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moindjie
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ce blog joue le rôle d'intermédiaire entre les Comores et ses citoyens a l'étranger
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24.01.2008
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Fin du 2e round des négociations

Posté le 18.07.2008 par moindjie
Le Groupe de travail sur la question de Mayotte s’est réuni pour la 2e fois les 11 et 12 juillet 2008 à Moroni. La délégation française était composée de hauts fonctionnaires du Quai d’Orsay et d’élus du Conseil général de Mayotte. Les deux parties ont choisi de mettre de côté le statut de l’île principal nœud du problème et parler de libre circulation des biens et des personnes et de coopération régionale.
ELLE est loin la levée de bouclier à laquelle on a assisté en début du mois de juin à Paris et Moroni. Des organisations de la société civile et des parlementaires avaient alors battu le pavé tandis que des militants de la diaspora manifestaient devant l’Ambassade des Comores pour protester contre l’ouverture des négociations Franco-comorienne sur la question de Mayotte.

Le déroulement de ce second round la semaine dernière à Moroni est passé presque inaperçu et pourtant l’événement a été relaté dans les médias publics et privés. Cela est dû en grande partie au renchérissement du coût de la vie, à l’accumulation des arriérés de salaires des fonctionnaires auxquels s’ajoute la pénurie de carburant qui affecte durement et l’économie du pays et le quotidien des ménages.
Mardi dernier à Moroni un meeting organisé par plusieurs partis politiques pour dénoncer la gestion de l’Etat du président Sambi a eu du mal à mobiliser. Ces leaders politiques ont vertement contesté la légalité des dernières nominations à la Cour Constitutionnelle, la sincérité de l’élection du président d’Anjouan et surtout le refus du locataire de Beit-salam de procéder au transfert des compétences aux îles. L’un des orateurs au cours de cette rencontre a demandé aux députés de rejeter le projet de loi soumis à leur examen, visant à faciliter l’obtention de la nationalité comorienne à des ressortissants des pays arabes du Golf. La question des négociations Franco-comorienne a été à peine soulevée.
« Le silence de la population ne signifie en rien une acceptation de la politique de Sambi ; c’est une sorte de lassitude face aux nombreuses difficultés de la vie quotidienne auxquelles elle est confrontée », déplore Attoumane Bacar militant d’un parti politique d’opposition.
Seul un groupe de militant qui avait déjà fait parler de lui à Paris en juin dernier a tenté de perturber ces discussions qui vont selon un des responsable « aboutir à la renonciation d’une partie du territoire nationale ». Ces jeunes ont été interpellés dès leur descente d’avion et leurs supports de communication (affiches, banderoles,....) confisqués.
De son côté, M. Soulaimana Mohamed Ahmed, ambassadeur des Comores à Paris et chef de la délégation comorienne estime que « les négociations en cours seront fructueuses ».
Pour sa part, Luc Hallade le successeur de Christian Job comme ambassadeur à Moroni, tout en reconnaissant la qualité des discussion précise que cette session a pour rôle d’élaborer des propositions qui devront être validées en septembre prochain. L’objectif assigné aux négociateurs est d’aboutir à un accord global d’ici février 2009 date à laquelle le président Nicolas Sarkozy projette de se rendre à Moroni.

De notre correspondant à Moroni
A. Mohamed



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Mayotte ( Comores ) / Immigration / Des pistes pour faire face au défi budgétaire de l’immigration

Posté le 18.07.2008 par moindjie
MAYOTTE, Comores 18 juillet 2008/African Press Organization (APO)/ — La commission des finances du Sénat français, présidée par M. Jean Arthuis (UC-UDF, Mayenne), a rendu public le rapport de M. Henri Torre (UMP, Ardèche), rapporteur spécial de la mission « Outre-mer », sur les aspects budgétaires de l’immigration clandestine à Mayotte, M. Henri Torre a mis en évidence le défi que représente pour la France le phénomène de l’immigration clandestine à Mayotte. Ce sont, en effet, plus de 16.000 immigrés qui arrivent clandestinement sur le territoire mahorais chaque année, soit près de 10 % de la population. Environ un tiers de la population mahoraise est constitué d’étrangers en situation irrégulière.

