Créer un blog Présentation

Nom du blog :
moindjie
Description du blog :
ce blog joue le rôle d'intermédiaire entre les Comores et ses citoyens a l'étranger
Catégorie :
Blog Actualité
Date de création :
24.01.2008
Dernière mise à jour :
04.07.2008
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<

Navigation

Accueil
Livre d'or moindjie
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· Intervention de Mohamed Abdulwahab: La guerre d'Anjouan aura lieu
· Evénement : 'MISS COMORES 2008'
· Lu pour vous : La France prête à agir en cas de débarquement à Anjouan
· Sambi décidé à engager les opérations militaires
· Un journaliste de plus empêché de travailler
· ANJOUAN DEMAIN?
· L'union fait la force.
· LE TOURISME AUX COMORES
· Commentaires!!!!!!!!!!!!!!!!!
· Debarquement à Anjouan

Statistiques



Ajoutez aux favoris 20 derniers commentaires

MERCI
03.07.2008
WHO'WHO : Luc Hallade
03.07.2008
Départ de christian Job
03.07.2008
Départ de christian Job
03.07.2008
soyez objectif
28.06.2008
comorienne fière del\'etre
27.06.2008
comorienne fière del'etre
27.06.2008
salut
26.06.2008
Limogeage d'un membre du conseil constitutionnel
26.06.2008
Mouignihazi
26.06.2008
AU SECOURS BOLERO : Notre pays s'enfonce
24.06.2008
ET SI DIEU NOUS PUNISSE
20.06.2008
JUSTICE
20.06.2008
wassi na wassi
18.06.2008
wassi na wassi
18.06.2008
wassi na wassi
18.06.2008
wassi na wassi
18.06.2008
wassi na wassi
18.06.2008
wassi na wassi
18.06.2008
wassi na wassi
18.06.2008
RSS

Blogs à découvrir :

· lireenpremiere
· nosimpressions
· feobus
· lesrumeursajojo
· djamazz
· stoppeur04
· mronimutsamudu
· sergegrah
· kabylieazouzanet
· edouardtamba

Cour constitutionnelle : Le président Sambi demande le remplacement du président de la Cour

Posté le 25.06.2008 par moindjie
Cour constitutionnelle : Le président Sambi demande le remplacement du président de la Cour
Lui reprocherait- on d'avoir favorisé le candidat Mohamed Djaanfari au détriment du Moussa Toybou, soutenu par le président Sambi ? Sambi veut la destitution de Mouzaoir pour pour pouvoir imposer son poulain.Il sait que les Anjouanais ont décidé de ne pas voter son candidat.Il voit qu'une seule solution pour pouvoir truquer les éléctions, sauter le président actuel de la Cour Constitutionnelle. On viendra nous souler que Sambi veut le bien des Comoriens. Celui qui ne veut pas comprendre les intentions de Sambi ne comprendra jamais rien. Lui qui se permet de dire qu'il est démocrate.Drole de démocrate.Va- t-il vraiment limoger Mouzaoir?... ......... ....Attendons voir.

Commentaire
cette information qui est crédible est une honte pour la démocratie comorienne. Sambi va virer tous les politiciens qui n'acceptent pas ses décisions, même la cour suprême n'est pas à l'abri , alors qu'elle n'a fait qu' appliquer la loi . les juges et magistrats sont limogés et remplacés lorsqu'ils n'appliquent pas la volonté de Sambi. Peut on encore parler de démocratie aux comores ? La communauté internationale soutient des décisions d'un régime bafouant les principes même de la démocratie ..
Rappellez vous que la plupart des hommes politiques ralliés à l'ancien président déchu de l'île d'Anjouan disaient à qui voulaient l'entendre que Sambi n'est pas un type "clean" , et surement pas un démocrate. Il n' a qu'une vision des choses et tout le monde doit accepter cette vision .

rappellez vous que le procureur de la république d'Anjouan a été viré parce qu'il faisait que son job , et qu'il avait déclaré qu'il n y avait aucun motif d'inculpation des politiciens jetés en prison , et qu'il fallait proceder donc à leur libération . en disant cela , il a signé son arrêt de limogeage... .. Quelle démocratie l'union africaine est entrain d'installer aux comores ? ben bravo!!!!!



