Posté le 25.07.2008 par moindjie
L'union des Comores s'est dotée d'une stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté en 2003 et le document intérimaire a été validé par les partenaires en développement du pays lors de la conférence des donateurs qui a eu lieu à Maurice en 2005.
La stratégie, document de référence du gouvernement en matière de développement socio-économique, est le fruit d'une longue consultation nationale dans laquelle l'ensemble de la société comorienne a pris part. Les besoins des populations rurales pauvres ont été au cœur de ce processus de consultation. Le document a de plus été validé par l'ensemble des institutions publiques, la société civile et les opérateurs économiques du pays.
La stratégie prévoit sept axes principaux:
- créer les conditions d'un développement économique durable
- relancer le secteur privé en mettant l'emphase sur les secteurs porteurs tels l'agriculture, la pêche, l'élevage,
le tourisme, et autres secteurs privés, incluant le secteur de la microfinance;
- renforcer la gouvernance et la justice en consolidant les institutions nationales et en garantissant l'accès à une justice équitable;
- améliorer la santé de la population;
- promouvoir l'éducation et la formation professionnelle en vue de renforcer le capital humain;
- promouvoir un environnement sain et garantir la durabilité du développement;
- promouvoir la sécurité et la lutte contre le terrorisme.
Trois domaines transversaux ont également été identifiés: la production et l'accès à l'information statistique, le développement et l'accès aux nouvelles technologies et la prise en compte systématique des questions de parité hommes-femmes dans les programmes.
Le gouvernement a par ailleurs défini un Plan d'action 2006-2009 pour la mise en pratique de la stratégie.
Source: FIDA
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Posté le 25.07.2008 par moindjie
Des niveaux élevés de pauvreté combinés avec une croissance économique lente du secteur formel ont forcé une grande partie de la population Comorienne à se replier dans les activités informelles et à la création de microentreprises. Ces micro-entreprises ne font pas long feu et la plupart d'entre elles ne dépassent pas les trois ans. Elles rencontrent des difficultés dans leur création et leur fonctionnement. Elles souffrent de plusieurs handicaps notamment, l'insuffisance dans la conception et la faisabilité des projets, une gestion financière defaillante et le rare recours aux crédits. Ce dernier handicap s'explique par le fait que les banques et les Mutuelles d'Epargne et de Credit (MECKs) favorisent plutôt les activités commerciales qui representent moins de risque.
L'entrepreneur comorien préfère s'autofinancer plutôt que d'avoir recourt à un financement bancaire. Quant bien même s'il voulait emprunter, les établissements de crédits ne prêtent qu'à court terme et les taux emprunteurs sont très élèvés. Conséquence, les microentreprises comoriennes sont sous capitalisées et font rapidement faillites, faute de ressources suffisantes pour financer leur cycle d'exploitation ainsi que leur investissement.
Aide-toi, le ciel t'aidera ! Telle est la maxime du petit entrepreneur comorien qui doit dans tous les cas trouver seul le financement de son entreprise avant d'espérer compléter sa mise par un apport familial, éventuellement "tontinier" ou bancaire. Les banques jouent un role insignifiant dans la création d'entreprises par contre un rôle important est jouer par la tontine (Mtsango-Chikoa) qui est le monde d'épargne le plus repandu aux Comores.
Le gouvernement doit faciliter le développement du secteur privé autochtone. Ceci peut être aidé par un secteur financier diversifié, capable de répondre à la gamme complète de la demande des services financiers, de même qu'il est important d'accroître la capacité des travailleurs indépendants et des pauvres des zones rurales à maintenir les activités économiques qui sont essentielles à leur survie. Des analyses doivent etre mener d'une part les facteurs socio-économiques qui sont à l'origine de la création et de la pérennité des microentreprises. Et d'autre part les conditions microéconomiques et macroéconomiques capables d'amorcer le processus de la croissance desdits microentreprises.
Deux hypothèses sont a avancer: la création d'une entreprise se justifie par le manque de travail salarié et la recherche d'un revenu complémentaire d'un côté et, d'autre part l'accès au crédit, une formation professionnelle, l'accès aux équipements adéquats, une meilleure organisation et les mesures de politique économique favorisant l'implantation des microentreprises sont les principales conditions de croissance desdits microentreprises. La méthodologie consisterait à recueillir des informations provenant de l'étude documentaire et de l'enquête de terrain.
Comoreco.
Posté le 25.07.2008 par moindjie
Dimanche 20 juillet vers 16h 30, la notabilité comorienne de Paris avait convié le président de l'Union des Comores pour lui féliciter de la prise d'Anjouan - longtemps étouffée par le séparatisme orchestré et entretenu par le Colonel Mohamed Bacar- avec succès et sans effusion de sang. Mais pendant plus d'une heure et demie, la notabilité n'a assisté qu' un épisode mensonger qui touche à sa fin. Un pur moment de propagande pendant lequel le président a tenté de se disculper de promesses qui s'scomptent à une rêverie chimérique.
Le Président Sambi, interpellé à élucider quelques questions qui préoccupent les Comoriens, n'aitpas froid aux yeux face à une représentativité de la diaspora comorienne, de dire qu'il a été « mal conseillé ».
Une expression qui lui revient souvent pour éviter de faire son mea culpa.
A entendre les dires du Président Sambi, le développement du pays passe à travers la diplomatie, en l'ccurrence la mendicité.
Que je sache, le Président Sambi en tête du pouvoir depuis mai 2006, avec ses amis qui ne viennent d'aucune
structure politique malgré la naïveté des Comoriens à élire ces gens de nul part, continue à sombrer le pays dans une chute vertigineuse en faisant croire aux Comoriens qu' l'ntérieur de son turban se cachent des mauvais serviteurs !
Une ambivalence pertinente, car le Président Sambi ne s�est jamais désencombré de ses amis parasitaires complices de son échec.
Force est de constater qu'après deux ans d'exercice, le Président Sambi ne manque pas l�audace de nous révéler que la tâche est beaucoup plus difficile qu�il ne se présente pas candidat à sa succession si un changement de la constitution intervenait. Les difficultés parmi lesquelles s�interposent pour la gouvernance de Sambi, il souligne au passage qu' un climat antagoniste s'opère entre le pouvoir exécutif de l'Union et le parlement qui ne vote pas ses projets de loi. Façon de prouver à sa guise, la position amorphe qu'obtempère le parlement.
� Le projet habitat qui fut un de ses plus grands titres lors de sa campagne présidentielle et qui a d'ailleurs séduit, si ce n'est que corrompre l'opinion comorienne, ne verra jamais le jour. Ses ailes reposent actuellement dans une banque d'investissement a-t-il dit. Un paradoxe sans équivoque quand il dit que le Comorien pourra souscrire un prêt pour construire sa maison sachant qu'à présent l'épicier du village a du mal à accorder le tout petit crédit d'une boîte de conserve à un salarié de l'Etat qui touchera son mensuel tous les huitièmes du mois.
� Relaxé dans son fauteuil, le Président Sambi, entouré de ses disciples, si je peux me permettre de faire allusion à son attitude à vouloir se faire comprendre de ses projets de développement, en impliquant forcement la volonté de Dieu, continue son allocution avec des termes bien précis sur la question de l'Ile de Mayotte, avec laquelle des émissaires du président Sarkozy sont venus récemment le rencontrer : Je n'ai jamais vendu Mayotte car je ne l'ai jamais possédée. Nous ne pouvons pas réintégrer l'île de Mayotte de la même façon que nous avons libéré l'île d'Anjouan. Sur ce, une diplomatie s'impose et bien sûr avec l'approbation des Maorais. Ma détermination à vouloir recevoir les émissaires de Sarkozy, ne revendique pas une mise à prix à l'île de Mayotte. Vous savez très bien que Mayotte est et restera toujours comorienne.
� Toujours plus démagogue qu'il l'était il y a deux ans avant de se faire plébisciter par le suffrage universel, le président aborde la question de 25000 (familles), certificats de nationalités comoriennes et passeports qu'il conçoit vendre à un Etat pour attribuer à ses concitoyens soucieux de leurs business. Ne vous inquiétez pas car nous allons faire affaire avec un pays qui est prêt à nous verser 4 millions de dollars par mois pendant deux ans, mais pas avec des particuliers vu que le pays a besoin d'argent et cela s'appelle opération nationalité de développement. Pour nous rassurer de l'efficacité de son plan business, le président confirme davantage que ce ne sont pas des gens qui vont habiter les Comores, comme s'il n'y avait pas suffisamment de places pour les accueillir.
Les Dieux sont tombés sur ma tête. Je ne pensais pas qu'un jour, mon beau pays puisse être exposé au marché aux puces malgré la fierté comorienne et aux risques des actions douteuses pouvant l'assimiler à des tentations illicites, frauduleuses ou terroristes. Qui dira le contraire sachant que les soldats de la fortune ou les fous de Dieu utilisent le même procédé pour parvenir facilement à leurs fins ? De telles pratiques n'inspirent pas du tout à des valeurs républicaines. Et pourtant à titre d'exemple, lors d'un séjour que le Président Sambi a effectué aux Etats Unis, le cow boy a qualifié les Comores d'un Etat modèle dit-il avec un sourire rassurant. Pour apporter plus de poids à sa vision des choses, le Président Sambi, ignore l'ambiguïté de son imbroglio quand il insinue que tout pays peut accorder la nationalité à qui, il veut.
Voyons bien les choses. Certes, la logique est absurde car dans son discours il ne s'agit pas d'accorder un droit d'asile, non plus un droit de séjour, mais de vendre une identité nationale à des inconnus dont on ignore leurs antécédents.
A l'instar des choses, on comprend parfaitement que le prétendant sauveur de la nation, son excellence M. le Président Mohamed Abdallah Sambi, serait en mesure de brader quelques nationalités pour réaliser son programme jusqu'à maintenant classé aux oubliettes.
Tant qu'il y aura des rêveurs solitaires pour gouverner notre pays, les Comores survivront à un rythme somnambule.