Au terme du déplacement que M. Henri Torre a effectué sur place, pour étudier précisément les conséquences budgétaires de cette situation, il ressort que le coût de la présence à Mayotte de 50.000 à 60.000 immigrés clandestins est particulièrement élevé, puisqu’il dépasse 50 millions d’euros par an pour les dépenses de l’Education nationale et des services de santé. En comparaison, le coût de la politique de lutte contre l’immigration clandestine menée par les services de police et de gendarmerie, bien que croissant, demeure relativement faible, et ne dépasse pas 5 millions d’euros par an.

Ce constat, ainsi que le risque de déstabilisation qu’implique la présence d’une proportion aussi forte de clandestins à Mayotte, plaide pour un renforcement des moyens consacrés à la lutte contre l’immigration clandestine, qui devrait se traduire par une réduction du nombre de clandestins et du coût global de leur prise en charge. Parallèlement à cet objectif, l’accueil des immigrés clandestins dans les services publics doit être maintenu et les conditions de séjour très précaires qu’offre le centre de rétention administrative de Pamandzi améliorées.

SOURCE : Sénat français

Moléhi : Mohamed Ali Said nomme un nouveau gouvernement

Posté le 18.07.2008 par moindjie
Le chef de l'exécutif de l'île autonome de Mohéli vient de nommer, depuis hier soir, son troisième gouvernement dit intérimaire. Il est composé de quatre ministres dont une femme.
Son deuxième gouvernement était composé de cinq ministres et quatre ministres délégués.
Les gouvernements des îles autonomes de Ngazidja et de Ndzuwani comptent respectivement sept et six ministres.
Ci-dessous les membres du nouveau gouvernement :

- Monsieur Said Ben Houseine :
Ministre des Finances du Budget de l'Economie du Commerce, du Plan, des Transports, postes et télécommunications,de l'Energie, des infrastructures, de la coopération décentralisée, chargé des Relations avec les Institutions
- Monsieur Milissane Hamdia :
Ministre des Affaires sociales de l'Administration territoriale, de la Justice, de la sécurité intérieures, Porte parole du Gouvernement

- Madame Bouchrati Abdoulhalime :
Ministre délégué chargé de la Santé publique, du genre de la production rurale, de l'environnement, de l'artisanat et du tourisme
- Monsieur Soibaradine Abdou Bacar :
Ministre délégué chargé des Travaux Publics de l'urbanisme, de l'énergie, des ressources hydrauliques, de la fonction publique et de la collectivité décentralisée.
Comores4

Bacar : « Je n'ai rien à me reprocher »

Posté le 18.07.2008 par moindjie

Ci-dessous une interview de Mohamed Bacar Réalisée par le quotidien de la Réunion ''JIR'', publiée ce 18 juillet 2008:

L'ancien président de l'île d'Anjouan s'exprime pour la première fois pour parler de sa nouvelle vie, faite d'espoirs et d'ennui. Il reçoit dans sa chambre à coucher, à la base aérienne 181 de Gillot. Un baraquement utilisé d'ordinaire pour loger les gradés de passage. L'intérieur est sobre, dépouillé. Celui d'un homme qui n'est qu'en transit.
Pourquoi avoir autant attendu avant de vous exprimer ?
Je devais être prudent. Cela fait près de quatre mois que nous sommes partis d'Anjouan, moi et mes compagnons, car nous avions refusé d'organiser un scrutin électoral imposé par l'Union des Comores. Quand j'ai vu que l'Union africaine venait nous déloger, j'ai dit : « C'est l'UA, on ne va pas se battre, on s'en va à Mayotte ». Arrivés là-bas, on trouve cette foule hostile. Nous demandons un transfert à La Réunion. On m'a traité de criminel, d'assassin, de dictateur. J'ai voulu garder le silence pour comprendre d'où ces accusations venaient. En un peu plus de trois mois, tous mes anciens camarades à Anjouan ont été emprisonnés. Depuis, ils ont été libérés, sans être inquiétés. À Anjouan, aucune victime n'est venue porter plainte. Je suis en fait la victime de méthodes comparables à celles qu'Hitler utilisait contre ses adversaires. Il accusait ses ennemis de terrorisme pour mieux s'en débarrasser. Mais, comme l'a dit l'avocat général de la cour d'appel de Saint-Denis, il n'y a pas le début de commencement d'une preuve... Anjouan est une toute petite île. S'il y avait eu des viols, des meurtres, des actes de torture, ça se serait su. Il n'y a rien contre moi.
Vous avez fui Anjouan en kwassa-kwassa. L'évasion a paru simple ?
1 800 personnes débarquent sur une île et pourtant 25 personnes peuvent fuir sur un kwassa-kwassa... J'ai compris ça après, avec le pillage de ma maison. Il y a des gens qui cherchent un trésor caché chez moi. Ils ont même retourné ma case !
Que pensez-vous du soutien logistique apporté par la France à l'invasion d'Anjouan par l'armée de l'UA ?
La France ne pouvait faire autrement que de soutenir l'UA. Quand j'ai vu que c'était l'UA qui envahissait l'île, et pas l'Union des Comores, j'ai compris que je n'avais plus qu'à dégager des lieux. Qu'ils continuent, ils n'ont pas fini de s'amuser, car il n'y a jamais eu de trésor, ni de comptes offshore, ni de milliards détournés. Allez à Anjouan et dites-moi où se trouvent des milliards.
Pensez-vous être en danger en cas d'extradition aux Comores ?
Un procureur de Grande-Comore avait été envoyé à Anjouan. Quand il est arrivé, il a demandé à voir les dossiers qui accusaient mes anciens collaborateurs. Il a vu qu'ils étaient vides et a demandé leur libération. Depuis, ce magistrat a été congédié. L'Union africaine a voulu m'évincer du pouvoir. J'accepte cette décision. Mais je ne me laisserai pas coller cette image de criminel, que je nie complètement.
Quel regard portez-vous sur la justice française ?
Elle a rendu ses décisions et a refusé mon extradition aux Comores. Mais ma présence ici, sur cette base militaire, est une décision de l'État français.
Le Bénin est présenté comme l'État le plus à même de vous accueillir. L'éventualité vous intéresse-t-elle ?
Je veux une garantie de non-transit vers un pays qui me renverrait par la suite aux Comores. Je demande à ne pas être renvoyé vers un pays de l'Union africaine. Mon souhait est de rester en France. Mon frère et ma sœur ont obtenu l'asile, ma femme et mes enfants vivent en France, à Saint-Herblain, près de Nantes, depuis 2004. J'ai grandi dans la culture française. Ma terre, c'est Anjouan, mais je souhaite avant tout subvenir aux besoins des miens. D'abord ma famille, ensuite on verra.
Vous êtes d'ailleurs souvent dépeint comme un chef d'État « fait » et installé par l'État français. Qu'en pensez-vous ?
(Il se raidit) Certains disent que j'ai été aidé par la France. On va même jusqu'à dire que je disposais de fonds hérités de l'État Français. Et que pour chaque clandestin accueilli à Anjouan, la France me versait 20 euros. C'est complètement faux. Mais c'est une rumeur qui n'a pas amélioré mon image.
Comment se déroule aujourd'hui votre quotidien à la base aérienne ?
Je tiens à remercier les amis anjouanais, mahorais et réunionnais qui viennent nous rendre visite et nous aident régulièrement. Nous sommes croyants, et faisons nos prières tous les jours. Dans notre groupe, nous tentons de conserver notre culture anjouanaise. Mais nous n'avons pas gardé l'organisation militaire. La seule chose qui me distingue des autres, c'est le fait que je vive seul dans ma chambre (rires). Sinon, on s'ennuie. Les plus jeunes jouent aux cartes, les plus anciens lisent. Je lis souvent Alternatives économiques, par exemple, le JIR ou le Quotidien, aussi.
Comment voyez-vous votre avenir professionnel ?
Je suis marin et gendarme de formation, je parle et écris très bien l'anglais, je saurai m'insérer socialement. Mon but est d'abord de me laver de mon étiquette politique. La vie politique est derrière moi, j'en dirai plus le jour où il sera temps. Peut-être écrirai-je un livre... Aujourd'hui, j'ai tourné la page et j'en ouvre une nouvelle qui sera surtout consacrée à ma famille
Propos recueillis par Julien Balboni
Vers un départ samedi
Mohamed Bacar devrait quitter le sol réunionnais pour le Bénin, en fin de semaine, probablement samedi, selon nos informations. Assigné à résidence à la base aérienne 181, il est encore sous le coup d'un arrêté de reconduite à la frontière. La préfecture devrait rédiger un nouvel arrêté vers le Bénin, qui pourra être susceptible d'un recours, non suspensif. En d'autres termes, personne ne pourra l'empêcher d'être renvoyé si l'État en décide ainsi. Près de quatre mois plus tard, Mohamed Bacar, chef d'État en fuite, quitterait alors le sol français, avec le but avoué d'y revenir un jour.

