Posté le 30.07.2008 par moindjie
Le 5 juillet, le président de l'Union des Comores a évoqué la facture pétrolière, donnant alors des indications sur les solutions alternatives envisagées par le gouvernement.
A 145 dollars le baril, jamais l'or noir n'aura été aussi cher. Au point que même des pays riches s'inquiètent de possibles ruptures des équilibres. C'est que l'augmentation du pétrole rend fous tous les autres prix. Elle entraine la hausse du prix des transports, de la nourriture, du bâtiment, des services divers. Nous assistons, impuissants, à ce que les spécialistes qualifient de 3ème choc pétrolier mondial.
La demande de pétrole augmente avec l'émergence de pays comme la Chine alors que la quantité disponible est maintenue à un niveau bas par la politique de l'Opep et parce que le produit n'est pas extensible, d'autre part. Selon le premier ministre britannique, Gordon Brown dans une libre opinion parue dans un journal britannique The indépendant : ''A titre d'exemple : aux environs de 2020, il pourrait y avoir 140 millions de voitures en Chine soit trois fois plus qu'aujourd'hui. D'une manière générale, la demande globale pour l'énergie augmentera de 50% vers 2020''.
La demande continuera de croitre portant encore plus haut les prix du pétrole. C'est dire qu'un petit pays comme les Comores subira de plus en plus durement dans les décennies à venir les contrecoups de cette crise. Rien qu'à y penser donne froid au dos. Pourrons-nous ravitailler nos centrales de production électrique de Voidjou (Ngazidja), de Trenani (Ndzuwani) et Fomboni (Mwali), lorsque le prix du baril de pétrole coûtera 500 dollars? Qui peut imaginer ce que cela donnera en termes de délestages et de faiblesses de la production électrique...
Dans ce contexte, il convient de se poser des questions sur l'attitude attentive de l'Union des Comores à l'égard des énergies renouvelables. L'ingénieur de haut niveau en poste au ministère chargé de l'Energie, Said Imani, est catégorique : ''les Comores ne pourront pas, à l'avenir, prétendre produire toute l'électricité dont elles ont besoin à partir de centrales qui fonctionnent au gasoil. Il faut trouver d'autres alternatives. Ces alternatives demandent des investissements, on ne peut pas les éviter sous peine de condamner le pays à végéter''.
S'il y a donc un consensus que les hommes politiques de ce pays devraient s'efforcer d'obtenir entre eux sans tarder, c'est de canaliser des investissements importants vers le domaine des énergies renouvelables. A ce propos, la démarche du vice-président Idi Nadhoim de lancer une étude sur les possibilités de produire l'électricité à partir de la géothermie est à encourager. Mais pas seulement. L'éolienne, le solaire ont donné des résultats ailleurs. Du temps de feu président Ahmed Abdallah Abdérémane, le Mozambique avait offert de nous brancher sur le courant fourni à partir du barrage de Cabora Basa avec un câble sous-marin. Le projet n'a jamais été réalisé pour, semble-t-il, des raisons politiques. Les solutions techniques existent mais elles ne tomberont pas du ciel.
Aurait-on jamais pu imaginer le gouvernement britannique envisagerait le charbon de terre comme une solution d'avenir pour réduire la facture pétrolière.
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Posté le 30.07.2008 par moindjie
Les athlètes malgaches ont eu un début timide, aux sixièmes Jeux de la Commission de la Jeunesse et des sports de l'océan Indien qui se déroulent actuellement aux Seychelles.
A commencer par les footballeurs qui ont commis un faux-pas au stade Linité. Se trouvant dans la poule B, ils ont encaissé leur première défaite devant la formation mahoraise, 1 à 2.
Pour espérer passer en demi-finales de la compétition, nos porte-fanions auront fort à faire face aux Réunionnais dans leur prochain match.
Dans l'autre groupe, les Mauriciens, par contre, ont réussi une bonne entrée en matière en disposant de l'équipe hôte, les Seychelles, par un 1 à 0. Toutes deux se retrouveront pour un match retour car les Comores ont déclaré forfait.
Journée morose également pour les volleyeuses malgaches au Palais des sports à Roche-Caïman. Engagées dans la poule B, elles ont subi la loi des Mauriciennes en cédant finalement le match par un set à trois (18-25, 18- 25, 25-23 et 21-25) après 110 minutes de bataille.
Posté le 30.07.2008 par moindjie
A ces appels légitimes face au drame dans notre Région commune, depuis des lustres, la France (des décideurs officiels) est aveugle. Elle est sourde et muette, mais ne manque pas de s’en émouvoir pour jouer l’humain. Vous appelez à l’abrogation du visa Balladur et vous avez raison. Mais savez-vous aussi que la circulation des produits agricoles en provenance de l’île d’Anjouan interdits à Mayotte est l’une des petites mesures qui ne devrait pas être un objet de négociation par un machin du genre Groupe de Travail de Haut Niveau. On se croirait à l’OMC, pour que le préfet sous les lobbies des fermiers,souvent métropolitains, acceptent que des produits des paysans anjouanais soient vendus à Mayotte.Les mesures, soit disant, phytosanitaires,interdisant,les produits agricoles anjouanais, ne frappent pas pour autant les produits malgaches, que je sache.
Ridicule ! Ridicule !
L’île d’Anjouan serait-elle menacée de quelle maladie tropicale pour subir le sort d’être enfermée en quarantaine (ses hommes, ses produits artisanaux et agricoles) ? .Pour le bien et l’équilibre de la région que les marchés s’ouvrent et ne soient pas cloisonnés, et que le plus travailleur gagne le fruit de son travail sans humiliation. Il n’y a pas besoin de négociation de haut lieu ou de rencontre de présidents pour faire tomber une frontière artificielle économique,ridicule et honteuse.Il y aurait la moindre possibilité d’échanger "légalement" avec le monde extérieur, via Mayotte, oui, je dis bien Mayotte (les besoins en plein boom dans cette île : force de travail, savoir faire et produits anjouanais), cela ne tuerait pas l’économie insulaire mahoraise. Mieux la tentative de prendre la mer aux risques et périls serait en chute libre. Il y resterait la question sanitaire pour les cas délicats et graves que les médecins, sur place à Anjouan par insuffisance de moyens, plus que par connaissance, Anjouan se dotant tant bien que mal des spécialistes autochtones et étrangers coopérants chinois et autres. Même cette question sanitaire, dans une moindre mesure aurait pu se faire entre hôpitaux de Mamoudzou et de HOMBO (Anjouan). Rien de tout cela. Il est à déplorer qu’un malade désespéré, cas grâve,finisse par se décider de s’embarquer dans le kwassa-kwassa. Ne trouvant aucune voie officielle pour se faire soigner à l’extérieur,situation oblige,cette décision hasardeuse, plutôt que mourir, est l’une des plus grandes à prendre.(coopération, codéveloppement... coopération, codeveloppement..., qu’ils la ferment.) Les décideurs et officiels ignorent la réalité.
Cas de ma cousine.
Ma cousine,ayant eu une tumeur au cerveau, dans une famille démunie de moyens, cas nécessitant des examens approfondis et soins spéciaux, après moultes réflexions, ses enfants n’ont-ils pas fini par l’embarquer dans le kwassa-kwassa, après tous les recours officiels nuls ? Qui peut croire une seconde que ses enfants et l’un d’eux accompagnateur a choisi de gaîté la voie du péril ? Encore que ma cousine, une fois la voie du péril traversée, sans ménagement, va se faire renvoyer avec son fils, manu-militari, d’une manière inhumaine, comme des malfrats, sans la moindre écoute pour son cas et sans jamais être vue ni par un médecin du secours ou du service de la santé de Mamoudzou, pour le moindre examen. Malade grave, mais "clandestine", alors, centre de rétention et expulsion immédiate dans les 48 h. Voilà la France généreuse. Et l’assistance à la personne en danger ? Ma cousine n’était pas partie accoucher, ni chercher à s’installer dans l"eldorado", c’était une question de vie ou de mort. Elle est repartie dans l’humiliation en plus de la maladie, chez elle à Anjouan. Non, je ne rendrai pas les décideurs responsables de son décès intervenu 4 mois après cette aventure. Car vous m’en voudrez, mais, petite question, où est votre sens de l’humanité ?
La question sanitaire est l’une qui aurait pu être au centre de la coopération dans la région. La Reunion, (donc la France)avec ses équipements si développés peut aussi jouer un rôle pour aider les pauvres comoriens (anjouanais nécessitant une évacuation sanitaire), l’île Maurice aussi dans une certaine mesure. Où est l’action du fameux COI ?
Faute de dialogue avec Mayotte (situation voulue pour accroître le déséquilibre et le chaos à Anjouan à 70 km , donc l’union des COMORES et justifier l’objectif de départementalisation de Mayotte), parions que le droit international est là, il faudra bien que les autorités comoriennes se couchent au prix d’un million d’euros pour changer définitivement l’intégrité et les frontières des Comores. Mais il faudrait aussi dans ce scénario cauchemardesque, que la France se prépare à emporter Mayotte, le territoire, pour l’accoler à la métropole, soit à l’ouest, soit au sud à la mer Méditerranée, pour échapper aux afflux des kwassa-kwassa. L’autre solution sera d’entourer Mayotte des murs et laisser un passage contrôlé comme cela est entrain de se passer du côté du sud des Etats-Unis d’Amérique avec le Mexique.
Messieurs, les négociateurs (partie comorienne) du Groupe de Travail de Haut Niveau, votre mission est d’empêcher la balkanisation de l’Union des Comores, si vous y arrivez, vous sortirez dignes. Les accords sur les échanges et la circulation des biens et des hommes, c’est insuffisant pour une commission de haut Niveau. Veillez-y et ne soyez pas dupes.
Correspondance
Posté le 30.07.2008 par moindjie
Monsieur le Président,
Vous venez de passer le cap des deux années de mandat. Et si mes calculs sont bons, il ne vous reste que quelques petits vingt deux mois pour relever des défis qui sont immenses, et surtout permettre vos engagements électoraux de ne pas devenir le rêve d'un horizon chimérique. C'est la seule façon d'ailleurs de ne pas manquer votre rendez-vous avec l'Histoire.
Le pays est frappé de plein fouet par une crise sans précédent. L'économie va très mal et la population est au bord d'une catastrophe sociale.
Au regard de vos promesses de campagne, non seulement le compte n'y est pas, mais aussi et surtout leurs chances d'aboutissement deviennent de plus en plus maigres. Vous le savez très bien Monsieur le Président!
Le projet habitat est presque enterré à cause de graves erreurs de gestion. La lutte contre la pauvreté est reléguée au second rang, à défaut de véritables perspectives. Et l'idée d'une justice équitable pour tous semble abandonnée.
On a le sentiment qu'après deux ans d'atermoiements et de tergiversations, votre régime s'enlise et se résigne ; qu'à la surprise générale, votre personnalité est devenue tout d'un coup narcissique.
Monsieur le Président, vous ne cessez de dénoncer les mauvais conseils de votre entourage sans vouloir jamais en tirer les conséquences ; vous reconnaissez que le fonctionnement actuel de nos administrations est chaotique sans afficher aucune volonté de réforme ; vous admettez que le développement des Comores passera forcément par l'investissement public et privé, vous ne proposez que des solutions hypothétiques, inacceptables et inapplicables au demeurant.
Voilà la réalité de ce que l'on appelle vaguement le pouvoir. C'est une contrainte, une responsabilité. Si vous ne le maîtrisez pas, il vous échappe.
Le peuple ne vous pardonnera jamais
Le peuple comorien, généralement patient et généreux, mesure aujourd'hui le danger qu'il encourt avec une politique peu imaginative et moins audacieuse. Il vous demande de le regarder, de considérer ses souffrances et d'agir pour lui par le mandat qu'il vous a confié en mai 2006. Sinon, il ne vous pardonnera jamais. Comme beaucoup de vos prédécesseurs.
Alors, comment ? Au moins deux exigences s'imposent.
D'abord, cessez d'être le Président d'un clan, d'une mouvance ou d'une île ! Car vous êtes élu pour être le Président de tous les Comoriens. Et le peuple n'a pas souhaité cette espèce de pugilat au sommet de l'Etat. Vouloir entretenir cette guéguerre avec les îles autonomes jusqu'à la fin de votre mandat, vous contribuerez délibérément à la stagnation, voire au recul du pays. Il est donc temps de pensez à la réconciliation, dont vous êtes certainement le seul à détenir la clé, pour garantir la cohésion du peuple comorien.
La deuxième exigence, Monsieur le Président, concerne vos entourages qui, selon vos propres termes, ne vous livrent que des "mauvais conseils". C'est vous qui êtes élu pour conduire les destinées des Comores. Pas eux. C'est seulement vous qui endosseriez la responsabilité d'un éventuel échec.
Je vous rappelle que l'un des rôles majeurs d'un responsable politique et plus particulièrement d'un chef d'Etat, c'est de prendre les bonnes décisions au bon moment. Et en cas d'erreur, il doit en tirer immédiatement les conséquences. Au niveau des nominations notamment aux postes de grandes responsabilités, cette exigence est beaucoup plus forte. Et comme dit l'adage : « mieux-vaut tard que jamais.» Monsieur le Président, vous devriez vous en inspirer !
Ali Mmadi
Posté le 30.07.2008 par moindjie
Moroni, Comores - Le ministre des Finances du Soudan, Omar Al-Faruk Ismail et son collègue de l'Agriculture, Jonda Allah Allah Sulaiman, accompagnés du commissaire à la présidence, le docteur Mohamed Ahmed Aldjalib, sont arrivés à Moroni dans la nuit du lundi pour une visite de travail d'une semaine, a appris la PANA, mardi de sources officielles dans la capitale comorienne.
Après une visite de courtoisie au ministre des Relations extérieures par intérim, Ahamadi Abdallah, la délégation soudanaise a eu des entretiens pendant toute la journée de mardi avec les autorités de l'île de la Grande-Comore dont le ministre des Finances, le docteur Youssouf Said Soilihi.
D'après le ministre des Finances du Soudan, chef de la délégation, sa visite vise à renforcer les relations de coopération entre son pays et le gouvernement de l'île de la Grande-Comore, suite à une récente visite de M. Said Soilihi au Soudan au cours de laquelle une convention de coopération a été signée dans le domaine de l'agriculture, de la santé, de l'éducation, des finances.
"Durant le séjour de nos hôtes soudanais, nous procéderons à un examen des différents domaines dans lesquels interviendra le Soudan dans le cadre du développement socio-économique de la Grande-Comore", a déclaré le ministre Said Y. Soilihi, à l'issue d'une rencontre technique entre la délégation du Soudan et le gouvernement de l'île.
A l'issue de sa mission qui prend fin le dimanche 3 août, la délégation du Soudan aura des entretiens avec Mohamed Abdouloihabi, le président de la Grande-Comore pour faire le point de la visite, a indiqué M. Said Soilihi.
Moroni - 29/07/2008 Pana
Posté le 29.07.2008 par moindjie
Dans un communiqué adressé à kweli, lundi après-midi, le mouvement pour la République, l'ouverture et l'unité de l'archipel des Comores(Mouroua) qui constate une « gouvernance aléatoire de l'Etat qui appauvrit la population au lieu de la protéger des crises multiples qui s'abattent sur elle », demande au gouvernement de l'Union d'organiser « une conférence inter-îles sur le bien-être des Comores et des Comoriens ».
Le parti dirigé par l'ancien directeur de la SNTP, Said Abbasse Dahalane(ici en photo), dénonce « La mauvaise gouvernance de l'Etat, l'absence d'une véritable équipe au plus haut sommet autour d'un projet partagé au-delà des réflexes de partage des « butins » issus des victoires électorales ».
Même si Mouroua n'a jamais clairement annoncé son opposition au pouvoir en place, son communiqué parle d'échec en ce qui concerne les deux premières années de mandat du président Sambi. « La promesse de changement politique annoncée est d'autant plus décevante que le pays assiste à la déconcertante vente de la nationalité », affirme le bureau politique du parti qui dénonce « une aggravation de la pénurie des carburants, un rationnement drastique de l'électricité avec ses conséquences dévastatrices sur une économie en détresse, une forte hausse des prix des denrées de première nécessité ainsi qu'une perte généralisée du pouvoir d'achat des comoriens, du simple fonctionnaire au retraité, sans évoquer ce chômage qui gagne chaque jour du terrain, notamment au niveau des jeunes diplômés à la recherche de leur premier emploi. »
Voilà pourquoi, le parti Mouroua « condamne fermement la vente mercantiliste de la nationalité comorienne à des personnes qui n'ont jamais résidé sur le territoire national, au moment où l'Etat ne dispose pas d'un état civil fiable capable d'identifier avec précision ses propres citoyens ; demande au gouvernement de l'Union de s'expliquer sur le laxisme et l'irresponsabilité manifeste des autorités chargées d'assurer la garde des personnes incarcérées au lendemain de la libération d'Anjouan par les forces loyalistes et la communauté internationale ; propose la tenue d'une conférence inter-île sur le bien-être des Comores et des Comoriens en lieu et place des conférences politiciennes qui ont pour objectif inavoué de déstabiliser le pouvoir en place ou de permettre à ceux qui le détiennent, de le conserver ou le prolonger par des tripatouillages constitutionnels ; appelle les forces politiques démocratiques du pays à dialoguer pour un sursaut républicain au service du pays, des valeurs démocratiques universelles, et de la population. »
La rédaction
Kweli
Posté le 29.07.2008 par moindjie
LU POUR VOUS :
Source : Le Canard enchainé mercredi 23 juillet 2008 page 4
DISTRAITS, LES POMPIERS ?
(…) L’actuelle traque aux personnes en situation irrégulière peut donner lieu à des situations cocasses. Assane, ressortissante comorienne qui vit à Thouars depuis 2007, vient d’être sommée par le service des étrangers de la Préfecture des Deux-Sèvres de quitter le territoire français et de rejoindre…Mayotte.
Seulement voilà ! Sous protectorat français depuis 1843, l’île de Mayotte a choisi, en 1975, de rester française.
Explication de la préfecture, en attendant que le Tribunal administratif statue sur le cas peu commun : « Ce n’est pas juridiquement une explication. Juste une obligation. Juste une obligation de quitter le territoire métropolitain. »
Assane, qui vivait à Mayotte en toute légalité, ne bénéficiait d’une autorisation de séjour en métropole que jusqu’au 25 août 2007. Aux yeux de la loi, elle est donc obligée de quitter la France (métropolitaine) pour aller en France (A Mayotte) si elle veut pouvoir revenir légalement en France avec un titre de séjour.
Limpide non ?
Jean-Yves Viollier
Posté le 29.07.2008 par moindjie
La messe est dite.Le professeur Kailane a brossé un tableau clair par rapport à la situation difficile qui prévaut dans le pays.Aujourd' hui,il n'est plus question de polémiquer,d' insinuer, d'insulter, d'inventer, de marchander,de ménacer mais plus ttôt,c'est l'heure de confesser et d'abdiquer.Souvent, l'on fait référence à ceux qui étaient là pour sevir les précédents régimes.Tous ces régimes ont été sévérement sanctionnés.Personne n'est opérationnelle sur la scène politique aujourd'hui à l'exceptionprè s de Said Ali Kémal,Dhoifir Bounou,Youssouf Said et Sultan Chouzour.Il est bien beau de se référer aux autres mais dans l'honnéteté.Qui a construit le centre terrien?Les collèges ruraux?Le laboratoire de l'hopital el Maarouf?L'ENES? L'université des Comores?L'Aéroport de hahaya?le nouvel aérogare de l'aéroport?L' hotel Galawa? et j'en passe.C'est le travail des prédécésseurs de Sambi.
Sambi,le président de la République est un homme honnête dans l'apparence. Mais à vrai dire,Sambi le citoyen,c'est un dictateur,chauvin, dévaut,fou mental,cancre borné,filou et malhonnête.Il joue avec les sentiments des gens.Il miroite la population.Je crois que il est temps de mettre fin aux discours mielleux et passer aux actes.Pourquoi, il n'y a pas d'énergie dans le pays?Pourtant, la SCH était une société solvable ,crédible à la veille de l'arrivée de Sambi au pouvoir.On nous a parlé de détournement dans cette boîte pendant plusieurs mois.Et enfin de compte,la montagne a couché une souris.Plus de charges dans plusieurs cas et vite on s'est rendu compte que c'est un procès politique.Maintenan t,que la SCH est dirigée par des honnêtes personnes,elle n'est pas en mesure d'acheter le carburant à tel poin que Meck moroni vien de donner 150000000 fc,La SNPCF a donné 300000000 fc,et Comores Télecom a donné 1000000000fc pour l'achat ducarburant chez des speculateurs tanzaniens.Aussi, en rompant le contrat avec TOTAL,la SCH a dû verser 2500000fc avancés par la Banque Centrale pour règler les arriérées de TOTAL.Vous comprenez pourquoi il n'y a pas d'énergie ni de salaires dans le pays.Et, on attendra longtemps,longtemps ,longtemps. C'est porquoi je suis d'avis avec kailane pour dire que Sambi a failli à sa mission.trop, c'est trop.Il doit s'en aller s' il dispose d'un peu d'honnêteté.Qu' il rende le tablier!
Posté le 29.07.2008 par moindjie
Selon une information du site Internet de Khaleej Times Online, d'Abou Dhabi, le gouvernement comorien a déjà procédé à la naturalisation des personnes résidant aux Emirats-Arabes-Unis. Ce qui veut bien dire que le projet de loi qui a été rejeté, jeudi 24 juillet, par les députés comoriens avait pour seul but de valider des naturalisations illégales, et surtout de permettre des opérations massives de naturalisation de
complaisance. « Le Ministère de l'Intérieur(des EAU) a décidé de faire une recommandation au Ministère d'Affaires Présidentielles de naturaliser Hassan Abdul Rahman, une personne apatride qui a travaillé et a vécu aux EAU », a révélé le site Internet dans son édition du 9 juillet dernier.
« Abdul Rahman a obtenu un passeport de la république des Comores pour lui permettre de séjourner et travailler légalement aux EAU.» Les autorités des EAU ont apprécié « l'initiative d'Abdul Rahman, qui s'est montré être une personne respectueuse de la loi...il a cherché à corriger son statut pour rester et travailler légalement dans le pays. Cela prouve qu'il est bien intentionné ».
Une foi qu'il aura obtenu sa citoyenneté des EAU, Abdul Rahman pourrait abandonner ensuite son passeport comorien. La question maintenant est de savoir dans quelles conditions cet « apatride » a pu obtenir la nationalité comorienne sans jamais mettre les pieds sur le territoire. Et surtout combien a-t-il payé ? Les autorités comoriennes devraient quand même s'expliquer. Ce serait la moindre des choses.
Kweli
Posté le 29.07.2008 par moindjie
Moroni, Comores – A l'appel de plusieurs sy ndicats, près de 600 manifestants sont descendus lundi dans la rue à Moroni pour réclamer des conditions de vie décentes et appeler le gouvernement à réagir contre la vie chère et la montée des prix des denrées de première nécessité.
Les manifestants, partis de la Place Karthala, dans le sud de la ville, se sont arrêtés Place de l'Indépendance où les responsables syndicaux se sont adressés à la foule, dénonçant la pénurie de carburant qui dure depuis des semaines, le silence du ministère des Finances face à la montée des prix et les arriérés de six mois de salaires.
"Nous voici à la seconde manifestation pour les mêmes raisons en moins de deux mois, a déclaré Chabane Mohamed, chef du Syndicat des enseignants du secondaire, qui a dit espérer que le gouvernement donnera un signal fort avant la fin de la semaine pour ne pas compromettre les examens scolaires.
Les enseignants ont déjà menacé de ne pas prendre part aux examens du Baccalauréat prévus du 5 au 8 août et ceux du Brevet élémentaire à partir du 15 août si leurs arriérés de salaires ne sont pas versés avant ces dates.
"Les propos désobligeants, désagréables et méprisants que le chef de l'Etat a tenus récemment à Mdé sont incompatibles avec ses devoirs", a souligné le chef syndicaliste, qui a dit ne pouvoir tolérer que le président ait osé déclarer publiquement n'avoir aucun souci pour les salaires des agents de l'Etat.
Avant son départ pour les Etats-Unis la semaine dernière, le président comorien, Ahmed Abdallah Sambi avait déclaré que l'argent du pays ne pourrait pas servir à payer des salaires de fonctionnaires.
Certains manifestants avaient porté un faux cercueil pour symboliser, selon l'un des porteurs, "la mort du pays" que le gouvernement est accusé de tuer. Pour d'autres, le faux cercueil serait celui du régime de M. Sambi.
Moroni - 28/07/2008
Pana