--

Cour constitutionnelle : Le président Sambi demande le remplacement du président de la Cour

Posté le 25.06.2008 par moindjie
Cour constitutionnelle : Le président Sambi demande le remplacement du président de la Cour
Lui reprocherait- on d'avoir favorisé le candidat Mohamed Djaanfari au détriment du Moussa Toybou, soutenu par le président Sambi ? Sambi veut la destitution de Mouzaoir pour pour pouvoir imposer son poulain.Il sait que les Anjouanais ont décidé de ne pas voter son candidat.Il voit qu'une seule solution pour pouvoir truquer les éléctions, sauter le président actuel de la Cour Constitutionnelle. On viendra nous souler que Sambi veut le bien des Comoriens. Celui qui ne veut pas comprendre les intentions de Sambi ne comprendra jamais rien. Lui qui se permet de dire qu'il est démocrate.Drole de démocrate.Va- t-il vraiment limoger Mouzaoir?... ......... ....Attendons voir.

manifestation que l'assocition des étudiants comoriens de Paris8 organises le vendredi 27 juin à l'U

Posté le 25.06.2008 par moindjie
Pour clôturer les conférences de l’Arc-en-ciel, une manifestation exceptionnelle est prévue le vendredi 27 juin 2008, de 17 h à 20h30
Bât C salle Co22 à l’université de Saint Denis Paris 8.
Programme :

17h-18h30 : expression culturelle et artistique. Des artistes des Comores et d’autres pays, notamment Hatub Abdoulkarim, Bolero et Selim Dorani(Djiboutien) interpréteront quelques compositions musicales

18h30-20h30 : projection d’un documentaire de l’anthropologue Abdérémane Said Mohamed suivie d’un débat.

Voici le contenu :
« Pour une sauvegarde du patrimoine matériel et immatériel des Comores.
Peuple îlien et voyageur, les Comoriens doivent beaucoup au boutre "djahazi". Embarcation d'origine arabe, le « djahazi » a survécu à toutes les mutations des Comores.
Il est aujourd'hui menacé de disparaître définitivement après avoir perdu son rang de "Msafiri"pour être reléguer à celui de "Mdjahazi" (esclave, galérien) pour décharger les marchandises arrivées par bateau au large.
Ce documentaire d’ABDEREMANE Said Mohamed (Wadjih), commencé en 1999 et achevé en 2005 essaie de retracer l’histoire du Djahazi, des Nahoudha (capitaine de boutres), des baharia (hommes d’équipage), des charpentiers de marine, en replaçant à chaque fois le récit dans la culture globale comorienne.
Ce documentaire constitue également un hommage appuyé à tous les hommes de la mer, notamment, à Mze Mroipvili, dont une vie de 60 ans passée près des boutres s’est achevée en 2006 avec son décès »

Votre présence est vivement souhaitée ! Nous invitons aussi toutes celles et ceux qui avaient fait une conférence dans le cadre de l’Arc-en-ciel.
Les produits des artistes seront en vente sur place.

Association des étudiants comoriens de paris8.
2 rue de la Liberté - 93526 St Denis cedex
Tel : 01-48-27-17-51
mail : ibrahimbarwane@yahoo.fr
M° : Saint-Denis Université (ligne 13)

UNE CONTRADICTION LOGIQUE ...

Posté le 25.06.2008 par moindjie

«Un viol est un acte criminel, il devient un acte d'amour dès lors qu'il est infligé à un africain.»

L'Office avait rejeté le 6 avril dernier une demande d'asile en France du colonel Bacar estimant que « Les intéressés ont commis aux Comores des faits graves qui les excluent du bénéfice du statut de réfugié en France ».

L'avocat général François Basset a estimé quand à lui, que "les autorités comoriennes n'apportaient pas un début de commencement de preuves" dans leur dossier de demande d'extradition s'agissant des exactions reprochées au colonel Bacar. Il a requis donc un avis défavorable à la demande des Comores.

Une logique simple : L'Ofpra ne peut pas lui accorder l'asile en France car les actes commis à Anjouan par Bacar sont considérés « trop » graves en France.
L'avocat général, ayant la certitude que le colonel ne sera jamais en France et que le Benin (pays africain) est prêt à l'accueillir, les actes commis par Bacar deviennent des actes d'amour et de bravoure.

Rédaction Wongo

EN ATTENDANT LE VOTE DES BETES SAUVAGES

Posté le 25.06.2008 par moindjie

LA FRANCE VOTE MOHAMED DJAANFAR


La Cour d'appel de Saint-Denis vient de donner un avis défavorable à l'extradition du président déchu de l'île comorienne d'Anjouan Mohamed Bacar et des hommes de sa garde rapprochée, réclamée par l'Union des Comores.

Un signal fort est envoyé par la France au futur président anjouanais qui sera élu dans quatre jours. Il n'a rien à craindre. Il pourra tuer, piller, déstabiliser le pays, il ne sera jamais jugé de ses actes. Au moment venu, on viendra le chercher pour le protéger. Mayotte n'est pas loin. On sait très bien que l'impunité de Bacar va encourager d'autres comoriens à faire pareil.
La politique de la France vis-à-vis des Comores tient à une seule phrase : « Déstabiliser les 3 autres îles. » pour montrer à l'opinion internationale que les Comores à 3 ils n'arrivent pas à se gérer à 4 cela sera encore pire.

En droit international et en droit comorien la France est illégale à Mayotte. D'ailleurs je n'arrive pas à comprendre pourquoi les Comores sont revenus à leur décision d'interdire d'accueillir les ressortissants comoriens refoulés de Mayotte par l'administration française.

En tout cas bravo la France pays de droit de l'homme.En donnant raison à Mohamed Bacar, la justice française discrédite le président Sambi, et participe implicitement à la victoire de Mohamed Djaanfar au détriment du candidat soutenu par le gouvernement central : Moussa Toybou.

F. NAIL

Source : bellaciao

Le Colonel Bakar en exil à Cotonou Le Bénin, dépotoir des dictateurs africains ?

Posté le 25.06.2008 par moindjie

Le Bénin sera finalement le point de chute de l'ancien président Anjouanais, Mohamed Bakar. L'information est passée hier sur Radio France internationale. Chassé du pouvoir, il y a quelques mois par les troupes comoriennes appuyées par les forces de l'Union Africaines, Mohamed Bakar s'était réfugié à la Réunion, une île française. A sa grande déception, il a vu sa demande d'asile rejeté par la justice française qui l'a plutôt inculpé pour divers chefs d'accusation dont la détention illégale d'armes. Aujourd'hui, la situation de l'ancien homme fort des Comores semble se rétablir. Mohamed Bakar est apparemment au bout de ses peines. Le Bénin aurait accepté de l'accueillir comme lui-même l'a souhaité.
C'est donc un sentiment de soulagement qui doit animer actuellement l'ancien homme fort d'Anjouan, quand on sait que le gouvernement de son pays a, à plusieurs reprises réclamé son extradition afin de pouvoir le juger. Avec l'arrivée de cet hôte qui est à la limite encombrant, le Bénin s'illustre une nouvelle fois comme étant une terre d'asile pour tous les Africains. Cependant, devrait-on offrir l'hospitalité à tout individu ? Même ceux qui ont trahi leur pays ? Aujourd'hui, il est clair que Mohamed Bakar au Bénin, c'est le nombre des anciens déchus et autres rebelles de tout acabit et de tout horizon qui grossit. En effet, plusieurs politiciens qui ne sont pas en odeur de sainteté dans leur pays séjournent au Bénin depuis des années en toute tranquillité. Le Colonel Bakar vient donc sûrement avec ses hommes de mains allonger le rang de ses hommes en conflit avec leur pays. Ce qui inquiète surtout dans l'arrivée de ce colonel putschiste est que la France qui a entretenu des relations avec ce monsieur pendant qu'il était au pouvoir et qui a des moyens de le surveiller, n'a pas daigné le recevoir sur son territoire. Alors que le Bénin l'accueille à bras ouverts. Face à cette situation, on se demande ce que cela cache. Le gouvernement se doit donc de prendre des mesures adéquates pour informer et rassurer les Béninois sur les conditions dans lesquelles Mohamed Bakar doit séjourner au Bénin. La quiétude du Bénin en dépend.
Benoît Mètonou
La Nouvelle Tribune

Manifestation exceptionnelle le vendredi 27 juin 2008 à l'université de Saint Denis Paris 8

Posté le 25.06.2008 par moindjie

Pour clôturer les conférences de l'Arc-en-ciel, une manifestation exceptionnelle est prévue le vendredi 27 juin 2008, de 17 h à 20h30
Bât C salle Co22 à l'université de Saint Denis Paris 8.
Programme :
17h-18h30 : expression culturelle et artistique. Des artistes des Comores et d'autres pays, notamment Hatub Abdoulkarim, Bolero et Selim Dorani(Djiboutien) interpréteront quelques compositions musicales

18h30-20h30 : projection d'un documentaire de l'anthropologue Abdérémane Said Mohamed suivie d'un débat.
Voici le contenu :
« Pour une sauvegarde du patrimoine matériel et immatériel des Comores.
Peuple îlien et voyageur, les Comoriens doivent beaucoup au boutre "djahazi". Embarcation d'origine arabe, le « djahazi » a survécu à toutes les mutations des Comores.
Il est aujourd'hui menacé de disparaître définitivement après avoir perdu son rang de "Msafiri"pour être reléguer à celui de "Mdjahazi" (esclave, galérien) pour décharger les marchandises arrivées par bateau au large.
Ce documentaire d'ABDEREMANE Said Mohamed (Wadjih), commencé en 1999 et achevé en 2005 essaie de retracer l'histoire du Djahazi, des Nahoudha (capitaine de boutres), des baharia (hommes d'équipage), des charpentiers de marine, en replaçant à chaque fois le récit dans la culture globale comorienne.
Ce documentaire constitue également un hommage appuyé à tous les hommes de la mer, notamment, à Mze Mroipvili, dont une vie de 60 ans passée près des boutres s'est achevée en 2006 avec son décès »
Votre présence est vivement souhaitée ! Nous invitons aussi toutes celles et ceux qui avaient fait une conférence dans le cadre de l'Arc-en-ciel.
Les produits des artistes seront en vente sur place.
Association des étudiants comoriens de paris8.
2 rue de la Liberté - 93526 St Denis cedex
Tel : 01-48-27-17-51
mail : ibrahimbarwane@yahoo.fr
M° : Saint-Denis Université (ligne 13)

Zimbabwe : le chef de l'opposition salue la déclaration de l'ONU

Posté le 25.06.2008 par moindjie
Comme le Conseil de sécurité de l'ONU la veille, l'opposant Morgan Tsvangirai a jugé mardi 24 juin "impossible" la tenue du second tour de l'élection présidentielle au Zimbabwe, prévu vendredi, tant que les "conditions actuelles" persisteront. L'ONU "ne peut que recommander (...) de reporter l'élection", a estimé dans un entretien avec l'AFP le chef du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), qui a renoncé dimanche à se présenter face au président sortant Robert Mugabe, à cause de la flambée de violences contre ses partisans.
Suivez l'information en continu, accédez à 70 fils de dépêches thématiques.
Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts
SUR LE MÊME SUJET
Vidéo Ban Ki-moon : "Des élections libres et justes sont impossibles au Zimbabwe"
Les faits Le président du Zimbabwe résiste à la pression de l'ONU
Entretien "Le retrait de Tsvangirai est un appel"
Les faits Le chef de l'opposition se réfugie à l'ambassade des Pays-Bas
Les faits Tsvangirai renonce à affronter Mugabe
Edition abonnés Fiche pays : Zimbabwe

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a "déconseillé fermement" lundi aux autorités zimbabwéennes d'organiser l'élection ce vendredi. Le Conseil de sécurité a ensuite condamné le "comportement du gouvernement qui a dénié à ses opposants politiques le droit de faire librement campagne", ajoutant que les violences et restrictions "ont rendu impossible la tenue d'une élection libre et équitable le 27 juin". Cette résolution, non contraignante, a été salué par Morgan Tsvangirai comme "très importante", dans un entretien à la radio néerlandaise, estimant que "la combinaison de l'Union européenne et des Nations unies produira la pression nécessaire", et que Robert Mugabe "ne pourra pas lutter plus longtemps en nuisant à l'opposition". "Le gouvernement peut faire ce qu'il veut : il n'y aura pas d'élections car moi, en tant que concurrent je n'y participerai pas et (parce que) les gens n'y participeront pas", a-t-il ajouté. Réfugié depuis dimanche à l'ambassade des Pays-Bas à Harare, il entend en partir dès qu'il jugera sa sécurité "assurée", selon lui"dans les deux prochains jours".
"SILENCE ASSOURDISSANT"