Comores : Interview du président Mohamed Ali Said de Mwali«Qu'on ne remette pas en cause l'autonomi

Posté le 18.07.2008 par moindjie

Monsieur le président, il y a un an depuis que les Mohéliens vous ont confié la destinée de leur l'île. Quel bilan faites-vous en célébrant ce premier anniversaire ?
En décembre dernier, le bilan du deuxième semestre de l'année, qui correspondait au début de mon exercice, a été fait. Celui de l'année 2008 sera présenté au 31 décembre prochain. Pour ce qui est fait, dans le volet santé il y a la suppression de tout droit de consultation dans les hôpitaux et centres de santé de Mwali et la distribution gratuite des médicaments aux enfants de moins de 7 ans. En matière d'éducation, on peut évoquer la distribution gratuite de fournitures scolaires aux élèves du Cp à la classe de 3ème et l'appui apporté spécifiquement au collège rural de Miringoni.
Dans le cadre des infrastructures, on peut parler de la construction de bâtiments administratifs, notamment de l'APC, de la Direction Générale du Plan, de la sécurité Intérieure et celui de la caisse de prévoyance sociale, le pont de Fomboni, l'aménagement d'un centre commercial et des ronds points, du cimetière du centre, la construction d'une digue de protection de la zone côtière de Fomboni à Boingoma et Fomboni vers gambé Foro. On peut citer aussi la digue de Miringoni, l'assainissement de Kanaleni, de Siry et celui de la place de l'aéroport, l'adduction d'eau de Wanani et l'électrification de Hoani. En agriculture, il y a la mise en valeur de la zone agricole de Mibani dans le Djando et celle de Ndrondroni dans le Mlédjélé.
Quelles sont vos ambitions pour la deuxième année de votre mandat qui commence ?
L'année 2009 sera déclarée « année de la sécurité alimentaire ». Le programme s'intéressera à la production du riz, de la banane, du manioc, du taro, des ignames, des patates douces et autres produits agricoles locaux.
A votre arrivée au pouvoir à Mwali avec l'élection de Mohamed Abdouloihabi en Grande-Comore, il semblait que les relations entre l'Union et les îles avaient retrouvé une certaine harmonie. Or, apparemment vous avez toujours des relations difficiles avec l'exécutif de l'Union. Pourquoi les relations de votre gouvernement et l'exécutif de l'Union sont restées toujours tendues ?
Je dirai tout simplement que l'autonomie et la tournante sont constitutionnelles. Elles sont sacrées et non négociables.
Vous n'avez pas assisté à la fête de la libération de l'île à Anjouan où vous étiez fait représenter. Votre absence avait elle une signification politique ? Si oui laquelle ?
Non, il n'y avait aucune signification politique. J'étais en mission à l'étranger.
Il est prévu une table ronde nationale qui devrait se tenir incessamment. Quel sera le message du gouvernement de Mwali à ces assises ?
Comme nous l'avons souligné à plusieurs reprises, nous sommes prêts à participer à condition qu'on ne remette pas en cause l'autonomie des îles et la présidence tournante. Nous sommes pour l'Unité nationale dans le respect de la constitution.
Propos recueillis par A. Soidri
Al-watwan N° 1110 du 10 juillet 2008

Sambi est actuellement en France

Posté le 18.07.2008 par moindjie
Bonjour à tout le monde,

Le président Sambi est actuellement en France pour une visite privée de quelques jours.
Il venait des USA sur convocation du département d’état.
On peut donc se demander pourquoi les américains s’intéressent vraiment à un tout petit pays.
Alors, mauvaise, ou bonne nouvelle ?

En France, ou le président passe quelques jours de vacances, fera son show dans un grand hôtel parisien devant plusieurs ambassadeurs arabes.
Dans cette présentation, il va plaider pour l’organisation d’une conférence essentiellement arabe pour aider le développement des Comores.
C’est une conférence similaire à celle de décembre 2OO5 à Maurice.
Cette conférence était une réussite, mais malheureusement l’équipe actuelle ne s’intéresse pas du tout du suivis des dossiers.
Il faut noter que le non suivis des dossiers est une spécialité des dirigeants comoriens.

Départ de l'équipe nationale des Comores pour le tournoi la COSAFA

Posté le 18.07.2008 par moindjie
L'équipe nationale de football des Comores s'est envolée jeudi après-midi pour Johannesburg, en Afrique du Sud, où elle va participer à la onzième édition de la COSAFA Senior Challenge qui se déroulera du 19 juillet au 3 août.

C'est pour la première fois que l'équipe comorienne va prendre part à ce tournoi qui regroupe 14 pays de l'Afrique australe.

"Nos espoirs sont minces, mais nous sommes optimistes", a déclaré le président de la Fédération comorienne de football (FCF), Salim Tourqui.

Eliasse, l’artiste philosophe

Posté le 18.07.2008 par moindjie
“Marahaba”, un premier album, un simple merci et surtout, une façon de dire tout haut ce que beaucoup n’ose crier. Eliasse, ce philosophe-artiste d’origine comorienne, nous invite au voyage dans son univers où la seule langue des peuples reste la musique. Une musique qui parle d’amour

On vous avait découvert sur scène aux côtés de Maalash. Que s’est-il passé depuis ?

J’ai monté mon groupe et sorti mon premier album “Marahaba”.

Que signifie “Marahaba” ?

Ce mot signifie “Merci”. J’ai dédié ce titre à mes parents. C’est ma façon à moi de les remercier de m’avoir donné tant d’amour. Il y a beaucoup d’enfants qui n’ont pas eu la chance d’avoir des parents. Et ceux qui en ont eu n’ont pas grandi dans l’amour. Moi, j’ai eu les deux.

Comment vous est venue l’idée de faire de la musique ?

Je suis tombé dedans quand j’étais petit (rire). Non à vrai dire, j’en faisais quand j’étais enfant. Je me souviens qu’à l’école, on se retrouvait pendant la récréation avec des camarades pour jouer de la musique. C’était juste pour rire. J’ai intégré le groupe de Maalash en 1999. Je l’accompagnais à la percussion. Un jour, l’un des musiciens du groupe ne pouvant pas venir, Maalash m’a proposé de le remplacer. J’ai alors compris que j’étais fait pour ça.

Jusque-là vous avais évolué à l’ombre d’un artiste très connu. Vous est-il plus facile aujourd’hui de voler de vos propres ailes ?

Dans mon cas, je dirais oui. En plus de la Réunion, nous nous sommes déjà produits sur plusieurs scènes nationales. Il est vrai que je ne suis pas très connu chez moi aux Comores mais ailleurs, nous sommes très sollicités. En 2007, nous avions été invités à nous produire au JAM, l’une des plus grandes salles de jazz de Montpellier. Ça a été l’occasion pour nous de participer au festival Radio France Jazz ainsi qu’à la Caravane Mahoraise qui s’est déroulée en novembre 2007.

De quoi parlez- vous dans vos chansons ?

Je parle d’amour, de la nature, de politique. Dans mes textes, j’évoque la situation des Comores. Par exemple, dans le titre “Zndroso” (traduit littéralement “douleur”), je responsabilise d’une part les hommes politiques mais également la population comorienne. Certains passages sont très clairs. Je leur dis haut et fort qu’on n’est pas des bœufs. J’ai le goût du risque. Je ne chante pas que pour les palaces et les limousines. Dans ce milieu, il faut ramer pour y arriver. Mais si cela peut me permettre de faire passer un message qui soit entendu par un grand nombre de personnes alors tout cela n’aura pas été vain.

On retrouve dans vos mélodies des sonorités qui nous conduisent quelque part entre le Sénégal et Madagascar mais sans savoir où exactement…

Je m’inspire essentiellement des rythmes traditionnels. Pour le reste, je me laisse guider par mon inspiration. Parfois les gens viennent me voir à la fin d’un concert pour me dire que mes chansons leur rappellent certaines mélodies malgaches. Tant mieux si tout le monde y trouve son compte.

Outre le shimaoré, certains de vos textes sont en français. Est-ce un choix ou une obligation ?

Non pas vraiment. Quand je compose, je ne fais pas une pré-sélection des chansons qui seront en français et celles qui seront en shimaoré. Une fois de plus, je me laisse guider par mon feeling. La musique est trop universelle à mon sens pour que je l’enferme dans une seule langue. Parfois il m’arrive de composer une seule chanson dans trois langues différentes. L’essentiel est que le public s’ y retrouve.

Quelle est votre prochaine étape ?

Nous arrivons à la fin de notre tournée. Notre premier album sortira à la Réunion dans moins d’une semaine (ndlr, le 10 juillet). Au mois de février, nous serons sur la scène du Festival des voix divers qui se déroulera cette année en Picardie. D’ici là, l’aventure continue.

Propos recueillis par Maïmouna CAMARA

Rendez-vous aux Comores

Posté le 18.07.2008 par moindjie
La quatrième édition du Forum économique des îles de l'océan Indien se tiendra du 21 au 23 octobre prochain aux Comores. Une fois de plus, cette manifestation initiée par l'Union des Chambres de commerce et de l'industrie de l'océan Indien se veut être une plate-forme de rencontre entre les opérateurs de la région.
Pour cette nouvelle édition, le forum verra la participation des opérateurs venant de la Tanzanie et des pays du Golfe, entre autres, Koweit et Dubai. « L'objectif est d'élargir l'horizon des opérateurs de la région et de multiplier les opportunités de partenariats techniques, financiers et commerciaux », affirme Fakriddine Abdoulhalik, directeur exécutif du forum, mardi, à la Chambre de commerce et de l'industrie Antaninarenina lors d'une conférence de presse.
En tant que pays hôte, les Comores seront au centre des discussions placées sous le thème « Les Comores, porte ouverte sur la région ». Le directeur exécutif a sollicité les opérateurs malgaches à investir aux Comores.

Lantoniaina Razafindramiadana

Bacar : l'État veut passer en force

Posté le 18.07.2008 par moindjie
COMORES - L'ex-président de l'île d'Anjouan est plus que jamais sur le départ. Mais à agir trop vite, le Quai d'Orsay et la préfecture risquent de se perdre dans l'illégalité.C'est dorénavant une question de jours. Voire d'heures. Mohamed Bacar, l'ex-président de l'île d'Anjouan, présent sur le territoire français depuis le 27 mars, est en transit. Avec deux ou trois de ses hommes, il va très probablement prendre un avion pour rejoindre soit le Bénin, soit la Tanzanie, “avant la fin de semaine”, selon la préfecture de la Réunion. Mais le flou le plus complet règne quant aux modalités. D'autant plus que les avocates de Mohamed Bacar et de ses hommes ne comptent pas en rester là. “Pour pouvoir expulser quelqu'un, il faut un arrêté de reconduite à la frontière portant mention du pays d'accueil, ce qui n'est pas le cas. La jurisprudence est très claire à ce sujet. Si l'État décide de mettre Mohamed Bacar sans faire un nouvel acte, il se met dans l'illégalité”, martèle Me Cécile Bentolila, pour qui la partie est loin d'être finie. Les conseils de Mohamed Bacar envisagent d'écrire un courrier au préfet, pour le prévenir des risques encourus. Mais si Bacar est mis d'office dans un avion pour le Bénin, il apparaîtra bien difficile de le faire revenir pour contester la chose... En cas de nouvel arrêté de reconduite à la frontière, alors un nouveau recours, suspensif, serait possible. Et le grand ramdam qui entoure la présence de Mohamed Bacar à la Réunion pourrait reprendre de plus belle.

CLICANOO.COM | Publié le 17 juillet 2008
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