Posté le 23.07.2008 par moindjie
Un naufrage a eu lieu à 05H00 ou 06H00 du matin, lorsque leur bateau a tenté de passer la barrière de corail, près de Papani, sur la Petite Terre.
Selon l'AFP, au moins six personnes ont péri et plusieurs autres sont portées disparues après le naufrage d'une embarcation qui transportait 26 ou 30 personnes qui tentaient de débarquer sur l'île de Mayotte.
Selon les premières indications, « le bilan provisoire est de six survivants, six personnes décédées, et les recherches se poursuivent », a précisé la directrice de cabinet de la préfecture Florence Bezard, dans un entretien téléphonique avec l'AFP.
"C'est l'hiver austral, les conditions météo sont mauvaises, avec une forte houle", a-t-elle indiqué.
Comores4
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Posté le 22.07.2008 par moindjie
Posté le 22.07.2008 par moindjie
Tribune libre
L'île de Ngazidja est appelée à "s'auto-massacrer" ou à assister à un génocide massif si une solution très efficace et durable n'est pas envisagée suite aux crimes et aux meurtres en série perpétrés ces dernières décennies. Certes, depuis des lustres à Ngazidja il y a eu des crimes gratuits liés à des vols ou à des règlements de comptes entre des individus mais le comble c'est que depuis plus d'une dizaine d'année est apparue une façon immonde et inhumaine de tuer aux Comores. Des localités avoisinantes qui se prennent pour des chiens de faïences pour des raisons stupides et insensées s'exterminent.
Et l'ironie du sort c'est que la plupart du temps c'est au cours d'un match de football que le pire se produit. Peut-t-on arrêter le football aux Comores ? Ou bien faire attention à tout match de foot qu'il soit entre localités ennemies ou pas ? Les préfets des régions doivent prendre en main toute organisation de match de football et faire en sorte qu'ils soient prévenus dans un premier temps mais aussi de faire appel à la force de l'ordre lors de ce match. On ne peut pas empêcher les jeunes de jouer au foot. Un match jugé dangereux doit être arrêté. Dans les cas que nous avons pu recenser, ce sont toujours des villages de même région qui se créent une haine fratricide couronnée par des bagarres meurtrières.
Dans toutes les régions de la grande Comore on trouve des localités ennemies qui finissent dans la plupart du temps par commettre des crimes. La justice adoptée par l'État Comorien est sans doute responsable, une justice hybride, ni figue ni raisin, islamique (loi de talion), coutumière et napoléonienne. Toujours prêt à s'approprier ce qui touche de près ou de loin à la religion musulmane, mœurs françaises et au système séculaire du Anda na Mila. Certains présidents appliquent aveuglement la loi de talion. "MAN KATALA KOUTILA". Soulé Boina Mroimgou, Taoufik et Robin sont exécutés mais malheureusement rien n'est changé, au contraire la situation devient très inquiétante. Des représailles qui couvent pendant des décennies et qui aboutissent à des massacres collectifs organisés par des villageois sans scrupules.
Les notables se taillent la part de lion en s'immisçant dans les décisions judiciaires. Ce phénomène est répandue en grande Comore et fait qu'aucun jeune n'a peur de tuer car il sera libéré par une forte délégation villageoise à l'approche des élections. Surtout dans un pays où on vote tous les ans, ça favorise la donne. La diaspora au lieu de faire preuve de compassion et de civilité eu égard à leur maturité liée à leur éloignement font pire que ceux qui n'ont jamais voyagé. Ces derniers encouragent les meurtres en aidant leurs localités en armes blanches pour aller se venger. Aucune échappatoire à cet imbroglio crimino-barbaresque. Où est la religion musulmane dans tout ça, où est la sagesse attribuée à la notabilité. Nulle part celle est pire que tout, c'est elle qui envenime la situation en cherchant à bannir les frères ennemis mais en vain. Des sommes colossales sont versées à ces gens véreux et au lieu de renforcer les prisons, ils les mettent dans leurs poches et favorisent néanmoins la criminalité. Je tue au nom de mon village car celui va payer les notables et on en parlera plus. C'est digne d'une jungle.
On est au 21ème siècle et des pratiques barbares continuent à se produire dans un pays dit musulman à 100%, soit disant régie par des lois coutumières impuissantes et de surcroît gouverné par des présidents Foundi dans la plupart. Ali soilih et Ahmed Abdallah sont les seuls présidents des Comores qui ne se sont pas appropriés le nom de Foundi ou de Taliboul Inlmou. De Djohar à Taki en passant par Sambi même Azali, Ils se revendiquaient du coté des musulmans fervents. Dans leur règne rien n'a été fait. On se demande le devenir de cette île ruinée par le système archaïque du grand mariage, lequel est considéré par 90 % de la population de Ngazidja comme générateur de développement et contribuant à la sécurité de l'île. Des maisons sont construites certes, mais à part ces forteresses fermées 11mois dans l'année je ne vois rien qui puisse être généré par ce fameux « Anda » si ce n'est le gaspillage du riz qui est devenu ces derniers mois une denrée rare partout dans le monde.
Dans les autres îles de l'archipel ce système n'est pas appliqué et le taux de criminalité est plus bas qu'en Ngazidja. Alors on dit quoi? Des intellectuels même défendent le Anda en disant bêtement que sans lui la grande Comore serait ruinée. Comme si grâce à lui on roule sur l'or et dort avec quiétude. C'est l'île où on trouve un taux de délinquance et de criminalité plus élevé. Sur dix meurtres perpétrés aux Comores huit s'opèrent à Ngazidja, l'île où les notables arrangent tout. Je vous signale qu'Anjouan et à Mohéli pour ne citer que ces deux îles car Mayotte est sous administration française, le notable n'a pas droit de cité. Le notable est celui qui a des bonnes idées, le notable est celui qui se débrouille dans sa vie en travaillant durement. En grande Comore le notable est celui qui a accompli son grand mariage quelque soit son âge. Il devient intelligent, capable de conduire toute une localité ou toute une région voire même l'île. Le délinquant qui par n'importe quel moyen arrive à réaliser le fameux Anda est béni, il accède au premier rang à la mosquée de vendredi, il peut même faire la prêche qu'il sache ou non lire le coran. Ces pratiques sont à déplorer car le temps passe et le monde évolue. Je ne suis pas contre les traditions et les coutumes et loin de là mais je suis hostile à la façon dont on les réalise et surtout au pouvoir attribués à ceux qui l'accomplissent. Le Mnamdji quelque soit ses diplômes ou ses talents en théologie s'il n'a pas eu la chance de réaliser son grand mariage est marginalisé.
Sa place qui lui revient de droit car c'est lui qui sait lire et expliquer le coran est attribuée à un homme accompli. Ce sont eux qui dirigent leurs localités respectives en devenant ou bien chef du village ou même maire et qui par conséquent organisent les délégations pour aller " sauver leurs enfants emprisonnés pour rien». Ils ont sauvé l'honneur et la dignité de notre cher village disent-ils. Où sont l'honneur et la dignité dans tout cela. Tous ceux qui se font complices à ces criminels sont eux aussi des tueurs. D'où l'émergence nouvelle de la délinquance, de la criminalité et du banditisme. Soyons sérieux et faisons en sorte qu'il y ait un projet qui sera étudié profondément pour résorber cette criminalité gratuite dans notre pays.
Où est l'État dans tous ces meurtres? Il est piétiné par les mauvaises habitudes séculaires qui consistent à privilégier les revendications des villageois pour ne pas compromettre leur électorat. Chaque régime essaie de couvrir un village parce qu'il vient d'une grande région, ou bien parce que ce village présente un électorat très important. Il fait mine de sanctionner sévèrement les criminels mais il suffit qu'ils passent quelques mois en taule pour qu'un simple gardien de prison libère un ou plusieurs criminels moyennant une somme d'argent. Mais ce gardien est intouchable car il est le frère d'un ministre ou vient du village même de « son excellence monsieur le président ».
Par ailleurs, qu'est ce qu'on doit faire pour éradiquer, enfin pour résorber, un peu cette criminalité grandissante dans l'île de Ngazidja en particulier. Il faut une justice rigoureuse et honnête. Il faut écarter systématiquement les décisions de la notabilité (wafomamdji handa) dans les affaires judiciaires. La notabilité est certes honorable mais qu'elle s'occupe des décisions coutumières dans leur villages respectifs et laisse enfin tranquille la justice faire son travail. La part de l'Etat dans ces mesures est plus que jamais très importante, l'indépendance de la justice doit être effective. La séparation du pouvoir doit enfin être appliquée et la criminalité va certainement baisser, je ne prétends pas trouver une idée pour l'éradiquer comme si on éradique un virus ou une maladie. Mais toujours est il que le moment est venu pour chaque comorien de faire sienne cette affaire car comme on dit ça n'arrive qu'aux autres. Tous les villages, toutes les régions sont menacés par ce fléau. Aucun coin des Comores n'est épargné par ces crimes barbares. Quand même c'est dangereux et honteux pour les Comores. Il y a des crimes partout dans le monde on ne peut le nier mais aux Comores il faut s'unir autour d'une table pour chercher sérieusement la cause des querelles insensées entre les localités avoisinantes et éloignées car il n'y a pas que cela.
Ya Allah biha ya Allahu bihusnil hatima
Votre frère et ami A. A. M. Paris
Posté le 22.07.2008 par moindjie
Mesdames, mesdemoiselles, messieurs,
Le 28 juin 2008 une jeune femme de 26 ans brûlé grave originaire des Îles Comores a été évacué par l’hôpital de Mayotte (île française dans l’océan indien) vers l’hôpital St Joseph St Luc à Lyon au service des grands brûlés.
Le 17 juillet cette dernière est décédé, logiquement l’hôpital d’origine c’est-à-dire le Centre Hospitalier de Mayotte (CHM) qui avait pris la responsabilité financière du transfert du malade devrait prendre aussi la prise en charges du rapatriement du corps jusqu’à Mayotte.
Cette jeune femme étant sans papiers françaises, situation dont l’hôpital était très conscient au moment du transfert, se retrouve coincé à l’hôpital st Joseph à Lyon, les responsables de l’hôpital de Mayotte refuse de prendre en charge les frais de rapatriement qui pour eux juge trop cher.
Son mari étant en situation irrégulière vivant à Mayotte avec leurs cinq enfants en bas âge, sans ressource, se retrouve confronté à supporter seul ces frais, hors il est dans l’impossibilité de les payer.
En tant qu’association notre rôle et avant tous de venir en aide à cette famille mais surtout de faire en sorte qu’un tel scandale soit médiatisé et connu par les autorités françaises ainsi que les associations qui défendent les droits de l’homme, peut être que sa va faire bouger les choses car ce n’est le 1er cas pas et sa ne sera sûrement pas le dernier, car cela fait un bon moment que les assistantes sociales de l’hôpital de Mayotte se battent pour que ces la dépouille de ces malades soit prises en charge par l’hôpital de Mayotte mais en vain, problème politique.
L’urgence actuel est de récoltés les fonts nécessaires pour inhumer le corps et si possible de permettre à ces proches qui ne peuvent pas se déplacer, de pouvoir se recueillir auprès de leur chère disparu donc que nous puisions rapatrier le corps. Mais surtout d’offrir avec votre soutien à cette femme un enterrement digne d’un être humain.
C’est la raison pour laquelle nous lançons un appel aux dons très urgente a toutes les personnes qui lirons ce courrier, donné ce que vous pouvez !!!!! Vous trouverez en haut nos coordonnées.
L’association vous remercie d’avance d’avoir consacré votre temps à lire cette lettre et nous espérons que vous serez nombreux à nous venir en aide cette famille.
Vice président de l’AMR - Mr CHANFI
Association des Mahorais du Rhône
Espace Carco - 20 rue Desnos Vaulx-En-velin
Contacts : 06 61 77 72 04/ 06 24 47 12 22/ 06 99 91 04 58/
06 23 82 51 33/ 06 67 45 8 4 80/ 06 99 65 23 71/ 06 26 65 08 89
Posté le 22.07.2008 par moindjie
Combien coûte "l’immigration clandestine" à Mayotte ? 50 millions d’euros, répond la commission des finances du Sénat. Dans le contexte de rigueur budgétaire de l’Etat, le coût des immigrés sur le territoire mahorais semble suffisamment élevé pour renforcer les expulsions, lesquels concernent près d’un tiers de la population de l’île.
MAYOTTE compte environ 180.000 habitants, dont 50.000 à 60.000 immigrés clandestins, essentiellement des Comoriens. Près de 16.000 personnes arrivent chaque année à atteindre les côtes de l’île à bord des kwassas-kwassas, l’équivalent du nombre de personnes éloignées de l’île chaque année, enfants compris. Un quart des personnes expulsées ne sont pas à leur première traversée. Un tiers seulement des immigrés expulsés sont directement interceptés à bord des kwassas-ksassas. Difficile de dire combien de personnes perdent la vie au cours de cette traversée. 1000 par an selon les estimations officielles, les 70 km qui séparent Mayotte des Comores abrite le plus grand cimetière marin de l’Océan Indien.
Pour l’Etat français, cette immigration a un coût : 50 millions d’euros souligne Henri Torre, sénateur de l’Ardèche, auteur d’un rapport sur les conséquences budgétaires de l’immigration clandestine à Mayotte. Par comparaison, la lutte contre cette immigration par les services de polices et gendarmerie ne réprésente pas plus de 5 millions d’euros par an. « Ce constat », conclut le rapport, « ainsi que le risque de déstabilisation qu’implique la présence d’une proportion aussi forte de clandestins à Mayotte, plaide pour un renforcement des moyens consacrés à la lutte contre l’immigration clandestine, qui devrait se traduire par une réduction du nombre de clandestins et du coût global de leur prise en charge ».
Les dépenses pour la santé et l’éducation
Selon ce rapport, les services d’éducation et de santé sont les premiers à supporter les coûts engendrés. Dans les établissements scolaires, les enfants d’origine étrangère et en situation irrégulière sont estimés à 15.800, soit 22,5%, du total des enfants scolarisés à Mayotte. L’accueil de ces élèves engendre 32,4 millions de dépenses par an. Mais Henri Torre précise qu’il « reste difficile de distinguer l’augmentation de la population scolarisée qui résulte, d’une part, de la croissance démographique mahoraise et de l’amélioration de la scolarisation et, d’autre part, de l’immigration clandestine », et ajoute que « si l’immigration clandestine est loin d’être la cause principale des problèmes importants de l’Education nationale à Mayotte, elle en accroît toutefois les faiblesses et rend la tâche de l’Etat pour répondre aux besoins de la population locale moins aisée ». Le constat est le même pour l’accès aux soins. L’immigration clandestine entraîne chaque année au moins 16 millions de dépenses pour le centre hospitalier de Mayotte. Mais si le centre hospitalier de Mayotte estime que la "quasi-majorité" des non-assurés à Mayotte sont des clandestins, la DASS soutient que 20.000 à 30.000 de ces non-assurés ne sont pas des clandestins, réduisant ainsi la part des dépenses de santé attribuée à ces derniers. Solution préconisée par le rapport pour réaliser des économies : renforcer les expulsions. « L’engagement financier supplémentaire consacré à la prévention de l’immigration clandestine serait largement compensé par la réduction des coûts induite par la diminution du nombre de clandestins présents à Mayotte ».
Et les bénéfices du travail illégal ?
Si cette étude évalue les dépenses imputables à l’immigration clandestine, elle ne dit pas combien ces personnes rapportent à Mayotte. Le travail illégal y est pourtant particulièrement développé. Un récent contrôle d’une grande entreprise du bâtiment et travaux publics fait l’état de 27 travailleurs clandestins sur 112 employés. « La direction du travail de Mayotte évalue à 10.000 le nombre d’étrangers en situation irrégulière travaillant sur l’île, alors que le nombre de salariés déclarés était de 23.634 lors du dernier recensement de 2002. Le travail clandestin est généralisé dans les secteurs de l’agriculture et de la pêche, du BTP, des taxis, et des emplois à domicile, où il implique fréquemment des fonctionnaires de l’Etat ou des élus. Alors que 700 salariés sont officiellement employés par des particuliers, la direction du travail évalue le nombre réel d’employés domestiques aux alentours de 5.000 ». L’île ne dispose que d’un inspecteur et de deux contrôleurs du travail pour veiller au respect du code du travail.
Le co-développement jugé insuffisant
Pour limiter le flux migratoire vers Mayotte, Henri Torre préconise de renforcer la coopération avec les Comores en proosant des avantages financiers. « Une aide économique peut être apportée aux Comores dans le cadre d’une coopération réelle en matière de politique de lutte contre l’immigration clandestine. Cette coopération pourrait notamment avoir pour but d’éviter les situations dans lesquelles les Comores refusent d’accepter sur leur territoire des clandestins reconduits à la frontière depuis Mayotte ». Le rapporteur ne croit pas à l’efficacité d’une politique de co-développement, tant l’écart de développement économique entre les Comores et Mayotte lui semble difficile à réduire. « En effet, bien qu’utile, l’aide française envers les Comores ne pourra permettre à ce pays de suivre le développement économique de Mayotte. Les Comores, pays de 700.000 habitants, connaissent une situation économique particulièrement difficile. Des actions peuvent être entreprises. Il est notamment envisagé de soutenir les productions agricoles anjouanaises, en y sédentarisant la population, et en mettant éventuellement en place une coopération avec Mayotte, où seraient conditionnés les produits anjouanais. L’intérêt de ces projets est réel mais, à court terme, ils ne paraissent pas suffisants pour réduire l’écart entre le développement entre les Comores et Mayotte ». Un groupe de travail France/Union des Comores existent depuis 2007 pour accompagner l’archipel afin d’organiser les échanges de personnes et de biens entre les îles.
Edith Poulbassia
Posté le 22.07.2008 par moindjie
A la suite des événements dramatiques survenus le samedi 19 juillet 2008 et qui ont causé deux morts au village de Mdé, la force de l'ordre assiège le village de Vouvouni.
Les femmes et les enfants sont retranchés dans les foyers et donc affamés. C'est une sanction collective à défaut de trouver les criminels.
Il s'avère que des éléments non identifiés se sont infiltrés au cœur de Vouvouni et ont tué plusieurs personnes innocentes, les jeunes et les hommes ayant déserté le village par peur de la force de l'ordre. Les victimes de Vouvouni ne sont pas malheureusement enterrées. Certains corps se trouvent à l'hôpital El - marouf et d'autres giraient et se décomposeraient dans la nature.
La mise en quarantaine de toute une population doit être levée tout en poursuivrant les auteurs de crimes des deux côtés.
Nassur Said omar
Posté le 22.07.2008 par moindjie
COMMUNIQUE DE GRITAC SUR LE DEUXIEME ROUND DU GTHN DU 19/07/2008
GRITAC (Groupe de Réflexion sur l'Intégrité Territoriale de l'Archipel des Comores)
SUR LE DEUXIEME ROUND DU GTHN (Groupe de Travail de Haut Niveau)
Pendant que la France et ses hommes liges comoriens, sont entrain de dépecer l'archipel des Comores, la quasi totalité des partis politiques comoriens, dont la veulerie n'a d'égal que leur soif de pouvoir, se terrent en attendant les prochaines échéances électorales Les syndicats n'en finissent pas de se dépatouiller dans des bourbiers corporatistes. La quasi totalité de la presse locale s'aligne en faisant le black out sur les incongruités de la démarche capitularde des autorités comoriennes. La population meurtrie et affamée reste sans voix. Et la France, sans coup férir, peut donc continuer tranquillement à mettre à profit l'incompétence et la crédulité des autorités comoriennes, pour consolider son occupation de l'île comorienne de Mayotte en lui imprimant une marche forcée vers la départementalisation . Le tout, dans un silence assourdissant et parfois même avec le soutien et la complicité agissante des autorités comorienne.
Reconnaissons néanmoins que cette politique d'occupation et de déstabilisation perpétrée par la France aux Comores, ne serait pas possible sans la léthargie, voire même, la honteuse complicité agissante des chefs d'Etat comoriens successifs, des cerbères patentés des occupants français.
A cela, rien d'étonnant si l'ambassadeur de la France aux Comores, M. Luc Hallade, au sortir de cette rencontre de Moroni, se répand en déclarations dithyrambiques du genre : "les discussions se sont déroulées dans un climat ouvert et constructif". Ce à quoi son homologue comorien en France, M. Soulaimana Mohamed Ahmed, en bon élève pérore : "les travaux ont beaucoup progressé et se sont déroulés dans une atmosphère détendue". Et non sans prétendre plus loin de faire en sorte, "que la population des quatre îles se rencontrent, aussi bien les opérateurs économiques que les artistes ou les sportifs"...C'est du réchauffé qu'on essaie là de nous vendre, dans la mesure où les récipiendaires de ce nouveau visa supposé "allégé" n'ont jamais eu de problème de circulation à Mayotte. Ce qui veut dire que ce seront encore et toujours les mêmes catégories de Comoriens qui continueront à subir les affres de l'humiliation et de la répression, s'ils ne disparaissent pas noyés, dans le bras de mer qui sépare Anjouan de Mayotte.
Pour la majorité des Comoriens, que cela s'appelle "Visa Balladur", visa allégé, pass, droit de passage ou de circulation... la finalité demeure la même : faire entrave à la libre circulation des Comoriens chez eux. Loin d'être un catalyseur pour le rapprochement, l'entente, la solidarité ou pour l'hospitalité légendaire du Comorien, cet ersatz de "Visa Balladur" présenté partout par les capitulards et autres collabos comoriens comme le trait de génie du GTHN, reste bel et bien un parchemin, facteur de divisions, porteur de haine et de morts, attisées par la culture de la peur de l'autre et nourries par une campagne tous azimuts de désinformation et de falsification de l'histoire commune comorienne.
Que l'on ne se méprenne pas. Le GRITAC est et a toujours été un partisan acharné du débat d'idées, du culte de la tolérance, de la liberté et du respect d'autrui. Nous sommes et avons toujours été, s'agissant du contentieux franco-comorien sur Mayotte, pour le dialogue, la négociation et autres discussions, mais en aucun cas, pour un marché de dupes qui plus est, hypothèque, notre souveraineté et notre dignité, que le gouvernement de Sambi, n'hésite pas à sacrifier sur l'autel de la politique française de la loi du plus fort et du fait accompli. Gouvernement comorien toujours aussi crédule, qui brille par les propos convenus habituels, suant la lâcheté, la veulerie et l'amateurisme.
Du reste les tenants comoriens de la politique de capitulation et de mendicité, au lieu de tirer les leçons de leur échec (en cédant, pourquoi pas, la place à plus compétents qu'eux), persistent dans leurs erreurs, en évoquant la fatalité... en dépit des arguments redoutables en leur possession. Arguments qu'ils n'ont même pas daigné sortir dans le cadre de ces mascarades de rencontres du GTHN, de peur de s'attirer les foudres de leur contempteur français. Aussi s'interdisent- ils d'évoquer où que ce soit, l'occupation de Mayotte par la France ; les ingérences françaises aux Comores ; la départementalisation ; les frontières des Comores telles qu'internationaleme nt reconnues ; les incongruités de toutes ces négociations franco-comoriennes, qui mettent en porte-à-faux la partie comorienne avec sa constitution ; les nombreux sacrifices consentis en notre nom, pour dédouaner et couvrir les outrages, infractions et autres violations par la France, des règles et lois internationales ; les morts "Balladur" ; le devenir des Comoriens des autres îles à Mayotte ; les campagnes de haine, d'ostracisme et d'humiliations qu'on leur inflige quotidiennement ; les arrestations abusives, suivies d' expulsions extrajudiciaires, des Comoriens de l'île comorienne de Mayotte, etc. En revanche, le battage médiatique est de mise pour fustiger "les hordes d'envahisseurs comoriens, à l'assaut de Mayotte, l'eldorado français" ; il est toujours question "d'expulsions "d'immigrés clandestins" , sous entendu, Comoriens, venus manger le pain des Maorais" ; de visa d'entrée dans l'île comorienne de Mayotte, par l'administration française ; de frontière maritime séparant "Mayotte des Comores" ; de l'arrivée prochaine dans la partie non occupée, du MEDEF (le puissant syndicat des patrons de Mayotte) etc.
Comment les autorités comoriennes qui se disent croyants patriotes et responsables arrivent-ils à dormir tranquille sans la moindre compassion pour les milliers de Comoriens, morts par "noyade", sans sépulture, depuis l'instauration du "Visa Balladur", et qui heureusement ou malheureusement, se trouvent désormais hors d'atteinte du titre infamant "d'immigrés clandestins chez eux.
A toujours traiter la France avec déférence et à multiplier les actes d'allégeance pour s'attirer ses faveurs et sa bienveillance, les autorités comoriennes en viennent à vider l'Etat de l'essentiel de ses attributs : la souveraineté, l'intégrité et la dignité. Et rien ne peut venir troubler la quiétude, la sérénité, la résignation et la capitulation sans conditions des autorités comoriennes. Rien ni les manœuvres de déstabilisation, ni les actes d'humiliations et de provocations, ni les atteintes graves à la souveraineté comorienne, ni le calvaire et autres souffrances endurés à Mayotte par les Comoriens des autres îles, livrés à eux-mêmes, dans un milieu hostile où règnent en maître, la haine, le mépris et les actes d'humiliation.
Souvenons-nous. Le Président Sambi n'avait de cesse de clamer lors de sa campagne présidentielle de faire en sorte une fois élu, non de se servir, mais de se mettre au service de son pays. Force est de constater qu'à mi-chemin de son mandat, il ne s'est pas si mal servi sur le dos et au détriment des Comoriens (voyages d'agrément en guise de missions, gestion du budget de l'Etat dans une totale opacité, en dehors de tout contrôle du parlement etc.). Et puis surtout, il a servi et continue à servir fidèlement la France, en faisant de l'Etat comorien, une force supplétive de l'occupation de l'île comorienne de Mayotte.
A des degrés divers, tous les gouvernements comoriens, mis à part celui d'Azali, suivi de celui de Sambi, se sont toujours appuyés sur les résolutions des instances internationales, pour condamner l'occupation de l'île comorienne de Mayotte par la France et demander des négociations d'état à état sous l'égide de la Communauté internationale.
Le grand tort du Président Sambi, c'est de capituler d'emblée sans conditions, en passant par pertes et profits les intérêts supérieurs du pays qui fait de lui dans l'article 12 de sa Constitution :
1. "Le symbole de l'unité nationale", et non le bradeur en chef de la souveraineté, et de l'unité des Comores, qui encourage par sa politique de mendicité, d'allégeance et de révérence vis à vis de la France, le séparatisme, en foulant aux pieds les fonctions régaliennes de l'Etat
2. "Le garant de l'intégrité des frontières, telles qu'intentionnelleme nt reconnues, ainsi que la souveraineté de l'Union" et non l'observateur atone et pleutre qu'il nous est donné de voir lors de ses nombreuses missions improductives de par le monde.
3. "L'arbitre et le modérateur du fonctionnement régulier des institutions" et non l'obstacle essentiel, l'élément perturbateur et déstabilisateur du fonctionnement des institutions.
En se rendant aux Comores pendant les assises du GTHN, les membres parisiens de l'association "WATWANYA" veulent user de leur liberté d'expression et de leur droit de manifester, pour signifier pacifiquement mais fermement, à cette créature maléfique pour les Comores, qu'est le GTHN de Sambi et de Sarkosy (qui rabaisse à plus d'un titre, un ministre comorien au rang d'un "élu local" maorais), que la souveraineté, l'intégrité et l'unité des Comores ne sont ni cessibles ni négociables. Il en était ainsi pour la France occupée pendant la IIème Guerre mondiale. Pour quoi n'en serait-il pas de même pour les Comores aujourd'hui occupées par la France ? Et c'est pour l'avoir affirmé en terre comorienne que les membres de "WATWANYA" font pendant quelques jours, connaissance avec les prisons de Sambi.
Nous persistons et signons, le GTHN (Groupe de Travail de Haut Niveau), est une créature maléfique exclusivement au service de la France, qui a pour vocation de consolider sa politique de déstabilisation et d'occupation des Comores. Il ne peut y avoir rencontre de quelque nature et de quelque niveau que ce soit, sans une levée préalable de tout document réglementant la circulation des Comoriens d'un bout à l'autre de l'archipel des Comores. "La souveraineté, l'intégrité et la dignité de n'importe quel pays, ne sont ni cessibles, ni négociables. Pourquoi le seraient-ils pour les Comores ?"
Ce 19 juillet 2008
Pour le GRITAC (Groupe de Réflexion pour l'Intégrité Territoriale de l'Archipel des Comores) E-Mail : gritac_2000@ yahoo.fr Said Hassane
Posté le 22.07.2008 par moindjie
Vous avez vu la clique des Bacar Boys Band qui se sont pointés ce week-end au nez et à la barbe de nos vedettes rapides, et des radars, soudain frappés de cécité ? Pas mal non ?
Dire que les forces de l'ordre interceptent des kwassa à tour de bras avec à bord de braves types venus à Mayotte chercher un peu d'espoir, mais lorsqu'il s'agit d'un kwassa ministériel personne ne voit rien. C'est curieux non ? Tenez Bacar en mars, il s'est pointé en kwassa et qui l'a vu arriver ? Personne ! Ni les flics, ni les radars soudains myopes comme des taupes ! Normal, c'était un kwassa présidentiel.
Le kwassa ministériel de Djanfar and C° n'a pas été détecté non plus. Moi vous me connaissez hein ? Quand c'est bizarre, je vais voir sur place. Pas de problème ; quelques coups d'aile jusqu'à Anjouan pour un survol rapide des lieux et j'ai trouvé l'explication. Il existe là-bas une fabrique de kwassa kwassa en kevlar omniobariolé avec commutateur de furtivité active et peinture spéciale super absorbante (breveté Pampers) d'ondes radar à particules inversées. Ces kwassa furtifs sont réservés au gouvernement et voilà pourquoi Bacar et son boys band arrivent en toute impunité à Mayotte !
Source : Les Nouvelles de Mayotte n° 887 mardi 22 juillet 2008
Posté le 22.07.2008 par moindjie
L'ambassadeur de l'union des Comores en Egypte SEM Jaffar Abdallah Cheikh a rencontré le dimanche 20 juillet 2008 la doyenne de la faculté de communication à l'université du Caire, Dr Leila Almajid.
Les deux responsables ont établi des relations bilatérales de libre échange entre professeurs, et entre étudiants.
Aujourd'hui, l'Union des Comores retrouve son élan, avec une nouvelle dynamique déjà engagée par le chef de l'Etat SEM Ahmed Abdallah Sambi et son gouvernement. Apres la libération d'Anjouan, le chef de l'Etat a ordonné son gouvernement et ses ambassadeurs de multiplier des relations économiques et éducatives avec tous les pays qui peuvent aider les Comores. Ainsi, l'heure est venue pour travailler, comme le répète le président de la république Monsieur A.A.M Sambi.
Si ce message est destiné à tous les collaborateurs du président Sambi, on peut dire qu'il n'a servi que de rappel pour l'ambassadeur Jaffar Abdallah. Ce dernier a compris ce message dès sa prise de fonction, il y a un an. Avec cette nouvelle donne, l'ambassadeur Jaffar Abdallah a fait un pas qui permettra de gravir tous les échelons, pour que cette trente troisième année de l'indépendance des Comores soit une réussite totale qui s'inscrit non seulement dans le domaine de l'économie mais aussi dans le domaine de l'Education.
La doyenne de la faculté de communication, Dr Leila Almajid a annoncé sa disponibilité d'envoyer aux Comores « des spécialistes en audiovisuel en cas besoin ». « Je suis contente d'accueillir de nombreux étudiants comoriens dans la faculté» de communication, a-t-elle déclaré.
En effet, cette rencontre très ambitieuse est caractérisée par des nouvelles orientations stratégiques et dynamiques dans le domaine des medias.
Par ailleurs, le bureau des étudiants comorien d'Alexandrie a ouvert samedi 19 juillet un centre comorien des objets d'art en présence du conseiller chargé des affaires culturelles de l'ambassade des Comores en Egypte Monsieur Abdul Youssouf Ben Ali Al-Masselli. Ce centre a pour but d'exposer la culture comorienne dans le territoire égyptien ainsi que dans le monde arabophone.
Pour rappel, la première bibliothèque de l'ambassade de l'Union des Comores en Egypte a été inaugurée officiellement le 4 mai 2008 au Caire (voir ici).
De notre correspondant en Egypte, Mohamed El-had
Posté le 22.07.2008 par moindjie

Alors que la France venait de se débarrasser la veille du colonel Bacar et de quelques uns de ses séides enfin expédiés par jet VIP spécial vers Bénin, voilà qu'hier matin, les gendarmes de la brigade de M'tsamboro ont failli avaler leur képi de travers en voyant débarquer une douzaine de personnes, dont cinq anciens ministres du régime Bacarien, venus demander illico l'asile politique. Autant dire que la nouvelle de l'arrivée de la suite du Bacar Boys Band à Mayotte a fait son petit effet à la préfecture au moment où Vincent Bouvier espérait que le centre de rétention provisoire mis en place il y a quatre mois à l'aéroport, allait pouvoir plier bagages. Que nenni ! Depuis hier soir, ce « Guantanamo » spécial Petite Terre, affiche à nouveau complet. Le préfet, conscient des risques d'émeutes a préféré ce coup-ci prévenir plutôt que guérir et a demandé de suite du renfort à la Réunion. C'est d'autant plus ballot que le véhicule de l'avant blindé de la gendarmerie (VBRG) censé rester pour de très longs mois à Mayotte, venait d'être renvoyé à la Réunion il y a une quinzaine de jours par souci d'économie. Bref, le préfet a pris les dispositions nécessaires pour éviter un remake du 27 mars et il a bien fait. Sauf que dans ce cas précis, l'affaire est beaucoup moins importante et embarrassante que lorsqu'il s'était agit de l'arrivée de Bacar himself, avec armes et bagages. En fait, il faut remonter au 14 juillet dernier pour trouver les racines de cette arrivée à Mayotte de Djanfar Salim ancien ministre de l'intérieur, de Mohamed Djae Ibrahim et d'Abdou Madi eux aussi anciens membres du gouvernement Bacar.
Interpellés lors de la « libération » d'Anjouan, ils étaient détenus dans la prison de Ncoki qui est réputée pour ses journées portes ouvertes, puisqu'on sort aussi facilement que d'un confessionnel. Les membres du gouvernement détenus dans cette prison ont comparu le 14 juillet devant la justice, qui a ordonné leur remise en liberté sous contrôle judiciaire. Priés de se rendre à la gendarmerie de Hombo pour y récupérer leurs papiers et régler les formalités du contrôle judiciaire, ils ont eu la mauvaise surprise de se voir signifier le refus de leur contrôle judiciaire et de suite, ont été incarcérés dans la cellule de la gendarmerie.
C'était sans compter sur la population de Mutsamudu et du maire (neveu de Djanfar Salim) qui a carrément investi la gendarmerie pour exfiltrer les ex-membres du gouvernement qui ont pris la fuite vers 2 heures du matin à bord d'un kwassa direction Mayotte en compagnie d'un militaire et de sa mère et de cinq autres personnes.
Radars aveugles
Malgré une mer agitée et des creux impressionnants, ils ont réussi à déjouer le regard perçant des radars de Mayotte et se sont pointés comme des grands hier matin vers 10 heures plage de M'tsahara avant d'aller se présenter à la gendarmerie pour demander l'asile politique. Le préfet a immédiatement pris un arrêté de reconduite à la frontière pour ces clandestins qui ont été conduits de suite au centre de rétention provisoire de l'aéroport tandis que l'OFPRA était saisi en urgence de cette demande d'asile politique.
Devant les risques de débordements éventuels, le préfet a pris les dispositions nécessaires et des renforts sont arrivés hier soir de la Réunion. Dans un communiqué le préfet a rappelé que les forces de l'ordre seraient extrêmement présentes sur le terrain et que toute exaction ou atteinte à des personnes seraient durement sanctionnées. Plus de 27 mars ! Voilà pour le mot d'ordre. Peu probable qu'il se produise quoi que ce soit, car le temps a passé et sambi aurait même sa bénédiction pour que Djanfar Salim et ses copains puissent venir à Mayotte sans problèmes. N'est pas Bacar qui veut !
Denis Herrmann
Source : Les Nouvelles de Mayotte n° 886 lundi 21 juillet 2008