Posté le 10/04/2009 à 12:00 par moindjie
Dans le cadre de ses programmes d’échanges culturelles, l’Ambassade des Etats-Unis à Antananarivo organise la tournée du rappeur américain Dynamax aux Comores.
“Joe Wayne Edmontson Roberts” alias Dynamax, ambassadeur culturel du Département d’Etat des Etats-Unis est attendu ce jeudi 9 avril à Moroni. Pendant sa tournée en terre comorienne, Dynamax sera l'invité d'une émission spéciale en anglais d'une télévision locale, accompagné par des membres des Centres d'Apprentissage de l'Anglais (English Centers) le vendredi 10 avril. Le samedi 11 avril, il animera un atelier avec des musiciens locaux à l'American Corner qui sera suivi d'une rencontre avec les journalistes comoriens dans le même local. Pour couronner son séjour à Moroni, l'Ambassade des Etats-Unis organise un grand concert gratuit le dimanche 12 avril à 17h dans la grande cour de l'hémicycle de l'Assemblée Nationale. Notons que ce spectacle fera partie de la cérémonie de clôture du premier marathon international organisé aux Comores.
Dynamax est un artiste de hip-hop Américain qui a grandi dans le Bronx et à Chicago. Avec la fibre musicale que son père musicien lui a transmis, il a appris le rap et le Dee-Jay (DJ) en autodidacte. A l’âge de 16 ans, il a formé son propre groupe de DJ, et à 22 ans, il est venu en France et a rencontré l’artiste de hip-hop Français Dee Nasté.
Dynamax, à qui Afrika Bambaataa, le pionnier du hip-hop américain, a demandé de promouvoir le hip hop et le groupe artistique international Zulu Nation en dehors des Etats-Unis, a travaillé dans la scène hip-hop en France depuis qu’il a fait une apparition sur un enregistrement effectué en 1994 par Dee Nasty, le pionnier du hip-hop français. Dynamax a signé un contrat pour travailler pendant quatre ans sur des projets spéciaux avec la maison de production française Universal France, qui lui a offert l’opportunité de travailler avec plusieurs grands artistes et producteurs européens. Au même moment, il a aidé dans la mise en place de la station radio française "Générations 88.2," qui a produit la première émission radiophonique consacrée au hip-hop réalisée aux Etats-Unis mais diffusée en France. L’émission a été appelée "Live From New York." Dynamax a aussi apparu sur un enregistrement de l’artiste hip-hop Français Booster, sous le label de la célèbre maison de production internationale EMI/Blue Note. Il a aussi travaillé sur la première pub télé sur le hip-hop réalisée en France. Il a fait des prestations d’ouverture et de clôture pour le célèbre artiste Américain de hip-hop Truth Hurts, qui œuvre sous le label de l’artiste Américain de hip-hop Dr. Dre. Dynamax a effectué un enregistrement et a partagé la scène avec le DJ Lord Jazz, du groupe légendaire américain "Lords of the Underground."
En plus de ses apparitions sur les scènes du hip-hop dans toute la France et les Etats-Unis, Dynamax enseigne les principes fondamentaux de la culture hip-hop à des enfants de l’école primaire à Clermont-Ferrand, en France.
Pour en savoir plus sur l’artiste, visitez le:
http://www.dj-mc-dynamax.com/
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Posté le 10/04/2009 à 12:00 par moindjie
La libération des prisonniers politiques continue de faire couler beaucoup d’encre. On a beaucoup parlé de Coutiti Assolant, mais celui-ci ne doit pas être l’arbre qui cache une forêt par endroits particulièrement exotique.
Vous avez dit politique ?
Dans la seconde fournée de libération de « prisonniers politiques », celle qui a fait le plus jaser parce qu’elle incluait le tortionnaire et violeur de 2002, on relève le nom de Gariste Daméogeonie. Ce patronyme cache un talentueux footballeur des années 1970, qui intégra l’équipe nationale à l’âge de 18 ans et fut bien plus tard vice-président de la Fédération Malgache de Football.
