Créer un blog Présentation

Nom du blog :
moindjie
Description du blog :
ce blog joue le rôle d'intermédiaire entre les Comores et ses citoyens a l'étranger
Catégorie :
Blog Actualité
Date de création :
24.01.2008
Dernière mise à jour :
19.08.2008
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<

Navigation

Accueil
Livre d'or moindjie
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· Intervention de Mohamed Abdulwahab: La guerre d'Anjouan aura lieu
· Evénement : 'MISS COMORES 2008'
· Lu pour vous : La France prête à agir en cas de débarquement à Anjouan
· Sambi décidé à engager les opérations militaires
· Un journaliste de plus empêché de travailler
· ANJOUAN DEMAIN?
· L'union fait la force.
· LE TOURISME AUX COMORES
· Commentaires!!!!!!!!!!!!!!!!!
· Debarquement à Anjouan

Statistiques



Recherche personnalisée

Derniers commentaires

8 KWASSAS INTERCEPTES CE WEEK-END !
18.08.2008
bravo à toutes
17.08.2008
bravo à toutes
17.08.2008
saluut tout le monde
17.08.2008
qestion
15.08.2008
qestion
15.08.2008
Un bateau est entré clandestinement en provenance
14.08.2008
SECURITE NATIONALE
14.08.2008
rencontre amicale
14.08.2008
Dossier France / Rwanda
13.08.2008
Affaire Mdé/Vouvouni : La communauté de Mdé se dit
12.08.2008
DROIT DE REPONSE DE LA PRESIDENCE
12.08.2008
bravo
12.08.2008
bonne chance
12.08.2008
bonne chance
12.08.2008
Bravo !
11.08.2008
couarge
10.08.2008
amour et amitie ou +++++++++
10.08.2008
COMORES : UNE COMPAGNIE AERIENNE DES OCTOBRE PROCH
10.08.2008
Et vos études
06.08.2008
RSS

Autres blogs à visiter :

· lireenpremiere
· nosimpressions
· feobus
· lesrumeursajojo
· djamazz
· stoppeur04
· mronimutsamudu
· sergegrah
· kabylieazouzanet
· edouardtamba

