que la guitare l’a toujours attiré depuis son enfance. Grâce à sa voix douce, à ses mélodies pures et à la maîtrise de son instrument, on le désigne à Mayotte comme « l’étoile montante des Comores ».

Ti Rat, n’est autre que le leader du groupe Rouge Reggae, une figure emblématique du reggae réunionnais. Il se définit comme un combattant insulaire. « Rouge Reggae » a été créé en 1991 à St Anne (La Réunion) dans un esprit visant l’ouverture spirituelle sur une vision du monde où la discrimination raciale, la honte, l’exclusion sociale, la violence et les guerres n’ont plus leur place. « Nous sommes prisonniers de la culture NIKE et Mc do, et dans ce sens, notre combat rejoint celui de nos frères jamaïcains », dit l’artiste.

Rity Baco de Mayotte.

Rity Baco fait partie des jeunes artistes mahorais qui ont commencé dans le rap. Lorsqu’ils sont arrivés en France, ils se sont tournés vers la musique locale : le Migôdro. Adepte du célèbre proverbe, « l’habit ne fait pas le moine », dans son look au quotidien, il ne présente aucun trait d’un rappeur. Il est le deuxième artiste mahorais (après Alpha Dini) à avoir intégré le Conservatoire de Musique. Pour perfectionner son œuvre Rity Baco a suivi durant une année le Conservatoire de Musique de Limoges.

Firmin Viry de La Réunion.

Firmin Viry chante et joue le « maloya », une musique traditionnelle créole de La Réunion qu’on ne présente plus dans la Grande île. Chez les Viry, tout le monde est musicien. Sur scène, il est accompagné par toute sa famille. Grâce à eux, le « maloya » a pu sortir la tête de l’eau puisque ce style, issu de l’esclavage, a failli être étouffé par les pouvoirs publics. Le « maloya » est en fait la face profane d’un rite sacré et confidentiel : le « kabaré » ou le culte des ancêtres, fondamental pour rester en communion avec les esprits et les anciens. Firmin a évidemment conservé l’héritage instrumental de ce rituel.

Visiblement, la liste des artistes qui vont participer à la 16ème édition du festival Donia cette année n’est pas encore close. On sait par ailleurs que des spectacles auront lieu dans la capitale et à Antsiranana, une semaine avant la manifestation générale de Nosy Be. D’autres artistes vont certainement venir.

http://www.madagascar-tribune.com/Quatre-groupes-de-l-Ocean-Indien,11488.html

Ocean Indien: La COI appelle à restaurer l'ordre constitutionnel

Publié le 22/03/2009 à 12:00 par moindjie
PORT-LOUIS - La Commission de l'Océan Indien (COI) a appelé samedi dans un communiqué les acteurs politiques malgaches à "restaurer rapidement l'ordre constitutionnel" à Madagascar.

La COI "invite les acteurs politiques malgaches à restaurer rapidement l'ordre constitutionnel", indique-t-elle dans ce communiqué publié par son secrétariat dont le siège est à l'île Maurice.

L'organisation régionale, qui regroupe les Comores, Madagascar, Maurice, la Réunion (France) et les Seychelles, a aussi demandé que "la sécurité de (l'ancien président déchu) Marc Ravalomanana soit assurée".

Le ministre des Affaires étrangères mauricien, Arvin Boolell, a pour sa part indiqué que Maurice, s'alignant sur la position de l'Union africaine, souhaite l'organisation d'élections à Madagascar le plus vite possible. Andry Rajoelina a prêté serment samedi matin, à Antananarivo, comme président de transition de Madagascar.

La communauté internationale a largement condamné la façon dont il a accédé au pouvoir, que plusieurs pays ont qualifiée de "coup d'Etat".

http://www.portalangop.co.ao/motix/fr_fr/noticias/africa/COI-appelle-restaurer-ordre-constitutionnel,7f4a50f9-0af3-417a-a45b-4a942703f326.html