L'ex-Haut représentant de l'ONU et de l'UE en Bosnie-Herzégovine, le Britannique Paddy Ashdown, a craint dans leTimes que la violence persistante au Zimbabwe débouche sur un "génocide", qui nécessiterait selon lui une action militaire internationale au sein de laquelle le Royaume-Uni, ancienne puissance coloniale, jouerait un "rôle sensible". Il a ensuite estimé sur BBC4 que les déclarations et résolutions de l'ONU "devraient avoir une certaine influence et produire de l'effet", et rappelé le rôle-clé que peut jouer le président sud-africain Thabo Mbeki, qui a observé jusqu'ici un"silence assourdissant".

A défaut de M. Mbeki, chargé d'une médiation dans cette crise et à la tête de la plus grande puissance régionale, c'est le chef de son parti, Jacob Zuma, qui s'est exprimé : "La situation au Zimbabwe échappe à tout contrôle. Nous ne pouvons être d'accord avec ce que fait la Zanu-PF (parti de Robert Mugabe) actuellement", a dénoncé le président de l'ANC lors d'une conférence. Il a demandé aux Nations unies ainsi qu'à la SADC (Communauté pour le développement de l'Afrique australe) d'intervenir d'urgence. Le président sénégalais, Abdoulaye Wade, a de son côté demandé à son homologue zimbabwéen de reporter le second tour de la présidentielle. Dans son communiqué, il explique que M. Tsvangirai s'est réfugié à l'ambassade néerlandaise après avoir été "alerté par des amis" de l'imminence d'une perquisition de soldats à son domicile, dimanche.

