Publié le 06/11/2009 à 06:03 par moindjie
> QUARTIER SOUBISE Dans le cadre de travaux sur le réseau souterrain d'eau potable et suivant l'avancement du chantier, la circulation s'effectue sur demi-chaussée à 30 km/h maximum et le stationnement est interdit au droit et en face des travaux : rues de l'Esplanade, de la Cunette, de Soubise, Caumartin, de Séchelles, de Furnes, de Beaumont, Alfred-Dumont, Dampierre, du Lion d'or, passage Pierre-et-Marie-Curie, square Saint-Éloi et quai aux Bois ; jusqu'au 11 décembre.
> ROSENDAËL, QUAI AUX FLEURS Dans le cadre de la construction de maisons individuelles, quai des Corderies, la circulation des poids lourds de plus de 10 tonnes (transportant des matériaux pour la construction, des déblais et des remblais) est strictement interdite.
Ils sont autorisés à circuler rues Louis-Braille, Alphonse-Daudet et des Corderies ; jusqu'au 17 décembre.
http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Dunkerque/actualite/Secteur_Dunkerque/2009/11/05/article_circulez-malin.shtml
Publié le 06/11/2009 à 06:01 par moindjie
«L'idée est partie de Dunkerque, mais la participation a été régionale, voire nationale», souligne le président du district littoral.
| GÉNÉROSITÉ |
Depuis hier et jusqu'à dimanche, trois membres de l'association de la Table ronde sont à Madagascar ...
pour remettre un chèque de 2 400 E à l'orphelinat Akany Solofo dans le but de faire construire une réserve d'eau.
La Table ronde est une association de jeunes hommes responsables d'activités professionnelles diverses âgés de 18 à 40 ans. Leur réseau est international.
Il est ouvert à tous les hommes de cette tranche d'âge, quelles que soient leur origine, leurs convictions politiques ou religieuses. Leurs actions sont culturelles, sociales ou sportives. Leurs valeurs sont avant tout humanistes.
« Le but, c'est uniquement l'échange entre les personnes, explique Laurent Singez, président du district littoral de la Table ronde et infographiste. On ne peut pas se dire humaniste et ne pas faire d'humanitaire. » L'association, parmi ses nombreuses actions comme Les Voiles de l'espoir ou Les Pistes de l'amitié, a pris sous son aile l'orphelinat Akany Solofo.
Il y a quelques années, Ulrich Maurel s'est rendu à Madagascar pour y rencontrer ses « tablers » (ceux qui font partie de l'association). Accueilli par la population, en particulier par les enfants de l'orphelinat, il a proposé à la Table ronde de monter un projet et de les aider. L'association a racheté l'orphelinat au propriétaire et l'a entièrement rénové grâce aux dons de tous les « tablers » français et à l'aide de la Table ronde malgache.
« On a lancé l'idée et derrière, tout le monde a réagi. Dès que quelqu'un a un projet, il y a une vraie solidarité, avance Laurent Singez . Ce n'est pas juste une action dunkerquoise, c'est une action Table ronde. L'idée est partie de Dunkerque, mais la participation a été régionale, voire nationale. »
Des dons de toute la France
En septembre, un nouveau projet est né pour l'orphelinat : la construction d'une réserve d'eau, qui va récupérer l'eau de pluie et qui nécessite la somme de 1 500 E. C'est donc un pari gagné pour les « tablers » dunkerquois qui ont reçu des dons de tous les coins de la France et ont obtenu en quelques mois la somme de 2 400 E.
Seulement, la réserve ne servira qu'aux enfants de l'orphelinat, car pour aider tout le village, il faut construire un puits qui pompera l'eau directement dans le sol, et cela coûte 4 500 E. La Table ronde continue donc à récolter des dons, et pas seulement de la part de ses membres : « Pour le moment, on ne reçoit des dons que de membres, mais on en appelle à d'autres donneurs. L'argent ne sera dépensé que par des gens de l'association et le suivi du budget reste interne. » Parallèlement à la somme récoltée qui financera la réserve d'eau, Ulrich Maurel, Christophe Bruhaux et Laurent Singez ont monté le « projet doudou ». « Je trouvais cela important car mes enfants en ont et ne s'en séparent jamais. Tous les jours, je reçois des colis entiers de doudous », dit Laurent Singez. Ils seront distribués aux enfants de l'orphelinat. Avec l'aide de Christophe Bruhaux, il leur amène également des médicaments. •
Infos sur : www.tablerondefrançaise.com
Pour envoyer un don, appeler Laurent Singez au 06 12 85 09 45 .
Publié le 06/11/2009 à 06:00 par moindjie
Les chefs des quatre mouvances malgaches réunis à Addis Abeba ont toujours du mal à trouver un accord pour sortir le pays de la crise. Après avoir remis en cause les accords de Maputo, Marc Ravalomanana, le président déchu de Madagascar, a une nouvelle fois quitté la table des négociations. Les débats sont pour l’heure bloqués.
Les principaux blocages semblent venir du camp du président déchu Marc Ravalomanana. (Photo : DR)
Les observateurs internationaux sont sceptiques sur l’issue de la crise Malgache. En effet, les discussions entreprises entre les mouvances politiques malgaches, sous l’égide du Groupe International de Contact à Addis Abeba sont au point mort depuis hier.
Mercredi, deux anciens Présidents, Marc Ravalomanana et Didier Ratsiraka ont remis en cause la Charte signée à Maputo. Ils proposent, respectivement une présidence bicéphale et un partage de pouvoir à la tête de l’Exécutif de la Transition.
Des divergences subsistent également au niveau de la répartition des postes clés au sein du gouvernement de transition. Marc Ravalomanana suggère que son Premier ministre désigné Manandafy Rakotonirina soit nommé co-président de la Transition. Didier Ratsiraka, pour sa part, réclame que l’Exécutif soit dirigé par une alliance comprenant les représentants des mouvances Rajoelina, Ratsiraka et la sienne. Andry Rajoelina a pour sa part rejeté toutes ces propositions. « Seuls la Charte de Maputo. et l’accord du 6 octobre demeurent applicables », a-t-il déclaré.
La Charte de Maputo signé au mois d’août avait institué le partage des pouvoirs avec la présidence à Rajoelina. L’accord du 6 octobre avait consacré Emmanuel Rakotovahiny et Eugène Mangalaza comme vice-président de la Transition et Premier ministre respectivement.
http://www.clicanoo.com/index.php?id_article=226869&page=article
Publié le 06/11/2009 à 05:57 par moindjie
De George Kennan, en 1947, à Paul Wolfowitz, Richard Haass ou Dennis Ross, une longue lignée de diplomates de haut rang a dirigé le bureau de la prospective au département d'Etat, le "think tank" du ministère américain des affaires étrangères. Anne-Marie Slaughter est la première femme à occuper ce poste stratégique. Ancienne professeur de droit international à Harvard, doyenne de la Woodrow Wilson School of International Affairs à Princeton, elle est chargée de l'élaboration à long terme de la diplomatie de l'administration Obama.
Un an après l'élection de Barack Obama, qu'est-ce qui a changé ?
L'administration croit vraiment en la diplomatie. Au travail de la diplomatie. Nous avons obtenu des résultats concrets. L'accord que viennent de signer les Turcs et les Arméniens, par exemple. Il a fallu des mois et des mois de travail très intensif. Pas seulement de notre part mais de la part des Suisses, des Turcs et des Arméniens eux-mêmes. Ce n'est pas le résultat d'une grande initiative spectaculaire, d'un plan, une doctrine... C'est un travail quotidien, constant. (La secrétaire d'Etat) Hillary Clinton a passé des dizaines de coups de fil.
Même chose avec le Honduras. C'est un accord important (conclu le 30 octobre entre les putschistes et le président déchu). Pour la première fois dans cet hémisphère, un pays dont le gouvernement démocratique a été suspendu, a résolu la situation sans avoir recours à la force mais d'une manière constitutionnelle. Là aussi, il a fallu des mois de travail, de la part de nombreux pays, et certainement des Etats-Unis. Des coups de téléphone quotidiens, des négociations, des revers, des progrès.
C'est ce qu'il a fallu et c'est ce qu'il va falloir aussi sur le processus de paix au Proche-Orient. Les réunions ne produisent pas toujours le résultat que vous souhaitez. C'est très frustrant. Mais vous êtes dans un processus. C'est l'une des caractéristiques de l'approche de Hillary Clinton et de Barack Obama : ils ne se contentent pas de parler de diplomatie, ils travaillent.
Les Palestiniens sont déçus...
On ne peut pas changer l'opinion publique dans le monde arabe et musulman avec des mots. Il faut des actes. Nous devons rester engagés sur la question. Nous devons faire tout ce que nous pouvons et nous essayons.
Les critiques disent que le bilan de la politique "d'engagement" est maigre...
Vous ne pouvez pas mesurer les résultats en dix mois ! Prenez la Birmanie, nous avons annoncé une nouvelle politique il y a deux mois seulement. Il y a eu des petits signes. Le régime a infligé à (l'opposante) Aung San Suu Kyi la peine la plus faible. Bien sûr nous aurions préféré qu'elle ne soit pas condamnée, ni même inculpée. Mais les progrès diplomatiques sont souvent mesurés en petits gestes.
Sur l'Iran, une proposition est sur la table. Les Iraniens sont manifestement en train de se débattre avec. Si cette proposition aboutit, cela va changer l'espace pour d'autres négociations. Compte tenu de tous les événements qui se sont produits en Iran depuis que nous avons annoncé notre politique, ce n'est pas mal.
Comment éviter de légitimer des régimes autoritaires ?
La réponse touche au coeur du choix fondamental de l'administration. Cette administration est pragmatique. Cela ne veut pas dire qu'elle ne se soucie pas des valeurs universelles. Mais elle veut des résultats. Et elle ne pense pas que l'on obtient des résultats en refusant de se salir les mains, en restant sur le côté, sur une ligne "idéologiquement pure".
Le simple fait de parler à un autre gouvernement ne veut pas dire que vous approuvez tout ce qu'il fait. Quand Hillary Clinton est allée en Chine, elle a dit : nous allons travailler sur le changement climatique et l'économie, c'est indispensable, nous n'allons pas laisser les droits de l'homme interférer avec cet effort-là. Mais ça ne veut pas dire que nous ne soucions pas des droits de l'homme en Chine. Nous avons pris d'autres initiatives pour faire passer le message, à la fois en privé et au Conseil des droits de l'homme.
L'administration Obama considère-t-elle que le monde est multipolaire ?
Nous ne sommes plus à l'époque où le fait que Jacques Chirac parle de monde multipolaire était perçu comme un défi aux Etats-Unis. Il est clair que le pouvoir se diffuse entre acteurs étatiques et non étatiques. Mais on ne peut pas dire que le monde est multipolaire. Il faudrait qu'il y ait non seulement des centres de pouvoir différents mais que chacun de ces centres possède sa propre sphère d'influence et qu'ils soient en compétition les uns contre les autres. Ce n'est pas le monde actuel. Et c'est un monde que les Etats-Unis veulent empêcher de se développer. C'est pourquoi Hillary Clinton a proposé un monde de multipartenariats, plutôt qu'un monde multipolaire.
Comment voyez-vous le rôle des Etats-Unis ?
En tant que leader global, nous devons amener ces puissances multiples à travailler ensemble pour régler les problèmes collectifs. Et nous ne devons pas craindre que d'autres pays prennent la direction des opérations. Les problèmes sont trop importants. Quand la Russie a envahi la Géorgie, (Nicolas) Sarkozy est allé sur place le premier, en tant que président de l'Union européenne. C'était une bonne chose. La crise était dans la "cour" de l'Europe. Nous n'avons pas toujours besoin de sentir que nous sommes en tête pour diriger.
Nous avons toujours la première économie du monde, et la première armée, même si le fossé entre nous et les autres pays s'est réduit. Mais au XXIe siècle, notre puissance est fondée sur d'autres éléments. Certains pays ne nous aiment pas mais ils détestent encore plus un autre Etat. Nous sommes vus comme un intermédiaire plus honnête ou une puissance plus bienveillante que d'autres qui pourraient jouer le rôle que nous jouons. Nous avons aussi une capacité extraordinaire à réunir, à connecter et à catalyser l'action. Le G20 est un bon exemple. Ou la piraterie dans l'océan Indien. Notre puissance nous permet d'établir des connexions entre différents pays, parfois très éloignés mais qui ont des choses à échanger. Nous sommes confrontés à des menaces globales : notre pouvoir réside dans notre capacité à aider à résoudre ces problèmes en rassemblant les autres nations.
Quelle est la place de l'Europe ?
L'éventail des possibilités de partenariat est énorme. Nous sommes très étroitement alignés sur nos objectifs. Mais il appartient à "l'Europe post-Lisbonne" de mettre sa maison en ordre, d'une manière qui nous permette d'être des partenaires efficaces. Dans les prochains mois, les choix que va faire l'Europe vont être très importants.
Propos recueillis par Corine Lesnes
Article paru dans l'édition du 06.11.09
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Publié le 06/11/2009 à 05:55 par moindjie
Monsieur le Président,
Madame le Ministre,
Mes chers collègues
Nous venons collectivement d'essuyer une tempête difficile dans nos territoires : les outre-mer ont été, à des niveaux variables, le théâtre des expressions de malaises et de malentendus accumulés au fil du temps.
Après les périodes de retenues, d'incubation, de non-dits, 2009 restera pour nous tous l'année des explosions de colère, des manifestations et des barricades, comme cela a pu être le cas en février 1974 en Martinique ou en 1992 à La Réunion.
La crise économique internationale a sans doute été un élément déclencheur supplémentaire. Mais il est évident que la souffrance des Français des outre mer est chaque jour aussi davantage perceptible. Comme il est évident que les politiques menées ont montré leurs limites.
Nous savons tout cela. Nous savons tout cela mais nous tardons à réagir. Je dénonce une fois encore ici la propension à justifier par de savants calculs mathématiques et de subtiles contorsions juridiques, le manque de détermination qui a souvent été le lot commun des attitudes publiques.
Bien sûr, il ne s'agit pas de tout rejeter en bloc parce que c'est vrai aussi qu'il y a eu des actions d'efficacité.
Mais la politique doit être d'abord et avant tout au service de l'Homme, c'est ce que j'entends chaque jour des réunionnais que je rencontre.
Voilà le sens de la nouvelle ambition que nous devons nous donner, pour l'ensemble des outre-mer, pour chacun de nos territoires où les femmes et les hommes de talent, veulent avec nos compatriotes de l'hexagone, participer à la marche en avant de notre société.
Le Budget que vous nous présentez pour 2010 traduit une meilleure prise en compte de nos réalités et un plus fort engagement du Gouvernement.
L'organisation des Etats Généraux à l'initiative du Président de la République, et la tenue ce vendredi du Conseil Interministériel de l'Outre-mer, témoignent là aussi d'une meilleure prise de conscience au service d'une politique partagée.
Aujourd'hui, je fais le constat d'un engagement mieux affirmé, de la définition d'une vraie stratégie de long terme en faveur du développement économique et de l'emploi, de la volonté exprimée pour plus de justice sociale et d'équité.
Je voudrais vous dire mon enthousiasme à vous accompagner dans cette voie, tout en vous demandant de conserver avec nous une vigilance de tous les instants sur les écueils du moment et les vieux démons du passé.
Il s'agit pour nous désormais de fixer ensemble les grands enjeux des outre-mer.
Il s'agit de délimiter ensemble le champ des possibles sur la base de préalables clairement établis.
1) Le premier de ces préalables concerne la question institutionnelle qui doit être, de mon point de vue, définitivement expurgée.
Je ne sais pas ce que diront nos amis des Antilles et de la Guyane sur ce dossier. A la Réunion, ce débat n'est plus d'actualité : la Réunion est terre Française. Le cadre institutionnel de l'article 73 est celui qui convient aux Réunionnais, des adaptations sont toujours possibles, hors du champ de l'assemblée unique dont nous ne voulons pas.
2) Par ailleurs, je milite aussi pour une meilleure cohérence des politiques publiques. Nous devons faire des choix, définir une stratégie et amener tous les acteurs à partager une même vision de l'avenir.
Etat, Région, Département, intercommunalités, communes, acteurs associatifs... nous devrions tous pouvoir construire dans le même sens.
Cela n'est pas le cas aujourd'hui à La Réunion. Nous assistons à une véritable politique de casse sociale portée par le Département avec une gestion désastreuse des structures comme l'ADI , l'ARAST avec plus de 8 000 personnes âgées directement concernées et inquiètes ou encore la Maison du Handicap ; une politique d'investissement portée par la Région très éloignée de nos priorités, de nos capacités financières réelles, de la nécessité pourtant évidente d'une politique d'aménagement équilibrée entre toutes les micro régions.
