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moindjie
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Vivez avec nous jours après jours de tout ce qui se passe sur notre région de Océan Indien.
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Date de création :
24.01.2008
Dernière mise à jour :
07.11.2009

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Les pêcheurs cessent de ravitailler les marchés en poissons

Publié le 02/11/2009 à 07:21 par moindjie

Le poisson manque, aujourd’hui, dans presque tous les marchés et lieux de vente de la capitale suite à mot d’ordre de grève du Syndicat national des pêcheurs comoriens. La centrale de la profession de la mer avait amorcé des discussions avec les autorités compétentes sur une baisse du prix du litre de pétrole, principale carburant des petites embarcations motorisées de pêche, et du prix de l’électricité, l’énergie qui sert à la conservation des produits halieutiques.
L’échec du dialogue social a dicté le syndical à appeler tous les pêcheurs du pays d’approvisionner les marchés et autres poissonneries.
Ceux qui tentent de braver le mot d’ordre de la centrale syndicale des pêcheurs sont systématiquement refoulés avec leurs produits à l’entrée des marchés.
Depuis ce samedi, le mouvement est observé à Ngazidja et, selon les responsables du syndicat des pêcheurs, il s’étalera dans les prochains sur l’ensemble des îles.

Source: Alwatwan


Audit sur la dette intérieure. Une restitution prévue début novembre

Publié le 02/11/2009 à 07:20 par moindjie

Une restitution" publique" des travaux menés par les deux experts chargés d'auditer sur la dette intérieure publique, entre 1995 et 2008, est attendue le 7 novembre prochain. C'est en tout ce qu'a affirmé un des experts, rencontré sans donner trop de détails sur le fond des travaux. La mission, arrivée le 16 octobre, est appuyée par une équipe locale de douze agents en l'occurrence, des techniciens de la direction nationale de la dette, de la Cellule des reformes économiques et financières (Cref), de la trésorerie publique, de la fonction publique, et de la direction du budget, ainsi qu'un représentant de la confédération comorienne des travailleurs (Ctc).

Législatives. Les membres de la Cie de Ngazidja ont enfin prêté serment

Publié le 02/11/2009 à 07:19 par moindjie

Conformément à l'arrêt du jeudi 29 octobre de la Cour constitutionnelle, les membres de la Commission électorale insulaire (Cei) de Ngazidja ont enfin prêté serment hier, jeudi, devant cette haute juridiction constitutionnelle. Cet exercice de prestation de serment intervient une journée après celle des Cei de Ndzuwani et de Mwali. Mais avant, un recours a été déposé par Bourhane Hamidou, ministre de l'Intérieur.

COMORES / FRANCE : LETTRE D'UNE FAUSSE CLANDESTINE AU PRESIDENT OBAMA NOBEL DE LA PAIX 2009

Publié le 02/11/2009 à 07:16 par moindjie

Permettez-moi d'abord Monsieur le président de vous adresser mes sincères félicitations pour votre désignation comme Nobel de la Paix 2009. Ce Nobel récompense Votre engagement en faveur de la paix, des nations opprimées et des droits de l'homme. Comme l'a si bien dit le président français Nicolas Sarkozy : "Il confortera votre détermination à agir pour la justice, pour la paix et pour préserver les grands équilibres de notre planète.»

Monsieur le président, dans quelques jours, le 12 novembre 09, les Comores célébreront le 33ème anniversaire de son admission aux nations unies. En effet l'Assemblée générale, par un vote quasi unanime sur sa résolution 3385 (XXX) avait décidé non seulement d'admettre les Comores aux Nations Unies, mais aussi de réaffirmer la nécessité de respecter l'unité et l'intégrité territoriale de l'archipel des Comores, composé des îles d'Anjouan, de la Grande-Comore, de Mayotte et de Mohéli.

J'ai été émerveillée par l'intervention de M. SHERER (représentant des Etats unis) ce mercredi 12 novembre 1976, lorsqu'il déclare : « Les Etats-unis ont été heureux de voter au conseil de sécurité en faveur de l'admission des Comores à l'Organisation des nations Unies. En ma qualité de représentant du pays hôte, je souhaite au peuple de ces îles, dont la richesse et la diversité culturelle découlent de leur situation géographique au carrefour de l'océan indien, la bienvenue la plus sincère et nos vœux les meilleurs au moment où ce nouveau pays assume pleinement ses devoirs et ses responsabilités en qualité d'Etat Membre de l'O.N.U »

Malgré une vingtaine de résolutions onusiennes demandant à la France le respect des frontières issues de la colonisation, jugeant irrégulier le décompte île par île du référendum du 22 décembre 1974, cette dernière fait la sourde oreille, méprisant ainsi le droit international.
Et pourtant les déclarations des autorités françaises ne laissaient aucun doute quant à l'importance du caractère d'ensemble du référendum pour l'indépendance des Comores :
Le ministre des territoires d'outre-mer de France dans une publication d'Eurafrique déclarait : « Pourquoi un referendum d'ensemble, et non pas une consultation séparée pour chacune des îles ? Parce que la vocation de la France n'est pas de diviser le pays qui accède à l'indépendance. C'est le cas des Comores dont les habitants ont la même langue, la même religion, les mêmes intérêts politiques et économiques. Loin de vouloir briser l'intégrité territoriale, notre rôle est d'aider les efforts du peuple comorien vers un rapprochement »

De son côté Valery Giscard d'Estaing, alors président de la république française déclarait dans sa première réunion de presse le 24 octobre 1974, parlant des Comores : « C'est une population qui est homogène, dans laquelle il n'existe pratiquement pas de peuplement d'origine française, ou un peuplement très limité. Est-il raisonnable d'imaginer qu'une partie de l'archipel devienne indépendante et qu'une île, quelle que soit la sympathie qu'on puisse éprouver pour ses habitants, conserve un statut différent ?
Je crois qu'il faut accepter les réalités contemporaines. Les Comores sont une unité ; il est naturel que leur sort soit commun ».

Le 22 décembre 1974, à la question « Souhaiteriez-vous que le territoire des Comores devienne indépendant ? » Les comoriens ont répondu (globalement comme partout ailleurs) à 94,5% oui, nous souhaitons que le territoire des Comores (composé alors de Mayotte, Anjouan, Mohéli et grande-Comore) devienne indépendant.

A partir de cet instant les ennuis des Comores commencent. La France va troubler le jeu.
Contrairement à la charte de décolonisation des Nations Unies, et aux déclarations ci-dessus, la France procéda à un décompte île par île et non global afin de garder Mayotte qui avait majoritairement voté contre l'indépendance. (8783 mahorais sur une population de 286762 habitants avaient voté non.) Une décision contraire au droit international.
D'ailleurs une note confidentielle rédigée par Louis de Guiringaud, alors ambassadeur de France auprès des Nations Unies, qui l'avait délivrée, sur leur demande aux parlementaires français désireux d'en savoir plus sur la situation entre la France et les Comores, s'y prononce ouvertement contre le fait de conserver Mayotte en raison des graves conséquences qu'il augure pour la France sur le plan international. Et de se demander : « Faut-il pour autant aller au nom de cette différence de la volonté de 8783 sur 17946 Mahorais, jusqu'à compromettre durablement la position internationale de la France ? » ou « Nous devons éviter le ridicule d'être traînés devant le Conseil de sécurité pour une affaire de deux mille voix assez mal déterminées ». Je n'invente rien monsieur le président.

Pour avoir la conscience tranquille, la France n'hésite pas à parler de la volonté des mahorais à rester français, comme si on peut distinguer la volonté de la Pennsylvanie ou de la Floride lors d'une consultation américaine. En tout cas je ne veux pas m'étendre sur ce point, étant donné que les Nations Unies n'accepteront jamais la thèse que les difficultés constitutionnelles ou les contraintes nationales d'un genre ou de l'autre de l'un des Etats membres puissent avoir pour effet de renverser les décisions des Nations Unies, sinon l'Iran ne serait jamais condamné pour ses activités nucléaires. Il suffirait qu'il brandisse la volonté du peuple iranien à posséder la bombe atomique.
La communauté internationale ne peut être l'otage des problèmes intérieurs d'un Etat. La France doit respecter les résolutions onusiennes c'est tout. La question des Comores a déjà été discutée dans divers organes des Nations Unies au cours des années. Chaque fois, et dans tous les organes en question, les Nations unies ont réaffirmé l'intégrité territoriale des quatre îles.

Le 29 mars 2009, le président Sarkozy a décidé de consulter illégalement les électeurs de Mayotte y compris donc les fonctionnaires et militaires métropolitains temporairement affectés à Mayotte pour départementaliser Mayotte. Là aussi les résolutions onusiennes sont claires et ne souffrent d'aucune ambiguïté : « Les résolutions onusiennes condamnent les référendums du 8 février et du 11 avril 1976 organisés dans l'île comorienne de Mayotte par le Gouvernement français et les considèrent comme nuls et non avenus, et rejettent toute autre forme de référendums ou consultations qui pourraient être organisés ultérieurement en territoire comorien de Mayotte par la France. ». Certains médias français se demandent pourquoi le prix Nobel de la paix n'est pas plutôt attribué au président français Nicolas Sarkozy.

Monsieur le président, la France a instauré à Mayotte en 1994, contre le droit international, le tristement célèbre « visa Balladur » qui a provoqué plus de 7000 morts sur 7000 000 habitants dans le bras de mer Mayotte-Anjouan. Proportionnellement à la population américaine cela correspond à plus de 3 millions de morts américains, sous le silence complice de la communauté internationale. Le déséquilibre économique artificiellement crée, la départementalisation internationalement illégale de Mayotte, le renforcement des moyens militaires (hélicoptère, drones) vont sûrement exploser ce chiffre macabre. On prendra des risques suicidaires, comme s'embarquer dans une coque d'arachide pour traverser la mer dans l'espoir d'une vie meilleure.

Monsieur le président, je ne me sens pas étrangère à Mayotte. Je suis chez moi et le droit me donne raison. Je suis une fausse clandestine qui ne coûte pas chère à l'Etat français et facilement déportable. Mes attaches familiales sont à Mayotte. Malgré les risques encourus je reviendrai à chaque que je serais expulsée. Cette année je suis au quatrième voyage. Et à chaque fois la même question : arriverai-je ?

Je reste en outre convaincue que la présence de la France à Mayotte est un frein au développement économique des Comores. Les Comores sont déstabilisées et appauvries à partir de Mayotte. La France se sachant illégale à Mayotte, veut montrer à l'opinion internationale l'incapacité des Comores à se gérer. Vous savez monsieur le président pour rester à Mayotte en toute tranquillité il suffit de commettre un crime dans les trois autres îles. Ma conscience ne me permet pas d'aller jusqu'à là. Je préfère laisser ma vie dans ce grand cimetière marin du monde comme ma voisine qui a perdu sa vie suite à la collision entre une vedette de la police française et un kwassa (embarcation de fortune) dans la nuit 3 au 4 décembre 2007.
Croyez-moi monsieur le président si le financier Bernard Madoff était comorien il aurait échappé à la prison en se rendant illégalement à Mayotte. Le « viol » des Comores correspond à un titre de séjour à Mayotte.

Monsieur le président si je fais appel à vous, c'est parce que les dirigeants comoriens ne se préoccupent pas du sort des comoriens de Mayotte. Ils jouent plutôt le jeu de la France. Et pourtant il suffit de refuser d'accueillir les comoriens expulsés injustement de Mayotte pour amener la France à des négociations sereines avec les Comores, comme le demande les résolutions onusiennes.

La gravité de la situation à Mayotte appelle rapidement une intervention de votre part pour faire respecter le droit du peuple comorien et arrêter cette hécatombe.

Espérant sincèrement que vous entendrez ce cri, je vous assure, Monsieur le Président, de mes plus respectueuses salutations

BARAKA INZOUDDINE (membre de l'équipe wongo)
http://wongo.skyrock.com/

France: Un enfant comorien échappe à une expulsion

Publié le 02/11/2009 à 07:14 par moindjie

Un enfant comorien de 5 ans, arrivé seul à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, en région parisienne, a récemment échappé à une expulsion du territoire français, a révélé jeudi à Paris une chercheuse de l'ONG Human rights watch (HRW), Simone Troller.

"La Police aux frontières voulait le renvoyer au Yémen d'où il est arrivé en France, sans aucune assurance qu'il serait accueilli là-bas par un membre de sa famille. Mais la Justice a ordonné sa remise en liberté, ce qui lui permet de vivre en France", a-t-elle expliqué.

S'exprimant lors de la présentation d'un rapport intitulé "Perdus en zone d'attente: protection insuffisante des mineurs isolés à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle", Mme Troller a fait cas d'autres mineurs africains que la Police a tenté de renvoyer vers des pays par lesquels ils ont transité pour venir en France.

"Un mineur tchadien a failli être renvoyé vers l'Egypte, un autre mineur malgache a failli, quant à lui, être renvoyé vers le Liban. Dans les deux cas, ces mineurs devaient être expulsés de France vers leur pays de transit", a poursuivi la chercheuse de HRW.

Selon l'ONG de défense des droits de l'Homme, la France n'offre pas de garanties de protection suffisantes pour les mineurs isolés qui arrivent chaque année sur son territoire.

"Près d'un millier de mineurs sont arrivés en 2008 en France. Les décisions sur leur sort ont été prises dans des délais extrêmement brefs. Tout se passe comme si l'Etat français ne prenait pas le temps d'étudier l'histoire personnelle de chaque enfant pour lui apporter la protection adéquate", a déploré Mme Troller.

Elle a, par ailleurs, regretté que les mineurs étrangers arrivant seuls à Roissy soient enfermés avec les adultes dans les zones d'attentes pour personnes non admises sur le territoire français.

"Cette situation les expose à des violences de la part des adultes. Nous avons recueilli plusieurs témoignages qui l'attestent. D'autre part, ces mineurs sont soumis à des violences comme le port des menottes ou des intimidations policières", a encore dit la spécialiste des enfants migrants, basée à Genève, en Suisse.

La France, qui a durcit les conditions d'accueil et de séjour des étrangers surson sol, prévoit de reconduire vers leurs pays d'origine, en 2009, près 27.000 personnes en situation irrégulière.

Des ONG de droits de l'Homme et des associations de soutien aux étrangers dénoncent régulièrement la politique des chiffres, estimant que la lutte contre l'immigration clandestine ne peut exclusivement faire l'objet d'une réponse administrative.

Paris - 29/10/2009
Pana

Intérêts macabres du MIREX

Publié le 02/11/2009 à 07:13 par moindjie

Interrogé sur la levée de la mesure gouvernementale qui interdisait l'expulsion à Mayotte des ressortissants comoriens des autres îles, Ahmed Ben Said Jaffar a déclaré : ''Si nous avons suspendu cette mesure, ce que les intérêts de l'Etat étaient, à un moment donné, gravement compromis''.

Source: Wongo

Le chef de l'Etat comorien, Sambi refoulé à la frontière Mahoraise

Publié le 02/11/2009 à 07:11 par moindjie

Le président actuel des Comores a subi lui aussi les humiliations de la France à Mayotte. A l'époque (La fin des années 90), il voulait aller prêcher l'islam à Mayotte sur invitation de ses partisans religieux résidents à Mayotte.
Arrivé à Dzaoudzi par le bateau tratringa, l'administration française a refusé catégoriquement qu'il frôle le sol mahorais malgré l'intervention des dignitaires de Mayotte auprès du préfet de l'époque.
Il est resté plus de 24 heures dans le bateau avant de retourner à Anjouan.
* prénom d'emprunt
Source : Hassane Thabit* (ancien gendarme mahorais)

Wongo

Démolition des constructions illicites

Publié le 02/11/2009 à 07:08 par moindjie
Le service régional de l’Aménagement du territoire de Boeny décide d’agir. Les bâtiments érigés à Mahajanga et ne respectant pas le plan d’urbanisme seront démolis.

Suite à une réunion du ministre de l’Aménagement du territoire et de la décentralisation (ATD), Hajo Andrianainarivelo, avec des techniciens du département et les membres du conseil municipal de la commune urbaine de Mahajanga, la semaine dernière, les responsables procèderont à la démolition des constructions illicites, ce samedi
31 octobre.

L’actuel président du conseil municipal, propriétaire de l’une d’elles, vient de déposer une opposition à cette décision. Mais les responsables restent catégoriques et fermes. «Il faut prendre des dispositions particulières et procéder à la démolition de ces constructions illicites, afin de respecter le plan d’urbanisme», a spécifié Hajo Andrianainarivelo.
L’opération commencera par les pavillons bâtis sur le trottoir du jardin Santatra devant la cathédrale de Mahajanga be, et par le bâtiment en dur en cours d’édification sur le trottoir de la rue Brice à Ampasika.
Les constructions respectivement contiguë au côté ouest de l’Epp Tsaramandroso, et situées des deux bords des rues passant par l’hôtel Tropicana à Mangarivotra, ainsi que la fondation illicite en dur près du canal d’évacuation de la rue des Comores sont aussi touchées par la décision de démolition.
Contrôle de légalité.

L’emprise de la RN 4, partant de la station Jovenna jusqu’au CSBII Sotema, constitue un autre exemple de non respect du plan d’urbanisme. En tout cas, le service régional de l’Aménagement du territoire a finalement osé dénoncer le caractère illicite, et entamer les premières démarches pour réparer les dégâts.
Le directeur général de l’ATD a par ailleurs souligné que toute autorisation provisoire doit d’abord passer par le service de l’Aménagement du territoire de la région Boeny. Ce qui n’a jamais été le cas pour la commune de Mahajanga. « Qu’en est-il du contrôle de légalité ? », s’est-il alors demandé.
De même, on a su lors de cette réunion avec le ministre de tutelle que des conseillers municipaux de Mahajanga sont devenus propriétaires de certains terrains domaniaux ou du patrimoine de la commune. La pratique a même perduré jusqu’à leur tour.
Le service régional de l’ATD, le service de l’urbanisme de la commune urbaine de Mahajanga, des représenant du chef de la région Boeny, ainsi que les forces de l’ordre, assisteront aux démolitions dès cette fin de semaine.

Vero Andrianarisoa

Une convention pour comprendre les mahorais venus en Creuse

Publié le 02/11/2009 à 07:06 par moindjie
M. André Mavigner, 2ème vice président Du Conseil général de la Creuse (gauche unie – DVG) et maire de Bénévent l’abbaye, menait une délégation jusqu’à Mayotte la semaine dernière. Leur souci : l’intégration des familles mahoraises qui arrivent en nombre dans le département.

André Mavigner et Ahamed Attoumani Douchina signent une convention pour un meilleur accueil des mahorais en Creuse
Crédit photo : A.L./Malango

La Collectivité départementale de Mayotte et le département de la Creuse ont décidé d’établir un partenariat en vue de faciliter au mieux l’insertion des étudiants et familles mahorais installés dans différentes villes creusoises.

En effet, les familles (environ 500 mahorais) qui vivaient majoritairement à Marseille, « remontent » vers la Creuse « pour trouver une meilleure écoute, un accompagnement mais aussi plus de sécurité » explique Chantal Lemasson-Aton, directrice de la mission locale de la Creuse, « mais ces familles arrivent avec beaucoup d’enfants qui ne sont souvent pas les leurs, et elles ont tendance à se regrouper à plusieurs dans un même appartement, et dans un même quartier. A Guéret, préfecture de la Creuse, on retrouve des « îlots » mahorais où tous les jeunes se rendent dans la même école avec une faible maîtrise de la langue française. Nous avons donc pris la décision d’identifier les problèmes et de nous rendre sur place à Mayotte pour une meilleure compréhension de vos réalités ».

« Au niveau de la mission locale, nous nous apercevons que l’arrivée en métropole n’est pas accompagnée d’un projet, ni de projection dans l’avenir. Il faut une préparation en amont qui n’est pas toujours faite. D’autre part, il faut que ces familles et ces jeunes comprennent qu’ils font un long voyage sans garantie de trouver une situation, mais avec un déracinement certain par rapport à leur vie ici ».

Accueilli par le président du Conseil général, Ahamed Attoumani Douchina, André Mavigner dressait un rappel historique de son département soulignant, comme à Mayotte, l’importance des femmes : « c’est une population qui a toujours compté sur les femmes, les hommes suivant une immigration saisonnière pour travailler à Paris, Bordeaux ou Toulouse au 19è siècle, puis partant à la guerre en 1914. Nous sommes maintenant une terre d’accueil pour les étudiants mahorais, pour lesquels nous constatons un taux d’échec très important aux examens professionnels et pour lesquels un travail des vice-rectorats creusois et mahorais est indispensable. Nous sommes aussi une terre d’accueil pour 50 familles mahoraises, monoparentales, avec une maîtrise insuffisante du français. De plus, ces familles n’intègrent pas la vie associative, les mamans ne conduisant pas ».

Même si certains membres de la délégation regrettaient d’avoir été un peu trop bien guidés et de ne pas être allés partout à Mayotte, au terme de la semaine une convention était signée, pour se pencher sur « le sort de ces mahorais qui sont les vôtres, mais qui, à partir de maintenant, sont les nôtres » concluait André Mavigner.

A.L.

Mozambique: Élections au Mozambique: le Frélimo s'impose

Publié le 02/11/2009 à 07:03 par moindjie

Le président sortant du Mozambique, Armando Guebuza
Photo: Carlos Litulo, AFP

Agence France-Presse
Maputo

Le parti au pouvoir au Mozambique, le Frélimo, et son chef, le président sortant Armando Guebuza, étaient largement en tête des élections générales avec 77% des voix, selon des résultats partiels communiqués samedi et portant sur 72% des suffrages dépouillés.

Le Frélimo dirige le pays depuis son indépendance du Portugal en 1975. Il abordait mercredi le scrutin provincial, législatif et présidentiel en position de force.

M. Guebuza a obtenu 77% des voix à la présidentielle, un pourcentage également atteint par son parti au scrutin législatif.

Afonso Dhlakama, le chef du principal parti d'opposition, la Résistance nationale du Mozambique (Renamo), obtenait lui 14% des voix et son parti 15%.

Quant au fondateur du Mouvement démocratique du Mozambique (MDM), le dissident (de la Renamo) Daviz Simango, maire de Beira (la seconde ville du pays), il ne rassemblait que 9% des suffrages des électeurs et son parti 5%.

Les observateurs internationaux se sont félicités vendredi de la tenue «dans le calme» des élections mais ont regretté l'exclusion de candidats de l'opposition dans certaines circonscriptions.

Des observateurs de l'Union européenne (UE) ont qualifié le scrutin de «bien organisé» et de «calme». «La campagne électorale a été généralement plus calme que lors des élections précédentes et a permis la communication de messages constructifs de la part de l'opposition politique», a rapporté la mission de l'UE.

Toutefois, a-t-elle ajouté, «le rejet des listes de plusieurs partis pour les élections législatives et provinciales, conséquence de la complexité du système électoral et de procédures opaques, a débouché sur un choix restreint au niveau local».

Le Mozambique dont les premières élections démocratiques ont eu lieu en 1994, a renouvelé mercredi ses parlements provinciaux, son Assemblée de la République et élu son président.

La Commission électorale a jusqu'au 12 novembre pour publier les résultats définitifs.

http://www.cyberpresse.ca/