Dans le civil, notre homme fit montre d’une grande capacité à étonner autrement qu’avec son pied gauche. Comptable au Ministère des Finances, il y fut l’auteur principal de détournements de fonds portant sur la bagatelle de 8,4 milliards d’Ariary et commis entre 1998 et 2006. Notre homme dribblait pendant toutes ces années avec les remboursements de frais aux fonctionnaires. Il fut arrêté en Novembre 2006 ; profitant d’une liberté provisoire, il s’éclipsa aux Comores avant d’y être capturé à nouveau en Février 2007.
Le grand public n’avait jamais imaginé que l’emprisonnement de Gariste ait pu être la répression de quelque opinion politique, ou de quelque acte ou expression d’idées commis dans le dessein de défendre glorieusement on ne sait quel haut projet de société pour Madagascar. À part l’échelle des détournements qui fait penser à ceux commis par d’autres « surdoués » à des niveaux plus élevés du Ministère des Finances, le seul vague lien qu’on puisse faire entre Gariste et la politique est qu’il fut le fondateur en 2003 du club de football USJF Ravinala. Ce club fut parrainé par la station de radio et de télévision Ravinala ayant appartenu à Norbert Lala Ratsirahonana.
C’est d’ailleurs un des fils de ce dernier qui fut l’avocat de Gariste Daméogeonie lors de son jugement ; mais rien de bien particulier là-dedans. Nous serions donc très curieux d’avoir des éclaircissements des hommes et femmes de loi concernant le caractère politique de la mise en détention de Gariste. Et que l’on n’essaie pas de nous dire que le sigle du parti politique AVI signifierait désormais « ny asa vita no iarahana eny amin’ny Fitsarana » au lieu de « ny asa vita no ifampitsarana », pour justifier la libération de tous les détenus dont les avocats seraient de réputés fils d’anciens Premiers Ministres.
Pour un fonctionnement indépendant et responsable
Ce cas ne doit pas faire croire que tous les libérés politiques ne sont qualifiés ainsi que pour des raisons essentiellement opportunistes. Les déboires du commissaire Emmanuel Razafindrazaka, dit Bôlô, condamné pour tentative de coup d’État, révèlent à tout le moins que les hommes au pouvoir ont parfois tendance à instrumentaliser la justice pour servir leurs intérêts propres. Dans quel pays un garde des Sceaux digne de ce nom aurait-il laissé un officier de police judiciaire étaler complaisamment des pièces à conviction dans une conférence de presse organisée la veille d’un procès ?
Ces quelques cas révèlent en tout cas le grand besoin d’indépendance dans l’administration de la Justice malgache.
Il fut un temps où le roi rendait lui même la justice, un autre temps où la justice était rendue au nom du roi. Ces temps sont largement dépassés. L’indépendance judiciaire n’est pas une fin en soi, elle sert à promouvoir un certain nombre d’objectifs fondamentaux dans une société démocratique, notamment le maintien de la confiance du public dans l’impartialité de la magistrature et la sauvegarde de la primauté du droit.
Dans le cas de Madagascar, où l’organisation de la justice reste largement inspirée du modèle français, l’indépendance des tribunaux découle de l’énoncé du principe constitutionnel de la séparation des pouvoirs. La « fonction juridictionnelle » (les rédacteurs de la Constitution ont cherché à éviter l’expression « pouvoir judiciaire ») devrait alors logiquement signifier non seulement l’indépendance des institutions judiciaires, mais aussi l’indépendance des personnes qui exercent cette fonction ou qui rendent la justice.
Le statut du juge repose sur un certain nombre de garanties qui doivent être données lors de son recrutement, de sa formation et de sa carrière.
