Publié le 07/11/2009 à 06:17 par moindjie
Un jeune couple franco-mahorais (Ginette et Madi) se promenant tranquille à la rocade de Mamoudzou fut arrêté par la police pour contrôle d'identité. Le couple n'avait aucun papier avec eux.
Malgré les explications données par Ginette, le garçon est embarqué par la police qui ne s'est même pas donnée la peine de demander les papiers de Ginette.
Comme un malheur, n'arrive jamais seul ce jour là, il y avait un bateau prêt à appareiller pour Anjouan ce qui n'a pas donné l'occasion à Ginette d'aller chercher les papiers de Madi à Mtsamboro (ville située très loin de Mamoudzou)
La seule solution qui lui restait c'était d'accompagner son chéri comme clandestine, mais la police a catégoriquement refusé estimant que Ginette n'était pas comorienne et qu'elle n'avait pas le droit d'aller gratuitement à Anjouan. Vous êtes folle lui lança un Mouzoungou (un blanc) qui assistait à la scène : « Savez-vous les risques encourus pour revenir ici ? » « Vous n'êtes pas sûre de revenir vivante »
Un taximan surnommé Bwana Mdzouani (l'anjouanais), qui suivait ce film, proposa de ramener gratuitement Ginette chez elle sous les acclamations du public.
lorsque Ginette a pris place dans le taxi, les bwénis (femmes) faisant partie du spectacle criaient (en shimaoré) à Bwana Mdzouani : « C'est l'occasion ou jamais, ce n'est pas ta sœur, fait un coup d'Etat à Madi».
Madi prendra t-il le risque de revenir précipitamment demain par kwassa (embarcation de fortune), ou attendra-t-il que Ginette lui envoie ses papiers pour revenir par des moyens légaux ? Ce qui est encore périlleux car Bwana Mzouani est très connu pour être un séducteur invétéré.
La nouvelle s'est répandue très rapidement au village de Madi, et chacun y va de son petit commentaire. Iboura le copain de Madi y voit un coup monté car Ginette avait refusé les avances d'un policier stagiaire originaire de Poitou-Charentes. Ceci explique peut-être cela.
Bwana Mzouani pourra-t-il détrôner Madi ? Ce n'est pas impossible. En tout cas vous serez tenu au courant.
Mhogo Majarou de Mtsanga mbwa
Source : Chissiwa mbouzi
Publié le 07/11/2009 à 06:15 par moindjie
La lettre ouverte des Watwaniya de Magudju à Monsieur l’ambassadeur de France aux Comores
Il y a plusieurs jours de cela, l’ambassadeur de France à Moroni faisait une tournée dans les quartiers de la capitale. Invité par ses amis comoriens, dont « Kiki » (Direction de la Douane nationale/ France Comores Echange) et Moussa Said (Historien), il est officiellement parti visiter les foyers culturels de Badjanani/ CCLB, Mtsangani/ CASM et Magudju/ BARGUM.
Les détracteurs du fameux Kiki, dont le travail actuel consiste à défendre les intérêts français en terre comorienne, ont prétendu à la suite de cette visite qu’il s’agissait d’une manœuvre pour booster sa présence aux prochaines élections, législatives. Se montrer aux côtés des autorités françaises serait une manière pour lui de donner une visibilité à d’éventuels appuis, qui se terrent d’habitude dans l’ombre. Vrai ou faux ? Simple bla bla de détracteur ou réalité qui ne dit pas encore son nom ? Kiki de la République, comme il se fait appeler, serait le dernier joker qu’utilisent les Français à Moroni, avec le Mahmoud patron de la CBE, et quelques autres personnalités moins intrigantes certes, mais toutes aussi troubles dans leurs comportements publics. A se demander s’ils ne confondent pas leurs intérêts avec ceux d’une nation sous contrôle...
Il est probablement temps pour les électeurs de commencer à se poser certaines questions sur ce plan. Nous autres, du Collectif Komornet, qui n’avons pas la science infuse ni l’analyse trop claire, nous nous interrogeons, à priori, et sans vraiment savoir pourquoi, sur ce qui se profile derrière les cancans de la politique comorienne vus depuis Moroni. Sommes-nous en train de jouer à cache-cache avec la France de Sarkosy sous les tropiques au point d’oublier qui nous sommes et pourquoi nous en sommes là ? Que souhaite l’ambassadeur Luc Hallade dans son approche du milieu associatif et culturel comorien à Moroni ? Serait-il en train de distribuer quelques visas aux leaders d’opinion en signe d’amitié pour préparer les minorités de blocage demain contre Sambi ou contre les Mohéliens à l’assemblée ? On ne sait jamais où se niche le fond du cœur dans la relation coloniale à tête banalisée...
Ce qui est sûr, c’est que les Watwaniya de Magudju se sont fendus d’un texte, à l’intention de l’ambassadeur de France en visite, l’interrogeant sur ce qui l’amène dans nos quartiers. Ce texte, dont nous vous rapportons ci-dessous le contenu exact, est en diffusion sur la place publique depuis cette visite. Il commence ainsi :
A Monsieur l’Ambassadeur de France à Moroni
La France, et son action aux Comores, sont l’objet d’une interrogation permanente sur nos places publiques. Nous sommes, nous, citoyens de ce pays, conscients du rapport complexe entretenu par nos dirigeants avec ce qui passe pour être l’ancienne puissance coloniale, bien que nos pas soient encore inscrits dans un processus de décolonisation ratée. Notre regard accroche bien souvent sur la même question, celle de Mayotte la séparatiste, sans que n’éclatent les non-dits de la relation sous domination.
Connaissant cela, et bien d’autres choses, il était nécessaire de saluer la venue du représentant de cette France dans notre quartier par un sentiment de réserve. Que veut-il ? Que souhaite-t-il raconter à la jeunesse de cette ville ? La tradition d’hospitalité du Comorien oblige à s’incliner, et nous n’avons pas de rancœur à exprimer à son égard. Nous nous demandons simplement le pourquoi de ce déplacement à Magudju. Souhaite-t-il nous aider ? A quoi, et à quelles fins ?
Le malheur d’un pays pauvre est de toujours quémander sans trop s’inquiéter de ce qui est donné par la main qui nous sourit. Il nous semble nécessaire de dire à Monsieur l’ambassadeur de France à Moroni que sa présence parmi nous suscite un débat pour le moins intéressant : vient-il en ami ou en ennemi ? De le dire n’empêche pas de bien le recevoir, et nous le faisons en respect de la mémoire des nombreuses victimes du néocolonialisme en ces îles.
Les Comores sont ce pays pauvre sans cesse mis en déroute à cause du maintien de la présence française à Mayotte, et nous ne l’oublions pas. Mais voilà que nous sommes sommés d’applaudir la présence de cette même France dans nos quartiers. Nous demandons à ceux, qui, parmi nous, ont cherché à ce que que Monsieur l’ambassadeur vienne saluer nos mémoires défraîchies, de bien vouloir lui faire entendre nos interrogations, sans que cela ne devienne un crime de lèse-majesté.
Watwania de Magudju
*Rappelons que ce tract a été distribué sous tension à Magudju lors de la visite de l’ambassadeur Luc Hallade dans ce quartier de Moroni. Une des personnes qui tractaient... s’est vue confisquer son tee-shirt sur lequel était marqué ’emblème de Watwaniya (patriote) par les amis (ou nervis) de Monsieur Kiki. Quelques jours plutôt, le même Kiki aurait offert de l’argent à un membre des Watwaniya de Magudju en échange d’un service rendu contre ses propres camarades, à l’occasion de cette virée de Monsieur l’ambassadeur de France dans le quartier. Kiki aurait ainsi voulu prouver son amitié envers la France, en lui servant des têtes d’agitateurs politiques supposés sur un plateau. Vérité ou mensonge ? Moroni raconte tellement d’histoires que nous ne saurons jamais ce qui est de l’ordre ou non de la fiction à deux sous. Nous nous contentons juste de rapporter ce qui est dit ici, et vous laissons maître, vous, cher lecteur, de l’analyse. Que ceux qui ne saisissent pas nos limites dans cette histoire nous écrivent, nous répondrons.
Collectif Komornet Source : http://roinaka.skyrock.com/
Publié le 07/11/2009 à 06:14 par moindjie
Le refus des autorités d'accepter un représentant des familles de victimes du crash de l'AF447 Rio-Paris à la commission d'enquête administrative (dite aussi technique) ne vise pas à rendre opaques les circonstances de l'accident. Il ne s'agit pas de protéger Air France, Airbus ou quelque autre partie prenante. Cela résulte de l'objectif essentiel de cette enquête : améliorer la sécurité. Le cadre de son déroulement est défini par le droit international, plus précisément l'annexe 13 de la convention de l'Organisation internationale de l'aviation civile (OACI).
L'enquête administrative, conduite en l'occurrence par le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) pour la sécurité de l'aviation civile du Bourget puisqu'il s'agit d'un avion français, vise à déterminer les circonstances et les causes certaines ou possibles du drame pour établir des recommandations de sécurité afin de prévenir de futurs accidents. Aucune recherche de responsabilité n'y est directement associée. C'est pourquoi le secret professionnel s'applique, même si les avocats et leurs experts savent parfaitement décrypter les rapports d'étape et le rapport final produits par le BEA. L'enquête technique doit faire progresser la sécurité du transport aérien. Elle ne cherche donc pas à designer des coupables, mais à identifier des défauts matériels ou des processus inadaptés pour y remédier. Ainsi, le BEA peut ne pas faire apparaître dans ses rapports une défaillance si elle ne fait pas progresser la sécurité alors qu'elle serait appréciée à charge par un tribunal.
L'enquête technique progresse généralement plus vite que l'enquête judiciaire
Ce type de demande des familles, soucieuses de comprendre et de faire leur deuil, était déjà intervenue après le crash de Charm el-Cheikh. Elle s'explique. L'enquête technique progresse généralement plus vite que l'autre enquête, celle menée par la Justice qui, elle, doit réunir des accusés pour un procès. Parties civiles, les familles ont ici accès aux dossiers, mais les expertises sont lentes. Le rapport final technique du BEA sur le crash de juillet 2000 du Concorde est paru fin 2001, dix-huit mois après l'accident. La procédure judiciaire débouche seulement le 2 février prochain devant le tribunal correctionnel de Pontoise, dix ans après le drame.
Autre exemple, le point final judiciaire de l'accident du mont Sainte-Odile, survenu en 1992, date de cette année après passage en cour d'appel et renvoi en cassation. Les rapports des autorités avec les familles de victimes peuvent aussi être complexes quand il y a plusieurs nationalités et plusieurs associations, comme c'est le cas pour le crash de l'AF 447. On sait qu'un second rapport d'étape du BEA est attendu courant décembre. Les comptes rendus d'autopsie brésiliens, des études météo américaines, un décryptage de tous les messages ACARS devraient y figurer.
Doute sur l'identité des disparus de Yemenia
Ce secret imposé par l'annexe 13 de la convention de l'OACI pèse aussi sur le crash de Yemenia. Le BEA, ici n'est pas maître d'oeuvre, mais apporte son soutien technique à l'enquête menée par les Comores. La participation financière française (recherches sous-marines notamment) se chiffre en millions d'euros. Or, l'enquêteur principal Mohamed Ali Abdou, régulièrement présent au Bourget où ont été analysés les enregistreurs de vol, maintient une chape de plomb sur les conditions de l'accident. Des informations basiques, comme la composition de l'équipage, la piste en service, les conditions météo précises n'ont toujours pas été publiées. Dans quelques jours, une réunion de synthèse doit se tenir au BEA et serait l'occasion de publier un premier rapport factuel plus de quatre mois après l'accident, si les Comoriens le veulent bien.
La partie judiciaire n'est pas simple non plus, car elle ne manquera pas de révéler la corruption endémique aux Comores*. Dans l'immédiat, l'identité des victimes péries en mer n'est pas établie de manière formelle, car le prêt de passeport ou de carte d'identité se pratique couramment. Des familles ont ainsi été prévenues de la disparition de l'un des leurs pourtant bien vivant à Marseille... La police aux frontières se heurte en effet aux aéroports au délicat problème d'identification des individus des communautés africaines et asiatiques notamment. Le passeport biométrique, quand il sera généralisé, permettra de pallier ces dérives.
*Apparaît parmi les pays les plus corrompus selon www.transparency.org , classé avec le Pakistan et l'Indonésie.
Publié le 07/11/2009 à 06:13 par moindjie
Visitez-vous Îles Seychelles? Comparez prix & critiques d'hôtels avec 60% de sa population vivant en dessous du seuil de pauvreté, Le Président des îles Comores, Sambi, pourra-t-il apporter le changement si essentiel? Nous sommes revenus sur ses promesses électorales et jusqu’à présent, il s’attache à les respecter.
(PRWEB) November 6, 2009 -- Le peuple des Comores (dont le nom officiel est L’union des Comores) paie depuis longtemps pour son passé de violence politique et son instabilité, mais pour la première fois, l’espoir renait pour l’avenir du pays et ses habitants. Même si les Comores ressemblent à un véritable paradis, c’est un pays désespérément pauvre et plus de 60% de sa population vivent actuellement en dessous du seuil de pauvreté. Lorsque le Président Ahmed Abdullah Mohamed Sambi a pris ses fonctions, il s’est fixé comme priorités, la croissance économique et la baisse de la précarité, et il semble vouloir tenir ses promesses. L’éducation est réformée, le système de santé est amélioré et le tourisme est largement encouragé afin qu’il devienne une réelle source de revenus nécessaires à ces îles d’une parfaite beauté picturale.
Le Président Ahmed Abdullah Mohamed Sambi, premier dirigeant élu démocratiquement aux Comores, a réussi à réunifier ces îles en un seul état grâce à un référendum. C’est la première fois qu’un échange de pouvoir se fait dans le calme et dans le respect de la démocratie, et qu’il apporte la stabilité et l’ordre dans un pays à l’histoire troublée. Le Président est déterminé à renforcer la place les Comores sur la carte du monde, et il parcourt inlassablement la planète pour participer à des réunions et à des congrès internationaux afin de plaider sa cause auprès des leaders mondiaux. Il se consacre tout entier à apporter un soutien international et financier au pays afin d’assurer son avenir.
Les relations internationales ont sans nul doute été améliorées. Le Président a établi des relations positives avec les pays européens, américains et particulièrement avec les nations arabes. Le président Sambi a rencontré les plus grands leaders internationaux comme Barak Obama, le Président des Etats-Unis, le Premier Ministre Turc, Recep Tayyip Erdogan afin de promouvoir son pays. Les portes de l’Union se sont ouvertes aux investissements arabes et des fonds commencent à affluer vers le pays, dans le cadre de nouvelles mesures concernant les investissements étrangers, contrôlés de près afin d’éviter toute corruption et tout mauvais usage. Depuis l’élection du Président Sambi, on peut constater les énormes changements des infrastructures du pays. De nouveaux chantiers de construction voient le jour quotidiennement pour améliorer les routes, les écoles, les hôpitaux et les hôtels.
Le peuple des Comores reste encore l’un des plus pauvres d’Afrique et dépend largement de l’aide internationale et des fonds envoyés par ses expatriés. Pourtant, l’espoir d’un avenir meilleur apparait clairement à ce peuple, pour la première fois de son histoire. Le Président Sambi se consacre tout entier à inverser la tendance et s’il parvient à obtenir le soutien international ainsi que des financements, les Comores pourront enfin connaitre les changements dont elles ont tant besoin.
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Publié le 07/11/2009 à 06:12 par moindjie
Harcelé médiatiquement, le président de la République n’entend pas jeter l’éponge. Il persiste et signe, ’’ le 17 mai 2009, le peuple a adopté une Constitution qui rallonge mon mandat de quatre à cinq ans, une thèse confirmée par son directeur de Cabinet et numéro deux du pouvoir. Et à une période où les avis divergent quant à cette volonté délibérée du président Sambi visant à prolonger son mandat à moins de six mois de la fin, il est quasi normal qu’on se demande pourquoi celui qui prétendait ’’incarner’’ l’espoir de tout un peuple joue les prolongations et pousse Moheli à la rébellion. C’est une démarche à haut risque qui nous impose tous la lucidité et la vigilance. C’est une alerte précoce et une prévention car l’avenir semble incertain.
On se rappelle qu’à la veille de sa victoire écrasante, Sambi déclarait :’’ quatre ans, c’est beaucoup pour un président qui sera élu sous la base d’un programme prometteur. Tel est mon cas. Par contre, c’est beaucoup pour un président ’’ nul’’ qui n’a rien à proposer à son peuple pour le sortir de son marasme économique’’. Et cerise sur le gâteau, à la question sur la modification de la Constitution, le président, déclare, je cite : ’’ je jure sur le Coran et la main sur la poitrine que je ne verserai aucune énergie pour changer une Constitution qui nous garantit la paix et la stabilité’’.Fin de citation
A la question de savoir pourquoi le ’’ sauveur’’ a-t-il échoué, c’est l’énigme total. Ayant compris que le peuple comorien aspire au changement après plus de 35 ans d’indépendance , Sambi qui, à travers ses prêches a étudié la nature du Comorien, a réussi à trouver une nouvelle recette pour convaincre les électeurs à le porter à la tête du pays. Et cette recette est composée de la religion et du populisme. Sambi s’est comporté en champion de fabricant de chimères. Mais avions-nous vraiment le choix ?
A son arrivée au pouvoir, Sambi s’est forgé une idée selon laquelle les autres sont à ses yeux, des ratés, des hommes sans foi, des ennemis de la nation, des arrivistes, des malfaiteurs, des voleurs, des incompétents et des égoïstes d’où une haine qui s’est affichée partout à l’égard de ces ’’ennemis’’ de la nation .Dans un élan populiste bien soigné avec la complicité d’une justice à deux vitesses, Sambi a giflé la classe politique. Malheureusement, la déception n’a pas tardé .
Le président Sambi a réussi un autre coup en déclarant qu’il prendra rarement l’avion et enverra ses ministres au compte goutte des rendez vous internationaux importants. Encore de la poudre aux yeux. Il dispose aujourd’hui d’un permis de pilote.Rentré de son premier voyage officiel, Sambi annonce la restitution à la trésorerie publique du reste de ses perdiems pour prouver son honnêteté. Un point de plus pour le Raïs qui manie ses talents populistes pour tromper la vigilance de tout un peuple.C’est autour de ces deux millions de dollars offerts au Raïs par le Roi d’Arabie Saoudite destinés au projet Habitat que nous nous interrogeons tous aujourd’hui. Où sont –ils passés ? Ceux qui ont voté Sambi dans cet élan, se voyaient déjà installer dans ces maisons fantômes qui ne verront jamais le jour, à moins qu’on accorde au président un an de rallonge.
Plus le temps passe, plus les fonctionnaires, ennemis jurés du président accusent des mois d’arriérés de salaire sans aucune force de défense. Mais dans tout ça, les rêves du Raïs envahissent les places publiques et surtout avec ces belles photos qui embellissent la capitale et ces complexes hôteliers qui poussent comme de champignons sur le territoire national à l’instar de Janat El Kamar, au nord de la Grande Comore. Que des rêves ! La démolition de l’hôtel Galawa n’est que la face cachée du bâtisseur.
Le moment fort de ces rêves sans lendemain est le projet de loi sur la’’ Citoyenneté économique’’. Pressé de réaliser son rêve, le président a promulgué cette loi sous un faux numéro. Avec plus de 200 millions de dollars pour cette noble transaction, le président n’a trouvé mieux que de créer une société fantôme ,écran et fictive de travaux publics avec ses amis arabes, une manière de justifier l’utilisation des fonds.
A cela s’ajoute la volonté du président et sa détermination au mépris du peuple comorien de ’’ louer’’ Mayotte à la France et d’accepter en même temps de recevoir sur son île à Anjouan, les Comoriens expulsés de Mayotte.
Dans son chantier dont il est le seul architecte, maître d’œuvre, maçon, ouvrier, Sambi fait et défait une Cour Constitutionnelle qui ne fait qu’obéir aux injonctions du Roi avec la bénédiction du palais.
Convaincu que ni les rêves, ni l’acharnement, ni les effets populistes ne peuvent durer ou générer les fruits de la politique générale politicienne d’un chef d’Etat élu confortablement, le président Sambi a fini par croire en l’existence du ’’ Droit’’ pour s’accrocher au pouvoir, mais de quel ’’ Droit’’ ? A vos claviers, messieurs les juristes.
A homme paradoxal, bilan paradoxal. Projet habitat, investisseurs étrangers, justice, argent, chiisme, citoyenneté économique, location de Mayotte à la France... Chaque fois qu’il a pu, le président Sambi a joué sur l’ambiguïté. Et qui donc peut prétendre qu’il fut tout à fait prophète ou tout à fait incube ? Il est attrapé par son propre jugement. Il restera donc le reflet de nos contradictions.
Pour toutes ces raisons, l’homme auquel ces milliers de Comoriens qui ont envahi le stade Ajao avec l’espoir du changement a échoué et, il faut en tirer les conséquences, ne serait ce que pour permettre à ce monde de vivre dans la paix et la stabilité, à défaut de la révolution verte. Et si ces législatives lui offrent une porte de sortie honorable au lieu d’engager un bras de fer sans lendemain ? La réponse est dans les mains de la Communauté Internationale, actrice principale de l’Accord Cadre Cadre de Fomboni.
Sambi a raté une occasion pour se faire inscrire dans l’histoire politique contemporaine, à l’instar de , Frantz Fanon, Nelson Mandela,Martin Luther King, Mahatma Ghandi.
Ali Mohamed TABIBOU
Source : http://roinaka.skyrock.com/
Publié le 07/11/2009 à 06:11 par moindjie
Les représentants de la Chambre territoriales et Régionale des Comptes ont profité de leur venue à Mayotte pour rencontrer les maires des 17 communes. Informations et débat, sur le thème « il vaut mieux prévenir que guérir ».
Jacques Brana et Francis Nival à l'écoute des maires
Messieurs Jacques Brana et Francis Nival, respectivement président de la Chambre Territoriale et Régionale des Comptes (CRTC) et Procureur prés de la CRTC de La Réunion et Mayotte, étaient invités par le maire de Mamoudzou, Abdouramane Soilihi, afin de rencontrer les maires et les représentants des syndicats Intercommunaux : « la prise en compte des enjeux de l’emploi des fonds publics est cruciale à Mayotte, et ce genre de rencontre doit se renouveler périodiquement » introduisait M. Soilihi.
Francis Nival rappelait les 3 domaines d’intervention de la CRTC, instituée à Mayotte par la loi du 21 février2007 : « les examens de gestion, le suivi des recommandations et le contrôle des actes budgétaires (sur 23 contrôles budgétaires en 2008, 5 concernaient Mayotte). Un des problèmes que rencontre Mayotte est l’évaluation de l’état de ses actifs par la Collectivité pour certifier ses comptes. En prévoyant que les débuts de la décentralisation seraient douloureux ici, j’avais proposé mon aide lors de l’audience solennelle du 19 juin 2008 à Mamoudzou. Car, comme le montre le rapport d’activité 2008, la Chambre a constaté des anomalies dans les comptes de certaines collectivités depuis de nombreuses années, sans que cela n’apparaisse clairement dans les documents fournis aux assemblées délibérantes ».
L’arrêté du 26 avril 1996, rappelé lors de cette rencontre, stipule que pour le maire, « l’engagement comptable doit rester dans les limites des possibilités budgétaires ». « Plusieurs budgets n’étant pas sincères, les collectivités concernées doivent prévoir les crédits nécessaires pour payer les intérêts moratoires pour retard de paiement des commandes publiques. C’est en tout cas le rôle de l’Etat de rappeler la loi pour améliorer la gouvernance » concluait Francis Nival.
« Pour quelles raisons le budget des collectivités est-il déséquilibré ? » interpelle Jacques Brana, « si la crise économique et financière pèse sur les ressources des collectivités en réduisant notamment les recettes douanières, il faut aussi prendre en compte les retombées d’une année électorale qui a incité au dépassement des budgets initiaux, mais il faut aussi y voir les premiers effets de la compétence de la Chambre qui a mis en valeur la santé financière préoccupante de certaines collectivités. La CRTC ne se contente d’ailleurs plus de fustiger, mais propose des suggestions et vérifie leur application ».
« Nos collectivités sont subventionnées à 100 % avec de l’argent qui met 3 ans avant d’arriver dans les caisses, comment résoudre cette équation ? » s’exclame Moulida Soula, président du Syndicat Intercommunal d'Eau et d'Assainissement de Mayotte (Sieam).
Francis Nival : « Il faut améliorer votre gestion de trésorerie. A La Réunion, les chefs d’entreprise disent ne plus vouloir travailler à Mayotte : il faut programmer vos investissements en fonction d’entrée d’argent certaines. De plus, un investissement important est à budgétiser sur plusieurs années pour affiner la gestion. Si vous programmez des investissements lourds sur vos fonds propres, vous aurez des intérêts moratoires à payer ».
« Comment faire pour faire l’état des actifs quand une mairie gère une école primaire construite par une autre collectivité, sur un terrain qui appartient à une troisième collectivité ? » demande Saïd Djanfar Mohamed, politique de la ville.
Francis Nival : « Nous sommes au courant de ces problèmes à Mayotte. Il faut établir une convention entre les établissements public et privé, et résoudre les problèmes liés au foncier ».
« Mayotte ne peut avoir une démarche comparable avec les autres départements : les recettes ne sont pas comparables. Souvent, il nous est reproché l’absence de comptabilité d’engagement, d’inventaire ou de provisionnement, mais les Syndicats Intercommunaux sont difficiles à tenir. Notre problème est l’absence de fiscalité locale » explique Issihaka Abdillah, président du Syndicat Mixte d'Investissement pour l'Aménagement de Mayotte (SMIAM).
Jacques Brana : « Nous le prenons en compte en ayant un référentiel spécial pour Mayotte en fonction des réalités du terrain que nous connaissons ».
« Je souhaite expliquer pourquoi vous constatez une hausse de la masse salariale. Lorsque je suis arrivé, j’ai été obligé de réévaluer les salaires dont certains étaient sous le SMIG qui a lui-même augmenté de 12 %. C’est pourquoi à effectif constant, j’ai une masse salariale accrue dans ma commune » explique Moulida Soula.
Des échanges fructueux pour une seule morale : programmer les investissements en fonction d’entrée d’argent certaines. Il est dommage que 7 maires aient été absents.
A.L.
Publié le 07/11/2009 à 06:10 par moindjie
Une délégation du conseil général de la Creuse vient de passer une semaine à Mayotte. Conduite par son vice-président André Mavigner, celle-ci avait pour objectif de découvrir la région d’origine des Mahorais de la Creuse et ainsi faciliter leur intégration sur place.
“J’admire les mamans mahoraises : tout quitter pour venir s’installer dans la Creuse et élever leurs enfants dans l’espoir d’une meilleure éducation, c’est vraiment courageux”, a déclaré le vice-président du conseil général de la Creuse, André Mavigner vendredi dernier avant de signer la convention qui lie désormais sa collectivité à celle de Mayotte.
En effet, depuis des années de nombreux Mahorais, qu’ils soient lycéens, étudiants ou tout simplement avec leur famille, s’installent dans ce département rural et où la population à l’une des moyennes d’âge les plus élevées de l’Union européenne. Bien évidemment, l’installation de citoyens jeunes et nombreux n’est pas pour déplaire à ceux qui se lamentent de voir les Creusois quitter leur département pour des contrées plus urbaines. Mais la vie à Guéret, Aubusson ou la Souterraine est bien différente de celle de Labattoir, Sada ou Mamoudzou.
“En venant ici, j’ai compris l’importance de l’école coranique et pourquoi les familles mahoraises tenaient tant à habiter toutes dans les mêmes quartiers, car il existe ici une solidarité extraordinaire”, a reconnu André Mavigner. Néanmoins, il a fait remarquer que rassembler tous les Mahorais dans les mêmes établissements scolaires ne les aidaient pas forcément, car leur pratique du français défaillante ne pouvait s’améliorer s’ils ne côtoyaient pas d’autres élèves. Le vice-président du conseil général de la Creuse s’inquiète également quant à la réussite scolaire des étudiants mahorais.
Un travailleur social parlant shimaore pour le département de la Creuse
“Auparavant, ils réussissaient presque tous leurs diplômes. Aujourd’hui pour ceux qui sont en postbac, c’est presque l’échec à 100%. On veut les comprendre pour qu’ils réussissent. Il y a à travailler l’orientation et le choix des filières. Le rectorat de l’académie de Limoges s’y emploie avec nous.” La mission du département de la Creuse visait donc à mieux appréhender la société mahoraise et ses institutions pour pouvoir délivrer un soutien adéquat aux Mahorais de la Creuse.
Ainsi, il est prévu prochainement la création d’un poste au pôle social du département pour une personne maîtrisant le shimaore et qui serait chargée de faciliter l’intégration des Mahorais de la Creuse. L’objectif est également de nouer des liens entre les services des deux collectivités pour envisager des actions communes, notamment en matière de formation.
Ahamed Attoumani Douchina s’est félicité de la venue d’une délégation de la Creuse et a promis que les Creusois seraient accueillis comme chez eux à Mayotte. La convention générale signée entre les deux collectivités officialise donc la relation entre la Creuse et Mayotte. “En signant, on signifie qu’on a pris en compte la situation de cette population. Désormais, on n’a pas le droit de les oublier et nous ferons en sorte que nos services respectifs travaillent ensemble pour cela”, a affirmé M. Mavigner avant d’offrir à M. Douchina un couteau. Celui-ci a donné en échange un coffre en bois.
Faïd Souhaïli
André Mavigner offre un couteau à Ahamed Attoumani Douchina. “Pour ne pas couper l’amitié, il faut donner une pièce en échange”, a-t-il affirmé à son hôte d’une semaine. M. Douchina a donc dû fouiller dans ses poches pour remplir sa part du contrat.
Publié le 07/11/2009 à 06:09 par moindjie

Léchec de la mission menée, le 28 octobre dernier, par la Direction nationale de la sûreté du territoire (Dnst) à Mayotte dans le cadre d’une opération d’enrôlement et d’identification des ressortissants Comoriens résidant dans l’île sœur, montre à quel point les questions de circulation des personnes restent sensibles dans cette partie convoitée de notre territoire. Les responsables de la Dnst à Moroni, se disent étonnés de ce “revirement” de dernière minute des autorités françaises en place dans l’île ; alors que la mission avait trouvé l’approbation de Paris. “Contrairement à ce qui a été convenu dans l’accord, les autorités préfectorales de l’ile ont refusé d’annoncer notre présence et de mettre à notre disposition un local en dehors de la préfecture. Des gestes dont l’objectif était de saboter notre travail”, a déclaré Mirhane Bourhane du Ministère comorien des Relations extérieures et chef de la mission. “Les autorités préfectorales ont laissé entendre que dans le cadre de notre travail, tous les dossiers devaient être examinés par un de leurs agents. Ce qui laissait à penser que ce sont les autorités françaises qui allaient décider qui est comorien et qui ne l’est pas”, a-t-il ajouté.
Cette tentative d’ingérence a précipité le départ de la mission. Les autorités de l’ile auraient soupçonné une opération d’identification des comoriens des trois autres iles qui résident à Mayotte depuis plus de cinquante ans. Ces dernières ont, aux yeux des autorités mahoraises le statut de “clandestins”. “Ces soupçons sont infondés ; puisque nous avions posé comme préalable pour l’octroi d’un passeport la présentation d’un justificatif de domicile dont un avis d’imposition, factures etc. Donc je ne vois comment peut-on parler d’enrôlement de clandestins”, a déclaré Abou Achirafi, Contrôleur général de la Dnst. Ce sentiment de suspicion n’est-il pas fondé sur le fait que cette opération d’identification risquait de révéler au grand jour la vérité sur le nombre de comoriens des autres iles résidant à Mayotte ? Il y a environ 50 à 70 milles comoriens des autres iles résidant à Mayotte, selon des sources comoriennes et mille cinq cent à deux milles à la Réunion. Le ministère français des Affaires étrangères a expliqué cet échec dans une correspondance, en date du 28 octobre 2009, adressée au ministre comorien des Relations extérieures que “l’opération ne visait qu’à faciliter dans l’urgence la participation au Haj des citoyens comoriens résidents dans l’île. Il ne s’agissait en aucun cas de la mise en œuvre générale d’une proposition comorienne de délivrance de document biométrique à Mayotte”. Par contre cette proposition aurait été évoquée dans le cadre du Groupe de travail de haut niveau (Gthn), reconnaissent les autorités françaises dans cette missive, mais elle est restée “non tranchée”. Par ailleurs, il est important de rappeler que dans le cadre du même accord des agents de la Dnst sont dans l’ile de la Réunion pour les mêmes opérations d’identifications des comoriens qu’y résident. D’autres opérations de ce genre ont déjà été menées par les services de migration comorienne à Madagascar, en Egypte, à Dubaï, en Tanzanie, à Marseille et Paris. Kamardine Soulé
Source : Al-watwan N° 1437 du 6 novembre 2009
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Publié le 07/11/2009 à 06:07 par moindjie
Le Vendredi 06 Novembre, le Conseil Interministériel de l'Outre-mer (CIOM) a publié les décisions prises suite aux Etats Généraux de l'Outre-Mer.
Présentation des décisions communes aux Outre-mer
Présentation des décisions par territoires
Présentation des décisions communes aux Outre-mer
Des mesures transversales
En proposant l'organisation des Etats Généraux de l'Outre-mer (EGOM) le 19 février 2009, le Président de la République donnait le coup d'envoi de la plus vaste consultation jamais réalisée outre-mer.
En Guadeloupe, à la Réunion, en Guyane, en Martinique, à Mayotte, à Saint-Pierre-et-Miquelon, en Polynésie Française et dans l'hexagone, tous les Outre-mer ont mené ce travail de réflexion collective en élaborant des propositions pour l'avenir. La Nouvelle-Calédonie, insérée dans sa propre dynamique depuis les accords de Nouméa, n'a pas souhaité participer à cette démarche pour ne pas fragiliser la démarche de transferts de compétences en cours et à venir.
Entre le 15 avril et le 31 juillet dernier, selon une périodicité et une méthodologie fixées localement, ces rencontres ont suscité maintes prises de position passionnées et donné lieu à des échanges particulièrement utiles. Des centaines de réunions ont rassemblé plusieurs dizaines de milliers de participants, mêlant élus locaux et citoyens anonymes, acteurs économiques et milieux associatifs, professionnels de l'éducation et de la culture et représentants institutionnels et parents d'élèves, enseignants, lycéens, collégiens.
D'une manière générale, les participants ont exprimé leur souhait que la situation change, que les relations avec la métropole connaissent un tournant. Au-delà des mesures normatives, financières et techniques qui en découleront, il est capital d'entendre le message récurrent des populations locales qui aspirent à un mieux être que traduit aujourd'hui la revendication d'un nouveau modèle de développement.
Au fur et à mesure des débats et forums organisés dans chacun des territoires ayant pris part à l'exercice, cette aspiration massive au changement s'est traduite par des idées forces qui sont apparues, de plus en plus nettement, dans une configuration et selon une intensité propres à chaque collectivité. Il est d'autant plus important de les relever qu'elles donnent le sens et la direction du mouvement d'ensemble qui se dessine sous nos yeux dans les outre-mer, par la volonté des hommes et des femmes qui y vivent. Certaines ne sont pas véritablement nouvelles. D'autres sont relativement inédites. Dans tous les cas, les unes et les autres apparaissent aujourd'hui beaucoup plus consensuelles. Ces idées forces forment un logiciel qui permet de penser ensemble et de relier les propositions émanant d'un même territoire ainsi que, dans une certaine mesure, les différents projets territoriaux entre eux. Elles en expriment la transversalité et en assurent la cohérence. Elles leur confèrent aussi une meilleure lisibilité et, sans doute, une plus grande rationalité.
Les projets territoriaux dégagent au moins cinq orientations fondamentales susceptibles de moderniser la relation des outre-mer avec la métropole et réciproquement :
« Etre soi-même au sein de la République ».
En complément du principe d'égalité, le principe d'identité passe aujourd'hui au premier plan des souhaits et des consciences. Par sa récurrence et son intensité, il traverse de part en part les « paquets » de propositions locales. La diversité des outre-mer est irréductible. Chaque territoire est une entité spécifique. Les protocoles ne sont pas superposables. Dans tous les compartiments de l'action publique, il s'agit d'administrer la différence, en privilégiant autant que nécessaire des politiques publiques sur-mesure plutôt que des dispositifs prêt-à-porter. Pour ce faire, les citoyens et leurs représentants souhaitent devenir des acteurs à part entière du développement de leurs territoires respectifs.
« Prendre une plus grande part dans la gestion publique des affaires locales ».
Dans des termes propres à chaque territoire, ce principe de responsabilité est partagé par des acteurs locaux qui aspirent à jouer un rôle accru et à une meilleure représentation dans la conception, la décision, la mise en oeuvre et l'évaluation des politiques publiques. Ce primat donné à la proximité est perçu à la fois comme un garant de la démocratie et des politiques locales. Il s'agit de trouver de nouveaux équilibres, en rapprochant les citoyens de ceux qui prennent les décisions. De même, il s'agit de simplifier un dispositif institutionnel particulièrement complexe aux yeux des citoyens qui voudraient être davantage associés aux décisions qui ont un impact direct dans leur vie quotidienne.
« Etre acteur d'un développement endogène et durable ».
Prolongement logique des principes d'identité et de responsabilité, cette aspiration revêt une double dimension : d'une part, elle traduit la volonté locale de jouer un rôle actif dans un processus de revitalisation économique perçu comme capital et urgent ; d'autre part, elle exprime la qualité d'un développement conçu comme endogène et durable. Par là-même, il s'agit de favoriser une formule de développement susceptible de réduire l'extrême dépendance économique des outre-mer tout en répondant au défi de concilier la protection et la mise en valeur de l'environnement.
« Construire ensemble une République plus fraternelle ».
Cette demande de fraternité revêt un relief particulier pour les citoyens français d'outre-mer qui ont le sentiment, diffus mais tenace, d'être tenus en marge de la République. Selon la belle formule de Jean Cocteau, il est urgent de « passer d'un regard qui dévisage à un regard qui envisage ». Pour faire évoluer ces représentations collectives qui affectent les perceptions réciproques, il s'agit aujourd'hui de favoriser le changement du regard de la France sur les outre-mer, celui des outre-mer sur la France mais aussi celui des outre-mer sur eux-mêmes. A ce titre, un puissant élan doit être donné à la politique éducative, par le biais des programmes scolaires et universitaires, et par celui de l'éducation artistique et culturelle à l'école, pour permettre à la jeunesse une appropriation de l'histoire, de l'environnement, des langues, des pratiques sociales et des expressions artistiques, tout un héritable de racines dont la connaissance pourra engendrer les fruits neufs de l'avenir.
« S'appuyer sur un Etat qui joue pleinement son rôle ».
Il y a une forte attente d'un Etat renforcé, d'un Etat régulateur. Cette demande d'Etat adopte des formulations différentes : déconcentration, utilisation par le Préfet du pouvoir de substitution en cas de carence, renforcement de la mission d'appui, de conseil. Plusieurs ateliers désignent les services de l'Etat qui devraient être renforcés pour les rendre plus adaptés aux besoins du terrain, mais aussi encore davantage garants de l'intérêt général et de l'ordre public
Présentation des décisions par territoires
Conseil Interministériel de l'Outre-Mer
Mesures du CIOM déclinées par territoire
La Guadeloupe
Les Etats généraux de l'Outre-mer ont été lancés en Guadeloupe le 27 mars 2009. Huit ateliers ont été constitués pour traiter les huit thèmes arrêtés par le Président de la République, en liaison avec les élus locaux.
Le rapport final constate :
. une référence fréquente, dans les travaux, aux besoins de synergie, de complémentarité, de mutualisation ;
. le besoin de simplifier le fonctionnement de nombreuses institutions ;
. une volonté de dépasser l'individualisme pour aller vers des modèles d'organisation plus collectifs.
Le rapport final, qui repose sur l'idée que la fierté d'être guadeloupéen s'accompagne d'une volonté de bien vivre en Guadeloupe et de s'ouvrir aux mondes, présente les priorités sous la forme de quatre points clés : la reconnaissance de l'identité guadeloupéenne est majeure et structurante ; la Guadeloupe veut mettre en avant la qualité de vie ; restaurer la confiance et le respect est indispensable ; l'éducation et la formation sont au coeur des actions de modernisation
Guyane
Les Etats Généraux de l'outre-mer ont été lancés officiellement le 16 avril 2009. Huit ateliers ont été constitués pour traiter des huit thèmes arrêtés par le Président de la République, en liaison avec les élus locaux;
Le rapport final constate :
. la concentration de la population sur une faible partie du territoire alliée à une forte progression démographique, un étalement urbain excessif, un réseau de transport lacunaire.
. un marché du travail qui se caractérise par un sous-emploi massif et une large part des chômeurs sans qualification ;
. sur le plan économique, le rapport note la dépendance économique vis à vis d'un nombre réduit d'activités, le manque de capitaux, des situations d'oligopoles voire de monopole ;
. La faible insertion dans l'environnement régional ne contribue évidemment pas à corriger ces travers.
Le rapport final présente les priorités de la Guyane sous la forme de « quatre grands axes »
. Produire la connaissance et former les hommes ;
. « Booster » le développement économique ;
. Promouvoir la diversité, la culture, la mémoire pour construire une identité et un avenir commun ;
. Faire le choix d'une gouvernance moderne.
Martinique
Les Etats généraux de l'Outre-mer ont été lancés en Martinique le 18 avril 2009
Huit ateliers ont été constitués pour traiter les huit thèmes arrêtés par le Président de la République, en liaison avec les élus locaux. Le rapport final constate :
. que le débat visait à permettre aux Martiniquais de définir un projet de société pour la Martinique, prenant en compte les revendications populaires avec un objectif de modernisation sereine du rapport avec la France ;
. que la Martinique est à la croisée des chemins, si elle veut tendre vers un développement endogène et harmonieux ;
. que la Martinique vit un paradoxe économique où se côtoient confort social et chômage particulièrement élevé, dans un contexte d'affaiblissement de la solidarité traditionnelle ;
. que tout projet de développement ne peut prospérer sans valoriser l'identité culturelle martiniquaise et rétablir la confiance, notamment chez les jeunes ;
. que les Etats généraux ont cherché à proposer de modifier des règles du jeu, dans un but d'efficacité et de tolérance, sans exclure telle ou telle catégorie sociale ou économique
Mayotte
Les états généraux de l'outre-mer ont réuni à Mayotte l'ensemble de la classe politique, les collectivités territoriales et les organisations socio-professionnelles, dans le prolongement de la réflexion conduite en amont de la consultation populaire du 29 mars 2009 relative à la départementalisation de l'île, approuvée à plus de 95 % de la population.
Ils ont constitué l'occasion d'ouvrir la réflexion sur les modalités de déclinaison, par des propositions très concrètes, des grandes orientations fixées par le « Pacte pour la départementalisation », dans le champ du pouvoir d'achat, de la structuration des filières agricoles, de la mise en valeur des réserves foncières, ou encore de la formation.
. La réflexion s'est organisée autour d'un comité de pilotage réuni par le préfet, en présence des parlementaires, des représentants des principaux partis politiques, des présidents de chambres consulaires et des partenaires sociaux. Elle s'est déclinée à travers la réunion hebdomadaire de 8 groupes de travail (« formation des prix », « productions locales », « foncier », « développement économique et emploi durable », « dialogue social », « formation », « insertion régionale », « identité, mémoire et culture »), présidés par l'un des membres du comité de pilotage, et largement ouverts à la société civile. Huit réunions publiques ont également été organisées entre avril et juin 2009 dans les principales communes du département. Enfin, le conseil général de Mayotte a délibéré sur les propositions formulées, à l'occasion d'une session extraordinaire tenue le 28 octobre 2009. Au total, ce sont plus de 2000 personnes qui ont participé aux ateliers et/ou aux réunions publiques, dans un climat constructif et très participatif.
. Les propositions formulées à l'issue de ces états généraux confirment le fort attachement des mahorais à la convergence rapide vers le droit commun (notamment dans le champ social ou salarial), et les attentes fortes qui persistent à s'exprimer à cette fin dans l'intervention de l'Etat, et, prochainement, de l'Union Européenne. Elles laissent apparaître cependant le souhait de nombreux mahorais de préserver et de valoriser un certain nombre de spécificités et d'atouts locaux, au nombre desquels l'autonomie douanière et fiscale de la collectivité, les traditions culturelles et religieuses. La question de l'insertion de Mayotte dans son environnement régional demeure une question sensible, le processus étant moins perçu à ce jour comme une force pour accompagner le développement social et économique de l'île que comme un facteur de déstabilisation (immigration, crainte d'une « mise sous tutelle » par La Réunion, etc.). La réflexion engagée au sein des différents ateliers a fait émerger de très nombreuses propositions, dont la concrétisation relève pour partie de la seule mobilisation des acteurs locaux, quand d'autres supposent un appui du niveau national, notamment par la mise à disposition de moyens adaptés.
Métropole
Le Délégué Interministériel pour l'égalité des chances des Français d'outre-mer a lancé les Etats généraux des ultramarins de l'Hexagone le 22 avril en présence du Ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales et du Secrétaire d'Etat chargé de l'outre-mer.
Le comité hexagonal des Etats généraux a présenté ses rapporteurs et les thématiques des 14 groupes de travail. Après un grand débat public le 9 juin 2009 qui a réuni plus de 800 personnes et au cours duquel les rapporteurs ont présenté un bilan à mi-étape, plusieurs réunions publiques en juin et juillet se sont tenues en régions et dans des villes de l'Ile-de-France où réside un grand nombre d'ultramarins : Bordeaux, Epinay-sur-Seine, Clichy la Garenne, Trappes, Drancy, Vigneux-sur-Seine, Marseille, Toulouse, Nantes, Lyon, Rouen, Drancy et Meaux.
Des groupes de travail ont été mis en place dans chaque département des villes citées ci-dessus pour recueillir les propositions de la population ultramarine. Dans les quatre régions : Provence Alpes Côte d'Azur, Rhône-Alpes, Gironde et Pays de la Loire, les groupes de travail ont regroupé les ultramarins de l'ensemble de leurs départements.
Polynésie française
Les Etats généraux ont été pilotés par le comité d'organisation et organisés par le comité opérationnel chargé de suivre régulièrement l'état d'avancement des travaux.
La Présidence a mis à disposition les moyens techniques et humains nécessaires à la tenue de ces Etats généraux. L'Etat est venu en appui de la collectivité : appui logistique, rémunération d'une partie des équipes d'assistance, prise en charge des frais relatifs aux déplacements dans les îles. Les communes ont également apporté un appui logistique.
Un site Internet et un répondeur téléphonique gratuit ont été spécifiquement mis en place, et un « Livre blanc », destiné à recueillir les remarques, suggestions et propositions des Polynésiens a été distribué dans toutes les communes.
Des déplacements dans chaque archipel ont été organisés afin que toute la population, même la plus éloignée, puisse s'exprimer. La Polynésie française est peut-être la seule collectivité où une telle organisation tripartite Etat/Pays/société civile a été retenue.
Elle a permis à l'Etat de participer au processus de consultation et de surmonter les importantes contraintes liées aux délais impartis et à l'éclatement géographique des archipels (notamment pour organiser des réunions dans toutes les communes).
Saint-Martin
Les travaux des Etats généraux de l'outre-mer (EGOM) dans la collectivités de Saint-Martin ont été officiellement lancés le 15 avril 2009 par le préfet délégué auprès du représentant de l'Etat, lors d'une réunion de présentation à la presse locale de cette consultation et notamment des ateliers constitués pour cette occasion.
Certains thèmes retenus pour les DOM, comme celui de la gouvernance et des institutions locales, n'apparaissent pas pertinents pour la collectivité de Saint-Martin, compte-tenu de sa récente évolution statutaire.
Par ailleurs, le conseil territorial est d'ores et déjà engagé dans un certain nombre de réflexions qui concernent des sujets relevant de la compétence exclusive de la collectivité et non celle de l'Etat (développement touristique notamment). Enfin, la réalisation d'un certain nombre d'équipements structurants devrait être abordée dans un autre cadre, contractuel et pluriannuel associant l'Etat et la collectivité.
Saint-Pierre-et-Miquelon
Les Etats généraux de l'outre-mer se sont tenus à Saint-Pierre et Miquelon du 15 au 23 juin dernier, sous la forme de cinq réunions publiques.
Quatre réunions se sont tenues à Saint-Pierre et ont porté sur les thématiques successives suivantes :
« Identité et Environnement régional » (atelier présidé par le sénateur Denis DETCHEVERRY)
« Economie et développement » (atelier présidé par le président du Conseil territorial Stéphane ARTANO)
« Travail, emploi et formation » (atelier présidé par la députée Annick GIARARDIN).
Une cinquième réunion s'est tenue à Miquelon et a porté sur l'ensemble de ces thématiques. On a retrouvé parmi les participants les principaux élus de l'archipel et de nombreux socio-professionnels.
Chacun des ateliers a donné lieu à un compte-rendu rédigé par les chefs de services de l'Etat compétents puis validé par chaque président.
Les synthèses des ateliers ont été publiées au niveau local par le biais d'un numéro spécial de la lettre de l'Etat, ainsi qu'au niveau national via le site internet des états généraux. Les propositions concernent le statut de l'archipel, et la remise à plat de la desserte maritime des territoires. Le développement des relations avec le Canada ; la promotion de l'emploi.
Pour en savoir plus
Les décisions spécifiques aux territoires
Contact presse :
Secrétariat d'Etat chargé de l'Outre-mer
Publié le 07/11/2009 à 06:05 par moindjie
Rendez-vous tout le week-end au parc des expositions
La 25ème édition du Salon International du Tourisme et des Voyages (SITV) qui a ouvert ses portes vendredi matin au Parc d'Exposition de Colmar, a choisi Mayotte comme invité d'honneur. Grande nouveauté 2009 : la naissance de Solidarissimo, le 1er salon du Tourisme et de l’Economie Solidaire.
Le jardin de Mahorè / DR
Ce week-end, faite le plein d'idées voyages ! Le 25e Salon international du tourisme et des voyages (SITV) a ouvert ses portes vendredi matin au parc-expo de Colmar.
Plus de 500 exposants (dont 54 % de nouveaux venus par rapport à l'édition précédente) vous attendent pour vous présenter une palette de séjours répondant à tous les goûts et tous les budgets.
Cette année, c'est l'île de Mayotte, 101ème département français, qui est la destination invitée d'honneur.
Au programme : animations folkloriques riche en couleurs, conférences, scénographie révélant les atouts de l’île autour de la nature, de la culture et du lagon et un restaurant proposant des recettes mahoraises.
Plus d’une quarantaine de prestataires, hôteliers, clubs de plongée, agences de voyages réceptives, animeront en permanence un espace de plus de 1 000 m² dans le Hall 4.
Nouveau Solidarissimo
Par ailleurs, nouveau cette année, en partenariat avec l’ONG Tourisme Sans Frontières et parrainé par le Ministère des Affaires Etrangères et Européennes, le SITV inaugure un nouvel espace dans le Hall 5 dédié au tourisme et à l’économie solidaire : Solidarissimo.
Celui-ci regroupe une cinquantaine d’exposants d’horizons divers : des agences de voyage, des organismes basés sur le volontariat et la micro-finance ou impliqués dans la coopération internationale et dans le commerce équitable.
Pour en savoir plus : www.sitvcolmar.com