A Mayotte, dérapages face aux "sans-papiers" comoriens

A Mayotte, dérapages face aux "sans-papiers" comoriens

Posté le 07.04.2008 par moindjie

Loin des regards métropolitains, une partie dramatique se joue pour la France dans un coin reculé de l'océan Indien, partie dans laquelle des principes contradictoires sont en jeu, qui mettent à mal les règles républicaines, et qui ont mené à la manifestation, dimanche à Mayotte, pour l'expulsion des sans-papiers Comoriens.
Résumé de la situation pour ceux qui auraient oublié que l'empire français ne s'est pas complètement éteint. L'île de Mayotte, dans l'océan Indien, est une "collectivité territoriale" française, c'est-à-dire pas tout à fait un DOM-TOM mais une composante de la République. Un héritage du référendum organisé en 1975 pour l'archipel des Comores, alors composé de quatre îles (Grande Comore, Anjouan, Mohéli et Mayotte). Cette dernière vota massivement pour rester française et fut détachée de l'archipel, décision condamnée par les Nations unies.
Mayotte bénéficiant de facilités sociales françaises alors que les Comores sont un archipel resté pauvre, son pouvoir d'attraction a agi comme un aimant, attirant de nombreux Comoriens, principalement des Anjouanais, l'île la plus proche, venus en "kwassa-kwassa", ces bâteaux de pêche dont les accidents réguliers font de nombreuses victimes. Parmi ces migrants, des femmes enceintes tentant d'obtenir le droit du sol pour leurs enfants à naître, afin qu'ils soient français. Cette situation provoque des tensions régulières, au point que Paris a envisagé un moment suspendre le droit du sol pour Mayotte -ce qui aurait été une brèche sans précédent dans l'égalité républicaine.
M'Zungus et Mahorais unis contre les Anjouanais qui feraient couler l'île...
Cette situation a connu un brusque regain de tension récemment avec les événements d'Anjouan, où un chef rebelle, le colonel Mohamed Bacar, qui avait pris le contrôle de l'île, a été débarqué du pouvoir par une intervention armée conjointe des Comores et de l'Union africaine. Lorsque Bacar a trouvé refuge à Mayotte (puis a été exfiltré à la Réunion où il se trouve toujours), les Anjouanais de Mayotte ont provoqué de violentes émeutes le 27 mars, s'en prenant aux "métropolitains", les "M'Zungus", les Blancs... Des événements qui ont précipité l'expulsion de centaines de clandestins anjouanais vers les Comores. Ces événements ont choqué les habitants de Mayotte, et ont conduit à la grande manifestation de dimanche contre les "sans-papiers".
Sur place, à Mayotte, Nicolas Goinard témoigne:
"Ce qui est aujourd'hui impensable en métropole est devenu courant à Mayotte: des marches sont organisées, certes pacifistes, mais contre des sans-papiers... Les Anjouanais sont directement visés dans des slogans décomplexés. Dimanche 6 avril au matin, Mamoudzou, principale ville de Mayotte, a connu une des ces manifestations: une foule nombreuse composée de Mahorais et de métropolitains a brandi des pancartes aux textes virulents contre les voisins de l'île comorienne les appelant à partir: 'Vols, insécurité... Prison pleine. Partez, partez'... Egalement sur les banderoles, des prises de position contre le droit du sol: 'Mayotte est trop petite, elle risque de couler.'
Cette marche, organisée en réponse aux émeutes du 27 mars qui ont suivi l'arrivée à Mayotte de Mohammed Bacar, despote chassé du pouvoir par l'Union africaine et cause de l'immigration continue d'Anjouanais vers l'île aux parfums, faisait suite à une série de défilés organisées cette semaine dans l'île, notamment à Labattoir sur Petite Terre, et à M'tsapéré, en périphérie de Mamoudzou. Il n'y a pas eu de débordement en marge de ces cortèges. Les émeutes sont désormais loin, même si elles ont choqué une grande partie de la population mahoraise."
Cette crise met en conflit l'histoire des relations régionales, une réalité coloniale qui ne dit pas son nom, et les règles de la République. Elle conduit à des comportements inadmissibles sur un "bout de France", même éloigné, comme en témoigne ce texte que nous avons reçu de Jean-Philippe Decroux, proviseur du lycée de Kahami à Mayotte, responsable local du syndicat des proviseurs SNPDEN. Dans ce long texte, daté du 1er février, soit avant les derniers incidents, M. Decroux dénonce la manière dont est gérée la question des sans-papiers par l'administration française, conduisant à des "drames humains, des atteintes aux droits et à la dignité humaine". Après avoir souligné l'ambiguïté du statut de "sans-papiers" dans un archipel autrefois intégré où les traditions familiales et économiques incluaient la liberté de circuler, et la politique du "chiffre" du ministre Brice Hortefeux qui utilise Mayotte pour compenser son incapacité à remplir ses quotas ailleurs, le proviseur relève:
"Le souci de 'faire du chiffre' ne permet évidemment pas de porter une réelle attention aux situations. C'est ainsi que des enfants de parents expulsés se retrouvent, de plus en plus nombreux, totalement livrés à eux-mêmes... parfois à n'importe qui. Il n'est pas rare de voir des enfants mendier ou se nourrir sur les décharges publiques. Des bandes se forment et on a affaire là à de vraies bombes à retardement.
A l'inverse, lors de la visite de la CIMADE (seule association agréée par l'Etat pour visiter les centres de rétention), sa responsable s'est déclarée choquée "du nombre de mineurs expulsés seuls chaque année" -ce qui est strictement interdit par la loi- et "confiés à des personnes plus ou moins proches". Pour 2006, le chiffre de 3093 est avancé! Elle ajoute que "le centre de rétention de Mayotte est le pire de France". La surpopulation peut y atteindre 200 personnes pour 60 places. Les gens sont massés dans deux petites pièces de 50m2, sans les matelas ni les draps réglementaires, avec seulement cinq gamelles pour la nourriture."
Former des élèves “en situation irrégulière“ est la meilleure forme de coopération régionale
S'agissant des élèves, le proviseur relève ainsi: "Les vacances scolaires, période de moindre réactivité, sont particulièrement propices aux expulsions massives." Et il ajoute: "la question de l'immigration à Mayotte, ce "confetti", îlot de prospérité au cœur du canal du Mozambique, ne peut être à l'évidence réglé uniquement par de bons sentiments. (...) il faut admettre que la tâche des responsables est complexe si l'on veut éviter que "Mayotte ne coule sous le poids de l'immigration clandestine", comme le disait le président de la Collectivité. En revanche, la situation des "élèves clandestins" ne devrait souffrir -quant à elle- d'aucune ambiguïté".
Quelle solution à cette situation qui résulte du choix très contestable, et illégal au plan international, fait en 1975 sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing, de séparer Mayotte du reste des Comores? Le proviseur esquisse une piste:
"Chacun s'accorde à dire que la solution à l'immigration clandestine est dans l'amélioration des conditions de vie dans le pays d'origine, afin bien entendu que les gens ne soient pas contraints à fuir la misère et à chercher à Mayotte un sort meilleur. Le consensus se fait alors sur la nécessité de développer la "coopération régionale".
Les actions dans ce domaine sont encore modestes et se heurtent de plus à quelques obstacles. On peut citer évidemment le "mode de gestion" de certains responsables sur place, mais -pour ce qui concerne la formation-, quelle efficacité peut-on attendre, par exemple, d'une action de formation pédagogique menée par nos professeurs français en direction d'enseignants anjouanais alors que ces derniers n'ont pas touché leur traitement depuis plusieurs mois?
En tout cas, les élèves en situation irrégulière accèdent, à Mayotte, à des formations de qualité et à de vrais diplômes. Tout ceci n'a rien à voir avec le délabrement du système éducatif des Comores. Au-delà de la mission incontournable de l'école qui se doit d'accueillir tous les élèves sans distinction et d'offrir à tous l'opportunité d'un destin individuel réussi, la formation des élèves “en situation irrégulière“ est la meilleure forme de coopération régionale. Si l'on se place en effet dans l'optique d'un retour ultérieur dans le pays d'origine, on donne ainsi à ce pays la chance de bénéficier de personnes qualifiées, ce qui est l'un des incontournables du développement économique. On fournit également des citoyens qui ont pratiqué, à travers l'école de la République, des valeurs de tolérance et de démocratie. Tout ceci ne peut être que porteur de progrès."
Une approche humaniste et républicaine dont, c'est le moins qu'on puisse dire, la gestion actuelle de la crise des Comores/Mayotte semble bien dépourvue.
Pierre Haski, avec Nicolas Goinard à Mayotte
Source: Rue89.com



--


:: Poster un commentaire

Votre nom : *
Votre adresse email : *
Titre du commentaire : *
Votre commentaire : *
Votre centerblog : http://.centerblog.net

Code de validation

CAPTCHA Image

Pour valider votre commentaire, vous devez recopier ci-dessous le chiffre que vous lisez sur l'image à gauche :

 

:: Les commentaires des internautes

inacceptable
Posté par zama 976 le 07.04.2008
les habitants de mayotte ont raison de manifeste car ce qui c'est inacceptables. ici en métropole que faire vous

les maorais
Posté par abdou le 09.04.2008
Les maorais veulent rester francais pour etre libres.sincerement je n`ai rien compris, sinon qu`etre coloniser c`est etre libre ,c`est vraiment paradoxale car ils oublient qu`internationnalement cette situation d`etre occupe dans tous les sens du mot,a debute en 1975 par le referendum manipulepar la france pour l`independance des 4 iles des comores.donc ils doivent changer de slogan car celui-ci leur insulte. chers freres maorais.
Lien vers mon blog


Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus