Investissements touristiques : L’empreinte du vice président Idi Nadhoim
Moroni, mardi 22 janvier 2008 (HZK-Presse) – Les deux premières années du régime Sambi ont surtout été marquées par les réalisations nombreuses, dans le domaine du tourisme, de la vice-présidence de Idi Nadhoim.
En charge du tourisme, des télécommunications et des transports, le vice président Idi s’est vu confié sur ses épaules le premier pôle de la croissance économique du pays, le tourisme, un secteur qui peut provoquer, dans les années à venir, un électrochoc dans le domaine de l’emploi.
Parce que le vice-président est un homme d’affaires averti, pragmatique, parlant l’anglais, et maîtrisant les outils de communication moderne, il négocie avec les plus grands dans les domaines visés. Fini les contrats signés à la sauvette à des investisseurs inconnus, qui ont exploité le site Galawa, sans apporter un rond dans les caisses de l’Etat.
La vente à Dubai World Limited de la propriété de Galawa Maloudja, pour un investissement de 100 millions de dollars, et la signature d’un contrat pour la rénovation de l’hôtel Itsandra pour un montant de 10 millions d’Euros avec Comoro Gulf Holding, (société regroupant des investisseurs koweitiens et saoudiens) sont autant de signaux positifs lancés dans les milieux des affaires. Et ils démontrent au moins une chose : le sérieux des investissements projetés, permettant au secteur du tourisme de devenir le premier pôle de croissance économique, le premier secteur pourvoyeur d’emplois.
Le plus important des projets, porté par le ministère, concerne l’accord singé pour la construction d’un village touristique autour du site Lac Salé, pour un montant de 150 millions de dollars. A lui seul, ce méga-projet, peut créer près de 5000 emplois directs et 15 000 indirects.
Des investissements pressentis dans le domaine, touche l’exploitation de la plage de Bouni pour un investissement de 50 millions de dollars par Cresta Hospitality Holding. Des négociations sont aujourd’hui entamées avec les investisseurs saoudiens venus dans le cadre de la délégation conduite par le Banque Islamique de Développement pour l’exploitation de la plage de Malé dans le sud de l’île.
Parallèlement, Idi Nadhoim, négocie l’ouverture d’un office du tourisme, qui a déjà obtenu un financement de la Chine pour la construction du bâtiment. Des négociations sont en cours de finalisation pour la constitution d’un fonds de développement touristique d’un montant de 300 millions de dollars, appuyés par l’organisation Arabe du tourisme. Une délégation qui sera conduite par son président est attendue incessamment pour finaliser le projet.
Ces projets touristiques vont devenir un pôle important de création d’emplois, pas seulement aux Comores mais dans la région du sud ouest de l’Océan indien toute entière. L’offre national étant quasi-nul dans ce domaine, le tourisme comorien risque dans 10 ans, d’offrir la possibilité qu’aux mauriciens et malgaches, formés dans les métiers du tourisme de trouver un emploi répondant à leur profil, au détriment du comorien, formé à des métiers totalement fermés, sans aucune débouchée nationale ou régionale.
La dimension formation est le volet prioritaire du tourisme. Une étude exhaustive devra être lancée sur les emplois, les formations et les qualifications répondant au tourisme local. Dans cette chaîne de prestations diverses connue par les touristes, chaque maillon participe à la réussite de l’ensemble et c’est la qualité générale qui compte.
Dans ce domaine, les métiers évoluent rapidement et se différencient d’un pays à l’autre. A titre d’exemple, le commerce électronique, a modifié le mode de commercialisation des produits touristiques, influant sur la nature même des emplois touristiques, réduisant le nombre d’agent commerciaux. Engager une réflexion profonde sur la question, est la seconde phase ultime avant même que les investissements prévus ne commencent.
Le ministère se doit dès maintenant d’être prévenant. L’office du tourisme, l’université des Comores, associés à la chambre de commerce d’industrie et d’agriculture, les organisations des opérateurs économiques, doivent s’y atteler pour apporter des réponses à ces questions, pour que le développement touristique, ne vise pas seulement à renflouer les caisses de l’Etat, mais qu’il soit surtout un pôle de création d’emplois et de génération de revenus pour le comorien.
Le tourisme, on l’a vu avec Galawa Beach, peut, le plus souvent se gripper, si les transports aériens sont assurés par des compagnies aériennes peu sérieuses et si les infrastructures aéroportuaires ne répondent pas aux normes internationales, la première condition ne va pas sans l’autre.
Si le ministère peut se targuer, aujourd’hui, d’avoir réceptionné le projet de la réfection de l’Aérogare internationale Moroni Prince Said Ibrahim, obtenu grâce à un don de la Chine, il doit par contre, consentir des efforts importants pour faire revenir des compagnies de renom comme Air France, Emirates Airways, ou à défaut attirer des compagnies de la même trempe. Le tourisme, est par nature, le secteur le plus capricieux.