3) Cette attitude partisane et à bien des égards irresponsable est globalement vraie dans bon nombre de domaines. Le manque de cohérence dans les politiques d'éducation et de formation est aussi une réalité.
Pourtant, l'école de la République reste le vrai préalable de notre réussite. Le Président de la République dans sa lettre de mission du 5 juillet 2007 au Ministre de l'Education nationale s'exprimait sur le sujet. « Nos compatriotes sont très attachés à l'école gratuite, laïque et républicaine. Ils savent que, pour des générations entières, elle a été le moteur du progrès social et le pilier de l'égalité des chances. Et c'est à juste titre que l'école est au coeur du pacte républicain. »
La Réunion comptait au 1er janvier 2008, 810 000 habitants, avec la perspective d'un million d'habitants au total à l'horizon 2025. Aujourd'hui déjà, un réunionnais sur trois a moins de vingt ans. Ces seuls éléments montrent toute l'importance des enjeux.
Construire des écoles nouvelles, des collèges, des lycées, des centres de formation professionnelle, accueillir des enseignants supplémentaires, du personnel administratif et technique de qualité... vous sentez bien, Madame la Ministre, que nous ne pouvons nous satisfaire de la logique d'une politique de restriction, sinon à accepter de reléguer au second rang la question de l'éducation.
Pour ma part je plaide pour que l'Ecole, de la Maternelle à l'Université, ainsi que tout le volet de la formation professionnelle, soit érigée en priorité numéro 1 à la Réunion et pourquoi pas sur l'ensemble des autres territoires.
De ce point de vue, je continue à penser à titre d'exemple que la création à la Réunion d'une grande faculté de Médecine ouverte sur notre environnement régional est une priorité.
Soyez, Madame la Ministre, notre ambassadrice sur la question de l'école, parce qu'il n'y aura pas de développement économique réussi sans une élévation et une généralisation du niveau de formation, sans une plus grande écoute aussi du monde de l'entreprise.
Cohérence institutionnelle, cohérence des politiques publiques, l'éducation comme moteur de nos engagements, voilà les fondamentaux à retenir pour une politique de l'excellence outre-mer.
En définitive, ce que nous voulons c'est mieux asseoir pour les outre-mer la dimension d'un développement durable qui réconcilie l'homme et son environnement. Nous devons pour cela nous autoriser toutes les audaces.
1) Il faut d'abord que les uns et les autres acceptent de considérer qu'il n'y a aucun antagonisme dans le fait d'être Créole, Français, Européen mais qu'il y a bien là la même fierté d'être tout cela à la fois. C'est ce qui fait toute notre force et toute notre originalité, c'est ce qui fait de nous les premiers acteurs du monde de demain, celui métis, partagé, porteur de tolérance et d'acceptation des différences.
Notre culture est vivante, elle doit se vivre au quotidien et ne pas être enfermée entre des murs austères et figés.
Aidez-nous, Madame la Ministre, à accompagner nos musiciens, peintres, sculpteurs, hommes et femmes de lettres à s'exprimer librement.
Aidez-nous à créer davantage de passerelles pour leur permettre de partager avec nos compatriotes de l'hexagone.
2) Il faut ensuite poursuivre les efforts engagés pour le respect, pour la promotion de notre patrimoine et de notre environnement naturels. Nous pouvons là encore être force d'exemple : Nous comptons sur votre détermination, au moment des arbitrages définitifs en 2010 au Brésil pour le classement de La Réunion au patrimoine mondial de l'UNESCO.
3) Il faut reconsidérer enfin notre politique économique, et vous vous y êtes engagée. Une politique construite à partir de nos atouts, sur la base d'un véritable développement endogène autour du tourisme, des nouvelles technologies, des filières de l'agro nutrition, ou du programme GERRI. La politique des grands chantiers que nous voulons est celle qui sert la réussite de ces grands secteurs d'activité. Vous l'avez compris, je fais partie de ceux qui croient au succès de la loi pour le développement économique des outre-mer. Le texte a été voté, nous sommes dans l'attente des décrets d'application.
Avec les outre-mer la France est partout présente. Dans le Pacifique, au centre de l'arc antillais, sur les terres d'Amérique du Sud, à l'embouchure du Saint-Laurent, au coeur de l'Océan Indien, nous devons partout prendre toute notre place.
Je milite pour ma part pour une grande région Française de l'Océan Indien regroupant La Réunion, Mayotte, les Terres Australes et Antarctiques Françaises, les iles Eparses. Une grande région au service de nos économies, pour la conquête de nouveaux marchés, pour mieux accompagner la créativité et le développement de nos entreprises.
Enfin, Les Réunionnais, comme tous ceux des outre-mer, attendent beaucoup du dispositif de continuité territoriale.
Il s'agit de ne pas les décevoir. Il s'agit de permettre au plus grand nombre de se déplacer entre nos territoires et la métropole à des tarifs acceptables avec des opérateurs qui portent véritablement ce programme.
J'aurais aimé Madame la Ministre, que sur ce point précis vous puissiez nous confirmer les orientations de votre ministère.
Comme j'aurais aimé aussi vous entendre sur la proposition de loi que je déposerai sur le bureau de l'assemblée nationale dans les jours prochains, une proposition de loi visant à améliorer le système des mutations des fonctionnaires de l'Etat. L'idée est d'accorder un véritable avantage lié à l'origine géographique des fonctionnaires. C'est un dispositif qui trouverait sa juste application dans les outre-mer mais aussi sur l'ensemble du territoire métropolitain. La situation actuelle est vécue comme injuste à bien des égards. Accepter le principe d'une plus forte régionalisation des mutations comme des recrutements irait également dans le sens d'une plus grande efficacité des missions de service public.
Je voudrais pour conclure, vous assurer de mon engagement à vos côtés à chaque fois qu'il s'agira de défendre les intérêts des Réunionnais et au-delà de toute la famille des outre-mer. Je voudrais partager également avec vous l'idée selon laquelle comme l'a si justement écrit Saint Exupéry : « Pour ce qui est de l'avenir, il ne s'agit pas de le prévoir, mais de le rendre possible. »
Je crois en effet que nous sommes à une croisée des chemins. Je crois que nous sommes face à nos responsabilités pour un nouveau choix de société. Au sein de la République, nous voulons être écoutés. Nous voulons être acteurs, animés par la passion de faire reculer la misère, les injustices, les inégalités. Nous voulons être acteurs pour le triomphe du savoir, de la réussite et de l'épanouissement de chaque homme et de chaque femme. La France sera toujours une terre d'exception et de progrès si elle sait respecter ses diversités.
Notre vraie richesse est la force de ce que nous sommes et non pas de ce que nous avons.
Je vous remercie.
Contact Presse :
Corine PEYRON BEAULIEU
Directrice de la Communication
Tel : 06 92 69 97 15
Email : corine.peyron@mairie-tampon.fr
Site internet
Publié le 06/11/2009 à 05:53 par moindjie
La justice a tranché. Les quatre Tanzaniens reconnus coupable du meurtre d’un albinos de 50 ans ont été condamnés, lundi, à la pendaison. Une décision juridique qui satisfait la plupart des Tanzaniens.
Quatre Tanzaniens ont été condamnés à la pendaison pour avoir assassiné et mutilé un albinos de 50 ans. Ce verdict, prononcé lundi par la Haute Cour de Tanzanie, porte à sept le nombre de personnes condamnées à mort pour le meurtre d’albinos dans le pays. Environ cinquante personnes auraient été tuées ces deux dernières années en Tanzanie. Selon certains observateurs, ces personnes vivraient dans la crainte perpétuelle, particulièrement dans les villages du nord-ouest, une région où les meurtres d’albinos sont fréquents.
Ces condamnations à mort font partie des nouvelles mesures prises sur le plan juridique et politique par le gouvernement tanzanien. Depuis l’année dernière, les autorités ont instauré un recensement des albinos et mis en place un service policier d'escorte des enfants atteints de cette anomalie lorsqu’ils se rendent à l’école. En outre, l’arrivée en avril 2007 de la députée albinos Al-Shymaa Kway-Geer au parlement tanzanien a contribué à faire évoluer les mentalités dans un pays où la plupart de la population ne considère pas l’albinisme comme une maladie. Selon Eric Nampesya, le correspondant de la BBC à Shynyanga, les Tanzaniens sont satisfaits des efforts fournis pas le gouvernement. Ils espèrent que ces peines de mort limiteront dans l’avenir les meurtres d’albinos. Même si certains regrettent que les sorciers ne soient pas eux aussi jugés alors qu’ils concoctent des breuvages magiques à partir des membres d’albinos et les vendent pour une centaine de dollars.
L’attitude de la Tanzanie sert d’exemple au Burundi qui a entrepris de juger les assassins d’albinos. Ces deux pays sont les plus touchés par les sacrifices d’être humains.
Afrik.com
Publié le 06/11/2009 à 05:52 par moindjie
Une ambitieuse expédition naturaliste va être lancée au Mozambique et à Madagascar pour mieux connaître la biodiversité dans ces deux régions considérées comme les plus riches en espèces mais également les moins connues et les plus menacées de la planète.
Caméléon de Madagascar
"Beaucoup d'espèces dans le monde risquent de disparaître avant même d'avoir pu être découvertes", s'inquiète Bertrand-Pierre Galey, directeur général du Muséum national d'Histoire naturelle français (MNHN), évoquant un renouveau des expéditions naturalistes, lors de la présentation du programme mardi à la presse.
Selon les scientifiques, il y aurait entre 8 et 30 millions d'espèces vivantes pour seulement 1,8 million connues à ce jour.
Au rythme actuel des découvertes, il faudrait entre 500 et 1.000 ans aux scientifiques pour en achever l'inventaire.
D'où l'intérêt d'un coup d'accélérateur. D'autant que, selon les experts, le quart, voire la moitié des espèces vivantes, pourrait disparaître d'ici le milieu ou la fin du siècle sous la pression des activités humaines.
Le programme lancé sous l'égide du Muséum, de l'ONG Pro-Natura international et de l'Union internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) vise à "revisiter la planète" avec des moyens technologiques modernes.
Reprendre ces grandes expéditions naturalistes, en vogue au XIXe siècle mais tombées un peu en désuétude à la fin du XXème, correspond à une démarche "légitime et nécessaire", selon Philippe Bouchet, professeur au MNHN.
Cette fois-ci, les naturalistes, plutôt que de se focaliser sur la grande faune emblématique, s'intéresseront à la "biodiversité négligée" - invertébrés marins et terrestres, plantes, champignons - qui représente 95% du tissu vivant et joue un rôle fondamental dans l'équilibre des écosystèmes.
A cet égard, les "forêts sèches" - celles qui se développent dans un climat sec - du nord du Mozambique, et les eaux froides de l'extrême sud de Madagascar sont des "points chauds" qui passionnent les naturalistes.
L'expédition terrestre au Mozambique se déroulera de novembre à décembre 2009 et l'expédition marine au sud de Madagascar est prévue d'avril à juin 2010.
"Le potentiel de découvertes est phénoménal", estime Philippe Bouchet.
C'est généralement dans les pays tropicaux que la biodiversité est la plus riche, mais c'est également là où elle est la plus méconnue, les capacités d'exploration et d'analyse étant détenues par les pays développés du nord.
Les forêts du Mozambique restent à découvrir, car ce pays, contrairement à la Tanzanie et au Kenya, n'a pas bénéficié de la manne financière internationale, a fait valoir Olivier Pascal, de Pro-Natura international.
Au total, une centaine de participants de 15 pays se rendront sur le terrain. Soit un budget d'environ 2 millions d'euros sans compter les moyens mis à disposition par divers organismes comme le navire Antéa de l'Institut de recherche pour le développement (IRD).
"On investit des sommes colossales pour rechercher la vie dans l'espace, alors qu'on ne connaît qu'une faible partie de la vie sur terre", a fait observer Jean-Christophe Vié, de l'UICN.
L'engagement international d'enrayer l'érosion de la biodiversité dans le monde en 2010 ne sera pas tenu, selon le Muséum.
La biodiversité, "c'est comme un immense château de cartes, avec des millions de cartes, les plus petites tout en bas et les plus grosses en haut avec l'homme au sommet, a commenté Guy Reinard, président de Pro-Natura. Et les châteaux de cartes, un jour ça s'écroule".
(AFP)
Publié le 05/11/2009 à 09:23 par moindjie
Le président de l’Union des Comores, Ahmed Abdallah Sambi a procédé au lancement officiel de la base de données “Comores-Info/IMIS” lors d’une cérémonie tenue au siège du Commissariat Général au Plan hier, mardi 3 novembre. Avec cette base de donnée “ notre pays se dote aujourd’hui, d’un outil efficace qui favorisera la planification dans les différents secteurs socio-économique et démographique du pays”, a soutenu le chef de l’Etat, dans son allocution. Cet outil statistique “a mobilisé la Direction nationale de la statistique appuyé par le Système des Nations Unis à travers un programme conjoint, baptisé appui conjoint à la mise en place d’un système performant d’information et d’aide à la prise de décision”, a expliqué la commissaire générale au plan, Alfeine Soifiat Tadjiddine, au moment de la présentation de la dite base de donnée. Ce travail a été placé sous la supervision du secrétaire général du gouvernement, Nourdine Bourhane, qui a ouvert cette cérémonie.
Publié le 05/11/2009 à 07:38 par moindjie
Il est crée aux Comores une association appelée association internet society Comores (Isoc) qui se donne comme mission de défendre et de promouvoir l’internet pour tous aux Comores.
Isoc est rattachée à l’internet society, une association à vocation internationale créée en 1992 par les fondateurs d’internet et reconnue par l’Unesco pour son caractère éducatif.
Les membres fondateurs de cette association partent d’un constat. Ils se sont rendu compte que l’internet n’est pas accessible à tout le monde et reste limité dans son utilisation. “A l’intérieur des régions, la connexion n’est pas accessible comme dans la capitale, idem pour Anjouan et Mohéli. Notre politique est de diffuser l’internet à tout le monde”, nous a déclaré le président de l’Isoc Kader Irchad Barry. Pour le volet de sécurité, pour les sites interdits aux enfants, l’Isoc entend mettre en place un control parental et inciter les cybers à se responsabiliser dans ce domaine.
Publié le 05/11/2009 à 07:35 par moindjie
La somme consacrée chaque année aux expulsions s’établit à 533 millions d’euros estime la Cimade dans son rapport, précisant ainsi que chacune des 20.000 reconduites forcées réalisées en 2008 aurait coûté au moins 27.000 euros.
Le rapport du sénateur Torre révèle que l’immigration illégale à Mayotte coûte annuellement 60 millions d’euros : 4 à 5 millions pour la lutte contre l’immigration proprement dite, 2,3 millions pour la Police aux frontières et un million pour la gendarmerie. A tout cela, il faut ajouter les frais d’équipement, la location d’un hélicoptère à une compagnie privée et les coûts de rapatriement des immigrés… » En faisant un petit calcul l’immigré « illicite » à Mayotte, coûte à l’Etat français moins de 3750 euros alors que globalement, il coûte au moins 27.000 euros. A Mayotte, l’Etat français fait un bénéfice de 23250 euros par tête. Cette année l’administration française à Mayotte prévoit 18000 têtes ce qui correspond à 418,5 millions d’euros de bénéfice. Avec ces chiffres on comprend mieux pourquoi l’Etat français était affolé jusqu’au plus haut sommet lorsque le gouvernement d’Anjouan avait décidé de ne plus accueillir les comoriens expulsés de Mayotte, quand on sait que Nicolas Sarkozy a fixé plus de 26000 expulsions. Oui, le « petit » gouvernement d’Anjouan avait fait peur à la France, et il était sur le point d’obtenir le retour de Bacar. Interrogé sur la levée de la mesure gouvernementale qui interdisait l’expulsion à Mayotte des ressortissants comoriens des autres îles, le ministre des relation extérieures Ahmed Ben Said Jaffar a déclaré : ’’Si nous avons suspendu cette mesure, ce que les intérêts de l’Etat étaient, à un moment donné, gravement compromis’’. On a oublié de lui demander : Les intérêts de quel Etat ?
Voilà comment l’Etat français fabrique des clandestins internationalement illégaux à moindre coût avec l’aide de l’Etat comorien.
Il faut être naïf pour croire que la France ou les mahorais chercheront à se rapprocher des trois îles comoriennes. Il faut que l’Etat comorien force la main à la France au nom des intérêts de l’Etat comorien qui passent par le retour de Mayotte dans son ensemble naturel. Et la seule façon d’y parvenir c’est de refuser d’accueillir ces pseudo clandestins. En droit international et en droit comorien, Mayotte est une île comorienne.
N.B :
Le budget adopté par le sénat pour Mayotte est de 635 millions d’euros. Le budget comorien n’excède pas 50 millions d’Euros (source : présidence des Comores)
Baraka Inzouddine