M�nemoi Ahamed Doudou
Posté le 25.07.2008 par moindjie
APA-Cotonou (Bénin) Le gouvernement français a exprimé jeudi sa reconnaissance aux autorités politiques béninoises pour avoir accordé, depuis le samedi 19 juillet dernier, l'asile à l'ancien président déchu d'Anjouan, Mohamed Bacar, a appris APA de sources diplomatiques à Cotonou.
« Sur la demande du gouvernement français, le Bénin a accepté d'accueillir sur son territoire le colonel Bacar, geste pour lequel la France est reconnaissante envers les autorités politiques béninoises », indique un communiqué de l'ambassade de France à Cotonou.
Réélu président de l'île autonome d'Anjouan en 2007, au terme d'un scrutin non reconnu par les autorités de l'Union des Comores et par la communauté internationale, le colonel Mohamed Bacar a abandonné le pouvoir à la suite de l'opération militaire de l'Union africaine intitulée « Démocratie aux Comores», le 25 mars 2008.
Après avoir abandonné le pouvoir, le colonel Bacar et son escorte avaient réussi à prendre la fuite et à rejoindre l'île de Mayotte, sous administration française.
« Appréhendés puis transférés à la Réunion par mesure de sécurité le 27 mars dernier , M. Bacar et ses hommes ont été assignés à résidence, dans l'attente du traitement des demandes d'asile formulées auprès de l'Office française de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) et celles d'extradition formulées par les autorités comoriennes », explique la même source.
Ainsi, à la suite de l'examen de ces demandes, explique la même source, l'OFPRA a refusé, le 5 mai dernier, d'accorder le statut de refugié aux intéressés, tout en excluant une reconduite vers l'Union des Comores en raison des risques encourus.
De même, indique la même source, la Chambre d'instruction de la Cour d'appel de la Réunion a rejeté le 24 juin dernier la demande d'extradition formulée par les autorités comoriennes à l'encontre du colonel Bacar et de certains de ses compagnons.
Cependant, précise le même document, le colonel Bacar et ses hommes ont été condamnés, le 29 mai dernier, à trois mois de prison avec sursis par la Cour d'appel de la Réunion pour détention, transport et importation illégale d'armes.
« Une fois écoulé le délai d'appel relatif à la demande d'extradition, le gouvernement français a pris l'attache des autorités de plusieurs pays amis afin d'accueillir le colonel Bacar, qui se trouvait en situation irrégulière en territoire français et ne pouvait y séjourner », explique la même source.
« Le transfert de M. Bacar au Bénin, ne préjuge en rien de l'hypothèse de le voir jugé par une juridiction africaine ou internationale, mais ceci doit être en premier lieu laissé à l'initiative du gouvernement de l'Union des Comores, en liaison avec l'Union africaine », ajoute la même source diplomatique.
Ces explications officielles interviennent au moment où plusieurs Béninois s'interrogent sur l'utilisation de leur pays comme terre d'asile, rappelant qu'avant Mohamed Bacar, le Centrafricain François Bozizé, l'Ivoirien Ibrahim Coulibaly et l'ancien chef rebelle tchadien Goukouny Weddeye ont eu à bénéficier de l'hospitalité des autorité béninoises.
Posté le 24.07.2008 par moindjie
COMMUNIQUÉ
Le programme dit de “citoyenneté économique” a été initié suite à des rencontres au plus haut niveau entre l'Emir du Koweit et Son Excellence le Président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi. Le programme s'inscrit donc dans le cadre des relations diplomatiques souveraines entre les deux Etats.
Contrairement au passé, au cours duquel de nombreux passeports comoriens ont été complaisamment octroyés à des individus étrangers moyennant des avantages que seuls les dirigeants d'alors en connaissaient les bénéficiaires, malgré que le code de la nationalité donne le droit au Gouvernement d'accorder la nationalité comorienne à des étrangers, le Gouvernement a choisi de jouer la transparence en soumettant un projet de loi au vote de l'Assemblée et accepte le débat démocratique.
Certains esprits chagrins s'évertuent à déformer le contenu de la loi et susciter des peurs injustifiées au sein de la population.
Qu'en est-il ?
Il s'agit d'un programme visant à attirer des investisseurs étrangers dans le domaine de l'immobilier de notre pays. Chaque investisseur s'engage à investir un montant minimum durant une période déterminée.
La naturalisation comorienne est accordée par décret du Président pris en conseil des Ministres après instruction du dossier de l'intéressé.
Est exclus du programme et ne peut être naturalisée, tout demandeur :
Reconnu membre d'un groupe ou d'un parti politique terroriste ou se revendiquant de principes contraires à l'islam;
qui n'est pas de bonne vie et mœurs ;
qui fait l'objet d'une condamnation pour acte qualifié de crime ou délit contre la sûreté de l'Etat, vol, escroquerie, abus de confiance, recel, chantage, extorsion de fonds, faux et usage de faux, crime contre les personnes ou d'attentat aux mœurs et à la pudeur ;
non reconnu comme sein d'esprit ;
non reconnu en bon état physique afin de ne devoir être ni une charge ni un danger pour la collectivité ;
qui ne justifie pas de sa capacité financière à investir dans l'immobilier
Les retombées économiques et financières du programme sont très importantes et immédiates. Par exemple, l'enveloppe financière pour la naturalisation de 4000 familles des Emirats Arabes Unies est d'environ 100 000 000 de dollars des Etats-Unis soit près de 28 milliards de francs comoriens.
La loi précise que la famille se limite aux épouses et aux enfants.
Les familles a qui la naturalisation est accordée ne cherchent pas à s'installer en permanence aux Comores.
Ces familles candidates n'appartiennent pas à un rite particulier de la pratique de la foi musulmane.
Les Comores sont riches d'une diversité d'origines qui fait de notre pays à la fois un membre de l'Union Africaine et de la Ligue Arabe , tandis plus de 200 000 de nos compatriotes ont acquis la nationalité française et d'autres nationalités à travers le monde. C'est la preuve de notre ouverture au monde, de notre sens de l'hospitalité et de notre capacité d'adaptation. De nombreux pays ont su tirer profit des capacités de toutes sortes que des personnes de tout horizon naturalisées ont su leur apporter. L'île Maurice est un exemple tout près de chez nous.
Le réflexe de repli sur soi et de peur qu'essaient de susciter les détracteurs de la loi va à contre courant de la marche du monde qui tant à devenir un village planétaire.
L'appel de l'OPACO pour “une démarche rigoureuse de mobilisation des ressources internes et plus particulièrement par une implication réelle des opérateurs nationaux” pour financer les grands chantiers aurait du sens si ces ressources internes n'étaient pas une simple vue de l'esprit sans réalité tangible.
Pour engager un véritable décollage économique, sortir du marasme et promouvoir des emplois pour les jeunes comoriens, les Comores doivent se montrer audacieuses et proactives, savoir sortir des sentiers battus, quitte à bousculer les rentes de situation qui tirent profit du statut quo.
Pour toutes ses raisons le Gouvernement comorien encourage vivement les députés à voter le projet de loi portant certaines dispositions relatives à la nationalité comorienne.
Fait à Moroni le 16 juillet 2008
Posté le 24.07.2008 par moindjie
Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
Moroni, mardi 22 juillet 2008 (HZK-Presse) – Après la tenue de la présidentielle d’Anjouan le 29 juin dernier, le représentant résident du PNUD et coordonnateur du Système des Nations Unies à Moroni a accepté de nous parler du processus tel qu’il l’a vécu, les enseignements tirés, ses espoirs pour les Comores et les perspectives qui se dessinent pour le pays.
Question : Monsieur le Représentant, avant de vous demander de nous faire le point sur le processus électoral à Anjouan auquel le PNUD a pris une part active pour sa réalisation, je voudrais savoir ce que vous pensez des propos de M. Mohamed Djaanfari qui dit s’être fait voler la victoire à l’issue de cette élection.
Opia Mensah Kumah : Je suis désolé de ne pouvoir répondre à cette première question. Je ne peux pas commenter les propos de M. Djaanfari. En ce qui concerne le déroulement du processus électoral, je vous dirais seulement que le PNUD a répondu favorablement à la requête qui lui a été faite par le président Sambi et par le gouvernement comorien. Nous sommes heureux et satisfaits que le processus se soit déroulé sans incident, sans problème.
Si nous nous sommes engagés, c’était pour nous assurer de la transparence des élections dans le but de minimiser les tensions. Notre constat est que toutes les mesures nécessaires et utiles pour la réussite de l’opération étaient prises. Il faut dire que la mise en place du Comité de vigilance était une bonne chose. Le Comité fut un outil efficace qui a permis d’enrayer la contestation.
Certes, il n’était pas une structure juridique mais un forum de rencontres et d’échanges sur les différents problèmes qui se posaient tout au long du processus. Il a prouvé de son efficacité et de son intérêt si l’on examine les résultats auxquels nous avons aboutis.
Question : Tel que vous décrivez les choses, c’est comme si aucun problème ne s’était posé…
OMK : Je ne dis pas cela ; je dis que les difficultés ont été amoindries. Exemple : les rumeurs les plus folles qui couraient à Anjouan autour de cette élection, auraient pu mettre le feu partout. Une fois le Comité réuni, la question examinée, tout le monde s’apercevait rapidement que tout était faux.
Réunissant tout le monde (représentants des candidats, ceux des forces de sécurité, la MAES notamment, ceux de la CENI, de la communauté internationale, des ONG et des médias.) l’on s’apercevait très vite que rien de ce qui se disait n’avait aucun fondement réel. Voilà le secret de la réussite dudit Comité. Voilà comment on a évité les problèmes. Disons que le Comité a beaucoup contribué à la réussite du processus.
Pour ce qui est du PNUD, nous avons proposé un slogan, « organisation, préparation et intégrité », qui a porté des fruits. Et pourtant le contexte n’était pas facile avec le temps relativement réduit, l’argent qui faisait défaut, la pénurie de carburant ou une partie du matériel qui devait être fabriquée à l’étranger. En dépit de cette série de difficultés, les choses ne se sont pas déroulées si mal. Il y a eu quelques difficultés mais le plan était bien détaillé et précis. Tout s’est, finalement, bien passé, heureusement. Nous disons nos remerciements au gouvernement et à toux ceux qui ont bien voulu apporter leur contribution pour la réussite de cette élection.
Question : Quelles sont les principales leçons que vous avez tirées de cette élection ?
OMK : Nous avons appris beaucoup. Les bonnes pratiques que nous avons enregistrées peuvent servir ailleurs. Le Comité de vigilance en est de celles-là ; il peut inspirer d’autres ailleurs pour que l’élection exemplaire qui s’est tenue à Anjouan puisse servir de modèle dans d’autres pays ayant connu des problèmes similaires.
Question : Avec cette élection, Anjouan a un président élu en dépit d’une faible participation des électeurs mais, à nous en tenir à votre témoignage, le scrutin a été libre, juste, équitable et transparent. Peut-on considérer, maintenant, la crise terminée?
OMK : Je ne sais pas si la crise est terminée. Mais en signant le décret d’éligibilité des Comores à l’African Growth Opportunity Act (AGOA), dès le lendemain du second tour, le président américain, George Bush, a envoyé un signal fort et très remarqué. Aussitôt après, la Banque Africaine de Développement (BAD) a exprimé sa disponibilité à accompagner les Comores dans ses efforts de développement. Autre signal fort, la venue à Moroni d’une mission de la Banque mondiale (WB) et du Fonds monétaire internationale (FMI) dans l’agenda duquel est déjà inscrite une autre visite pour bientôt. La crise est finie, ce serait trop dire mais je crois que le pays se remet sur les rails.
Je reste convaincu que le pays a besoin de stabilité ; voilà pourquoi le Secrétaire général des Nations Unies a admis l’éligibilité des Comores au Fonds de consolidation de la paix en accordant une enveloppe financière de 5 millions de dollars pour l’après-conflit.
Si les Comoriens se mettent au dialogue pour trouver les arrangements constitutionnels nécessaires pour s’assurer la stabilité dont le pays a besoin, alors il ne resterait qu’à s’atteler à la tâche du développement.
Question : Cette enveloppe du Secrétaire général des Nations Unies dans le cadre de ce Fonds ne pourrait-il pas susciter des frustrations, certains étant susceptibles de penser qu’elle irait seulement à Anjouan, comme l’aide budgétaire récente de la France. N’est-ce pas une autre brèche à l’instabilité ?
OMK : Je ne le crois pas. Cela dépend de la façon dont les Comoriens sauront gérer les choses et prendre la situation en main. Il nous faudrait comprendre que le Fonds de consolidation de la paix n’est pas ouvert à une île particulière mais aux Comores.
Je suis convaincu que tout le monde dans ce pays veut la paix, l’unité, la stabilité et la cohésion. Le dialogue est le seul capable d’assurer et de maintenir tout cela. Personne ne doit avoir peur du dialogue. Un dialogue où les différents interlocuteurs sont tous gagnants. Je ne suis pas de ceux qui croient qu’il y a un perdant et un gagnant dans un dialogue. Tout le monde peut et doit être gagnant. D’ailleurs, une mission est attendue dans les prochains jours pour étudier avec la partie comorienne comment ces fonds pourraient servir efficacement et utilement aux Comores et aux Comoriens.
Personnellement, je ne vois aucune crainte dans l’utilisation de ces fonds. Je répète qu’ils sont destinés à consolider et non le contraire. Il faut savoir que la crise, bien que le champ principal soit l’île d’Anjouan, n’ait affecté que les seuls Anjouanais. N’oublions pas cela.
Bientôt, le gouvernement réunira tous les acteurs concernés pour un briefing sur cette opportunité et voir ce qui pourrait être fait, où et comment. L’essentiel pour ces fonds est d’éviter une rechute dans des conflits. Des pays en ont déjà bénéficiés et les choses ne se sont pas si mal passées.
Propos recueillis par Mohamed Hassani
220708/aah/hzkpress e/10h00
Posté le 24.07.2008 par moindjie
gence comorienne de presse (HZK-Presse)
Moroni, mardi 22 juillet 2008 (HZK-Presse) – A l’initiative de son directeur général, la Pharmacie nationale autonome des Comores (PNAC) a ouvert au grand public ses portes, afin de marquer l’avènement d’une nouvelle ère pour cet établissement public qui a vu le jour voici 17 ans. Sous le signe d’une « démarche qualité », la journée portes ouvertes organisée hier lundi 21 juillet, a surtout été l’occasion de faire un premier bilan du processus de rénovation de la PNAC, à travers sa coopération avec la Centrale humanitaire Médico Pharmaceutique (CHMP) de Clermont Ferrant, dont l’appui a été déterminant dans la réussite du programme mis en place depuis janvier 2007.
Une délégation de cet organisme français partenaire a même fait le déplacement à Moroni, pour constater le travail accompli, 15 mois après le premier diagnostic réalisé en matière d’organisation générale, de management et d’innovation technologique.
Dans son intervention, le directeur général de la PNAC, Dr Ahamada Elbadaoui Mohamed, n’a pas manqué de souligner combien son équipe et lui-même étaient conscients des défis à relever pour que son institution « retrouve sa place au sein du système de santé comorien ». L’arrivée des responsables du CHMP, Dr Alassane Ba et Dr Anne Courcambeck, aurait donc permis d’évaluer l’état d’avancement du projet, financé sur fonds propres.
L’on citera entre autres réalisations entrant dans le cadre de cette convention d’assistance technique, l’assainissement du système de gestion interne de la PNAC, lequel a rendu possible l’apurement de la totalité des créances dues aux fournisseurs depuis des années, l’extension des locaux par la construction d’une salle de documentation et de salles de triages et lavage des flocons de récupération pour perfusion, et la prise en charge de la dernière campagne de lutte contre le choléra estimée à 45 millions fc.
L’objectif étant de renforcer les capacités humaines et techniques de l’établissement, une condition jugée essentielle pour « garantir la qualité des médicaments proposés à nos concitoyens », affirme Dr Badaoui, à travers un réseau de distribution à bas prix qui couvre toute l’étendue du territoire national, conformément à sa mission de service public, définie par la loi du 30 janvier 1991.
La PNAC est notamment chargée d’assurer la mise en application de la politique pharmaceutique nationale, dont les axes prioritaires se résument à rendre les médicaments génériques accessibles à la population, surtout les couches les plus démunies. Dans son plan d’action à moyen terme, la direction de la PNAC prévoit d’arriver à un taux de couverture de 80% de la liste nationale des médicaments essentiels (LLME), qui en compte près d’une centaine.
Parmi les autres projets en perspective qui attendent encore un financement, le patron de la PNAC cite la construction d’un laboratoire de contrôle qualité et l’installation d’un système réseau reliant l’ensemble des trois dépôts régionaux (un par île) et sept points de vente.
L’entreprise publique à but non lucratif avait réalisé un chiffre d’affaires de près de 700 millions en 2007. Selon les données des deux dernières années, la production locale de médicaments a représenté près de 20% des ventes pour l’équivalent de quelques 112 millions fc en 2006.
Avec 87 agents, la PNAC devrait consolider sa présence sur le terrain au coté des officines privées, malgré « le marché parallèle des médicament qui semble prendre des proportions inquiétantes », comme l’a déploré son directeur, en présence du vice président en charge de la santé, M. Ikililou Dhoinine, et des représentants du corps diplomatique et des organismes internationaux. On espère qu’elle réussira à convaincre ses partenaires pour l’accompagner dans sa deuxième phase de restructuration.
El-Had Said Omar
220708/eso/hzkpress e/21h00
Posté le 24.07.2008 par moindjie
Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
Moroni, mardi 22 juillet 2008 (HZK-Presse) – Après la tenue de la présidentielle d’Anjouan le 29 juin dernier, le représentant résident du PNUD et coordonnateur du Système des Nations Unies à Moroni a accepté de nous parler du processus tel qu’il l’a vécu, les enseignements tirés, ses espoirs pour les Comores et les perspectives qui se dessinent pour le pays.
Question : Monsieur le Représentant, avant de vous demander de nous faire le point sur le processus électoral à Anjouan auquel le PNUD a pris une part active pour sa réalisation, je voudrais savoir ce que vous pensez des propos de M. Mohamed Djaanfari qui dit s’être fait voler la victoire à l’issue de cette élection.
Opia Mensah Kumah : Je suis désolé de ne pouvoir répondre à cette première question. Je ne peux pas commenter les propos de M. Djaanfari. En ce qui concerne le déroulement du processus électoral, je vous dirais seulement que le PNUD a répondu favorablement à la requête qui lui a été faite par le président Sambi et par le gouvernement comorien. Nous sommes heureux et satisfaits que le processus se soit déroulé sans incident, sans problème.
Si nous nous sommes engagés, c’était pour nous assurer de la transparence des élections dans le but de minimiser les tensions. Notre constat est que toutes les mesures nécessaires et utiles pour la réussite de l’opération étaient prises. Il faut dire que la mise en place du Comité de vigilance était une bonne chose. Le Comité fut un outil efficace qui a permis d’enrayer la contestation.
Certes, il n’était pas une structure juridique mais un forum de rencontres et d’échanges sur les différents problèmes qui se posaient tout au long du processus. Il a prouvé de son efficacité et de son intérêt si l’on examine les résultats auxquels nous avons aboutis.
Question : Tel que vous décrivez les choses, c’est comme si aucun problème ne s’était posé…
OMK : Je ne dis pas cela ; je dis que les difficultés ont été amoindries. Exemple : les rumeurs les plus folles qui couraient à Anjouan autour de cette élection, auraient pu mettre le feu partout. Une fois le Comité réuni, la question examinée, tout le monde s’apercevait rapidement que tout était faux.
Réunissant tout le monde (représentants des candidats, ceux des forces de sécurité, la MAES notamment, ceux de la CENI, de la communauté internationale, des ONG et des médias.) l’on s’apercevait très vite que rien de ce qui se disait n’avait aucun fondement réel. Voilà le secret de la réussite dudit Comité. Voilà comment on a évité les problèmes. Disons que le Comité a beaucoup contribué à la réussite du processus.
Pour ce qui est du PNUD, nous avons proposé un slogan, « organisation, préparation et intégrité », qui a porté des fruits. Et pourtant le contexte n’était pas facile avec le temps relativement réduit, l’argent qui faisait défaut, la pénurie de carburant ou une partie du matériel qui devait être fabriquée à l’étranger. En dépit de cette série de difficultés, les choses ne se sont pas déroulées si mal. Il y a eu quelques difficultés mais le plan était bien détaillé et précis. Tout s’est, finalement, bien passé, heureusement. Nous disons nos remerciements au gouvernement et à toux ceux qui ont bien voulu apporter leur contribution pour la réussite de cette élection.
Question : Quelles sont les principales leçons que vous avez tirées de cette élection ?
OMK : Nous avons appris beaucoup. Les bonnes pratiques que nous avons enregistrées peuvent servir ailleurs. Le Comité de vigilance en est de celles-là ; il peut inspirer d’autres ailleurs pour que l’élection exemplaire qui s’est tenue à Anjouan puisse servir de modèle dans d’autres pays ayant connu des problèmes similaires.
Question : Avec cette élection, Anjouan a un président élu en dépit d’une faible participation des électeurs mais, à nous en tenir à votre témoignage, le scrutin a été libre, juste, équitable et transparent. Peut-on considérer, maintenant, la crise terminée?
OMK : Je ne sais pas si la crise est terminée. Mais en signant le décret d’éligibilité des Comores à l’African Growth Opportunity Act (AGOA), dès le lendemain du second tour, le président américain, George Bush, a envoyé un signal fort et très remarqué. Aussitôt après, la Banque Africaine de Développement (BAD) a exprimé sa disponibilité à accompagner les Comores dans ses efforts de développement. Autre signal fort, la venue à Moroni d’une mission de la Banque mondiale (WB) et du Fonds monétaire internationale (FMI) dans l’agenda duquel est déjà inscrite une autre visite pour bientôt. La crise est finie, ce serait trop dire mais je crois que le pays se remet sur les rails.
Je reste convaincu que le pays a besoin de stabilité ; voilà pourquoi le Secrétaire général des Nations Unies a admis l’éligibilité des Comores au Fonds de consolidation de la paix en accordant une enveloppe financière de 5 millions de dollars pour l’après-conflit.
Si les Comoriens se mettent au dialogue pour trouver les arrangements constitutionnels nécessaires pour s’assurer la stabilité dont le pays a besoin, alors il ne resterait qu’à s’atteler à la tâche du développement.
Question : Cette enveloppe du Secrétaire général des Nations Unies dans le cadre de ce Fonds ne pourrait-il pas susciter des frustrations, certains étant susceptibles de penser qu’elle irait seulement à Anjouan, comme l’aide budgétaire récente de la France. N’est-ce pas une autre brèche à l’instabilité ?
OMK : Je ne le crois pas. Cela dépend de la façon dont les Comoriens sauront gérer les choses et prendre la situation en main. Il nous faudrait comprendre que le Fonds de consolidation de la paix n’est pas ouvert à une île particulière mais aux Comores.
Je suis convaincu que tout le monde dans ce pays veut la paix, l’unité, la stabilité et la cohésion. Le dialogue est le seul capable d’assurer et de maintenir tout cela. Personne ne doit avoir peur du dialogue. Un dialogue où les différents interlocuteurs sont tous gagnants. Je ne suis pas de ceux qui croient qu’il y a un perdant et un gagnant dans un dialogue. Tout le monde peut et doit être gagnant. D’ailleurs, une mission est attendue dans les prochains jours pour étudier avec la partie comorienne comment ces fonds pourraient servir efficacement et utilement aux Comores et aux Comoriens.
Personnellement, je ne vois aucune crainte dans l’utilisation de ces fonds. Je répète qu’ils sont destinés à consolider et non le contraire. Il faut savoir que la crise, bien que le champ principal soit l’île d’Anjouan, n’ait affecté que les seuls Anjouanais. N’oublions pas cela.
Bientôt, le gouvernement réunira tous les acteurs concernés pour un briefing sur cette opportunité et voir ce qui pourrait être fait, où et comment. L’essentiel pour ces fonds est d’éviter une rechute dans des conflits. Des pays en ont déjà bénéficiés et les choses ne se sont pas si mal passées.
Propos recueillis par Mohamed Hassani
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Posté le 24.07.2008 par moindjie
Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
Dubaï, mercredi 23 juillet 2008 (HZK-Presse) – L’Hôtel Novi, qui appartenait à l’homme d’affaire Omani, Mr. Ahmed Ali Sahel, fils du Consul Honoraire des Comores en Sultanat d’Oman, feu Ali Sahel, a été repris sur un contrat de location par un investisseur comorien.
L’inauguration de l’hôtel s’est faite le 11 juillet dernier devant une foule de comoriens, précédée par le Consul des Comores à Dubaï, Mr. M. Rachid Aboubacar, et le potentiel Ambassadeur des Comores aux Emirats, Mr. Zoubert (nomination non encore officiellement confirmée) et d’autres dignitaires de la place.
D’une capacité de 22 chambres, Novi se trouve au cœur du « Downtown Dubaï » où s’est basé l’essentiel des magasins d’import et export de produits de grande consommation. Un haut lieu des milieux d’affaires.
Depuis longtemps, les comoriens fréquentent cet hôtel. Le Directeur Général, Mr. Mohamed Mozar, se dit confiant de cette acquisition et annonce qu’il a l’intention d’améliorer la qualité des services en y aménageant, entre autre, un restaurant aux spécialités comoriennes.
Bien sûr, on est loin de ces Burj Al Anrab, le plus haut hôtel du monde, Burj Dubaï 800m d’altitude et autres burj ; mais toute chose a un commencement.
Mohamed Halim (Correspondant, Dubaï)
230708/eso/hzkpress e/6h00
Posté le 24.07.2008 par moindjie
Le Karthala regorge d'un énorme potentiel de développement économique et écologique qui va de ses ressources en matériaux, à sa richesse environnementale en biodiversité, en passant par ses gisements en énergie renouvelable. Le Karthala, sous cet angle, est considéré comme une source importante de développement, car il permet à des populations locales de tirer profit de sa nature, en créant des activités génératrices de revenus.
Le Pnud organise un colloque international sur le Karthala en octobre prochain au Palais du Peuple. Ce colloque, qui verra la participation de grands noms du monde de la vulcanologie et d'experts de tous horizons, est parrainé par le gouvernement de l'Union des Comores. L'objectif, tel que défini par le coordonnateur résident du Système des Nations unies (Snu), qui en est le principal artisan, est triple. Cette conférence internationale entend lever le voile sur le Karthala, et exposer le volcan sous tous les angles, en tenant compte de l'aspect scientifique, de l'aspect économique et de l'aspect purement politique.
La portée scientifique permettra d'acquérir et d'approfondir des connaissances sur le volcanisme comorien, ainsi que des données relatives aux phénomènes et mécanismes sismiques. Cette approche devra associer chercheurs et ingénieurs de divers domaines scientifiques (géologie, volcanologie, hydrologie…). Les recherches scientifiques effectuées ces dernières années sur le volcan serviront de base de travail aux participants. Le volet scientifique du Colloque contribuera à vulgariser et à mettre à la portée du grand nombre les explications liées à la nature de ce géant voisin, qui tutoie les nuages et semble à la fois nous menacer et nous protéger.
Ensuite, vient la dimension politique qui constitue l'aspect le plus important, car la conférence devra mettre l'accent sur la gestion intégrée des risques liés au volcan. Ces risques peuvent avoir des conséquences très graves sur les hommes et leur environnement : pertes en vies humaines, destruction des infrastructures, augmentation des maladies infectieuses, dégradation des écosystèmes, réduction de l'utilisation des terres. Ces catastrophes peuvent être très dangereuses pour un pays comme le nôtre, pauvre, vulnérable, à l'économie fragile, et qui souffre d'un déficit en matière d'observation, de prévention et de diffusion d'alerte, ainsi que dans le domaine de la gestion de crises. Aussi, la conférence entend-elle proposer des pistes de solutions afin de permettre aux décideurs politiques et à la société civile de mieux appréhender la gestion des risques. Le but étant d'obtenir une définition partagée et concertée d'une politique impliquant tous les acteurs pour une meilleure prévention, qui va de l'éducation à la gouvernance locale.
Enfin, le dernier niveau se situe sur la dimension de la valorisation énergétique et touristique. Le Karthala regorge d'un énorme potentiel de développement économique et écologique qui va de ses ressources en matériaux, à sa richesse environnementale en biodiversité, en passant par ses gisements en énergie renouvelable. Le Karthala, sous cet angle, est considéré comme une source importante de développement, car il permet à des populations locales de tirer profit de sa nature, en créant des activités génératrices de revenus. Outre le trekking qui fascine les amoureux des randonnées pédestres et d'escalade, les potentialités de développement touristique sont également très importantes, surtout pour le tourisme qu'on qualifie d'éco, de bio, ou de solidaire, voire de culturel pour les villages environnants. L'autre dimension de la valorisation concerne l'exploitation de la géothermie, une énergie propre et renouvelable. Le massif du Karthala est un emplacement possible pour le développement de la géothermie haute enthalpie pour la production d'électricité à partir d'un fluide à haute température se situant en profondeur.
Bref, c'est en décortiquant tous ces aspects que l'on arrivera à mieux connaître ce monstre énigmatique, et à ne plus avoir peur de lui. Et le colloque entend apporter des réponses à toutes les questions que l'on peut se poser sur la nature du Karthala, que ce soit du domaine rationnel, ou de l'irrationnel. Car, même si la mythologie continuera toujours à exercer des fascinations sur le volcan, en véhiculant ses légendes, seulement, après ce colloque, on se rendra bien compte que les djinns ont décampé des entrailles du Karthala depuis belle lurette, et que le trône de la reine de Saba n'y est plus. Mais, les mystères liés au volcan seront également au rendez-vous d'octobre, à travers une série d'activités artistiques et culturelles qui seront organisées parallèlement et autour de l'événement. Comme on peut le constater, le Karthala n'a pas fini de fasciner les hommes.
Sast
Alwatwan N° 1116 du 18/07/08