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moindjie
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ce blog joue le rôle d'intermédiaire entre les Comores et ses citoyens a l'étranger
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24.01.2008
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Paris Scandalisé, Paris Horrifié, Paris...

Posté le 26.07.2008 par moindjie
Que dire après ce nouveau naufrage dans le bras de mer qui sépare Anjouan de Mayotte ? Simplement que ce drame n'est que la suite logique du mépris des autorités françaises vis-à-vis des Comoriens.
NOUS sommes tous des passagers de Kwassa-Kwassa... ! Et notre mur de Berlin c'est le bras de mer qui sépare deux îles sœurs. Nous sommes tous coupables, coupables de ne pas réagir à ce qui se déroule tout près de nous. Le ministre des DOM a beau jeu de se dire "horrifié" tout comme les responsables gouvernementaux à Paris. Cela fait maintenant plus d'un an que le collectif "Stop Kwassa" a lancé sa pétition nationale pour que cesse "La traversée de la mort" et à ce jour, le chiffre dérisoire de 1.156 signatures s'affiche au tableau. Comparer ce chiffre, ne serait ce qu'au nombre de réunionnais (Plus de 800.000), est honteux, alors citoyens réunionnais je vous pose la question : combien étiez-vous à signer la pétition pour la libération d'Ingrid Bétancourt ? Vous imaginez peut-être que cela n'a rien de comparable et pourtant une vie est une vie et nos soeurs et frères comoriens continuent à faire des trous dans l'eau sans qu'aucun, je dis bien aucun intellectuel, artiste ou bien personnalité politique réunionnais, n'ait daigné apposer sa signature au bas de cette pétition qui croyez-moi est très certainement l'une des plus légitimes qui circulent sur le Web.
Une nouvelle fois je me sens responsable des derniers morts, parce que je n'arrive pas à convaincre qu'il faut réagir fortement contre cette ignominie. Sans rentrer dans les détails "Stop Kwassa" a proposé depuis Octobre 2007 un début de solution, il s'agit d'associer les Comores à un développement concerté dans cet archipel.
Attention, il n'est pas question de "Co-développement" terme genre "Tarte à la crème"qui renferme trop d'incertitudes et de sous entendus, mais bien d'association. Il semblerait que tout le monde soit sourd, une nouvelle fois le drame s'est produit et notre Océan Indien va servir de tombe à des victimes innocentes. Cela va-t-il gâcher nos vacances ? À moi oui ! Dans l'état actuel des choses, le ministre Yves Jego propose de continuer à négocier pour la libre circulation entre les îles ! Ce serait risible si cela n'était pas aussi dramatique. Avant toute chose, pour que s'arrête cette hécatombe scandaleuse il faut abroger le "Visa Balladur" et ensuite il faut discuter ! Il ne faut en tout et pour tout que cinq minutes pour que ce drame s'arrête, le temps d'une signature au bas d'un décret. Alors et seulement après, il faudra prendre langue pour régler le problème comorien, mais en attendant citoyens réunionnais dites non à la "traversée de la mort". Exigez la fin du "visa Balladur". On ne peut pas admettre que des femmes, des hommes, des enfants se noient à quelques brasses de nos côtes sans qu'aucun d'entre nous ne se révolte contre cette infamie. Il y a longtemps que l'on sait qu'il ne faut plus compter sur les politiques, le drame comorien et la mort d'innocentes victimes ne seraient importants à leurs yeux que si cela pouvait rejaillir sur leurs carrières et croyez-moi, Mohamed ou Youssouf ne seront faits citoyens d'honneur d'aucune commune de notre île ni d'ailleurs ! Il faut reconnaître que ce n'est pas vendeur. J'ai envie de dire : « silence on meurt ! »
Alors citoyens réunionnais, pallions à notre classe dirigeante qui a perdu le sens du mot "Humanisme" et avec moi hurlez pour que ça cesse !
Tout comme le Président Kennedy avait tonné à Berlin devant le mur qui séparait la ville en deux "Ich bin Ein Berliner", parce que de part et d'autre du mur, il y avait des allemands, crions aux oreilles de nos dirigeants « nous sommes tous des Comoriens » parce que de part et d'autre de ce bras de mer il y a des comoriens !
Guy Ratane-Dufour

Source : Témoignages



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LES COMORES EN DANGER

Posté le 26.07.2008 par moindjie
Le symbole de l'Etat de droit à la française (Robert Ménard, photo)Tribune libre
LES COMORES EN DANGERLe symbole de l’Etat de droit à la française (Robert Ménard, photo)Tribune libre
(REPORTERS SANS FRONTIERES, N'OUBLIEZ PAS MAYOTTE ET LE CIMETIERE MARIN DE BALLADUR)

Selon l'AFP, Robert Ménard aurait été interpellé alors qu'il tentait de manifester contre la présence du Président syrien dans la tribune officielle en ce 14 juillet 2008. Avant ça il a perturbé le passage de la flamme olympique à Paris et a provoqué une grande incidence diplomatique sino-française. Reporter sans frontière plaide la cause des Tibétains et oublie que la France est à Mayotte au même titre que la Chine au Tibet. Toujours sauf votre respect Monsieur Robert Ménard mais j'ai l'impression qu'il y a « Reporters avec Frontière » quand il s'agit des dizaines de milliers de victimes comoriennes à Mayotte. Avant de vous mêler de La Chine au Tibet et de la Syrie au Liban, jetez un coup d'œil sur l'incurie de la France à Mayotte notamment sur le Visa Balladur qui fait des Morts tous les jours. Un enfant tué, une personne prise en otage en France ou ailleurs vous mobilisez l'opinion internationale et des Centaines de milliers de Comoriens meurent chaque jour et personne n'en parle. C'est inacceptable. Reporter sans Frontière, vous oubliez que la France commet des actes barbares à Mayotte en occupant illégalement ce petit rocher faisant partie intégrante de l'archipel des Comores et en multipliant les noyades des Comoriens voulant s'y rendre. Des criminels serbes ont été traqués pour génocides et crimes contre l'humanité et à quand le sort des Français qui tuent les Comoriens dans leur propre pays. Où êtes vous Monsieur Robert Ménard, ne savez vous pas que la France extermine froidement la population comorienne au large de Mayotte, quand est ce que vous réagirez pour dénoncer et stopper ce massacre. Vous critiquez l'ingérence de la Syrie au Liban, de la Chine au Tibet, le massacre du Darfour par le Soudan mais jamais vous ne dites pas un seul mot sur le massacre des Comoriens à Mayotte. C'est la loi de deux poids et de deux mesures. Il y a eu 8000 morts en Bosnie Herzégovine en 1995 à Cerebrenica et les criminels serbes sont jugés à la cour internationale de la Haye. Rodovan Karadzic est arrêté il y a trois jours. Cette arrestation met un terme à une traque qui aura duré treize ans au total, dont huit sous l'égide de la Suissesse Carla Del Ponte, procureure du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) de 1999 à 2007. Rodovan Karadzic, à l'instar de son alter ego Slobodan Mulozevic, répondra du crime contre l'humanité qu'il a commis. Quand est ce que Balladur sera arrêté et jugé pour génocide et crime contre l'humanité. Une mission parlementaire française à Mayotte a écrit ceci dans un journal : « Même si les statistiques d'état civil se révèlent défaillantes, comme sont inexistantes celles des Comores, les services de l'Etat français disent avoir enregistré une augmentation préoccupante de la clandestinité depuis 10 ans. Depuis cette date, la démographie insulaire a cru de 50 %, constatent-ils. Et dans 90% des cas, les illégaux sont d'origine comorienne ». Je leur dis qu'il n'y a pas de clandestins comoriens à Mayotte car celle-ci est une île comorienne. Sauf s'ils admettront que des parisiens à Marseille soient considérés comme étant clandestins. Nous jeunes comoriens, nous irons jusqu'au bout pour lever le mystère de ces kwassa kwassa qui chavirent quand ils emmènent seulement des pauvres civils mais qui rentrent saints et saufs quand ils embarquent Mde Bacar et ses acolytes. On s'attend à ce que la France lance une bombe atomique équivalent à celle des Américains à NAGASAKI ET HIROSHIMA au Japon pour en finir avec les Comoriens. Tout ce que je sais c'est qu'une guerre froide contre les Comoriens s'est déclenchée il y a quelques décennies. Un climat de haine anti-français est entrain de naître suite à cette boucherie. Dans les eaux de Mayotte 10.000 Comoriens ont d'ores et déjà péri à cause des noyades perpétrées par des sous-marins français qui renversent les Kwassa et personne ne bouge son petit doigt. Il est temps de s'intéresser à cette affaire et d'arrêter cette hécatombe car vous n'êtes pas sans savoir ce qui se passe aux Comores. C'est un cimetière marin crée par Balladur et toutes les autorités politiques françaises en sont complices. La France veut exterminer la race comorienne comme l'Allemagne a voulu éliminer la race juive, on n'arrive pas à comprendre d'où viennent la haine et l'acharnement des Français envers les Comoriens. Les Comoriens doivent désormais savoir que l'ennemi prétend toujours être le meilleur ami et qu'il ne faut plus se fier des apparences. De Bob Denard aux assassinats des présidents comoriens en passant par le séparatisme à Anjouan, les Comoriens commencent à en avoir marre. Néanmoins, nous lançons un appel pressant à toutes les organisations non gouvernementales, à tous les Etats amis des Comores, qui œuvrent pour le droit de l'homme de venir au secours des Comoriens si non ça sera une non assistance à un peuple en danger....
Votre frère et ami A. A. M -Paris

Comores : L'UCF solidaire avec les voyageurs comoriens

Posté le 26.07.2008 par moindjie

Union des Comoriens de France(UCF)57, rue Honnorat 13003 Marseille
Contact : 04 91 62 67 52/ 06 52 45 63 46

Marseille, le 25 juillet 2008
COMMUNIQUE
L'UCF solidaire avec les voyageurs comoriens
Comme chaque été, la diaspora comorienne de France se trouve, encore une fois cette année, confrontée aux difficultés du transport aérien.
Beaucoup de nos compatriotes qui voulaient se rendre paisiblement aux Comores, pour voir les proches et accomplir certaines obligations traditionnelles, ont été victimes de maladresses et de mauvaise foi inédites de la part de certains voyagistes notamment comoriens.
Fidèle à ses origines, soucieuse de voir ses enfants réussir en France, la communauté comorienne répond toujours aux appels de ceux qui prétendent être là pour l'intérêt collectif. Et chaque année malheureusement, la communauté sombre dans la déception. Inutile de rappeler les épisodes du passé. Pas une année où on peut se réjouir de la qualité du service rendu aux voyageurs comoriens qui payent pourtant bien cher leur billet d'avion.
Pour cette année, c'est plus de 300 voyageurs à Marseille qui sont bernés et trahis par des compatriotes moins scrupuleux. Les plus chanceux ont pu obtenir remboursement pour enfin partir dans des conditions très en deçà du confortable.
Face à cette situation insupportable, l'Union des Comoriens de France, manifeste sa solidarité avec tous ceux qui ont été touchés dans ces circonstances extrêmement difficiles. Elle condamne les pratiques stupides et malhonnêtes des voyagistes concernés et déplore que cela puisse se produire entre Comoriens.
Elle se propose à l'écoute de celles et ceux qui souhaitent un accompagnement particulier pour défendre leurs droits et exhorte l'Etat comorien à faire de même au niveau du pays.
L'UCF s'engage surtout, dès la rentrée prochaine, à mettre en œuvre tout ses moyens et prérogatives pour obtenir des compagnies aériennes et agences de voyage les garanties nécessaires pour éviter ces désagréments injustes, et tout mépris vis-à-vis de notre diaspora.
Et dès la semaine prochaine, l'UCF saisira également le gouvernement comorien de ce dossier du transport aérien pour qu'enfin il devienne une priorité nationale. Car, vu le poids économique de la diaspora, il est temps que les dirigeants des Comores s'engagent dans une véritable politique en sa faveur.
Le bureau exécutif

A Anjouan, c'est l'armée qui rend la justice

Posté le 26.07.2008 par moindjie
Deux procureurs de la République nommés à la suite à Anjouan ont jeté l'éponge face aux pressions de l'Armée nationale de développement (AND). Ahmed Maaful en poste depuis avril a été chassé par l'AND pour "laxisme et mollesse" avec les détenus partisans de l'ancien président Mohamed Bacar. Il a été remplacé en juin par Iddi Bazzia qui vient, à son tour, de démissionner, ses initiatives étant, selon lui, "systématique bafouées par les militaires de l'AND". Des personnes qu'il avait remises en liberté ont été réincarcérées par les militaires, tandis que qu'ils avaient fait arrêter étaient remises en liberté par l'AND. Le magistrat a craqué et a demandé une nouvelle affectation avant de rentrer à Moroni, le 19 juillet.

COMOROBEACH via la Lettre de l'Océan Indien

Projets koweitiens en stand-by

Posté le 26.07.2008 par moindjie
Depuis un mois, les chantiers de l'Hôtel Itsandra et de la Banque fédérale pour le commerce (BFC), qui font partie des projets d'investissement de la société Comoro-Gulf Holding à capitaux du Koweït et du Moyen-Orient (LOI nº1222), sont à l'arrêt et leurs responsables partis à l'étranger. D'autre part, les conventions du même groupe concernant le village touristique Jannat Comores, la téléphonie, les magasins sous douane, l'aéroport et la création d'une compagnie aérienne (en partenariat avec Aqeeq Aviation appartenant à l'Al-Aqeelah Finance Leasing and Investment Co. du Koweït) sont toujours en sommeil. Renseignements pris, les dirigeants de Comoro Gulf Holding attendent l'adoption du projet de loi sur "la citoyenneté économique" par l'Assemblée de l'Union des Comores (LOI nº1242), avant de mettre en oeuvre leurs projets. Les députés de l'Union planchent depuis le 12 juillet sur ce projet de loi, d'ores et déjà très controversé, qui prévoit d'accorder la citoyenneté comorienne à des Koweitiens désireux d'investir dans l'immobilier aux Comores. Dans un mémorandum publié le 15 juillet, l'Organisation patronale des Comores (Opaco) s'est opposée au vote dudit projet de loi jugé "très préjudiciable aux intérêts vitaux des Comores". Un point de vue assez largement partagé par la population comorienne, surtout à Ngazidja et à Mohéli.

Comorobeach via La Lettre de l'Océan Indien

Comores: l'Assemblée refuse de donner la nationalité à 4.000 familles arabes

Posté le 26.07.2008 par moindjie
MORONI - Les députés comoriens ont rejeté jeudi un projet de loi visant à accorder la nationalité comorienne à 4.000 familles habitant aux Emirats, au Koweït et en Arabie saoudite mais considérées officiellement comme apatrides, a-t-on appris vendredi de sources parlementaires.

Le gouvernement avait appelé les députés à voter le projet de loi accordant la citoyenneté comorienne à ces personnes contre des avantages financiers.

"Il s'agit d'un programme visant à attirer des investisseurs étrangers dans le domaine de l'immobilier" selon le communiqué officiel du gouvernement publié au moment du dépôt du projet de loi.

"La naturalisation par exemple de 4.000 familles des Emirats arabes unis (rapportera) environ 100 millions de dollars américains" aux Comores explique le communiqué.

Selon le gouvernement comorien, ce projet "a été initié suite à des rencontres au plus haut niveau entre l'émir du Koweit et le président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi".

Le texte, qui aurait permis d'accorder la nationalité comorienne à ces familles "sans obligation de résidence habituelle aux Comores", a été rejeté tard jeudi soir lors d'une séance houleuse à l'Assemblée, convoquée spécialement en session extraordinaire.

L'opposition comorienne a vigoureusement protesté contre le projet, estimant qu'il équivalait à "une mise aux enchères de notre nationalité".

L'un des vice-présidents du Parlement, le député Ibrahim Mohamed Sidi, a dénoncé la "gourmandise" du gouvernement prêt à "vendre la citoyenneté comorienne aux pays du Golfe" qui veulent "se débarrasser de ces familles encombrantes".

Plusieurs députés ont de leur côté affirmé que ces familles, en majorité des nomades "bidun" (sans nationalité), se trouveraient en situation irrégulière dans leurs propres pays.

En revanche, pour le rapporteur du projet, Assoumani Yousouf Mondoha, le texte était un "programme de citoyenneté économique visant à naturaliser des personnes majeures ayant la qualité d'investisseurs" et aurait permis à l'archipel comorien de recevoir près de 200 millions de dollars (127,5 millions d'euros).

Les trois pays concernes sont parmi les trois principaux partenaires économiques et alliés politiques des Comores depuis l'arrivée de M. Sambi au pouvoir en 2006.

Les Comores - composées des îles de Grande-Comores, Anjouan et Mohéli - sont un archipel très pauvre de l'océan Indien, où les fonctionnaires totalisent cinq mois d'arriérés de salaires en 2008 et où les pénuries de carburant et d'électricité sont récurrentes.

Un islamiste modéré, Ahmed Abdallah Sambi, est à la tête des Comores depuis mai 2006. M. Sambi est également un guide religieux islamiste modéré formé en Arabie saoudite, au Soudan et en Iran.

Le gouvernement comorien, ministre des Affaires islamiques en tête, a opéré ces dernières semaines un durcissement des mesures pour "la sauvegarde des bonnes moeurs", pour les mettre en adéquation avec les "valeurs" de l'islam, suscitant l'inquiétude de milieux intellectuels et de femmes.

(©AFP / 25 juillet 2008 21h09)

L’oubli de l’essentiel

Posté le 25.07.2008 par moindjie
PARMI les “faits divers” dont nous abreuvent des médias pour détourner notre esprit des informations les plus importantes (ils sont payés pour ça), certains nous touchent plus que d’autres. C’est le cas, par exemple, de ces deux décès survenus en une semaine en France, où deux pères de famille ont oublié leur jeune enfant dans leur voiture sur un parking au soleil pendant qu’ils allaient travailler. Les enfants sont morts de la chaleur et d’une déshydratation rapide. On se demande comment un tel oubli est possible, comment l’expliquer, vu la tragédie qu’il a provoquée et vu l’attachement comme la souffrance exprimés par ces papas pour leur enfant après le décès dont ils ont créé les conditions.

L’aspect “monstrueux” de cet oubli, commis au niveau individuel, nous conduit à réfléchir à d’autres oublis, collectifs ceux-là, et tout aussi “monstrueux”, avec des conséquences au tragique multiplié quasiment à l’infini.
En effet, celles et ceux qui ont le pouvoir et la responsabilité de partager équitablement les richesses de la Terre et de faire respecter les droits de tous les humains inscrits dans la “Déclaration universelle” en 1948 ne commettent-ils pas eux aussi des oublis gravissimes ? Régulièrement, des personnes doivent quitter leur pays, où elles ne peuvent plus vivre, et elles cherchent à aller ailleurs sur cette Terre qui leur appartient comme à nous tous. Sans cesse, on apprend que certaines d’entre elles meurent en route, comme nos frères et sœurs des Comores, traités d’"illégaux" et de « clandestins », qui se noient dans leur kwassa-kwassa sur les côtes de leur île de Mayotte. Mais les responsables de ces tragédies les oublient aussitôt : que font-ils pour les éviter ?

D’une manière générale, la famille humaine oublie que toutes les trois secondes un de ses enfants meurt de faim et de misère. (1) Mais cette généralisation de l’humanité est abusive. En effet, c’est principalement la minorité des plus riches de la planète qui crée les conditions de la mort de 30.000 enfants chaque jour, en interdisant un partage équitable des moyens de vivre ensemble. Et elle “oublie” totalement les conséquences criminelles de son comportement, du moment qu’elle profite à fond du système.
À La Réunion, nous souffrons du même “oubli”. Hier midi sur Radio-Réunion, interrogé par Jean-Paul Mélade, le professeur Philippe Jean-Pierre expliquait comment quelque 300.000 Réunionnais (sur 800.000) sont condamnés par le gouvernement et par ses soutiens politico-économiques à vivre sous le seuil de la pauvreté. Sans oublier les centaines de milliers d’autres qui souffrent de la pauvreté en raison d’une politique des prix et des revenus profondément inégale.
D’ailleurs, comme le montrent les affaires de Saint-Louis, Saint-Paul, Saint-André qui ont éclaté après les dernières municipales, certains élus oublient complètement les pauvres pendant les années de leur mandat, sauf à l’approche des élections où ils pensent alors à eux pour tenter d’acheter leur vote avec une aide sociale ou un emploi précaire. Cet oubli de la morale et du respect des lois donne envie de vomir.

Mais n’y a-t-il pas encore un autre oubli auquel nous devrions davantage mettre un terme ? C’est le fait d’oublier que, fort heureusement, un certain nombre de personnes à La Réunion et dans le monde partagent à la fois leurs inquiétudes sur l’avenir de l’humanité et leur volonté de combattre les causes de ces inquiétudes.
Que celles et ceux qui ont ces mêmes préoccupations oublient donc moins souvent de se rencontrer et de dialoguer pour unir leurs forces dans la lutte anticapitaliste. Car c’est l’oubli de l’essentiel, qui est de changer ce monde.

Roger Orlu

* Envoyez vos critiques, remarques et contributions afin que nous philosophions ensemble... ! temoignages@wanadoo.fr

(1) Voir “Rencontre au sommet”, le film anglais de David Yates (2005), diffusé le 22 juillet 2008 par Tempo.

Naufrage d'un bateau de clandestins près de Mayotte

Posté le 25.07.2008 par moindjie
Une embarcation a fait naufrage près de la plage de Papani sur Petite Terre (ou île de Pamandzi), une île de Mayotte, collectivité départementale française dans l'Océan indien. Sur la trentaine de passagers, six sont décédés et il y a six survivants.

Des vedettes de la gendarmerie, de la police des frontières et du secours en mer, et deux avions ont été mobilisés pour tenter de retrouver des survivants à ce naufrage de "kwassas".
Des "kwassas", le nom donné aux clandestins venus des Comores, tentent régulièrement de débarquer illégalement sur l'île, pour travailler ou s'y faire soigner.

Le secrétaire d'État à l'outre-mer Yves Jégo s'est déclaré mercredi soir "horrifié" par la mort ou la disparition des passagers comoriens de l'embarcation et a demandé la prolongation des recherches.

En août 2007, le naufrage d'un bateau de clandestins près de Mayotte avait fait 17 morts, dont sept enfants. Dix-sept autres personnes n'ont jamais été retrouvées et quatre survivants avaient été hospitalisés.

La France tente de négocier avec les autorités comoriennes des accords pour prévenir l'immigration de clandestins vers Mayotte, où le niveau et les conditions de vies sont nettement supérieurs.

Maurice vise le plus loin possible

Posté le 25.07.2008 par moindjie
Aux Seychelles, Maurice n’aura pas les coudées franches, que ce soit chez les garçons que chez les filles. Aucun objectif n’a été fixé des deux côtés, mais le but est d’aller le plus loin possible dans les deux compétitions.

Troisième aux derniers Jeux, l’équipe mauricienne aspire au moins à pareille performance en masculin. « Il y a deux ans, on avait raté la finale de peu. Cette fois, on espère aller le plus loin possible, même si ce ne sera pas de tout repos. On a un bon groupe avec des joueurs qui se côtoient depuis les sélections de jeunes », explique Ackbar Patel, l’entraîneur des garçons.

Et d’ajouter « Les Seychellois seront à domicile. Il faudra donc s’en méfier alors que les Comores sont en progression. Donc, on reste sur nos gardes car si on passe ce cap de poule, les demi-finales seront très dures avec notamment la Réunion et Madagascar », confie Ackbar Patel.

Chez les filles, Maurice se retrouve dans la poule de la mort avec les Seychelles et Madagascar. « Le tirage au sort ne nous a pas été favorable. On est tombé dans un groupe compliqué. Ce n’est pas évident du tout. On essaiera de faire ce qu’on peut », affirme Alain Jules, le mentor des filles.

Nos footballeuses seront pour la première fois aux Jeux, puisqu’auparavant, il n’y avait que le tournoi masculin.

En trois participations au tournoi de la CJSOI, nos filles ont fait leur meilleure performance en 2006 lorsqu’elles se sont fait battre en finale par la Réunion. En 2002 et 2004, les Mauriciennes avaient obtenu la médaille de bronze.


d.pragassa@lexpress.mu

Il faut agir vite et vraiment ...

Posté le 25.07.2008 par moindjie
C'est presque devenu une actualité banale, du déjà-vu. C'est surtout un incessant rappel des dispositions internationales, concernant la présence française dans l'Archipel des Comores. On compte des morts. On devise même sur les mesures à prendre, sans agir directement. Le comorien est mahorais. Le mahorais est comorien. Alors pourquoi n'y a-t-il pas libre circulation des citoyens de l'Archipel ? Est-ce la seule solution pour en finir avec cette traversée de la mort ?
On a constamment décrié cette situation qui persiste dans l'Archipel des Comores. Dans notre édition d'hier, nous avons mis le doigt sur la cause principale de ce crime qui se joue sous nos yeux. On ne peut pas ignorer l'attitude délétère de l'Etat Français. La tragédie des kwassa kwassa trouve effectivement son origine par le refus de La France à reconnaître l'autodétermination du peuple comorien. La France, désavouée par le référendum de 1975, décida de ne prendre en compte que le choix des mahorais, qui votèrent il est vrai pour le rattachement à l'Hexagone. La France prit cette décision, à l'encontre de la légalité, qui exigeait que l'ensemble des voix de l'archipel en son entier soit comptabilisé. La communauté internationale avait bien sûr déploré le rôle de La France, sans pour autant l'obliger à respecter le choix des comoriens. D'ailleurs, le président Sambi réclame toujours l'île de Mayotte, comme un ensemble intégrant l'archipel des Comores. Mais force est de constater qu'il peine à faire entendre raison à son homologue français. Ainsi depuis 1975, La France est dans l'illégalité totale, interdisant des citoyens de se mouvoir librement dans leur propre pays. C'est le visa Balladur qui oblige des comoriens à se risquer à la traversée de la mort.
D'abord, abroger le visa Balladur ...
Assez de non-dits. Que l'on soit franc dans nos revendications. Il faut abroger ce visa injuste dans l'archipel des Comores, Mayotte en étant une partie intégrante. Se demande-t-on pourquoi des hommes, des femmes, continuent de venir à Mayotte ? Mayotte est certes devenue un eldorado, synonyme de réussite. Il faut dire que La France y déploie toutes ses forces, pour assurer son avenir dans le canal du Mozambique. Il serait pourtant si facile de dire que c'est un problème de développement inégal entre Mayotte et les autres îles de l'archipel des Comores. Certes, les pauvres affluent vers l'île "riche". Peut-être qu'ils seraient moins nombreux à tenter la traversée en kwassa kwassa, si La France abrogeait son visa Balladur. Il cause l'érection d'une frontière injustifiée, incongrue, mais surtout meurtrière. Cela n'enlève pas pour autant la misère à Anjouan notamment, mais aussi sur les autres îles de l'Archipel indépendante des Comores. La France devait engager un vaste programme de coopération, signe de son intérêt pour l'avenir des Comores. Les choses se passent si lentement, que le président Sambi se tourne vers les pays arabes pour accompagner son pays sur la voie du développement. Améliorer les conditions sanitaires, investir dans la jeunesse comorienne, miser sur l'éducation, l'enseignement supérieur, la recherche aussi. Peut-être que les pistes du comemrce équitable peuvent aboutir sur un développement effectif pour les agriculteurs comorien. Tentez ! Récemment, un ministre annonçait que La France devrait développer l'agriculture anjouanaise, en achetant des produits pour les étals mahorais. Est-ce cela la coopération ? abroger le visa Balladur, et participer activement au développement des Comores, voilà ce que l'on attend de la France.
Bbj
Source : témoignages
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