Publié le 20/11/2009 à 06:57 par moindjie
Cours dévises - Le bulletin des taux de change publié jeudi par la Banque pour l'industrie et le commerce (BIC-BNP Paribas) de Moroni a révélé une stabilité du franc comorien par rapport au dollar américain et une baisse de la livre sterling.
Quant au taux de change du dollar canadien, il a également enregistré une hausse tandis que celui du franc suisse est resté presque au même niveau de mercredi.
Voici les taux de change :
Monnaie Achat Vente Dollar américain 308 354 Livre sterling 514 591 Franc suisse 303 348 Dollar canadien 295 339 Euro 491,96 491,96.
Publié le 20/11/2009 à 06:56 par moindjie
Le pays où le ridicule ne tue pas
Il existe un proverbe populaire qui dit : "a beau mentir qui vient de loin", mais tout compte fait, à bien réfléchir la citation suivante conviendrait encore mieux pour accrocher le lecteur potentiel : "Les peuples ont les dirigeants qu’ils méritent !" Montesquieu (De l'esprit des lois, 1748). Nul besoin de méditer sur cette phrase du philosophe français. Je n’ai pas l’ambition ni la compétence nécessaire de le faire. Lui-même s’en est chargé dans son œuvre "Défense de l'esprit des lois" publiée en 1750.
Toutefois, il est important de rappeler que ce philosophe est un des penseurs de l’organisation politique et sociale sur laquelle les sociétés modernes s’appuient. Il a notamment travaillé sur la répartition des fonctions de l’état, postérieurement appelée "séparation des pouvoirs : législatif, exécutif et judiciaire".
Par défaut, l’homme a pour passion naturelle la quête du pouvoir. Selon Montesquieu " il n’y a de danger que l’abus du pouvoir dont celui qui en dispose est naturellement porté. Il convient dès lors d’organiser les institutions pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir. Il faut que par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir".
Aux Comores, tous les pouvoirs qui défilent, organisent les institutions pour justement bien asseoir leur emprise. Depuis son accession à l’indépendance, notre pays assiste constamment et sans exception aucune, à des révisions et changements de notre constitution, pardon de nos constitutions, par le pouvoir en place. Sommes-nous par nature instables ? Parviendra-t-on un jour à avoir une réponse à mon questionnement ? Et sur quelle théorie se baserait-on pour expliquer ce besoin incessant ?
En ces temps actuels où on parle tellement des inquiétudes suscitées par les changements climatiques, et où les instances compétentes alertent les dirigeants de la planète, je serais tentée de chercher une explication sur la théorie des climats.
Je fais référence à l’ouvrage de Ibn Khaldoun, (1331-1406) historien maghrébin d’origine yéménite, dans la première section sur "La civilisation en général" des Muqaddima (ou Prolégomènes de l’histoire universelle) écrites en 1377; il consacre son troisième discours préliminaire entre autres à l’influence exercée par l’atmosphère sur le teint des hommes et sur leur état en général, en plus de dédier le quatrième à l’influence par l’air sur le caractère des êtres humains.
Dans la recherche des explications par le climat, Montesquieu professe une théorie controversée sur les climats, qui serait un facteur de comportement des peuples. Selon sa pensée, "le climat pourrait influencer substantiellement la nature de l’homme et sa société…". Il va jusqu'à affirmer que certains climats sont supérieurs à d’autres, le climat tempéré de la France étant idéal…" (Sic)
Dans sa logique, il croit qu’il y aurait même une différence de comportement entre le climat du nord de la France et celui du sud et il dit : "…Approchez des pays du midi, vous croirez vous éloigner de la morale même; des passions plus vives multiplient les crimes…" (Livre XIV, chap.11).
Dans notre pays il existe un phénomène inquiétant, qui consiste à nous prendre nous autres administrés pour des êtres dépourvus de tout jugement ou pire pour des personnes sans curiosité intelligente. La duperie dans laquelle on baigne la population comorienne a atteint un paroxysme qu’il m’est difficile de taire, et il m’est un devoir moral d’éveiller la conscience de mes compatriotes qui liront mon propos.
Au début de ce mois d’octobre, un formidable tapage bien médiatisé a été mené sur la découverte de gisements de richesses souterraines dans notre pays. L’étude aurait été menée par des équipes techniques venues de la République Islamique d’Iran. J’ai bien peur que cela nous conduise inexorablement à des espoirs et à des passions connus dans une histoire très récente. Et quand bien même cela s’avérait véridique et exploitable, je ne crois que c’est cela qui apporterait bonheur et prospérité aux Comores.
Dans notre continent, on connaît des pays qui regorgent de richesses en pierres précieuses et en pétrole. Est-ce pour autant que ces pays vivent dans l’opulence ou affichent un indice de développement humain enviable ! On connaît le Gabon, la République démocratique du Congo, le Nigeria et j’en passe…; dans notre sous-région Madagascar possède des minerais de pierres précieuses.
Montesquieu, sur sa prise de position relative aux richesses naturelles des pays d’Afrique, a fait un constat : "ils sont en abondance des métaux précieux qu’ils tiennent immédiatement des mains de la nature. Tous les peuples policés sont donc en état de négocier avec eux avec avantage; ils peuvent leur faire estimer beaucoup de choses de nulle valeur, et en recevoir un très grand prix". (Livre XXI, chap.II).
Je suis bien convaincue que tout doit reposer sur la bonne gouvernance prônée par nos partenaires internationaux, et plus particulièrement par le système des Nations-unies. En dépend notre crédibilité nationale.
La citoyenneté comorienne a été vendue ! Pour quelles raisons ? Soi-disant pour des raisons économiques ! En contrepartie, notre pays était censé collecter des dividendes qui seraient réinvestis dans les différentes infrastructures hôtelières, routières, aéroportuaires etc., etc. Qu'en est-il de toutes ces promesses et de ces beaux discours ? Des panneaux, des panneaux et des panneaux; et à force d’en voir on est tombé dans le panneau !
Pas d’investissements connus sur des structures non existantes dans notre pays, pour que cela constitue une valeur ajoutée au système économique comorien (production, innovation…). Mais au contraire ces prétendus investisseurs s’approprient des domaines déjà occupés par des opérateurs comoriens, suscitant ainsi un sentiment d’occupation et plus grave de rejet de l’étranger, sentiment qui contraste avec le caractère hospitalier bien connu des Comoriens.
Même la Société nationale des télécommunications n’est ni épargnée, ni même défendue par nos autorités. On laisse faire ! Pourquoi ces investisseurs ne s’intéresseraient-ils pas plutôt à la Ma-Mwe ? Notre société d’électricité qui devrait nous fournir de l’énergie, base de tout développement économique et du bien-être social, et cela sans interruption !
Parce que tout simplement tout le monde sait que ce n’est pas une structure qui rapporte de l’argent frais à court ou à moyen terme ! Que les moteurs trop vieux demandent à changer constamment des pièces ! Sans compter le coût du carburant à supporter, alors que les recouvrements ont du mal à se faire ! Et chacun également est d’accord pour dire cette société s’avère être un véritable gouffre et que la gérer relève du sacerdoce et d'une gymnastique psychologique !
La pose de la première pierre du village touristique a été saluée par des youyous et des cérémonies en grandes pompes par toute la population du nord de l’île de Ngazidja, il y a déjà plus de 18 mois. Cette partie de l’île, bien propice aux activités liées à l’industrie du tourisme, espérait ainsi redécouvrir les opportunités économiques similaires à celles qui étaient générées au temps de l’existence du Galawa. Pour l’histoire, un commerçant de la place me disait qu’à l’époque il écoulait sans difficulté 100 sacs de riz basmati de 50kgs par mois. Après la fermeture du complexe, c’est à peine s’il arrivait à en vendre 7 sacs, pour la même période.
Les travaux sur la corniche de Moroni devront en principe démarrer à la fin de l’année 2009, selon le porte-parole de la Comores gulf holding (CGH). Nous, citoyens spectateurs et non bien entendu acteurs, contemplons cette superbe marina trompe l’œil, et nous nous en rinçons l’œil à chaque fois qu’on y passe devant ! Telles sont les joies du peuple candide. Mon Dieu que c’est beau !
Mme Hissane Guy,
Citoyenne toujours sceptique
Publié le 20/11/2009 à 06:55 par moindjie
Transport aérien - La compagnie aérienne privée kenyane, African Express, a inauguré mercredi son vol reliant les capitales comorienne, Moroni, et kenyane, Nairobi.
Les deux vols hebdomadaires de la compagnie transiteront par Mombasa, la deuxième ville du Kenya.
A Moroni, African Express sera représenté par une société comorienne de prestation de services d'assistance au sol, Com Air Assistance.
Pana
Publié le 20/11/2009 à 06:52 par moindjie
Arrêté mardi en fin de matinée, Saïd Larifou, le leader du parti Ridja a été déféré, hier, au parquet où il a procédé à une citation à comparaitre pour le 24 décembre prochain afin de répondre au délit d’ « offense au chef de l’Etat » que lui reproche la justice.
Il sera relâché tout de suite après cette audition auprès du procureur, « sans aucune restriction », a tenu à préciser cet avocat. Il n'aura, donc, passé que 24 heures de garde à vue dans les locaux de la brigade de recherche de la gendarmerie nationale des Comores.
Selon, cet avocat franco-comorien, le motif de son arrestation serait d'avoir qualifié le président de l'Union des Comores, A.A. Sambi, de « mécréant ». Des propos qu'il aurait tenus dimanche dernier lors du meeting de lancement de la campagne du candidat Ibrahim Ali Mzimba. Se basant sur le fait que la campagne électorale pour les législatives se tient au même moment que le pèlerinage à la Mecque, Larifou, aurait notamment signifié que cela « n'est pas digne pour un pays musulman ».
« La convenance serait que nous prions en même temps que nos familles qui sont sur les lieux saints de l'islam », a-t-il déclaré à sa sortie du bureau du procureur devant une foule composée de ses partisans. « Nous avons été arrêtés parce que nous avons dit la vérité, mais cela ne nous fera pas peur », a-t-il ajouté.
Accompagné de ses partisans, cet avocat et leader politique a regagné le siège de son parti situé à près de 500 mètres du palais de justice à pied. « La répression ne peut faire taire la réalité. Elle ne fait que nous renforcer dans notre détermination. Ce qui effraie ce pouvoir c'est l'échéance de 2010. Nous ne lâcherons pas la pression », nous a déclaré Saïd Larifou au siège de son parti. Interrogé sur le traitement qui lui a été réservé lors de sa garde à vue, le leader du parti Ridja, a indiqué qu'il était brutalisé. « J'ai fait l'objet de pression psychologique », a-t-il mentionné sans plus de précision.
F.A.
Publié le 20/11/2009 à 06:51 par moindjie
Le Conseil des ministres de la Communauté d’Afrique de l’est tient sa 19e réunion ordinaire mercredi à Arusha, en Tanzanie, en prélude au 11e Sommet des chefs d’Etat.
Les Président Jakaya Mrisho Kikwete de la Tanzanie, Yoweri Museveni de l’Ouganda, Mwai Kibaki du Kenya, Paul Kagame du Rwanda, Pierre Nkurunziza du Burundi, Amani Abeid Karume de Zanzibar participeront au sommet prévu le 20 novembre prochain.
Des chefs de secrétariat de plusieurs organisations régionales et internationales figurent parmi les dignitaires étrangers de haut niveau attendus à Arusha pour l’événement de la Communauté d’Afrique de l’est.
Au cours du 11e sommet, les dirigeants de la Communauté d’Afrique de l’est recevront un rapport d’activité du Conseil des ministres sur les activités de la Communauté portant sur la période avril 2009 à novembre 2009.
Ils recevront également un rapport sur la marche à suivre pour la création de la fédération politique de la Communauté d’Afrique de l’est, ainsi qu’un rapport sur les progrès vers l’établissement de l’Union monétaire de la Communauté d’Afrique de l’est.
Le sommet aussi examinera un rapport sur la finalisation des négociations sur le Protocole portant création du Marché commun de la Communauté d’Afrique de l’est.
On s’attend à recevoir également un rapport sur le développement d’un Programme régional pour l’emploi des jeunes et à adopter la Déclaration sur la création d’emplois et la réduction de la pauvreté avec un accent particulier sur la jeunesse.
Le sommet recevra également un rapport sur la finalisation de l’élaboration de l’hymne de la Communauté d’Afrique de l’est.
Les chefs d’Etat de la Communauté doivent également poser la première pierre pour marquer le début des travaux de construction du bâtiment devant abriter le siège de la Communauté et la plantation d’arbres commémoratifs sur le site.
Dans le cadre des festivités du 10ème anniversaire de la Communauté, les chefs d’Etat comptent lancer l’hymne de la Communauté, signer le Protocole portant création du Marché commun de la Communauté d’Afrique de l’est, décerner des trophées aux lauréats du 10e anniversaire du tournoi de football et s’adresser à un rassemblement public au stade Cheikh Amri Abeid situé à Arusha.
Pour couronner les festivités du 10e anniversaire, les dirigeants se joindront aux citoyens de la Communauté d’Afrique de l’est lors d’un dîner de gala à l’Auberge Ngurdoto, à Arusha.
APA
Publié le 20/11/2009 à 06:50 par moindjie
Le Conseil d'administration de la Banque mondiale (BM) a donné son feu vert pour le déboursement d'un prêt de 50 millions de dollars à Maurice.
Des sources officielles au ministère des Finances indiquent que l'accord financier, qui représente le «quatrième Prêt à l'appui de la politique de développement pour le commerce, vise à soutenir financièrement le programme de réforme économique du gouvernement mis en place en 2006.
Le programme de réforme économique a été mis en place pour amortir le « Triple choc», suite à la réduction du prix du sucre de 36%, l'érosion des échanges préférentiels dans le textile et l'augmentation du prix du pétrole.
Le représentant résident de la BM à Maurice, Constantine Chikosi, a indiqué que l'objectif de l'aide financière serait d'assurer « le passage d'un bas salaire, d’exportateur inexpérimenté de sucre et de vêtements vers la connaissance innovante et des compétences fondées sur les services de l'économie ».
Chikosi a ajouté que le gouvernement mauricien et la BM avaient ainsi identifié quatre domaines d'action, notamment la consolidation de la performance budgétaire et l'amélioration de l'efficience du secteur public et la compétitivité commerciale.
Maurice devra également améliorer le climat d'investissement et élargir le cercle des opportunités grâce à la participation, l'inclusion sociale et la durabilité, a-t-il déclaré.
Pour sa part, le chef d'équipe de la BM, Fabiano Bastos, a souligné que Maurice avait réussi à éviter un effondrement de la production et de l'emploi, et que la résilience de l'économie mauricienne rend bien compte de l'impact positif des réformes menées depuis 2006.
(APA)
Publié le 20/11/2009 à 06:49 par moindjie
« Encore deux ans à souffrir », diront les déprimés de l'internet à Mayotte. « Plus que deux ans », diront les optimistes. C'est au cours du second semestre 2011 que Mayotte entrera vraiment dans le XXIème siècle avec l'arrivée du câble Lion. Alain Smerecki, directeur de France Telecom à Mayotte nous en dit plus.
Le câble qui va relier Mayotte au reste de la toile en haut-débit est une continuité de celui déjà en place, qui relie Maurice à la Réunion et à Madagascar. Il s'agit du câble baptisé Lion (Lower Indian ocean network), réalisé par un consortium comprenant France Telecom, Mauritius Telecom, Orange Madagascar et une société kenyanne, Telkom Kenya. Sa construction a commencé en janvier 2008 et il est arrivé à Maurice en septembre de cette année. L'arrivée de Lion à Madagascar vient d'être inaugurée le 7 novembre dernier. Un autre câble, Safe, relie Maurice à l'Asie.
En ce qui concerne le tronçon desservant Mayotte, « le consortium est formé, les budgets sont débloqués du côté de France Telecom », nous dit Alain Smerecki. La société a déjà mis 70 millions d'euros dans la corbeille. L'état, quant à lui, a « provisionné 1,6 millions d'euros en 2010 pour construire la station d'atterrissement du câble sous-marin à Koropa, nous permettant d'avoir le haut débit en 2011 » comme l'annonçait le préfet de Mayotte Hubert Derache lors du bilan du Contrat de Projet Etat-Mayotte en cours.
La partie de câble desservant Mayotte va longer la côte Est de Madagascar de Tamatave (Taomasina) jusqu'à Diego Suarez (Antsiranana), au Nord de la grande île, avant de rejoindre Mayotte, distante d'environ 400 km. Une bretelle est envisagée vers les Seychelles qui ne disposent pas encore du haut-débit. Le câble rejoindra ensuite le Kenya à Mombasa qui est déjà un point de raccordement reliant déjà l'Afrique de l'Est à l'Europe, l'Asie et les Pays Arabes. Là, Lion rejoindra les câbles déjà en place, permettant d'assurer la permanence du service, même en cas de panne de l'un ou l'autre des deux câbles. Si un problème survient d'un côté, les données pourront emprunter l'autre itinéraire. C'est à véritable maillage de l'Océan Indien auquel on assiste, qui permettra une utilisation sécurisée dans tous les pays de la zone.
« La ligne vers le Kenya permettra de ne pas tout miser sur Mayotte pour l'amortissement », précise M. Smerecki qui rappelle également qu'une telle infrastructure, aussi lourde, devra, pour être rentable, reposer sur un ensemble de services et de contenus. « Si on veut que le projet soit rentable, on a besoin de tout le monde », nous dit le directeur de France Telecom qui ajoute « nous apportons l'outil », mais pour le contenu, il faudra que d'autres acteurs développent leurs propres produits. Orange, filiale de France Telecom, a déjà une offre de services à proposer, notamment dans le domaine de la télévision où l'on pourra également envisager la création de chaînes locales.
Les premiers acteurs intéressés par le haut-débit seront, bien entendu, les opérateurs de téléphonie sans fil. Lion leur permettra d'offrir tous les services 3G disponibles via le GSM, à commencer par l'internet qui existe déjà à Mayotte, mais dans des conditions peu satisfaisantes.
L'autre grand acteur devrait être, bien entendu, le Conseil Général qui avait voulu « forcer les opérateurs à s'engager » en lançant un « appel à manifestation d’intérêt » en septembre.
Si le câble touchera terre à Majicavo, la véritable station sera construite à Kawéni. Le bâtiment abritera les serveurs des différents opérateurs utilisant Lion où pourront également être stockées des données au niveau local, permettant d'économiser de la bande passante et, donc, de réaliser des économies sur le volume des données transmises, mais également d'améliorer la vitesse de transmission.
Plusieurs offres ADSL
Dans l'immédiat, Mayotte ne bénéficiera pas du très haut-débit, comme dans l'hexagone ou à la Réunion. Dans un premier temps, seules des offres ADSL seront proposées aux particuliers. « Le débit à 2 méga de l'Adsl est suffisant. La télé passe déjà par l'Adsl », affirme Alain Smerecki. « Le très haut débit est surtout utile pour le téléchargement de données ». Il sera malgré tout accessible à certaines entreprises qui en éprouveraient le besoin.
La tarification sera « proche de celle pratiquée dans les autres Dom ». Des différences pourront malgré tout apparaître « en fonction des contenus ».
« L'Adsl passe par le réseau téléphonique » et ne nécessite donc aucune infrastructure supplémentaire. Si le réseau de la partie Nord de Mayotte utilise la fibre optique, le Sud est toujours câblé de façon traditionnelle, en cuivre. On peut donc s'attendre à connaître des imperfections de transmission dans les villages du sud, le réseau n'étant pas toujours ''au top'' dans certains endroits. Les problèmes de connexion de certains utilisateurs sont dûs à la mauvaise qualité de certains tronçons de lignes.
Cependant, le directeur de France Telecom nous l'affirme, « 90% des foyers sont 'adslisables' ».
Concernant les délais de construction, Alain Smerecki, rappelle que « nous sommes tributaires des constructeurs de câble, en l'occurrence Alcatel Câble », mais, déjà, « tous les repérages ont été effectués ».
Et en attendant ?
Actuellement, le débit théorique est de 56 kb/s ou, au mieux, de 64 Ko/s avec Numeris. La plupart des utilisateurs sont en bas débit à 56 K. Malheureusement, cette vitesse théorique est altérée par le nombre de connexions simultanées : plus il y a d'utilisateurs, plus le débit diminue. La qualité de la ligne téléphonique et la distance entre l'utilisateur et le central influent également sur la vitesse de transfert. Dans le Sud de Mayotte, il est quasiment impossible d'être connecté à plus de 33 K. Tous les utilisateurs auront remarqué qu'il est très difficile de se connecter aux « heures de pointe », comme en fin d'après-midi, par exemple. Cet étranglement est dû à un trop grand nombre de connexions par rapport aux infrastructures.
Il ne semble pas que ces conditions puissent s'améliorer, même si « nous allons pouvoir récupérer de la bande passante sur le satellite, libérée par Madagascar » qui est en train de passer au câble, ce qui devrait alléger la charge du satellite. Celui qui est utilisé actuellement pour les transmissions téléphoniques est en effet partagé par plusieurs pays de la région.
En attendant l'arrivée de l'Adsl à Mayotte, il faudra donc encore avant tout s'armer de patience.
Eric Trannois
Publié le 20/11/2009 à 06:47 par moindjie
Des officiers du Conseil de la sécurité à la présidence ont pris position en faveur du président de la Transition Andry Rajoelina lors d'une conférence de presse mardi dernier au palais d'Ambohitsorohitra. Ils estiment que les ministères de la souveraineté doivent lui revenir au nom de la "loi régalienne". Ce qui est vu comme un nouveau frein à l'avancée des futures élections présidentielles.
Les Malgaches espèrent avoir un président de la République avant le 26 juin 2010, jour de fête nationale. Mais l'échéance paraît courte pour l'organisation des élections présidentielles. A quelques mois de cette date hautement symbolique pour l'Ile Rouge, l'heure est plutôt au partage des sièges des portefeuilles ministériels...
Neuf militaires, membres du Collectif des jeunes officiers, faisant partie du Conseil de la sécurité à la présidence, et qui sont aussi des conseillers d'Andry Rajoelina, se sont positionnés en faveur de ce dernier pour l'attribution des ministères de souveraineté.
Le colonel Charles Randrianasoavina, commandant de la Force d'intervention spécialisée (FIS) a pris la parole lundi lors d'une conférence de presse au Palais d'Ambohitsorohitra à Antananarivo, là où a eu lieu la fusillade du "samedi noir", le 7 février 2009. "Au nom de la loi régalienne, on ne devrait plus toucher aux ministères de souveraineté ( les Finances, la Défense, la Sécurité et les Affaires étrangères), mais chercher d'autres départements" a t-il déclaré en s'adressant aux co-présidents Emmanuel Rakotovahiny, représentant de la mouvance de l'ex-président Albert Zafy et Fetison Rakoto Andrianirina qui représente la mouvance Ravalomanana.
Selon le journal en ligne lexpress.mada, les neuf officiers auraient rencontré TGV avant la conférence de presse. Le ministre des Forces armées Noël Rakotonandrasana a vite réagi après cette prise de position des officiers : "Si vous continuez à jouer l'intransigeance, vous pourrez être à l'origine du blocage des affaires nationales" a déclaré le général, qui met en garde les officiers en leur rappelant le devoir de réserve des forces armées. Même si la hiérarchie militaire fait un rappel à l'ordre, il ne faut pas oublier que c'est elle qui a remis le pouvoir de Gouvernance à TGV, juste après la démission de Marc Ravalomanana le 17 mars dernier.
Il y a effectivement une lutte d'influence au sein du Conseil présidentiel pour acquérir les chaises ministérielles mais elle peut paraître mal placée. Les caisses de l'État sont vides et le plus urgent est la mise en place des élections présidentielles afin de regagner la confiance de la Communauté internationale, condition sine qua non pour relancer l'économie du pays.
Karine Maillot
Publié le 20/11/2009 à 06:46 par moindjie
Dans le cadre du 20eme anniversaire de la chute du mur de Berlin (9 novembre), l’ambassade d’Allemagne à Madagascar avait organisé un jeu-concours sur ce thème. Et, immense surprise pour l’ambassadeur, le docteur Wolfgang Moser : 1.000 réponses correctes ont été recueillies, venues de toute la Grande île. C’est dire le grand intérêt que l’on porte pour cet évènement qui a permis de réunifier les deux Allemagnes (RDA et RFA). En fait, ce sont des millions de personnes, à travers le monde, qui ont célébré à leur manière, la chute du mur de Berlin avec le peuple allemand.

Pour en revenir à Madagascar, les deux premiers gagnants du jeu-concours ont été invités, ce jeudi 19 novembre 2009, à la « Villa Berlin », dans le quartier d’Ambatoroka, Antananarivo. Il s’agit de la résidence de tous les ambassadeurs allemands en mission dans la Grande île. Invités spéciaux de l’Allemagne, ces gagnants ont ainsi prendre part à un déjeuner composé de spécialités allemandes. Les deux premiers gagnants sont : Lalao Lucienne Ravaonirina et Jimmy Adoré Razakanirina.
Lui ? C'est un gagnant de tous les jours pour faire connaître la culture germanophone sans oublier de promouvoir la culture malagasy. Le CGM, se situant en plein centre de la ville d'Antananarivo, est très convivial
A cette occasion, l'Ambassadeur Moser et l’ami de la presse, Eckehart Olszowski, Directeur du CGM Cercle Germano-Malgache d’Antananarivo, ont remis à chaque gagnant une « bourse locale d'études de langue allemande » pour une période d'un an. Il y a eu aussi un troisième gagnant qui, lui, a eu le plaisir de recevoir un ouvrage sur l'Allemagne. Quant aux 10 gagnants suivant, ils ont reçu un splendide T-Shirt avec un motif de cet événement historique de portée mondial.
Mais la célébration de ce 20eme anniversaire de la chute du mur de Berlin se poursuit au CGM avec l’exposition : « BERLIN, the place to be », qui s’achèvera le 25 novembre, si elle a été ouverte le 10 novembre. Il s’agit de l’histoire de cette ville longtemps divisée en deux, entre 1961 et 1989.
Jeannot RAMAMBAZAFY - 19 novembre 2009
Publié le 20/11/2009 à 06:43 par moindjie
Plus d’un enfant malgache sur quatre exerce une activité économique, souvent au détriment de la scolarité, dont les frais sont trop élevés pour de très nombreuses familles. Le gouvernement malgache et le fonds des Nations unies pour l’enfance tentent de remédier à cette situation en finançant la scolarisation et en effectuant un important travail de sensibilisation.

Un soleil de plomb cogne sur les têtes d’Elsa, onze ans et de sa petite sœur Ezra, huit ans. Cela fait déjà plusieurs heures qu’elles déracinent, à l’aide de pelles plates, les herbes desséchées d’un grand terrain voué à devenir une rizière, dans la région de Diana, au nord de Madagascar. Un travail de titan auquel elles s’attèlent tous les jours depuis janvier, depuis que leurs parents, trop pauvres, ne peuvent plus assumer les frais de scolarité. Du bout des lèvres et sans jamais s’arrêter de bêcher, Elsa souffle qu’elle est « fatiguée et triste » de cette situation. Dès que leurs parents auront un peu d’argent, Ezra, la petite, retournera en classe. Elsa continuera à travailler.
A Madagascar, 28% des enfants de 5 à 17 ans – soit 1 873 000 enfants – exercent couramment des activités économiques, essentiellement dans l’agriculture (d'après une enquête de 2007). Une situation difficilement compatible avec la scolarisation, bien que l'école soit obligatoire pour les 6-14 ans et le travail des enfants interdit avant 15 ans. Le pays s’est d’ailleurs doté d’un cadre législatif important pour lutter contre l’exploitation économique des enfants. Mais leur travail est rendu nécessaire par la situation de pauvreté dans laquelle se trouvent 68,7% des ménages malgaches. 8,3 millions de personnes, soit 44% de la population, sont même dans une situation d’extrême pauvreté. Alors quel que soit l’âge – parfois dès trois ans - il faut travailler pour manger. L’Unicef (le fonds des Nations Unies pour l’enfance) et le gouvernement malgache ont décidé de se saisir du problème à bras-le-corps.
44%
Seuls 44% des enfants qui travaillent arrivent à poursuivre leur scolarisation.
Depuis 2003, ils ont impulsé la mise en place de réseaux de protection de l’enfance associant au sein d’une petite entité administrative - le district –, les associations, ONG, églises, administrations locales, police, assistantes sociales, chefs de quartier, etc. Tous travaillent en synergie pour responsabiliser les parents, les informer sur leurs devoirs et leur expliquer que les enfants aussi ont des droits. Bousculer les mentalités et lutter pêle-mêle contre la maltraitance, les abus sexuels, la malnutrition, l’exploitation par le travail et la déscolarisation des enfants, est un travail de longue haleine. Mais les premiers résultats sont prometteurs. Le Réseau du district de Diego, dans la région de Diana, a déjà permis la réinsertion de centaines d’enfants travailleurs dans le système scolaire.
Les quatre enfants de Jocelyne, tailleuse de pierres de 30 ans, ont travaillé à ses côtés pendant deux ans. « Dès l’âge de sept ans, mes jumelles cassaient des pierres avec moi. La poussière leur rentrait dans le nez et les faisait tousser. Elles étaient fatiguées. Mes deux grands (11 et 12 ans aujourd’hui) aussi. Je voulais tant que mes enfants ne finissent pas comme moi mais je n’avais pas le choix ! Ils ne me rapportaient pas beaucoup, mais c’était déjà ça », explique timidement Jocelyne, dans la pénombre de sa minuscule case en tôle, au sol de terre battue, qui n’a ni l’eau ni l’électricité. L’ONG Sage, membre du Réseau de Diego, a pris en charge les frais de scolarité de ses enfants. « On m’a dit qu’à partir de maintenant ils n’avaient plus le droit de casser », sourit-elle. Elle reconnait toutefois qu’ils ne sont pas totalement à l’abri d’un retour au travail « en cas de nouveau coup dur ». C’est bien là le problème. Malgré la mobilisation croissante de tous les acteurs en charge de l’enfance et le changement progressif des mentalités, les bonnes volontés malgaches se heurtent toujours à un manque de moyens.
Alexandra Bogaert, à Madagascar
Alexandra Bogaert, à Madagascar
Metrofrance.com