La Constitution stipule ainsi que les magistrats du siège sont inamovibles ; ils occupent les postes dont ils sont titulaires en raison de leur grade ; ils ne peuvent recevoir sans leur consentement, aucune affectation nouvelle sauf nécessité de service dûment constatée par le Conseil supérieur de la Magistrature.
De telles dispositions peuvent donner des juges une image corporatiste, celle d’une profession "pépère" qui serait peu regardante vis-à-vis du mérite réel. Mais les choses sont ainsi faites pour que la stabilité puisse modérer les tentations carriéristes.
Aux yeux du grand public, il manque vraisemblablement quelques assurances formelles que tout candidat à une promotion fasse l’objet d’une évaluation sur des critères objectifs et systématiques. Cette évaluation ne devrait pas être faite par des individus isolés, mais par un collège stable où aucune personnalité ne dominerait fortement les autres.
Une exigence élevée d’indépendance entraîne une attente non moins exigeante que le juge se conforme à des règles déontologiques. Or, le contenu des règles de déontologie n’est pas toujours simple à formuler ; Madagascar ne dispose pas pour l’instant d’un code d’éthique écrit, ce qui rend d’autant plus indispensable que des cours soient dispensés dans le cadre de la formation continue des magistrats.
Un équilibre doit également être trouvé entre l’immunité et la responsabilité. Tout en évitant d’admettre trop librement la responsabilité directe et personnelle du juge, la mise en cause par une procédure disciplinaire doit pouvoir s’exercer et être reconnue par le public. Dans ce domaine comme dans d’autres, la publication des décisions significatives sur Internet peut être une manière de protéger les juges en offrant au plus grand nombre la possibilité de s’informer sur ce qui a été réellement décidé.
Surtout, les moyens affectés à l’institution judiciaire sont la condition d’un exercice effectif de l’indépendance. Il faut reconnaître aux gouvernements récents et aux bailleurs de fonds des efforts en ce domaine, ne serait-ce que l’amélioration des bâtiments et équipements. Mais même si certaines personnes sont insatiables, la sécurité financière peut contribuer à protéger les magistrats eux-mêmes contre les ingérences du pouvoir exécutif ou contre les tentations de la corruption.
Et évitons à l’avenir d’avoir à subir le spectacle d’un chef de l’Exécutif clamant à tout vent que c’est lui qui tient les rênes des financements destinés à la formation des juges constitutionnels.
Nous avons dans un article précédent prôné entre autres la libération de la Justice du traitement de certains sujets par trop politiques. Peut-être faudra-t-il aussi hélas, parallèlement à l’adoption d’une Loi sur le financement des partis politiques, passer par l’amnistie (mais pas l’oubli) de certaines infractions commises en ce domaine.
Car l’expérience récente des pays "démocratiques" montre que les intentions de brider l’indépendance de la justice ne sont jamais aussi fortes que lorsque les juges s’intéressent aux affaires politico-financières. Demandez son avis à Madame Eva Joly : elle connaît un peu Madagascar ainsi qu’une société qui exerçait dans le pétrole en Afrique. Ceci étant cependant écrit sans adhérer à certaines théories portant sur des complots perpétrés par X ou par Y.
http://www.madagascar-tribune.com/A-l-abri-du-football-de-la,11647.html
Posté le 10/04/2009 à 12:00 par moindjie
Qui connaît Mayotte ? Ce dernier des confettis de l'ex-Empire colonial français, égrené dans l'archipel des Comores, au nord-ouest de Madagascar, évoque des plages de sable blanc, lagon bleu turquoise, tortues marines et pêche au gros... Mais l'envers de ce décor réservé aux mouzoungou (étrangers, qu'ils soient expatriés ou touristes) est un enfer pour beaucoup d'autres.
Mayotte, appelée à devenir le 101e département français depuis le référendum du 29 mars, est comme la France, sujette à l'immigration clandestine. Ici, les clandestins ne viennent pas du Mali ou de Roumanie mais de Madagascar et surtout d'Anjouan, île soeur de l'archipel. Ils traversent sur des barques dépareillées et surchargées, les kwoiça. Les passeurs monnaient chèrement le voyage, parfois au prix du corps des femmes. Chaque nuit, une trentaine de kwoiças accostent l'île.
