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moindjie
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Vivez avec nous jours après jours de tout ce qui se passe sur notre région de Océan Indien.
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24.01.2008
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Mauricienne: Joyon se défait de Sainte-Hélène

Publié le 02/11/2009 à 07:00 par moindjie
Deux semaines après son départ de Port-Louis dans le Morbihan vers Port-Louis, à l'Ile Maurice, Francis Joyon, qui ouvre cette nouvelle route, vient d'effacer l'anticyclone de Sainte-Hélène qui depuis deux jours lui barrait la route. Le skipper d'IDEC va pouvoir mettre le clignotant à gauche, direction la pointe sud de l'Afrique du Sud à des allures portantes, avant la remontée de l'océan Indien.


Madagascar Toussaint 2009 : Hommage à la Bienheureuse Victoire Rasoamanarivo et prière pour les 4 c

Publié le 02/11/2009 à 06:55 par moindjie

La Toussaint, toujours suivie de la fête des morts pour des raisons pratiques (La Toussaint, c'est la fête de tous les saints et non la fête des morts ! Il y en a qui confondent. Celle-ci a lieu le 2 novembre. Et parce que la Toussaint est un jour férié, il est plus facile de se rendre au cimetière ce jour-là), n’est pas une fête tout à fait chrétienne à 100%, étant donné que les protestants ne l’a fêtent pas. C’est l’église catholique qui a fixé cette date du 1er novembre, à partir de l’an 835. La Toussaint est une fête destinée à rendre hommage aux martyrs catholiques. Elle a été créée au début du VIIè siècle par le pape Boniface IV. A partir de cette époque, le Panthéon de Rome est dédié à la Sainte Vierge marie et à tous les saints martyrs.

A Madagascar, nous avons nos bienheureux : Victoire Rasoamanarivo et le frère Raphaël Louis Rafiringa (béatifié le 7 juin 2009 à Antsonjombe Antananarivo). Ce dossier à conserver pour la postérité, est consacré à la première. Il y a vingt ans, le 30 avril 1989, le Pape Jean Paul II est venu à Antananarivo pour procéder à la béatification solennelle de Victoire Rasoamanarivo. C’était aussi à Antsonjombe. En ce jour de répit et de sérieuse introspection (pour les politiciens qui se croient « éternels »), madagate.com vous offre la vie de Victoire Rasoamanarivo et le texte intégral de l’homélie prononcée par Jean Paul II. Il s’agit d’un devoir pour les générations présentes et à venir. Car Madagascar manque cruellement de héros. Jusqu’à présent, se sont les Zéros qui dominent. Mais tout à une fin. Les morts qui nous ont précédés sont là pour nous le rappeler. Prions pour eux mais aussi pour les vivants d’aujourd’hui. Surtout ceux dont dépendra l’avenir immédiat de Madagascar. Ce sera vraiment la lutte du bien contre le mal.

LA VIE DE VICTOIRE RASOAMANARIVO

Rasoamanarivo est née en 1848, alors que le royaume de Madagascar était en proie à une terrible persécution contre les chrétiens. En 1820, durant le règne du roi Radama I, les premiers missionnaires protestants anglais obtinrent la permission d'entrer dans la Grande île. Au décès de Radama I, en 1828, son épouse Ranavalona lui succéda. La nouvelle reine reprit alors le culte des idoles et se laissa aider dans la gestion du royaume par des dirigeants de la religion traditionnelle et des devins (« Ombiasy »), qui ne voyaient pas d'un bon œil la religion importée par les blancs.

En 1835, tous les missionnaires protestants sont expulsés et la reine ordonne de brûler la Bible qui venait d'être imprimée en langue malgache. Une violente persécution s’amorce, au cours de laquelle beaucoup des chrétiens périssent. Parmi eux, une jeune fille remarquable, Rasalama. Première martyre officielle de la religion protestante à Madagascar, elle est percée de coups de lance, le 14 août 1837.

C’est dans le climat de haine envers la foi que Rasoamanarivo voit donc le jour. Son père, Rainiandriantsilavo, est un officier du palais royal. Sa mère, Rambohinoro, a des liens avec la famille royale. Dès son enfance, Victoire participe au palais au culte qu'on rend aux idoles. Cette pratique durera jusqu'à la mort de la reine Ranavalona I, le 16 août 1861. Son fils Radama II lui succède et ouvre de nouveau les portes du royaume aux missionnaires. Parmi eux, des Jésuites français et les religieuses de saint Joseph de Cluny. Ces dernières créent une école à Antananarivo, en 1862. Rasoamanarivo a treize ans et elle sera une des premières élèves de cette école. Littéralement subjuguée par l'histoire de Jésus-Christ, elle décide d'abandonner le culte des idoles (« Fanompoan-tsampy »).
Après le catéchuménat, elle déclara à sa maman sa décision de recevoir le baptême, en ces termes : « Mère, je ne serai plus comme avant. Je serai fille de Dieu parce que je veux recevoir le baptême. J'aurai le sceau de l'Esprit Saint. Mon nom sera Victoire ». Elle est baptisée le 1er novembre 1863, avec 26 autres jeunes, à l'église Sainte Marie d'Andohalo. Elle a 15 ans. L'année suivante elle reçoit la première communion et se consacre à la Vierge Marie. Elle manifeste le désir de devenir religieuse, mais, les missionnaires sachant que sa famille s'y opposerait, ne l'encouragèrent pas dans cette voie. En effet, ses parents l'avaient déjà promise en mariage. « Est-ce cela la volonté de Dieu?", se demanda-t-elle alors.

En mai 1864, à 16 ans, elle est mariée à Radriaka, fils aîné du Premier ministre Rainilaiarivony. Radriaka était un militaire estimé, mais - on le saura plus tard – s’adonnait à la boisson (comme tous les fils de Premier ministre, d’ailleurs). Sachant que Radriaka s'enfonçait de plus en plus dans l’alcoolisme et la dépravation, les amis et les parents de Rasoamanarivo lui conseillèrent de se séparer de lui. Avis partagé par la reine le Premier ministre, honteux de la conduite de son fils.
"Vous ne savez pas que le mariage chrétien ne peut être dissous? Seule la mort nous séparera", répond alors Victoire. Sa foi la soutint durant ces années de calvaire. Elle sut résister aux grandes pressions qu'on faisait peser sur elle afin qu'elle l'abandonne. Sa foi profonde se nourrissait d'une intense vie de prière. A l'église d'Andohalo, elle priait trois heures par jour. Cela lui donnait la force de supporter les humiliations que son mari lui infligeait.

Malgré l'enfer de la vie quotidienne, jamais une lamentation ne sortit de sa bouche. Elle priait pour son mari et invitait ses amies à demander la grâce de sa conversion. Ce jour arriva, quand Radriaka, fut transporté à la maison grièvement blessé. Sur le point de rendre le dernier soupir, Victoire lui donna elle-même l'extrême onction tout en le baptisant du prénom de Joseph. Veuve à quarante ans, Victoire put enfin réaliser son rêve. Elle se consacra de toutes ses forces à l'apostolat et aux œuvres de miséricorde. Elle n'eut pas d'enfants, mais elle aimait ses domestiques comme s'ils étaient ses enfants. Elle rendait visite fréquemment aux malades et aux prisonniers et soignait avec tendresse les lépreux au point qu'eux-mêmes remarquèrent ceci : « Tout le monde fuit devant nous. Elle, au contraire, s'approche, nous parle et se soucie de nous ».

Victoire devint la protectrice de l'église dans des moments difficiles. Au cours de la guerre malgache-française (1883-85 et 1894-96), les missionnaires étrangers furent à nouveau expulsés. Le Père Joseph Caussèque (1854-1924) lui confia la communauté chrétienne: "Tu pourras faire beaucoup de choses, parce que tu es fille du Premier ministre et que tu es remplie de foi". Elle répondit humblement: « Je ne sais pas faire beaucoup de choses, Père, mais je m'appliquerai de tout mon cœur et de toutes mes forces jusqu'au bout ».

Après l'expulsion des missionnaires une violente persécution se déchaîna contre les chrétiens. On ferma les églises et les lieux de culte ; on expropria les écoles et les chrétiens furent soumis à toutes sortes de vexations. Victoire les soutint sans relâche. Elle se rendit même chez le Premier ministre pour demander l'autorisation de rouvrir les lieux de culte. Miracle ! Le Premier ministre lui répondit : « Il n'y a aucune loi qui interdise aux chrétiens de prier dans leurs églises ». Ce fut le triomphe de Victoire. Lorsque les missionnaires revinrent en 1886, ils retrouvèrent une Église vivante. Victoire mourut le 21 août 1894. Sa vie fut brève, mais elle a pu donner un exemple extraordinaire de foi et de donation généreuse. Jean-Paul II l'a définie comme "une vraie missionnaire" et "un modèle pour les fidèles laïcs d'aujourd'hui". Elle a été officiellement béatifiée le 30 avril 1989 à Antananarivo, par le pape Jean-Paul II.

A cette époque, dans le domaine de la politique, les Forces Vives ("Hery Velona") allaient être créées, avec la montée du Professeur Zafy Albert comme messie (son slogan était : Faire monter cette nation - "Ento miakatra ityfirenena ity"). L'Amiral Ratsiraka allait amorcer sa première descente en enfer. Marc Ravalomanana, lui, était en plein extension de la laiterie familiale. Quant à Andry Rajoelina, il avait 15 ans. Dans le monde, le mur de Berlin allait s'écrouler, le 9 novembre. Seigneur, comme le temps passe vite ! Pour en revenir à notre Bienheureuse nationale, on fête la sainte Victoire Rasoamanarivo, le 21 août.

Marc Ravalomanana (protestant), Zafy Albert, Didier Ratsiraka, Andry Rajoelina (catholiques).Tous chrétiens ou... crétins ? Le mot peur paraître fort mais, pour la postérité, il aura de la valeur, selon la conduite de chacun des quatre qui, rappelons-le, se sont posés comme des messies. Tous, sauf l'Amiral Ratsiraka

Ratsiraka, Zafy, Ravalomanana, Rajoelina. Trois catholiques, un protestant (Ravalomanana) mais tous chrétiens, chefs de file. Qui d’entre tous ces membres de délégations, à Addis Abeba, vont démontrer à la face du monde et laisser à l’Histoire qu’ils ne sont que de sombres et vulgaires crétins guidés par un orgueil, non pas lié à la crainte de Dieu donc mais tourné vers les idoles momentanées Fric et Pouvoir terrestres ? Qui d’entre eux prétendront être plus forts que Jésus qui a vaincu la mort pour sauver l’Humanité toute entière ? Dieu est Amour et Partage. La vie continuera à Madagascar sans ces crétins. Mais l’Espoir fait aussi partie de la vie chrétienne. Prions alors pour eux pour qu’ils soient guidés par la crainte d’Andriamananitra Zanahary. Quoi qu’il en soit et à Dieu vat ! Mais prions également à tous nos parents, proches et amis qui nous ont devancé. Ayons tous une pensée pour eux et pensons aussi à notre propre mort. Cessons d'être hypocrites pour être honnêtes envers nous-mêmes, une fois dans cette vie passagère. Car plus il en part, plus notre fin est proche.

SOLENNELLE BÉATIFICATION DE VICTOIRE RASOAMANARIVO

HOMÉLIE DE JEAN-PAUL II

Antananarivo (Madagascar)
Dimanche, 30 avril 1989

Pape moderne, Jean Paul II communiquait déjà avec les TIC

1. Derào i Jesòa Kristy Tòmpo! [Loué soit Jésus-Christ!]
« Si quelqu’un m’aime, il restera fidèle à ma parole »

Ce Dimanche du temps pascal est un grand événement pour l’Eglise à Madagascar.

Pour la première fois dans votre histoire, une fille de cette terre est élevée à la gloire des autels, Victoire Rasoamanarivo.

Je me réjouis que, par ma venue au milieu de vous, l’Eglise apostolique, l’Eglise des saints Pierre et Paul, soit présente en ce jour. Elle apporte ici tout l’héritage de foi et de vie qui, par le témoignage des Apôtres, découle du mystère pascal de Christ Jésus, le Rédempteur du monde.

Dans la joie pascale, je suis heureux de saluer votre Pasteur, mon frère le Cardinal Victor Razafimahatratra, si proche de l’Evêque de Rome comme membre du Collège des Cardinaux. Je salue aussi son Auxiliaire, Monseigneur Nicolas Ravitarivao, et les autres Evêques présents. Je dis mes vœux cordiaux aux prêtres, aux religieux, aux religieuses et à tous les fidèles laïcs.

J’exprime ma gratitude aux Autorités de l’Etat et de la région qui ont tenu à prendre part à cette célébration marquante pour l’Eglise catholique à Madagascar.

Au Cénacle, avant de partir vers le Père, Jésus-Christ a promis aux Apôtres le Paraclet: « Le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout ».

Aujourd’hui, l’Eglise à Madagascar participe d’une manière toute particulière à la venue de ce Paraclet, à la descente de l’Esprit Saint. En effet, le fruit le plus beau de son action, c’est la sainteté des fils et des filles des hommes. Dans la sainteté se manifeste l’amour qui est le plus grand de tous les dons de l’Esprit et qui, plus que toute autre chose, élève l’homme aux yeux de Dieu.

2. « Si quelqu’un m’aime – dit le Christ –, il restera fidèle à ma parole; mon Père l’aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui ».

Nous honorons aujourd’hui une femme qui a authentiquement aimé le Christ; une femme qui est demeurée fidèle à la parole du Seigneur: Victoire Rasoamanarivo. L’Eglise reconnaît sa sainteté, avec ses frères et sœurs de cette terre qui l’admirent, qui s’inspirent de son exemple, qui comptent sur son intercession. L’Eglise à Madagascar et l’Eglise dans le monde la saluent comme celle en qui Dieu demeure, comme une sœur dont on reste proche dans la mystérieuse réalité de la communion des saints.

Car Victoire a vécu intensément le don de la foi, dès son initiation chrétienne comme catéchumène. Elle a accueilli l’Esprit du Christ. Elle a su conserver tout au long de sa vie le souvenir vivant de la Parole de Jésus. Avec la force du «Défenseur», elle a trouvé le courage d’une fidélité sans défaillance.

Au fond d’elle-même, Victoire restait sans cesse en présence de Dieu. Tous étaient frappés par l’intensité de sa prière. Familière de la présence de Dieu, elle savait entraîner les autres dans l’intimité du Seigneur. A l’image de la Vierge Marie, elle avançait au long des jours dans le pèlerinage de la foi. N’avait-elle pas donné à l’Union catholique la consigne: «Sanctifions-nous d’abord nous-mêmes; nous nous occuperons ensuite de sanctifier les autres»? Le témoignage de son action montre bien qu’il ne s’agissait pas d’une piété fermée sur elle-même. Au contraire, Victoire n’imaginait pas qu’un chrétien puisse porter à ses frères la Bonne Nouvelle sans ouvrir tout son être à la puissance de la grâce. C’est pourquoi, au milieu des activités et des soucis, elle trouvait toujours beaucoup de temps pour la prière.

3. Aux chrétiens d’aujourd’hui, Victoire montre comment vivre son baptême. Adolescente, éduquée par les Sœurs de Saint-Joseph de Cluny, elle prépare avec sérieux son entrée dans l’Eglise. Découvrant les commandements de Dieu, elle est aussitôt résolue à les observer, à lutter contre le péché. Elle pratique l’obéissance à la loi de Dieu dans une heureuse liberté intérieure, comme quelqu’un qui aime! Alors elle accueille la vie nouvelle qui lui est donnée. Le sacrement du baptême, c’est vraiment pour elle se laisser saisir par la présence du Christ ressuscité. Sa conversion est si franche et si pure qu’elle donne l’impression, dès le début, d’être chrétienne dans tout son être. La confirmation achèvera de faire d’elle une fidèle, un «temple du Saint-Esprit», comme dit l’Apôtre.

Nous prions Victoire pour qu’elle aide les fils et les filles de Madagascar à recevoir le don de la foi, de la manière généreuse dont elle l’a reçu; nous la prions pour qu’elle entraîne ses frères et sœurs malgaches à mettre toute leur vie dans la lumière du Christ qui illumine les baptisés, qui guide leurs décisions, qui les soutient dans la peine et les accompagne dans la joie.

Et vous prenez aussi exemple sur elle, lorsque vous découvrez son profond amour de la Messe qu’elle ne voulait jamais manquer. La communion au Corps du Christ, c’est la vraie nourriture du baptisé, car c’est la rencontre la plus intime du Seigneur: il s’est fait pain de vie pour que nous partagions sa vie. Il se donne en communion, pour que nos liens fraternels soient renforcés et élargis par sa présence d’amour. Il a voulu que son sacrifice soit célébré en tous les temps afin que toutes les générations s’offrent, par Lui, à son Père pour le salut et la réconciliation de la multitude.

Nous savons aussi quelle courageuse fidélité Victoire a montrée au sacrement du mariage, malgré les épreuves de son couple. Son engagement avait été scellé devant Dieu, elle n’a pas accepté de le remettre en question. Avec le soutien de la grâce, elle respecta son époux envers et contre tout et lui garda son amour, dans le désir ardent qu’il se tourne vers le Seigneur et qu’il se convertisse; il lui fut donné la consolation de voir, à la fin, son mari accepter le baptême.

Frères et Sœurs, à la suite de Victoire, ne manquez jamais d’aller boire à la source d’eau vive des sacrements: ce sont les dons inépuisables du Christ à son Eglise !

4. Liée à ses frères et sœurs dans cette profonde communion, Victoire a pratiqué la solidarité avec une constante générosité, peu soucieuse d’amasser un trésor sur cette terre. Il ne s’agissait pas seulement de donner, il s’agissait d’aller à la rencontre des pauvres, des malades ou des prisonniers et de leur témoigner tout l’amour dont elle était capable: elle soulageait les souffrances et offrait ce qu’elle avait, avec humilité, en oubliant son rand social privilégié.

Pour cela, elle est aussi un exemple entraînant. Vos situations sont différentes; mais les pauvres sont toujours parmi vous. Je me réjouis du thème que vous avez choisi pour cette visite pastorale: il vous place vraiment à la suite de Victoire. L’Eglise, communion au service de la solidarité d’un peuple: Cela veut dire que le souci de tous est de partager ce qui les fait vivre, les biens spirituels et les biens matériels. Cela veut dire que tous se sentent responsables du bien commun. Cela veut dire que tous cherchent cette justice évangélique qui donne à chacun ses chances de s’épanouir. Cela veut dire que dans la vie publique, dans la vie professionnelle, dans la vie familiale, tous travaillent pour avancer sur les chemins du développement intégral de l’homme, de l’homme aimé de Dieu, de l’homme fraternel.

5. Au cours d’une période critique de la jeune Eglise à Madagascar, Victoire est apparue dans toute sa stature de laïque activement engagée dans la vie de la communauté et dans son apostolat. Ces quelques années de service de la communauté ecclésiale ont laissé un souvenir encore très vivant. Et, même si les circonstances sont toutes autres maintenant, le rayonnement de Victoire demeure grand alors que plus d’un siècle s’est écoulé. La béatification confirme qu’elle est un modèle pour les fidèles laïcs d’aujourd’hui.

Chrétienne dans sa maison, chrétienne dans le milieu de la cour dont elle faisait partie, active dans le mouvement des Enfants de Marie, Victoire se trouvait prête à assumer des responsabilités exceptionnelles. Elle avait la confiance de tous; on la chargea d’animer et de protéger l’Union catholique qui devait maintenir vivante la communauté privée de ses prêtres.

L’énergie que Victoire puisait dans la foi et dans la vie de prière, elle la mit au service de tous dans une collaboration active avec le Frère Rafiringa et tous les membres de l’Union. Grâce à son influence, elle put aider à garder la Maison de Dieu ouverte et la communauté solide. Elle animait avec ferveur la prière commune. Elle veillait à ce que la formation spirituelle progresse en même temps que l’instruction sur le sens de la foi. Les Frères et les plus formés parmi les chrétiens dirigeaient des retraites où beaucoup affermissaient leur foi. Elle savait apaiser les tensions. Par ses encouragements, elle aidait ses frères et sœurs à demeurer dans l’unité, en ville et dans les autres postes.

Au cours de cette période difficile, alors que les prêtres étaient éloignés, la communauté ne perdit pas son dynamisme apostolique: des catéchumènes étaient instruits et préparés au baptême. Cela correspondait bien à la passion que Victoire eut toute sa vie de faire connaître Jésus-Christ, de partager la Bonne Nouvelle qui la comblait d’espérance et de joie. Elle fut une vraie missionnaire. Pour elle, il n’y avait pas de plus grand bonheur que de voir ses proches accéder à la foi et recevoir le baptême.

Quand nous contemplons la figure de Victoire au milieu de la jeune Eglise de ce pays, nous comprenons mieux encore le rôle irremplaçable de fidèles laïcs, si fortement mis en valeur par le Concile Vatican II et, récemment par l’Assemblée du Synode des Evêques. Dans une exhortation apostolique, j’ai dit la grandeur de la vocation et de la mission des laïcs dans l’Eglise et dans le monde. Je suis heureux d’avoir pu venir chez vous pour célébrer la béatification d’une fille de votre noble peuple malgache, qui a été «colonne et fondement» pour ses frères et cœurs. Désormais, elle le sera plus encore.

6. Victoire illustre en particulier la place qui revient aux femmes dans l’Eglise. Femme laïque, elle rappelle près de vous les femmes de l’Evangile, ou bien celles dont saint Paul a gardé le souvenir: Lydie qui eut un rôle important dans la jeune communauté de la ville de Philippes, Damaris qui accueillit l’Evangile à Athènes alors que bien peu l’écoutaient, Loïs et Eunice qui communiquèrent leur foi à Timothée. Avec ses belles qualités de femme, Victoire à son tour a assumé les missions d’évangélisation, de sanctification et d’animation. Elle sut déployer une activité intense en bonne harmonie avec tous les membres de l’Eglise, les hommes comme les femmes, les prêtres comme les laïcs.

A notre époque, il est apparu particulièrement important de réagir à trop d’attitudes négatives dont les femmes ont souffert et souffrent encore, et qui sont étrangères à l’esprit de l’Evangile. « La reconnaissance franche et nette de la dignité personnelle de la femme constitue le premier pas à faire pour promouvoir sa pleine participation tant à la vie de l’Eglise qu’à la vie sociale et publique ».

La béatification de Victoire est un encouragement pour toutes ses sœurs de Madagascar. Qu’elles se sentent pleinement reconnues dans leur dignité et dans leurs responsabilités de chrétiennes ! Qu’elles n’hésitent pas à apporter leur contribution spécifique à l’évangélisation! Leur aptitude à l’accueil de la Parole de Dieu et à la transmission de la foi, la qualité de leur sens moral, leur sensibilité particulière pour la dignité de l’être humain sont des biens irremplaçables pour l’Eglise.

7. Vous reconnaissez en votre première Bienheureuse les qualités traditionnelles de votre peuple. Beaucoup de témoins ont décrit sa patience, non pas une résignation ou une fuite devant les difficultés, mais une attitude profondément pacifiée devant ce qui attriste ou ce qui blesse, même devant le mal que l’on réprouve. Sa patience inlassable renforçait sa conviction chrétienne pour demeurer fidèle aux liens indissolubles du mariage malgré les humiliations et les souffrances qu’elle endurait. Elle impressionnait ceux qui l’approchaient par la joie intérieure qui l’habitait. Elle gardait une confiance optimiste, même aux moments les plus inquiétants. Jamais elle ne se détachait des liens ancestraux de solidarité qui unissent dans son peuple chaque personne à toute la société; elle épanouissait en elle la spiritualité naturelle des Malgaches.

C’est avec toute la richesse de sa personnalité que Victoire a donné son adhésion sans réserve à la foi. L’intimité avec le Christ et les dons de sa grâce l’ont amenée à porter très haut ses vertus humaines. Nous admirons en elle une femme à qui il a été donné d’unir merveilleusement ce qu’elle a reçu par la lumière de l’Evangile. Dans sa simplicité spontanée, elle est un magnifique exemple pour votre communauté chrétienne soucieuse de mettre en valeur le meilleur de son héritage dans une rencontre féconde avec la grâce du baptême. Je crois que la sainteté de Victoire pourra éclairer en profondeur les recherches que vous menez pour une juste inculturation de la foi chrétienne sur votre terre.

8. «Que les peuples, Dieu, te rendent grâce; qu’ils te rendent grâce tous ensemble !

Que les nations chantent leur joie !».

C’est vraiment un jour de grande joie, de joie pascale pour le peuple de Madagascar.

C’est aussi un jour de grande joie pour l’Eglise, qui invite les peuples de toute la terre à s’unir en elle dans la foi et le salut.

L’Eglise entière partage la joie de chacun d’eux, elle partage aujourd’hui votre joie, fils et filles de Madagascar.

Les Bienheureux et les Saints – de génération en génération – sont signes de notre vocation à la Jérusalem céleste que nous rappelle la deuxième lecture de ce dimanche avec le Livre de l’Apocalypse de saint Jean. Ils montrent la route à tous les hommes et à toutes les femmes, la route de la vocation définitive de l’homme. C’est la route de la participation à la gloire éternelle de Dieu lui-même: du Père, du Fils et de l’Esprit Saint.

Frères et Sœurs, fils et filles de Madagascar, avancez sur cette route à la suite de votre compatriote !

En vérité, «dans la maison du Père beaucoup peuvent trouver leur demeure».

Ho tahìn’Andriamànitra isìka rehetra ! [Que le Seigneur nous bénisse !]

Le pape Jean Paul II est décédé le 2 avril 2005 à l’âge de 84 ans

Lalao et Marc Ravalomanana, qui ne sont pas des catholiques, étaient présents à Rome, aux obsèques de Jean Paul II, le 6 avril 2005 (flèches)

En voilà un qui mérite amplement d’être rapidement béatifié : le Père Pedro Opeka (debout, au centre)

Dossier de Jeannot RAMAMBAZAFY

Sport: Volley-ball - Championnat de Madagascar

Publié le 02/11/2009 à 06:43 par moindjie
La phase éliminatoire du championnat de Madagascar de volley-ball a respecté la hiérarchie. Neuf matches sont programmés ce jour dans deux sites différents.

Bon début pour l'équipe de l'IFT Fianarantsoa au championnat de Madagascar de volley-ball, catégorie masculine. Hier lors de la première journée des éliminatoires, la bande à Koko Lucien et Honoré, les deux membres du staff technique de l'équipe de la Haute-Matsiatra, a signé sa première victoire par 3 sets à 0 (25/18, 25/11, 25/18) face à l'équipe de la Jirama de Toliara.

Animé par l'international, Njara Andriamalazaony, l'IFT a rendu un jeu fascinant aussi bien en attaque qu'à la récupération. Grâce à ses foudroyantes frappes, Njara a représenté un danger permanent pour les joueurs de Kasay Jean Claude et Lalaina, entraîneurs de l'équipe de la Jirama de Toliara durant les trois sets.
Niveaux techniques différents.

Orchestrées par Tiana Aimé Doraline, les attaques de la Jirama Toliara se sont distinguées par de belles combinaisons, mais face à une défense impénétrable de l'IFT, les canonniers tuléarois ont eu du mal à trouver les failles de l'équipe fianaroise à la finition. Tiana Aimé Doraline est le frère cadet d'Aimé Michel Doraline dit Bouda, un grand nom du volley ball malgache.

Sur les neuf matches programmés hier, la différence de niveau technique des clubs participants a été prouvée par les scores. Sans grande difficulté l'équipe du Cosfa a remporté la victoire par 3 sets à 0 face à l'équipe du Cosrom 5 de Toliara. Même score réalisé par Tiko SC face à l'AS Voara.
Les matches de poules se poursuivent aujourd'hui. Six rencontres se dérouleront à partir de 8 heures au gymnase d'Ankorondrano. Trois matches dont le choc entre Pygargues et Tiko SC, se tiendront en revanche au petit palais des Sports à partir de 10 heures.

Encadré
Résultats de la première journée

Catégorie dames
- VBCD - Jirama Toliara (3 sets 0)
- IFT – Tsarafaritra Ihosy (3s ets 0)
- Jirama Toamasina- ASVBM (3 sets 0)
Catégorie hommes
- Tiko SC- As Voara (3sets 0)
- Pygargues Fenerive Est – As St Pierre Morondava (3 sets 0)
- Akats Mahajanga – Tsarafaritra Ihosy (3 sets 0)
- Cosfa – Cosrom 5 Toliara (3 sets 0)
- IFT Fianar – Jirama Toliara (3 sets 0)
- AS St Michel – Cosrom 14 Antsirabe (3 sets 1)

Andry Ratovo

Imany, artiste musicienne originaire des Comores : Foi musicale

Publié le 31/10/2009 à 06:58 par moindjie
Imany manie le jazz et le blues avec amour depuis ses 10 ans. Garçon manqué, allure de mannequin, elle ressemble à une grande fleur à la voix grave. Surtout dans les jardins de ce restaurant niché dans le quartier Mermoz où elle nous reçoit. A Dakar dans le cadre du concert qu’elle doit donner aujourd’hui vendredi, à l’Institut Léopold Sédar Senghor, Imany a accepté volontiers de se laisser découvrir. Elle qui a quitté les sunlights de la mode pour ceux de la musique.


Nadia Mladjao, fille De Alhazure Mladjao. Taille 1m78 environ, tour de poitrine 84 cm. Un véritable mannequin. Et, ses yeux en forme de noisettes et ses cheveux noirs coulant sur son dos en rajoute à cette première impression, confirmée par un vécu. Oui ! Elle est une reine de beauté et a été une reine des po-diums de mode.
Celle qui aujourd’hui est connue dans le monde du show-biz sous le nom de Imany a, pendant une belle période, parcouru les podiums à New-York notamment et un peu partout à travers le monde. Son corps, sa démarche, son vista mettaient en relief le talent des autres. Aujourd’hui, elle se trouve toujours sur le podium, celui de la musique. Mais cette fois-ci, c’est pour mettre en exergue son propre talent. Les défilés, elle s’en rappelle sans grand regret. «Pratiquer la mode, le mannequinat, c’est quelque chose de très éphémère. Ce n’est pas éternel. Et je m’en suis rendu compte très vite», explique Imany, d’une voix grave et d’un air sérieux. Fréquenter le monde de la mode et faire les podiums en qualité de mannequin, «c’était juste pour voyager et rencontrer des gens». «Heureusement, que cela s’est bien passé», fait-elle remarquer avec un petit sourire au coin des lèvres.
Aussi, Imany, par ailleurs «amie de Katoucha Niane», qu’elle a rencontrée lors d’une tournée au Kenya, bien ayant conscience qu’elle a «déjà pris (sa) retraite pour ce qui est du mannequinat», ne manque pas de jeter au passage un regard critique sur ce secteur d’activités. Car, selon elle, et contrairement à son époque, «il y a beaucoup de jeunes femmes noires qui émergent maintenant sur les podiums du monde».
La coquette française aux origines comoriennes a donc mis fin à sa carrière de mannequin pourtant prometteuse. «Le mannequinat, je suis tombée dedans plutôt par hasard, je ne voulais pas vraiment être mannequin à la base. Pour moi, la page du mannequinat est définitivement fermée», justifie-t-elle. En réalité, sa passion, c’est la musique. «J’ai toujours voulu faire de la musique. Quand j’étais plus jeune, je pensais juste que ce n’était pas possible, que la musique était réservée aux autres. Mais je me suis rendu compte au fil des années, que ce rêve était finalement possible à réaliser», mentionne la désormais coqueluche des Comores qui va se produire aujourd’hui à l’Institut Culturel Léopold S. Senghor.

DÉBUTS MUSICAUX
Imany a fait ses premiers pas dans la chorale de l’école militaire de jeunes filles dont elle faisait partie, vers l’âge de 10 ans. «On chantait aux communions, aux confirmations et aux fêtes de fin d’année. Puis, j’ai un peu mis tout cela en stand by car je ne savais pas encore trop ce que je voulais faire. J’ai ensuite atterri à New-York où je me suis sérieusement remise à la musique. J’ai pris des cours de chant à droite et à gauche, j’ai monté un duo et commencé à enregistrer des titres», se souvient-elle, sur un air plutôt nostalgique et enchanté. C’est à cette époque que la jeune artiste embarque dans son aventure sa sœur Fatou, qui va devenir par la suite son manager.
Et comme tout témoignage, Fatou Mladjao, manager et sœur de l’artiste, y va de ses compliments : «Je crois en elle. J’ai très vite compris qu’elle avait du talent et que je devais l’appuyer pour qu’elle émerge et réalise son rêve.» C’est cette foi en Imany qui a incité Fatou à accepter le rôle de manager. «Je l’ai toujours accompagnée et ensemble nous avions décidé à un moment, qu’elle doit quitter New-York et revenir à Paris, où elle a commencé à chanter sur de grandes scènes et à rechercher des maisons de disque», confie Fatou qui ne manque pas de confesser que contrairement à ce qu’on pourrait croire, «Nadia ne (lui) prend pas la tête. Quand je lui donne des conseils elle m’écoute. Nous avons toujours été très proches et je pense que cela nous aide beaucoup dans ce que nous faisons».
Après avoir servi de chœurs pour un artiste jamaïcain du nom de Hook, Imany a fini par créer son propre groupe de musique et a commencé à réaliser des tournées. Rien ne présageait encore de sa réussite. Et presque personne ne pouvait parier sur son «talent caché». Cependant, la ravissante ex-mannequin, déjà en plein envol, croit en son étoile. Ne s’appelle-t-elle pas Imany, un mot swahili qui signifie «la foi, l’espoir» ? Elle en est bien consciente et l’avoue. «J’ai choisi ce pseudonyme là par hasard, mais au final, cela me convient bien», affirme-t-elle fièrement comme pour dire que c’est ce surnom, cette «foi», la garantie de sa réussite certaine.

influences «soul»
Bercée aux sons des voix de Tracy Chapman, Marvin Gaye, Tina Turner et de Billie Holiday, Imany a en effet, fini par trouver son chemin. Un chemin qui l’amène à sortir en 2008 une «maxi de démo intitulée One». Et si la vedette a choisi de donner ce titre à cette démo financée par elle-même, c’est pour «dire aux fans, c’est le premier pas. C’est ma première marque pour prouver au monde que j’avais envie de travailler». D’ailleurs, le public a bien accueilli l’œuvre et les appréciations ne manquent pas à ce sujet. «Imany, c’est une voix et même parfois une grande gueule. C’est un timbre boisé et tendre qui, à lui seul, raconte une histoire. Ses affinités avec le folk, le rock, la soul et la poésie aident à comprendre les couleurs qui se mélangent dans ses paroles», témoignent certains fans sur son site. Tandis que d’autres qui ont suivi certains de ses concerts confessent : «Aux frontières de la folk et du rock, Imany mélange ses affinités soul pour nous emmener dans un monde rempli de sentiments généreux et chaleureux qui ne laissent personne indifférent. Imany, comme une touche d’espoir ou plutôt l’espoir d’une musique…».
Quant à la critique musicale, elle est tout simplement élogieuse. Dans un article paru à son sujet, le commentaire est tout simplement… féérique : «La voix est voluptueuse, en l’écoutant, on entre en contact avec la chanteuse, tant son timbre fait frissonner le cœur. Elle te fait voyager dans un monde bouleversant, étonnant, dans un air mêlant la mélancolie et la joie. Du spleen dans un monde de béat et d’amour. Avec une voix simplement sublime, voluptueuse et extraordinaire. Elle sait varier la soul, le Rnb, le funk et le blues avec une grande aisance. Un cocktail envoûtant ! De plus, elle a le don d’interpréter les textes avec une grâce liturgique et pleine de sensibilité. Imany me semble être l’une des belles voix qui t’envoûtent et te transportent vers des horizons lointains et magiques…» De quoi prendre la grosse tête !
Mais Imany n’est pas du genre. Et ce n’est pas pour rien qu’elle fait école aux côtés de Wasis Diop. Une chance pour elle, selon ses mots. «Wasis Diop est quelqu’un de super. C’est une chance pour moi de l’avoir rencontré. Je continue d’ailleurs de travailler avec lui. Dès qu’il a quelque chose de nouveau à me proposer, je cours et je m’y mets aussitôt. Dès qu’il m’invite sur une de ses scènes, je cours et je dis toujours oui. Nous avons de très bonnes relations amicales. Et, c’est un super artiste. Il travaille très bien et j’admire ce qu’il fait. J’ai beaucoup appris avec lui.» Dont l’humilité.
Aujourd’hui à l’Institut culturel français Léopold Sédar Senghor, Imany qui s’était déjà produite au Sénégal, va montrer au public de Dakar tout son potentiel. Elle, pour qui le Sénégal est sa «patrie de la musique».

Par G. A. TCHEDJI - arsene@lequotidien.sn

http://www.lequotidien.sn/index.php?option=com_content&task=view&id=10577&Itemid=11

Reunion: 67 % des Réunionnais opposés au vaccin contre la grippe A

Publié le 31/10/2009 à 06:56 par moindjie
“Il y a un gros doute sur ce vaccin alors que la morbidité de cette pathologie n’est pas importante.” Le secrétaire général de l’union régionale des médecins libéraux (URML) n’a jamais caché son opposition à la vaccination contre la grippe A. Même si l’URML n’a pas de compétence scientifique et n’est pas une société savante, elle tient à relever plusieurs points de discussion concernant “l’utilisation d’adjuvant comme le squalène, déconseillé chez les femmes enceintes et les enfants” , “la présence de thiomersal (à base de mercure) en tant que conservateur pour les vaccins multidoses” et “l’inversion de la période épidémique à La Réunion par rapport à la métropole”. La cellule interrégionale d’épidémiologie Réunion-Mayotte, relayant l’OMS, préconise à ce sujet une vaccination à partir du mois de mai dans l’hémisphère sud.

Pour appuyer son propos, l’URML a commandé un sondage auprès de la société Abaksys révélant que 67 % des Réunionnais sont rétifs à la vaccination contre la grippe A (82 % en métropole). 11,1 % d’entre eux pensent avoir déjà attrapé la grippe, 6,9 % refusent d’aller dans un centre de vaccination de masse et 52,1 % n’ont pas confiance dans ces vaccins. “Nous ne sommes pas contre la vaccination de la grippe A mais contre la vaccination de masse, soutient le Dr François André, président de l’URML. La grippe A n’a pas fait la preuve d’une virulence différence de celle de la grippe saisonnière.”

M.P.

Comores-MAyotte: Naturalisation : 111 nouveaux Français

Publié le 31/10/2009 à 06:55 par moindjie

Ce mardi, 71 nouveaux Français accompagnés de leurs enfants ont été accueillis avec les honneurs par Hubert Derache, le préfet de Mayotte, au cours d’une cérémonie de remise de leurs décrets de naturalisation. Des Malgaches, des Comoriens et même une Camerounaise ont pu récupérer le précieux sésame justifiant de leur nationalité française. Arrivés à Mayotte il y a plusieurs années pour trouver du travail ou poursuivre des études, chaque année ils devaient effectuer des démarches pénibles pour pouvoir justifier leur présence sur le territoire national.

La cérémonie a lieu trois fois par an à la case Rocher. Devant une assemblée de 111 naturalisés, le préfet prononce le discours usuel de bienvenue, avant de rappeler les règles fondamentales de la vie au sein de la République française : s’intégrer et respecter les lois. Face à lui, hommes, femmes et enfants écoutent religieusement.

"C’est avec fierté que la France vous accueille", des mots d’usage mille fois répétés, mais en face ils ne résonnent pas de la même manière. Pour ces familles, comme pour les 835 personnes naturalisées à Mayotte depuis 2005, c’est la fin du chemin de croix.

Ornella, 37 ans et de ses deux fils Allan et Dylan font partie du contingent de cette année. Après deux années passées à jongler avec la paperasserie elle peut enfin souffler. "Les démarches à faire son très compliquées, encore plus quand on vient de Madagascar. J’ai même dû ramener l’extrait de naissance qui est fait en malgache pour le faire traduire ici. Avant il y avait une personne dans l’administration qui était chargée de le faire, mais elle est décédée. Du coup ils l’ont fait avec moi."

Née sur la Grande île, Ornella a deux fils dans des situations différentes. Son premier enfant Allan est né à Mamoudzou en 1994. Lui a pu automatiquement bénéficier du droit du sol. Mais par crainte, elle préfère avoir le second à Madagascacar. "Lors de mon accouchement à Mayotte, il y a eu des complications, on a dû me faire une césarienne. J’ai alors décidé d’aller accoucher chez moi, entouré de ma famille." À l’époque les mères peuvent encore inscrire leurs enfants sur le passeport ce qui facilitera son retour. Cet exemple illustre la nature des dossiers qui arrivent chaque jour à la préfecture.

Elle quitte Tana à 19 ans

C’est à l’âge de 19 ans que la jeune femme quitte sa ville natale, Tananarive. La capitale malgache est alors en plein dans les grèves politiques de l’année 1991. Après quinze années au pouvoir, le chef de l’Etat, Didier Ratsiraka fait face à une vive opposition. Des manifestations populaires sont réprimées par l'armée, faisant de nombreuses victimes.

"Je suis partie dans l’espoir de continuer mes études", se souvient Ornella. Elle débarque quelques jours plus tard à Mayotte où elle sera hébergée par sa sœur. Mais sans les papiers nécessaires, il lui est impossible de s’inscrire dans un établissement scolaire. Elle se présente alors dans un centre de formation pour jeunes : l’Aprosasoma, où elle travaille encore aujourd’hui. Ce métier lui facilite les démarches pour la carte de séjour qu’elle obtiendra trois ans après son arrivée. La même année, elle retourne à Tananarive pour se marier. Son compagnon, Malgache lui aussi, travaille comme comptable à Mayotte.

Depuis sa demande de naturalisation, chaque vacance est un marathon. "Il fallait en profiter pour récupérer les extraits de naissance des uns et des autres, livrets de famille, actes de mariage…" Une mission impossible en particulier lors des périodes de trouble. "Les dernières manifestations ont vraiment compliqué la tâche. Il fallait impérativement que je récupère rapidement l’acte de mariage de mes parents. Mais il n’y avait ni vol en partance de la capitale, ni transport par courrier. J’ai appelé ma famille et ils ont dû se débrouiller pour envoyer les papiers en utilisant la déserte Tananarive-Majunga par taxi-brousse. C’est seulement là-bas qu’il y avait un vol en direction de Mayotte."

Désormais, Ornella n’a plus à se soucier des démarches longues et coûteuses, et quand on lui demande ce qui va changer dans sa vie elle répond. "Je vais pouvoir voyager. Jusqu’ici il fallait un certificat d'hébergement pour aller sur un autre territoire français comme la Réunion, même pour les escales vers l’ile Maurice." Maintenant qu’elle est enfin libre d’aller où elle veut, son univers s’est élargi vers l’Europe, où elle compte se rendre dès qu’elle pourra.



HT

Madagascar: La souveraineté nationale ne nourrit personne

Publié le 31/10/2009 à 06:51 par moindjie
La Grande Ile est trop pauvre pour refuser la manne venue des multinationales ou des Etats étrangers, estime un chroniqueur malgache.


Madagascar serait condamnée à la pauvreté malgré ses richesses. Malgré ses terres immenses que nous nous contentons de contempler. Malgré son sous-sol sur lequel nous restions assis jusqu’à ce que des multinationales succèdent à Jean Laborde (1805-1878) [industriel français allié de la monarchie malgache merina, premier consul de France à Madagascar]. Malgré son capital humain que nous avons laissé sombrer dans la misère matérielle et morale. Quand j’y réfléchis bien, je ne trouve finalement rien de scandaleux dans le principe de la location d’un million d’hectares de nos terres par une société étrangère [le projet du sud-coréen Daewoo concernant un bail de 99 ans sur 1,3 million d’hectares est tombé à l’eau avec la chute du régime de Marc Ravalomanana]. Nous n’allons pas indéfiniment regarder nos terres se perdre inutilement dans la boue des érosions.

Nous n’allons pas nous contenter d’en faire de maigres pâturages pour un bétail famélique. Nous n’allons pas rester passifs face aux dahalo [voleurs de bétail] qui circulent impunément dans ce no man’s land. Ce qui a fait défaut [dans l’affaire Daewoo], c’est la communication. Et la transparence nécessaire dans un Etat de droit. Quelles étaient les conditions du contrat ? De quelle contrepartie devait bénéficier Madagascar ? En août dernier, l’île Maurice a obtenu la mise à sa disposition de 10 000 hectares au Mozambique. Faute d’espace vital, les Mauriciens préparent ainsi l’externalisation de leur agriculture. A Madagascar, en revanche, les terres abondent. Quelle est cette souveraineté nationale que nous brandissons régulièrement ?

Est-ce assister avec désinvolture à la mort lente d’une population qui s’enfonce chaque jour davantage dans les abysses des indicateurs du PNUD, de l’UNESCO, de la Banque mondiale ? Faut-il laisser sombrer l’espérance de vie à la naissance ou essayer d’imaginer des solutions pour que les Malgaches retrouvent leur pouvoir d’achat des années 1960 ? Parce que cette souveraineté nationale, c’est d’abord de la fierté. Mais, pour être cohérente, cette fierté ne doit pas quémander de la main gauche ce que la main droite aura dédaigné. En vérité, le spectacle permanent d’une meute d’enfants demandant partout l’aumône me semble plus préjudiciable à la souveraineté nationale que la gestion intelligente, prudente, sage, d’un bail emphytéotique sur un million d’hectares de terres en friche.

http://www.courrierinternational.com/article/2009/10/29/la-souverainete-nationale-ne-nourrit-personne

Madagascar : Jean-François Mancel : « Marc Ravalomanana a du prendre la fuite sur la pression de la

Publié le 31/10/2009 à 06:48 par moindjie

Exit le coup d’état, le putsch et le putschiste. La vérité historique a enfin été rétablie. Quand ? Le jeudi 28 octobre après-midi. Où ? A l'Assemblée nationale française.

Jean-François Mancel, est député UMP depuis le 16 juin 2002. Lors d’une séance à l'Assemblée nationale française, le jeudi 28 octobre 2009, voici, intégralement transcrits sur et pour madagate.com, ses propos interpellant le ministre Alain Joyandet, à propos de Madagascar :

« Ma question s’adresse à Monsieur Alain Joyandet, secrétaire d’Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie et elle est sans doute plus consensuelle, elle concerne Madagascar. Comme vous le savez, comme on le sait, ici, depuis maintenant près d’un an, depuis le début de cette année, l’île de Madagascar est confrontée à une situation politique, économique, sociale particulièrement grave. L’ancien président, Marc Ravalomanana, qui a du prendre la fuite sur la pression de la population malgache, compte-tenu des exactions qu’il avait commises, a quitté l’île et une autorité de transition, une haute autorité de transition a été mise en place, présidée par le maire de Tananarive, Andry Rajoelina. La Communauté internationale a considéré que ce pouvoir n’avait pas suffisamment de légitimité démocratique. Et elle a suspendu les aides financières attribuées à Madagascar, à l’exception de la France qui a maintenu son aide publique bilatérale et çà mérite d’être souligné, Monsieur le ministre.

Depuis, la Communauté internationale a imposé à Madagascar et au président de la Haute autorité, un certain nombre de considérations très lourdes à accomplir : organiser une réunion de concertation avec les anciens présidents de Madagascar ; accepter de changer la composition de son gouvernement pour y représenter les différentes mouvances politiques du pays ; fixer rapidement les élections. Le président Rajoelina, très courageusement, en prenant en considération l’intérêt supérieur de son pays, a décidé d’accepter ces conditions et est prêt à signer un accord. Depuis, le président, l’ex-président Ravalomanana, cherche par tous les moyens à empêcher la signature de cet accord, empêchant, bien sûr, la reprise des aides financières. Je souhaiterai donc, Monsieur le ministre que vous nous disiez, compte tenu de l’amitié qui nous lie à Madagascar, et compte tenu de l’importante communauté française et franco-malgache qui réside là-bas et en France, ce que pense faire la France pour précipiter la signature de cet accord ».

Réponse d’Alain Joyandet, secrétaire d’Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie

Février 2009 à Ambatobe, domicile d'Andry Rajoelina. Alain Joyandet et à sa droite. Ils sont entourés des représentants des pays membres de la COI (Commission de l'Océan Indien)

« Mesdames et Messieurs les députés, Monsieur le député,

Sujet consensuel ? Nous avons 20.000 ressortissants à Madagascar, 700 entreprises et je sais que la représentation nationale sur tous les bancs, suit ce dossier avec beaucoup d’attention. Vous avez rappelé ce qui s’est passé depuis l’accord par le président de la transition, dans le cadre du dialogue politique qui s’est installé. Je vous confirme que les quatre présidents, Ravalomanana, Ratsiraka, Zafy et Rajoelina discutent, avancent un certain nombre de choses qui peuvent, d’ores et déjà être constatées. D’abord, il y a maintenant un président officiel de la transition. Monsieur Andry Rajoelina a été confirmé par la Communauté internationale. Le 6 octobre, à Tananarive, nous y étions, un premier ministre de consensus a été choisi par les quatre mouvances politiques. Reste, aujourd’hui, à composer le gouvernement de la transition. J’espère que ce sera le cas début novembre à Addis-Abeba. Reste, et vous l’avez suggéré, tout à l’heure, un certain nombre d’incertitudes, de conditions qui doivent être prochainement négociées pour arriver à cet accord politique final. En attendant, que fait la France ? La France qui a beaucoup participé, qui s’est beaucoup investie dans ce dialogue politique pour aller vers le retour constitutionnel. Que fait la France ? Bien sûr, elle demande que des élections soient organisées le plus rapidement possible. Et en attendant, elle a maintenu, c’est vrai, à la demande du premier ministre François Fillon, l’ensemble de ses programmes de coopération ; toutes ses aides sociales, santé, éducation ; ses aides au développement économique pour ne pas ajouter à la crise politique une crise sociale déjà très douloureusement ressentie à Madagascar ».

Transcription : Jeannot Ramambazafy

Bon, à présent, ce ne sera jamais assez suffisant pour les Gtt and Co qui m’ont traité de tous les noms d’oiseaux possibles. Madagate.com ne verse jamais dans la désinformation. Aussi, veuillez visionner, plus bas, la séance en vidéo, de tous ces propos que vous venez de lire et relire. Il y a en qui vont perdre le sommeil quelque part. Mais, désormais, avec leurs propos décousus de lâches anonymes, je figurerai comme un valet des Français. Merci d’avance, nous entrerons dans la IVè république sans vous. C’est tout.

Séance de questions au Gouvernement. Réponse d'Alain Joyandet à M. Jean-François Mancel au sujet de la situation à Madagascar. LA VIDEO EN CLIQUANT SUR LA PHOTO OU SUR CE LIEN

L'ambassadeur de France à Madagascar, Jean Marc Châtaigner et Alain Joyandet

Lors de son interview pour Le Monde (publiée le 29/10/2009), à propos de la France, voici comment Marc Ravalomanana a répondu à la question posée par le journaliste Sébastien Hervieu :

Vous avez accusé la France de soutenir Andry Rajoelina. Avez-vous des preuves ?

« Le coup d'Etat à Madagascar était bien étudié et bien orchestré. En trois mois, c'était fait ! Moi-même, j'ai été surpris. Je ne dis pas que la France a tout organisé, mais il y avait des Français derrière cela. Les services de renseignement sud-africains, ici, me l'ont dit ». S’agirait-il des deux personnalités sur la photo ci-dessus, par hasard ?...Coup d'état, c'est devenu une obsession. Lecteurs, selon vous que signifie remettre -déjà de façon non inscrite dans une constitution malgache à réécrire au plus vite-le pouvoir à un directoire militaire ? Cela se nomme se démettre de ses fonctions. Après une autoproclamation le 22 février 2002, Marc Ravalomanana s'est donc autodémis le 17 mars 2009. C'est déjà dans les dictionnaires. Que va-t-il encore inventer à Addis-Abeba ? Restez connectés.

Jeannot RAMAMBAZAFY

http://www.madagate.com

Madagascar : Don américain de 2,5 millions $ pour la sécurité alimentaire

Publié le 31/10/2009 à 06:42 par moindjie
Une enveloppe de 2,5 millions de dollars a été offerte par les Etats-Unis pour aider à la sécurité alimentaire dans le sud de Madagascar.

Le montant a été remis à la représentante du Programme Alimentaire Mondiale (PAM) à Madagascar, Krystyna Bednarska, qui sera chargée de mettre en œuvre cette aide à travers la fourniture de 2760 tonnes de sorgho et 700 tonnes de légumes secs, pour alimenter près de 50 000 familles.

Madagascar: Biodiversité : à la découverte de millions d’espèces

Publié le 31/10/2009 à 06:40 par moindjie
Certaines zones de la planète demeurent méconnues de l’Homme, en termes de populations animale et végétale. Le Muséum national d’histoire naturelle et l’association Pro-Natura international se sont lancé le défi de participer au recensement des « points chauds » de la planète, de véritables zones inexplorées.

Le but de l'initiative « la planète revisitée » ? Procéder au recensement des millions d'espèces encore inconnues, tout d'abord au Mozambique et à Madagascar

L’inventaire de la biodiversité : une tâche passionnante et infinie. Infinie, surtout au rythme actuel de découverte de la planète. Seul 20 % des espèces sont connues et nommées. Les naturalistes ont encore de beaux jours devant eux, la biodiversité regorge de secrets et d’espèces inconnues. « Nous connaissons 1,8 millions d’espèces, mais le nombre réel se situe probablement entre 8 et 30 millions », expliquent-ils.

1e étape : le Mozambique

C’est pour compléter les connaissances et engager de meilleures politiques de conservation que le Muséum national d’histoire naturelle et l’association Pro-Natura international se sont associés au sein du programme « La planète revisitée ». Car, c’est bien connu, on ne protège efficacement que ce que l’on connait. L’expédition naturaliste va donc débuter en novembre au Mozambique. Elle s’attachera à inventorier la biodiversité négligée jusqu’alors : les forêts sèches et la faune, pour la plupart des invertébrés. Jusqu’en décembre, les scientifiques vont s’attacher à découvrir et à répertorier les différents types de végétation rencontrées afin d’établir d’éventuelles mesures de conservation.

Découvrir des espèces avant qu’elles ne disparaissent. Le rythme des expéditions ne permet pas de découvrir plus de 16 000 espèces par an. Les conflits, le réchauffement climatique, les activités humaines en exterminent avant même d’être découvertes. Selon les experts, le quart, voire la moitié des espèces vivantes pourrait disparaître d’ici le milieu ou la fin du siècle. C’est dire si les espoirs qui reposent sur l’expédition sont immenses. Un précédent voyage en avril dernier avait permis de rapporter quelques spécimens totalement inconnus.

2e étape : les eaux froides de Madagascar

La deuxième partie du programme Afrique aura lieu en avril 2010. Cap sur Madagascar et ses eaux froides. Philippe Bouchet, du Muséum national d’histoire naturelle, dirigera l’expédition à l’extrême Sud de Madagascar, dans des eaux froides « particulièrement sous-explorées du fait de leur position géographique difficiles d’accès et des conditions maritimes extrêmement rudes ». Objectif : déterminer la faune et la flore marines, en s’attachant particulièrement à la petite biodiversité, invertébrés, plantes et champignons.

Ces deux « points chauds » de la planète seront minutieusement passés au peigne fin de quelque cent scientifiques. D’un coût de deux millions d’euros, la conquête de la biodiversité continuera son chemin pendant dix ans, afin que les onze points chauds de la planète ne soient plus des sites critiques, à l’écart de toute investigation. Scientifique, et non destructrice.

http://www.developpementdurable.com/environnement/2009/10/A3360/biodiversite-a-la-decouverte-de-millions-despeces.html