Comores/France AFFAIRE BACAR : L'INJUSTICE FRANCAISE

Posté le 25.06.2008 par moindjie

Tribune libre
À vrai dire, les réquisitions de l'avocat général ne laissaient aucun doute sur la décision qui a été prise aujourd'hui par la chambre de l'instruction de St-Denis au sujet de l'extradition de BACAR. Il ne fallait donc pas rêver. Les dés étaient pipés et la messe dite, depuis très longtemps. L'application de la règle de la réciprocité, argument phare, mis en avant par l'illustre avocat Jacques VERGES n'a produit aucun effet. C'est une mascarade. Un déni de justice. Il fallait seulement amuser la galerie et démontrer par ailleurs que la justice française était souveraine et qu'elle ne faisait qu'appliquer la loi. Le piège tendu aux autorités comoriennes qui se sont montrées d'une naïveté infantile a donc merveilleusement fonctionné. Cet arrêt permet désormais, aux autorités politiques françaises de fuir définitivement leurs responsabilités. Le principal reproche et non des moindres que l'on puisse adresser à nos dirigeants est d'avoir fait confiance à la France et d'avoir naïvement cru que la françafrique était morte.
En effet, à son arrivée à l'île de la Réunion, BACAR avait déclaré aux journalistes qu'il faisait confiance à la Justice française. Pour une fois, il avait entièrement raison et savait bien ce qu'il disait. Les autorités de notre pays elles, ont gobé la version françafricaine de M. KOUCHNER qui leur avait promis le retour forcé et dans les meilleurs délais du dictateur. Raté !
A la veille de sceller la désintégration de notre pays en cautionnant la départementalisation de Mayotte, SAMBI et ses amis devraient se rappeler que les engagements pris par la France ne seront jamais respectés. Ils auront donc vendu Mayotte pour des clopinettes, peut être même, pour rien.
Il convient de rappeler que par sa capitulation (je ne trouve pas d'autre mot), l'Etat comorien a raté une occasion en or d'obtenir l'extradition de BACAR. Contre vents et marrées, il eut été juste et efficient de maintenir la décision initialement prise, de refuser d'accueillir les soi-disant «clandestins» en provenance de Mayotte. Nous disposions là, d'une monnaie d'échange d'une valeur inestimable car, dans sa politique xénophobe de lutte contre l'immigration clandestine, l'administration française était horriblement, contrariée aux encablures. Au lieu d'agir avec fermeté comme le souhaitait l'immense majorité de la population, SAMBI a fait le mauvais choix de faire volt-face. D'autre part, le gouvernement de notre pays n'a donné aucune garantie quant à l'organisation d'un procès équitable en cas d'extradition, offrant ainsi aux défenseurs de BACAR, un motif de plaider contre le retour forcé de leur client. Les conditions inhumaines dans lesquelles sont maintenus les prisonniers ne plaident pas en faveur d'un retour du dictateur. Les personnes arrêtées méritent d'être jugées conformément aux règles de droit et sur la base d'éléments de preuves irréfutables. Aujourd'hui, c'est un véritable GUANTANAMO que les autorités ont crée. Il est urgent de remédier à ce dysfonctionnement qui n'honore pas notre système judiciaire. Nous étions nombreux à critiquer les méthodes expéditives du dictateur BACAR, il serait donc regrettable de le reproduire à grande échelle.
Pour finir, il faut retenir que la France continue et continuera, encore et toujours, son oeuvre destructrice et déstabilisatrice de notre pays au grand désarroi du peuple. Quant à BACAR, il pourra toujours compter sur la protection et sur la bienveillance de son maître dont il a servi des années durant, les intérêts. Ses proches collaborateurs, réfugiés à Mayotte, ont bénéficié de l'asile politique et même du droit de travailler. Les autres «clando» eux, subissent les humiliations des forces de l'ordre avant d'être enfermés en surnombre comme du bétail dans un centre de rétention «indigne de la République».
Cet affront fait à notre peuple et à notre Justice, peut-il inciter nos dirigeants à plus de vigilance et de fermeté à l'égard de la politique néocolonialiste de la France ? Malheureusement, le virage amorcé par SAMBI et ses amis n'appelle pas à l'optimisme. Devant cette allégeance aveugle, il appartient aux femmes et aux hommes de bonne volonté de s'unir afin de porter encore plus haut, les intérêts légitimes de notre peuple et surtout de lutter contre toute manoeuvre, destinée à porter atteinte à l'intégrité de notre territoire.
MAYOTTE EST COMORIENNE ET LE RESTERA À JAMAIS. C'est une vérité historique que nul ne peut nier.
A PARIS, LE 24/06/2008/ AHMED

Mohamed Bacar ne sera pas extradé vers les Comores

Posté le 24.06.2008 par moindjie

SAINT-DENIS DE LA REUNION (Reuters) - La cour d'appel de Saint-Denis de la Réunion a rendu un avis défavorable à la demande d'extradition de Mohamed Bacar, ancien président de l'île comorienne d'Anjouan, présentée à la France par l'Union des Comores.
Le colonel Bacar reste assigné à résidence dans une base aérienne de l'île de la Réunion, avec 19 membres de sa garde rapprochée qui l'avaient accompagné dans sa fuite le 27 mars dernier.
L'ancien président renversé militairement et ses hommes sont sous le coup d'un arrêté de reconduite à la frontière vers un pays tiers qui accepterait de les accueillir.
Après avoir entendu la décision de la cour d'appel, qui oblige l'Etat français à ne pas donner suite à la demande d'extradition, Mohamed Bacar n'a donné aucune indication sur sa destination finale.
"On ne pourra pas garder éternellement ces hommes dans une base aérienne", a commenté Me Marie Briot, son avocate. "Il va bien falloir trouver une solution".
Le 5 juin dernier, à l'audience, l'avocat général avait requis un avis défavorable à la demande des Comores, qui accusent l'ex-président d'Anjouan d'"atteinte à l'autorité et l'intégrité de l'Etat" et de "complicité d'homicide, de coups et blessures volontaires et de viols" et souhaitent le juger sur leur sol.
Mandaté par l'Union des Comores, Me Jacques Vergès avait au contraire estimé que les faits méritaient "un examen par la justice comorienne, peut-être avec des observateurs français".
Ile de l'océan Indien peuplée d'environ 200.000 habitants, Anjouan fait partie de l'archipel de la République fédérale islamique des Comores depuis 1974.
Bernard Grollier, édité par Pascal Liétout
Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus