Publié le 07/11/2009 à 06:03 par moindjie
Les quatre mouvances politiques malgaches peinent à trouver un terrain d’entente
Les négociations sur le partage du pouvoir qui se tenaient du 3 au 5 novembre à Addis Abeba en Ethiopie n’ont pas abouti à une sortie de crise. La situation politique instable à Madagascar demeure inchangée. Les débats butent sur l’attribution des postes de direction de l’exécutif. Le président évincé Marc Ravalomanana refuse catégoriquement que son adversaire Andry Rajoelina reste à la présidence.
Andry Rajoelina ne sait décidément pas ce qu’il veut. Après avoir claqué la porte pendant les pourparlers sur le partage du pouvoir, l’homme fort de Madagascar est revenu vendredi à la table des négociations. « S’ils ne veulent pas de ma présidence, ils sont les responsables du blocage », avait-t-il lancé aux journalistes après avoir quitté la réunion. La cause de sa colère : le changement de position de Marc Ravalomanana. Depuis mardi, le président évincé a remis en cause cet accord de principe au premier jour du sommet « inter-malgache ».
Bras de fer entre Ravalomanana et Rajoelina
Il aura fallu l’intervention du médiateur Joaquim Chissano pourqu’Andry Rajoelina accepte de revenir « pour l’intérêt supérieur de la Nation » et « par respect des accords décidés le 6 octobre ». Le Groupe international de contact (GIC) avait annoncé en octobre dernier à Antananarivo qu’un consensus avait été trouvé parmi les délégations des quatre principales mouvances politiques. La présidence de la transition revenait à Andry Rajoelina, et le poste de Premier ministre à Eugène Mangalaza, pro-Ratsiraka, en remplacement de Monja Roindefo. Mais le revirement de Marc Ravalomanana a changé la donne.
Après trois jours d’âpres discussions, les deux hommes et les anciens chefs d’Etat Albert Zafy et Didier Ratsiraka n’ont pas réussi à trouver un terrain d’entente sur la répartition des postes clé du gouvernement de transition, qui doit aboutir à des élections fin 2010. La médiation a ainsi décidé de prolonger d’une journée ce dialogue qui devait initialement être clos jeudi.
Selon La Tribune de Madagascar, la seule avancée de ces négociations se résume à l’acceptation par la mouvance Ratsiraka de se limiter à cinq ministères. Pour les autres journaux malgaches, l’heure semble être au pessimisme. Avant même la fin des pourparlers, la presse titrait déjà sur « Le consensus introuvable » (DMD) et « L’Echec d’Addis Abeba » (Les Nouvelles).
http://www.afrik.com/article17938.html
Publié le 07/11/2009 à 06:02 par moindjie
Dans sa politique de soutien au secteur privé, la banque BNI Madagascar a participé activement à la 12è édition de la vitrine de Vakinankaratra qui s’est déroulee devant la place de la gare d’Antsirabe durant trois jours à partir du jeudi 29 octobre, en tant que sponsor officiel.
Cette grande manifestation économique organisé par la Fivondronan’ny orin’Asan’ny Vakinankaratra (FIOVA ), rassemblant les entreprises de la région, a représenté une grande occasion pour les opérateurs économiques se remettre en marche dans le sens du développement et de la relance de ce secteur en difficulté depuis quelques années.
Avec les 91 entreprises participant à cette vitrine, BNI Madagascar a saisi l’occasion pour effectuer des échanges entre les opérateurs économiques de la région afin de favoriser leur complémentarité.
« Nous informons les visiteurs de nos différents services», a précisé Ndriana Ralaimanisa, directeur de communication et de marketing au sein de la BNI Madagascar.
http://www.lexpressmada.com/display.php?p=display&id=30952
Publié le 07/11/2009 à 06:01 par moindjie
L'homme fort de Madagascar, Andry Rajoelina, le 6 novembre 2009 à Addis Abeba
ADDIS ABEBA — Les quatre principaux dirigeants politiques malgaches ont trouvé un compromis sur le partage du pouvoir pendant la période de transition qui doit conduire à des élections fin 2010, a indiqué à l'AFP un des médiateurs africains, Tiébilé Dramé, représentant de l'Onu.
"Les chefs de file des mouvances politiques malgaches sont parvenus à un accord pour la mise en oeuvre de la charte de la transition malgache" définie à Maputo le 9 août, a déclaré M. Dramé à l'AFP dans la nuit de vendredi à samedi.
"Ils se sont entendus sur la direction des institutions de Transition, y compris la présidence, et sur une clé de répartition au sein du gouvernement et au sein des autres institutions", a-t-il précisé, indiquant qu'il "y a un président consensuel, deux coprésidents consensuels, un Premier ministre de consensus et un gouvernement d?union nationale".
"Cet accord sera signé cette nuit à Addis Abeba sous la forme d?un acte additionnel à la Charte de la Transition par tous les chefs de file. (...) Je pense que c?est une illustration de la volonté de réconciliation nationale des parties malgaches", a-t-il estimé.
"Il y a un accord sur l'exercice solidaire de la fonction du pouvoir exécutif", a également confirmé à l'AFP le Commissaire paix et sécurité de l'Union Africaine (UA), Ramtane Lamamra.
"Cela symbolise l'esprit de concensus, la volonté des parties malgaches de travailler ensemble pendant la transition. Cette acceptation a marqué le tournant dans les négociation pour dépasser le blocage", a déclaré M. Lamamra.
"Ca, ça ne peut pas changer. Mais certains aspects peuvent encore donner lieux à d'âpres débats", a-t-il affirmé en référence aux négociations sur l'attribution entre mouvances des portefeuilles ministérielles.
Satisfait de cet accord, qui correspond à ses attentes, le président déchu Marc Ravalomanana a souligné que M. Rajoelina "n'est pas le chef, il y a les co-présidents, c'est le résultat d'un concensus. Donc il n'a pas le pouvoir total par exemple de signer des actes ou des contrats. il y a des balises, il n'a pas le pouvoir total".
Une interprétation qui diffère de celle d'Andry Rajoelina, qui plus tôt, avait estimé qu'il ne s'agissait que d'une question de terminologie.
"Il y avait normalement (selon les accords de Maputo) un vice-président, maintenant au lieu d'un vice-président, il y aura deux co-présidents. C'est juste l'appellation qui change", a-t-il précisé.
La mouvance de l'ancien président Didier Ratsiraka conserverait quant à elle la Primature.
"Je crois que c?est un bon accord, inespéré. Nous avons tous travaillé là-dessus, les médiateurs internationaux ont fait leur travail et les mouvances ont finies par se résigner à accepter que les intérêts supérieurs de la Nation passent au-dessus des intérêts personnels et partisans", a indiqué ce dernier.
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gjSaAKaiXAMvmrLa0IPrEkgzf0dw
Publié le 07/11/2009 à 05:59 par moindjie
Avec ses hôtels géants, ses golfs à perte de vue, ses casinos jamais fermés, Sol Kerzner a réinventé l'hôtellerie d'affaires. Dans ses établissements, touristes et businessmen se croisent et cohabitent harmonieusement. Portrait de ce milliardaire sud-africain qui a fait du monde sa résidence secondaire.
Imaginez un pharaon qui aurait rencontré Walt Disney... Un pharaon aux origines modestes, fils d'immigrants russes, né dans la banlieue de Johannesburg au milieu des années 30. On raconte qu'à peine son diplôme d'expert-comptable en poche, le jeune Sol a vendu à leur insu le petit hôtel que ses parents avaient ouvert à Durban, pour investir dans le développement d'un « resort » intégrant tout un éventail d'offres de loisirs. Concept révolutionnaire à l'époque et qui fera sa fortune... A le voir comme ça, décontracté dans son jean et sa chemise bleue, on a peine à imaginer qu'il achevait à Dubaï, l'an dernier, sur fond de crise, l'un des plus extravagants complexes hôteliers qui soit, Atlantis The Palm. Un Las Vegas en Orient, doté d'un parc aquatique, trônant sur une île artificielle en forme de palmier. «C'était risqué», commente-t-il. Mais tandis que la situation économique paralysait Dubaï cet été, Atlantis The Palm affichait un taux de remplissage de 90 %. L'inauguration du complexe, en novembre 2008 (un grand raout à 20 millions d'euros avec feu d'artifice visible de l'espace, et pléiade de stars !), marquera en tout cas pour longtemps les mémoires. Tout comme la grande épopée de Sun City...
Le visionnaire peaufine son concept depuis quarante ans
Son regard délavé se perd soudain dans le passé. L'épisode le plus controversé de sa carrière fut probablement, aussi, l'un des plus exaltants. C'est qu'il en a fallu du culot, des fonds et de la détermination, pour concevoir au beau milieu de la savane, en plein apartheid, ce royaume du jeu et du divertissement agrémenté d'une « cité perdue ». Il y plante près de un million d'arbres, reconstituant ainsi une véritable forêt tropicale. Avec son immense piscine à vagues, ses casinos, son golf, ses salles de spectacle et la proximité d'un parc national où l'on peut observer les fameux Big Five de la faune africaine, Sun City, véritable « mégaloresort », devient «the place to be».
Sol Kerzner y trouve la célébrité. Ses amis s'appellent Frank Sinatra, Liza Minnelli, Shirley Bassey. Il programme des concerts avec Jean-Michel Jarre, lance le One Million Dollar Tournament qui attire les plus grands golfeurs de la planète, organise l'élection de Miss Monde (il en épouse une au passage). Mais Sun City fait aussi jaser. La ville du soleil devient « Sin City », la ville du pêché. Accusé de corruption, Sol Kerzner part s'installer à Londres. Il achète à l'île Maurice le mythique Saint Géran, puis aux Bahamas, un hôtel en faillite sur Paradise Island. L'île devient son nouveau laboratoire. Il y crée son premier Atlantis dédié au mythe de l'Atlantide.
Depuis quarante ans, ce visionnaire du tourisme peaufine ainsi son concept, le déclinant tantôt version chic, tantôt version choc, sans jamais lésiner sur ce qui fera s'émerveiller les «rich and beautifull people» de la planète, Américains en tête. Aujourd'hui, c'est le Maroc. Même si Sol Kerzner avoue que sans l'appel d'offres lancé par le royaume chérifien, il n'aurait pas cherché à s'y développer. Mais en homme d'affaires avisé, il voit le potentiel du projet sur ce site balnéaire remarquable, proche des grandes capitales européennes via Casablanca, et à quelques minutes d'el-Jadida, l'ancienne Mazagan, ville classée au patrimoine mondial de l'Unesco.
Depuis l'ouverture du Mazagan Beach Resort, à la mi-octobre, les premiers clients affluent. Un démarrage prometteur pour cette nouvelle des tination marocaine. On y espère, à terme, près de 4 millions de visiteurs par an. Un challenge pour Sol Kerzner ? En 2000, lorsqu'il rachète, aux Maldives, l'île de Reethi Rah pour y bâtir un resort One &Only, il n'hésite pas à y faire déverser 1,5 million de tonnes de sable pour en quadrupler la surface et l'élever de deux mètres ! Alors, aménager 250 hectares le long d'une plage de sept kilomètres n'inquiète pas vraiment ce pharaon des temps modernes...
http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2009/11/07/01006-20091107ARTFIG00083--un-pharaon-visionnaire-.php
Publié le 07/11/2009 à 05:58 par moindjie
Carsten Schieck.
MALDIVES Carsten Schieck vient d’être nommé au poste de directeur général des hôtels Hilton des Maldives et du Sri Lanka. À ce titre, il devient responsable des opérations de toutes les enseignes du groupe Hilton dans cette zone. Il sera placé sous la responsabilité directe de Martin Rinck, président de la zone Asie Pacifique d’Hilton Hotels Corporation.
Directeur Général du Conrad Maldives Rangali Island depuis 2002, Carsten Schieck a contribué à faire du resort l’un des plus renommés au monde, ayant reçu de très nombreuses récompenses, notamment pour ‘Ithaa’, le premier restaurant sous l’eau au monde. Il a piloté le passage de l’établissement (anciennement connu comme le Hilton Maldives) sous l’enseigne Conrad en 2007 et supervise l’expansion du groupe Hilton aux Maldives depuis mai de cette année.
http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/hotellerie/2009-11/Hilton-Hotels-nomme-Carsten-Schieck-directeur-regional-pour-les-Maldives-et-le-Sri-Lanka.htm
Publié le 07/11/2009 à 05:55 par moindjie
Jeudi après-midi, Paul Vergès, président de l’ONERC a présenté au ministre de l’Écologie le dernier rapport de l’Observatoire des effets du réchauffement climatique. Premier retour sur cet événement.
Logements et routes submergés par la montée de la mer, feux de forêt, cultures affectées par des canicules à répétition, le changement climatique risque de coûter cher à la France si rien n’est fait pour s’y adapter, c’est ce qu’indique le rapport remis jeudi à Jean-Louis Borloo, ministre de l’Écologie, par Paul Vergès, président de l’ONERC (Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique).
Selon l’ONERC, les coûts liés au changement climatique vont s’élever à plusieurs milliards d’euros par an.
Créé par à la suite de l’adoption à l’unanimité d’une proposition de loi de Paul Vergès en 2001, l’ONERC montre qu’il est un outil essentiel dans la stratégie d’un des pays les plus puissants du monde. À un mois du début de la conférence internationale de Copenhague, la République a entre les mains un tableau précis de la catastrophe qui pourrait survenir si des mesures radicales ne sont pas prises lors de cette conférence.
L’ONERC rappelle également que quoi qu’il arrive, la dynamique du réchauffement climatique est enclenchée, et qu’il convient donc dès maintenant d’agir pour anticiper.
Dans ce domaine, La Réunion démontre que même si elle est un petit pays de l’océan Indien, elle peut apporter des solutions qui peuvent contribuer à résoudre un problème mondial. C’est ainsi que le rapport de l’ONERC est considéré comme essentiel, car c’est la première évaluation pour la France de l’impact économique du changement climatique sur la base des dernières prévisions du GIEC. Or, l’ONERC est le résultat d’une initiative réunionnaise, qui a commencé à être formulée en 1975 dans le "Plan immédiat de survie". Cette initiative est devenue une stratégie qui s’est déployée à l’échelle de l’île à partir de 1998, date de l’arrivée de Paul Vergès à la Région. Elle est ensuite devenue une priorité nationale en 2001.
Et à quelques semaines de la Conférence de Copenhague sur le climat, la présentation au ministre de l’Écologie du résultat d’une initiative réunionnaise vient à nouveau rappeler qu’en tant que Réunionnais, nous pouvons être fiers de ce que nous sommes capables d’apporter au monde.
Manuel Marchal
L’impact considérable du réchauffement climatique
Voici quelques prévisions extraites de la synthèse du rapport de l’ONERC.
Montée du niveau de la mer
« La remontée du niveau de la mer aurait des conséquences économiques très importantes pour les habitations et les entreprises : plusieurs dizaines de milliers de logements seraient exposés à un risque de submersion dans le seul Languedoc-Roussillon avec un coût de plusieurs dizaines de milliards d’euros. Les coûts annuels induits par le retrait gonflement des argiles pourrait être multiplié par 4 ».
Manque d’eau
« Un déficit de 2 milliards de m3 par an pour la satisfaction des besoins actuels de l’industrie, de l’agriculture (irrigation) et de l’alimentation en eau potable serait observé à l’horizon 2050 ».
Menaces sur le tourisme
« Il y aurait une dégradation du confort climatique en été sur une grande partie de la France métropolitaine, les températures maximales atteintes devenant trop élevées pour permettre un confort maximal des touristes. En 2100, un impact significatif sur le chiffre d’affaire estival est à attendre, en raison d’une évolution à la baisse de l’attractivité touristique sauf dans le Nord-Ouest de la France et de certains départements des Alpes ».
Les perspectives d’action
Des Plans climat dans toutes les régions
La synthèse précise les suites qui seront données à ce travail.
« Il convient maintenant de tirer parti des connaissances rassemblées par ce groupe interministériel pour réaliser un plan national d’adaptation ambitieux annoncé pour 2011 par la loi du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement, adoptée le 3 août 2009.
Le ministre d’État, ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer, en charge des Technologies vertes et des Négociations sur le Climat, a souhaité que la préparation de ce plan fasse l’objet d’une vaste concertation nationale. Cette concertation qui se déroulera tout au long de l’année 2010 permettra de recueillir les avis de la société civile, des collectivités mais aussi de nos concitoyens sur un domaine encore trop peu connu.
Ces travaux serviront également pour la réalisation, conjointement par le préfet de région et le président du Conseil régional, des Schémas Régionaux Climat Air Energie, prévus dans le projet de loi portant engagement national sur l’environnement et qui devront comporter un volet définissant les grandes orientations régionales en matière d’adaptation au changement climatique ».
Jean-Louis Borloo souligne la nécessité de s’adapter au changement climatique
Voici le communiqué publié par le ministère de l’Écologie et du Développement durable à l’occasion de la remise du rapport de l’ONERC à Jean-Louis Borloo.
« Jean-Louis Borloo a reçu aujourd’hui (jeudi - NDLR) Paul Vergès, président de l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (ONERC), qui lui a remis le rapport 2009 de l’ONERC. Ce dernier a pour objet l’évaluation des coûts des impacts du changement climatique et la recherche de pistes d’adaptation pour la France métropolitaine aux horizons 2030, 2050 et 2100. L’évaluation réalisée indique que les coûts annuels liés aux changements climatiques pourraient atteindre plusieurs milliards d’euros par an si aucune mesure d’adaptation ne venait à être prise.
L’ONERC a mobilisé un groupe d’expertise pluridisciplinaire regroupant des acteurs publics comme privés afin d’examiner en détail dix secteurs-clés : risques naturels, ressource en eau, biodiversité, santé, infrastructures routières, agriculture, forêt, énergie, tourisme et territoires.
Plusieurs pistes d’adaptation ont été identifiées et permettraient de limiter les impacts négatifs du changement climatique. La plupart des mesures d’adaptation sont toutefois largement dépendantes des caractéristiques territoriales et devront donc être examinées au cas par cas au niveau local.
Un plan national d’adaptation au changement climatique, conformément aux dispositions de la loi du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’Environnement, sera élaboré au plus tard en 2011. Ce troisième rapport de l’ONERC alimentera la concertation préparatoire à ce plan, qui sera engagée dès la fin 2009.
Jean-Louis Borloo a déclaré : « Ce 3ème rapport de l’ONERC, qui constitue un travail considérable, montre que la France ne sera pas épargnée non plus par le changement climatique. Il nous faut donc redoubler d’efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, ce qui passe par la conclusion d’un accord international à Copenhague et par la mise en œuvre du Grenelle Environnement sur notre territoire. Mais il nous faut aussi bâtir une stratégie de long terme qui seule permettra l’adaptation de notre société au changement climatique, par une action en profondeur dans des secteurs où les décisions d’aujourd’hui engagent fortement l’avenir : transports, bâtiments, aménagement, énergie, sylviculture, agriculture... Tel est l’objectif du "plan national d’adaptation" dont l’élaboration débutera dans les prochaines semaines ».
http://www.temoignages.re/construire-ensemble-une-strategie,39894.html
Publié le 07/11/2009 à 05:54 par moindjie
Monseigneur Aubry écoutera ce que le Président va annoncer ce soir à l'issue du Conseil Interministériel. D'après l'homme d'Eglise, il ne faut pas attendre Paris pour que La Réunion commence à bâtir un projet commun.
Ce soir, Nicolas Sarkozy fera sa première déclaration sur les mesures concrètes que le
gouvernement va prendre après que le Conseil interministériel ait fait la synthèse des États généraux de l'Outre-mer. Qu'attendez-vous de cette annonce ?
"Je pense que c'est important d'écouter ce que le Président va dire. Mais le plus important, c'est ce que vont faire les Réunionnais ici. Rien ne changera, sans forcément parler d'un changement de statut de l'île, s'il n'y a pas une nouvelle gouvernance politique qui valorise les femmes et les hommes de ce pays. Nous devons créer des synergies pour définir ce que nous voulons nous, à La Réunion. Il ne suffit pas que l'on attende que Paris nous dise, il faut que nous soyons capables depuis ici de bâtir un projet réunionnais pour porter La Réunion ensemble.
Sommes-nous capables de bâtir un projet commun ?
Moi je pense que nous en sommes capables. Il faut sortir du questionnement "est-ce qu'on est capable" parce qu'on est capable.
Par quel bout faut-il commencer pour que l'île trouve une cohésion ?
Faire ce que nous faisons déjà avec les associations et les écoles, créer un tissu de conscience réunionnaise en assumant toute notre histoire, l'histoire de La Réunion dans la France, l'histoire qu'elle a avec l'Europe et l'histoire qu'elle a aussi avec l'océan Indien, où se trouvent des partenaires. Quand vous savez que des partenaires vont partir sur de nouveaux partenariats économiques avec l'Europe et qu'ils vont repenser leur relation avec l'Europe, cela va rejaillir sur notre île. Nous, qu'est-ce qu'on fait ? On attend que Paris bouge ou bien c'est nous qui bougeons, pour dire ce qu'on veut avec les partenaires de l'océan Indien ?"
Karine Maillot
Publié le 07/11/2009 à 05:53 par moindjie
Dix mois après l'agitation sociale outre-mer, le chef de l'Etat a validé vendredi 137 mesures visant à lutter, notamment, contre la vie chère ou la concurrence faussée dans les départements et territoires ultra-marins. L'UMP applaudit, le PS dénonce.
Nicolas Sarkozy a multiplié les annonces pour l'Outre-mer. (Reuters)
D'abord le symbole. S'exprimant vendredi à l'Elysée à l'issue du premier conseil interministériel consacré à l'Outre-mer, Nicolas Sarkozy a hissé la secrétaire d'Etat chargée des affaires ultra-marines, Marie-Luce Penchard, au rang de ministre à part entière, désormais sous la tutelle de celui de l'Intérieur, Brice Hortefeux. Dix mois après les manifestations, et parfois les actes violents, qui ont secoué les Antilles - la Guadeloupe surtout -, le chef de l'Etat a affirmé vouloir passer "à l'action" face aux problèmes économiques et sociaux qui gangrènent les départements et territoires ultra-marins. S'appuyant sur les quatre mois de travail des Etats généraux de l'Outre-mer, le locataire de l'Elysée a annoncé toute une série de mesures – 137 au total ont été validées par le gouvernement - qui s'articulent autour de deux axes majeurs: le combat contre la vie chère et la lutte contre la concurrence faussée.
Tourisme et agriculture d'abord
Devant un parterre d'élus et d'acteurs économiques et sociaux de ces territoires, Nicolas Sarkozy a, sur ce dernier point, prôné un abaissement des seuils de concentration des entreprises, lesquels devront être approuvés par les pouvoirs publics. Des groupes d'intervention régionaux (GIR) seront également mis sur pied. Ils seront chargés de traquer les abus de position dominante. Concernant les tarifs de l'alimentation ou de l'essence, le chef de l'Etat a annoncé que les observatoires des prix, aux compétences renforcées, seraient désormais présidés par des personnalités indépendantes. Ils auront la possibilité de saisir directement les services de la concurrence "lorsque des écarts de prix significatifs seront constatés" avec ceux pratiqués en métropole.
Dans son long catalogue de mesures, le président de la République n'oublie pas de venir au soutien des économies locales, souvent fragiles, et particulièrement affectées par les troubles du début de l'année. L'Etat veut notamment créer des conditions attractives pour toute prise de participation dans le capital des PME. Afin de permettre aux entreprises, touristiques notamment, de dégager davantage de trésorerie, Nicolas Sarkozy a également annoncé un moratoire d'un an sur les dettes patronales. Les hôteliers auront alors trois à cinq ans pour rembourser leurs dettes ou rénover leurs installations. Dans le secteur agricole, un plan en trois points a été validé. Un institut technique agricole, à la pointe des dernières innovations, sera installé sur chaque territoire; le regroupement des entreprises agricoles sera encouragé. Enfin, 40 millions d'euros seront engagés par l'Etat en vue d'une meilleure diversification des cultures.
PS: "Un discours décousu et misérabiliste"
A un niveau plus général, des "commissaires au développement endogène" seront installés dans chaque territoire. Leur rôle sera de créer les conditions d'un marché unique dans leur zone. Martinique et Guadeloupe devraient ainsi échanger plus étroitement. Un peu plus au sud, la Guyane devra elle développer une meilleure collaboration économique avec ses voisins sud-américains, notamment avec le Brésil, partenaire très apprécié par l'Elysée depuis que Nicolas Sarkozy s'y est installé. Même principe dans l'océan Indien en ce qui concerne Mayotte ou La Réunion, deux territoires qui devraient en outre être particulièrement concernés par le plan de lutte contre l'illettrisme et la déscolarisation de la jeunesse annoncé par le chef de l'Etat et qui sera piloté par des "préfets à la cohésion sociale".
Quel sera le coût de toutes ces annonces? Sur ce point, Nicolas Sarkozy ne souffle mot. Au grand dam du PS, qui, dans un communiqué signé Axel Urgin, fustige "un discours décousu et misérabiliste à l'égard d'un outre-mer caricaturé à l'envi". "Les seules annonces concrètes qu'il contient traduisent une reconcentration des pouvoirs sur fond de désengagement financier de l'Etat", poursuit le texte, parlant d'une allocution qui "pourrait faire date tant son indigence frise l'indécence". Face à cette volée de bois vert, le chef de l'Etat peut toutefois compter sur le soutien de l'UMP. Paraphrasant Aimé Césaire, Eric Raoult estime en effet que le président de la République "montre une lumière nouvelle pour l'Outre-mer". Nicolas Sarkozy "a pris en compte la situation, il tient ses engagements après avoir ouvert un dialogue de confiance, en proposant un projet concret et novateur", indique encore l'élu francilien. Les populations ultra-marines, elles, jugeront sur pièces les annonces présidentielles.
Nicolas Moscovici - leJDD.fr
Publié le 07/11/2009 à 05:52 par moindjie
Moins d'un an après l'explosion sociale qui a secoué les Antilles au début de l'année, le président de la République s'apprête à poser les fondations d'une nouvelle politique à l'égard de l'outre-mer. Devant près de 3 000 invités réunis à l'Elysée, vendredi 6 novembre, Nicolas Sarkozy doit en présenter les principes et détailler, à l'issue d'un conseil interministériel, les quelques 137 propositions retenues – 71 mesures générales transversales et 66 spécifiques. Ces décisions interviennent en conclusion des Etats généraux, lancée en mars dans la plupart des territoires, ainsi qu'auprès des ultramarins de l'Hexagone.
L'exercice est périlleux et l'attente vive, tant les séquelles d'un conflit qui aura duré 40 jours de fin janvier à début mars, restent profondes. En Guadeloupe, en Martinique, comme en Guyane, la situation économique s'est aggravée, le chômage s'est accru de près de 20 % et le climat social, bien qu'apaisé, reste tendu. Au cœur des préoccupations persiste un profond malaise : celui d'un traitement inégalitaire de l'Etat à l'égard des territoires lointains dont les spécificités ne sont ni reconnues ni prises en compte.
Lors de son passage en Martinique et en Guadeloupe en juin, le chef de l'Etat s'était engagé à redéfinir le "lien" qui unit l'outre-mer à la République. Avant d'en définir les contours, il a laissé les responsables de la société civile, dirigeants d'entreprise, responsables d'associations, enseignants, élus s'emparer des Etats généraux, pour établir le diagnostic de la crise et formuler leurs propositions.
Le président de la République et le gouvernement sont attendus sur le terrain du pouvoir d'achat et de la lutte "contre la vie chère". L'augmentation du prix des carburants comme le coût des produits alimentaires demeurent, pour les collectifs du LKP en Guadeloupe et du 5 février en Martinique, les conséquences de la "profitation" et les séquelles de "l'économie de comptoir".
Après la mise en œuvre laborieuse du revenu supplémentaire temporaire d'activité (RSTA) de 200 euros pour les bas salaires, qui avait été concédé par le gouvernement pour sortir du conflit, le chef de l'Etat devrait annoncer des dispositions concernant les mécanismes de fixation des prix, ainsi que de nouvelles règles de la concurrence. Adaptées à l'organisation des marchés locaux, elles devraient aussi s'étendre aux conditions de transport et notamment aux tarifs des compagnies aériennes.
Adepte de la rupture, le chef de l'Etat veut en finir avec la politique d'assistance de ses prédécesseurs pour y susbstituer celle du "développement économique endogène". L'Etat serait prêt à encourager la mise en valeur des richesses agricoles et à favoriser l'ouverture des échanges avec les îles et les pays voisins. Cette volonté risque de se heurter aux contingences commerciales, ainsi qu'aux règles communautaires en vigueur. Dans la foulée du Grenelle de l'environnement, diverses propositions sont avancées pour favoriser la production d'énergies nouvelles et la recherche sur la bio-diversité essentiellement marine.
Lors de son passage en Guadeloupe le 26 juin, M.Sarkozy avait dénoncé les obstacles qui empêchent les ultramarins d'exercer des postes dans la haute fonction publique, y compris dans leurs territoires d'origine. Sans ouvrir de brèche dans les règles de recrutement et de nominations dans l'administration, ni instaurer de quotas, le chef de l'Etat devrait proposer des pistes pour faire sauter des verrous symboliques.
Malgré l'annonce d'un référendum le 17 janvier 2010 en Guyane et en Martinique, l'évolution politique n'est pas une préoccupation centrale. Tout en rappelant que "la question de l'indépendance" et encore moins celle du "largage de la République" n'est pas posée, M.Sarkozy a choisi de s'en remettre à l'initiative des élus.
S'inspirant des conclusions des Etats généraux, le plan gouvernemental devrait aussi lancer divers chantiers pour la santé et l'accès aux soins, la formation et la lutte contre l'illettrisme ainsi que la résorption de l'habitat insalubre. Chaque territoire de l'Atlantique, de l'Océan indien et du Pacifique recevra aussi sa manne de projets.
Tirant les leçons de la crise de 2009, le président de République et le gouvernement assurent que cet ensemble de mesures n'est pas un nouveau plan d'urgence. Il leur reste à en définir le calendrier, les modalités d'application et surtout le financement dans un contexte budgétaire très contraint
Michel Delberghe
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Publié le 06/11/2009 à 06:50 par moindjie
Les amoureux du ballon rond se prépare à accueillir le trophée de la coupe du monde 2010, qui sera en passage aux Comores, du au 23 Novembre 2009.
Les sponsors officiels de la coupe du monde sont à Moroni pour les préparatifs.
Nous vous donnerons plus d'informations dans les jours à venir.
Moindjié