Une fois à Mayotte, les "clandos" tentent de survivre. En butte au mépris de la plupart des Mahorais et au cynisme de nombreux expatriés, ils fuient la gendarmerie et la police aux frontières (PAF), chargées de faire respecter les quotas - une quarantaine d'expulsions par jour - fixés par la République française.
INGRÉDIENTS AUTOBIOGRAPHIQUES
La bande dessinée Droit du sol, de Charles Masson, raconte ce versant de Mayotte. Médecin ORL exerçant à La Réunion depuis 2002, il fait de fréquents remplacements à Mayotte. Il observe, note et dessine les destins de ces Français du bout du monde, Noirs et Blancs mêlés. "Je dessine depuis l'adolescence. Ici, j'ai du temps et je boucle une planche en trois heures !, confie cet ancien urgentiste, qui aime vivre au soleil, en short et en tongs..." Son dessin au trait épais en noir et blanc rehausse le ton, ses cadrages renforcent l'expression d'un geste ou d'un sentiment. La mièvrerie n'est pas le fort de cette BD réaliste où les ingrédients autobiographiques sont perceptibles.
L'auteur décrit des vies au bout du rouleau, qu'il soit sentimental, professionnel ou idéologique. Les personnages se croisent sans pour autant transformer Droit du sol en "BD chorale". Il y a ceux qui découvrent Mayotte et ceux qui en sont déjà des briscards, cynisme et désillusion en guise de rosette. Danièle est sage-femme. Fatiguée de son mariage et de sa vie en métropole, elle part à Mayotte pour aider et voir du pays. Pierre, médecin, mal marié, rejoint une ONG de l'île. A Mayotte, Jeff, un instit, et Jacques, un ex-héroïnomane qui a épousé une Mahoraise, trompent leur ennui en picolant et en pêchant au gros sans oublier leur gauchisme de jeunesse. Serge, "beauf" évolué, responsable d'une agence de téléphones mobiles, attend le grand amour et tient un journal intime. Et puis il y a les expatriés, la plupart débordant de mépris et de morgue envers "ces bons à rien" et cette île "où il n'y a même pas de McDo !" Enfin, il y a les jeunes femmes, Lucie, Anissa, Marie. Clandestines ou Mahoraises, elles n'ont qu'une envie : s'en sortir, en finir avec la clandestinité ou la pauvreté. Pour certaines, la "prostitution light" est un choix provisoire. "Quand t'as trouvé une minijupe, t'as déjà fait la moitié du chemin pour sortir de la misère", dit un personnage, ce qui donne lieu à des scènes où le sordide voisine avec le grotesque. Mais pour obtenir ces satanés papiers, le seul horizon viable ? c'est souvent le mariage avec un mouzoungou. Or la lâcheté des hommes blancs va de pair avec les illusions des jeunes Noires. De retour en métropole, les serments d'amour s'espacent et les mandats aussi...
Les clandestins sont omniprésents. Leur navigation en kwoiça jalonne les pages de Droit du sol. Parfois, leurs cadavres jonchent les plages. D'autres s'en tirent "mieux" : Yasmina accouche d'un garçon qu'elle prénomme Brice ("Si c'est une fille, ce sera Rachida !") dans un dispensaire où les soins sont encore gratuits ; un garçonnet découvre son cadeau de Noël ; Anissa déguste la première glace de sa vie. Mais la peur demeure. Et la PAF sait où trouver de quoi atteindre ses quotas. Le titre Droit du sol indique que celui-ci est de plus en plus remis en cause par des Français de "souche" et par des Mahorais, furieux que les clandestins anjouannais, et surtout leurs enfants, puissent bénéficier d'avantages médicaux garantis jusqu'ici par la tolérance de certains et l'humanité d'autres. Ce chantier, comme ceux de la CMU et du RMI, devrait être ouvert par le récent référendum. Avec un zeste d'espoir et beaucoup de craintes, la BD de Charles Masson alerte sur le futur.
DROIT DU SOL de Charles Masson. Casterman, "Ecritures", 436 p., 24 €.
Yves-Marie Labé
Article paru dans l'édition du 10.04.09.
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Posté le 10/04/2009 à 12:00 par moindjie
L'entreprise Recto Verso Océan Indien a annoncé vendredi la création en son sein d'un département "énergie renouvelable". La nouvelle filiale de la société va se consacrer à la commercialisation de chauffe-eau solaire au niveau individuel et collectif. Rappelant que la consommation totale d'électricité en 2008 à Mayotte était de 188 401 MW/h, soit une augmentation de 12.9% par rapport à 2007, l'entreprise Recto Verso déclaré vouloir inscrire sa démarche commerciale dans une logique environnemental "d'amélioration des conditions des conditions de vie en réduisant la consommation électrique". En ce qui concerne les produits, un partenariat commercial et technique a été établi avec la société australienne Solahart, et Recto Verso propose deux types de garanties applicables aux équipements qu'elles distribuent. La 10/5/5 (10 ans sur le réservoir et les collecteurs, 5 ans sur les accessoires et 5 ans sur l'installation avec un contrat de maintenance sur la même période), et la 5/5/5 pour les individuels (5 ans sur le réservoir et les collecteurs, 5 ans sur les accessoires et 5 ans sur l'installation avec un contrat de maintenance de 2 ans).
Avec le partenariat de l'ADEME, EDM et du Conseil Général, des subventions permettent des tarifs compétitifs par rapport aux chauffe-eau électriques pour le client : Pour les logements neufs bénéficiant d'un régime défiscalisant : 4% supplémentaires de défiscalisation accordés par le conseil général qui se substitue a l'état en terme de collecte d'imports à Mayotte. Pour les professionnels; les aides sont limités à 2000 €, soit 500 € d'EDM, plus 0.64€ /KW/h thermique accordé par l'ADEME, plus les aides du conseil général en fonction de la destination de la profession et du volume du chauffe-eau. Les particuliers peuvent disposer de 500 € d'EDM, de 50% du montant de la facture hors pose accordés par le conseil général sous la forme de crédit d'impôts. Et pour les propriétaires de cartes bleues, il est possible de payer en trois fois sans frais. Enfin une remise exceptionnelle de 20% sur le prix de vente hors pose sera accordée aux professionnels sous réserve de quantitatifs
Mayotte Hebdo
Posté le 10/04/2009 à 12:00 par moindjie
De l’homme, de ses cultes et de ses cultures
Les observations et les témoignages exprimés au lendemain de la consultation par des personnalités nombreuses et par les médias ont marqué une pertinence indéniable en rapport aux enjeux statutaires de Mayotte et aux changements politiques à venir. Au-delà de l’actualité, au-delà des spéculations, au-delà des revendications et de l’effervescence de la victoire du "oui" que nous saluons, au-delà des conflits diplomatiques, une réflexion objective s’impose pour définir la condition de l’homme actuel et les perspectives de son devenir.
{xtypo_dropcap}E{/xtypo_drop^cap}n complément des questions politiques, économiques et sociales que nous avons évoquées précédemment, il s’agira de dégager l’hypothèse de l’homme mahorais actuel comme aboutissement d’un processus de trente années de transformation ayant considérablement modifié ses comportements, et de l’homme en devenir dans son projet de modernité sociale. L’intérêt de cette réflexion est de mesurer l’aptitude des individus à s’inscrire dans un projet de société et cela en s’attardant sur les aspects de la société mahoraise actuelle, ses opportunités et ses paradoxes. D’une manière claire, les aspects visibles de notre île dénotent d’une société en mutation profonde. Ils mettent l’individu face à une situation de dynamique des influences, des pensées, des mentalités multiples, hétérogènes, certains en mouvement, d’autres en perte de vitesse ou en stagnation.
Il s’agit d’interroger ces aspects pluriels, de voir la manière dont ils s’articulent, de les évaluer sous forme de catalyseurs en consensus ou en oppositions. La question serait celle-ci : en quoi les aspects culturels et cultuels de la société mahoraise actuelle constituent une structuration de l’individu ? Et en quoi ils sont favorables ou défavorables à l’épanouissement de l’homme dans la société nouvelle ? Les réponses à ces questions peuvent être les hypothèses d’une action politique locale au profit de l’individu.
Si on observe bien, on arrive au fait que trois niveaux d’influences de pensées, qui peuvent structurer l’individu, sont opérants dans la société mahoraise actuelle. Nous pouvons les catégoriser dans les trois termes qui les distinguent. Nous pouvons parler alors de néo-conservatisme, d’anticolonialisme fossilisé et de néo-modernisme. L’individu évolue sur cette brèche dans l’intervalle entre la tradition religieuse ou animiste, ce que j’appelle le néo-conservatisme, entre l’anticolonialisme fossilisé qui regrouperait les rejets de l’expérience coloniale du décolonisé et le néo-modernisme émergeant tourné vers l’avenir comme reconstruction opérante donc en devenir.
Considérer que ces influences constituent un cloisonnement, des frontières entre elles et qu’il n’y ait pas des interférences serait caricatural. Ces trois niveaux sont intéressants à observer parce qu’ils constituent les premiers enjeux identitaires, politiques, les sources de conflits ou de consensus entre les hommes, les lieux probables des débats de société, où ils s’entrecroisent et où s’épousent dans un rapport consensuel où ils sont en opposition. Ce qu’il faudrait mettre en avant, c’est que ces trois vecteurs constituent dans notre société des regroupements d’intérêt et des zones d’influence, voire des enjeux de pouvoir de telle sorte qu’il existe une volonté politique d’imposer une tendance au détriment des autres, tant il est vrai que ces influences régulent le comportement des individus et apparaissent comme décisives dans le devenir de l’homme. En cela elles peuvent constituer des espaces de censure ou d’encouragement, des problématiques liées à la liberté de l’individu.
Le néo-conservatisme définirait l’ensemble des croyances et des pratiques héritées de la tradition arabo-musulmane, swahili, avec ses codes et son mysticisme. C’est en réalité une société multiséculaire qui a survécu à la colonisation française. Fortement ancrée dans la religion musulmane et dans la cosmogonie bantu, ses sciences nombreuses sont héritées de la tradition arabe telle l’astrologie encore appliquée à Mayotte, l’exégète et la pratique du hadith comme rapport philosophique avec sa panoplie de notables, les cadi, les fundi, les cheikh, les hadj, les imam… gens influents et respectés, gens de pouvoir dépositaire d’un syncrétisme et d’une mystique de tradition mahoraise.
Cette fraction exerce une véritable autorité sur la population locale, c’est pourquoi la classe politique dirigeante collabore fortement avec elle. Aucun meeting, aucun évènement politique ne peut être envisagé sans la présence du Grand cadi et l’ensemble des notables. L’intérêt du pouvoir politique vis-à-vis des notables s’explique par la volonté de faire perdurer un concept d’identité mahoraise liée directement à l’islam et à sa tradition. C’est une volonté d’uniformisation, de contrôle de la population et des individus. Ainsi, lorsque la tradition et le religieux s’expriment, c’est souvent par intérêt politique et dans un souci de perpétuation de la notoriété des notables.
Je définirais l’anticolonialisme fossilisé comme un phénomène d’opposition systématique à l’Occident, ces comportements sont les conséquences de l’époque coloniale et des injustices entre les communautés, des inégalités entre les Métropolitains et les Locaux. Ces oppositions sont exacerbées par des lectures tardives des chantres de la Négritude et une découverte récente des exactions coloniales imposées à l’Afrique. Ceux-là auraient pu constituer un véritable mouvement de pensée s'ils avaient pu s’entendre entre eux. Malgré le peu d’organisation qu'il y a eu autour de ce cercle, les clichés occidentaux issus des théories de Gobinot, de Fronebius, R. Kipling, du R.P. Tempels… combattus déjà par Léopold Sédar Senghor, Alioune Diop qui font les éloges d’une Négrité des chantres de la Négritude consommées par les intellectuels, ceux-ci perpétuent une pensée qui revendique une tradition et une culture africaine uniformisante. Il n’est pas rare d’entendre dans l’ensemble des Dom-Tom se lever le chant élogieux de l’identité nègre liée à une tradition et un folklore négro-africains.
Sous couvert d’un engagement au profit de la préservation d’une identité musulmane ou africaine, ces deux attitudes sont en réalité la preuve de notre incapacité à proposer, notre impuissance à orienter, notre faiblesse face à une situation d’urgence qui demande à l’homme d’être inventif, de rénover, de renouveler, de réinterpréter, de recréer, d’être à la hauteur de son temps, de poser les yeux vers un futur (bien évidemment sans oublier le passé) mais ne pas faire du passé, de ce qui est acquis déjà puis dépassé, une priorité. Le passé ne se transforme pas, il est à connaître mais seul le futur modelé, assumé, maîtrisé peut apporter à l’homme-citoyen une maîtrise de son milieu, de son action. La cantate des traditions et des folklores renvoie en arrière, elle permet aux dirigeants politiques de disposer de leur peuple uniformisé, unifié dans une idée de la nation.
En réalité, la tradition et le religieux ont perdu depuis longtemps de leur force, les oppositions raciales, même si elles ne sont pas totalement dépassées, ne constituent plus des enjeux réels, même s'ils ont été relégués à leur juste intérêt spirituel et cultuel, même s'ils sont loin de représenter une préoccupation véritable de la société, même si ces héritages du passé ne contribuent plus vraiment à l’épanouissement de l’homme dans le milieu urbain, nous continuons à mélanger religion et politique, nous continuons à trouver à Mayotte, dans nos traditions religieuses, dans les croyances et les oppositions raciales, nos seuls actes de pensée et de sens…
On investit dans la religion, on voudrait croire qu’elle joue encore le premier rôle dans nos sociétés, qu’elle nous détermine encore, on catalogue, on étiquette les relations humaines dans une logique de couleur, on vend notre population comme population des croyances, des traditions et de moralité forte. Non pas que ces aspects soient à bannir, non pas qu’ils soient à anéantir, mais il faudrait reconnaître qu’ils ne constituent plus le socle sur lequel reposent les références réelles dans la nouvelle réalité qui pointe, celle de l’urbanité et des cultures nouvelles de l’informatique et de l’homo economicus.
La ville est bel et bien là et il s’avère que la première préoccupation de l’homme dans ces nouveaux espaces est la réalité de la culture de consommation. Elle est nécessairement liée au rapport d’achat et de vente comme seule alternative de vie et de survie dans son espace urbain, lieu des violences morales et physiques, d’hostilité, de transformation, de construction et de destruction, de conquête, d’exploitation, d’affirmation de soi. Toute l’activité de l’homme consiste à se faire une place dans ce milieu, c'est-à-dire à s’insérer dans le rapport économique de l’achat/vente sinon il est exclu. Ne parle-t-on pas du phénomène social des exclus qui commence à être une réalité chez nous où les enfants de la rue, les immigrés clandestins, les nécessiteux et les personnages âgés mendient sur le marché, où les classes pauvres mènent un perpétuel combat pour s’accrocher au rapport achat/vente, refusant l’exclusion.
Tout lieu possible se transforme aujourd’hui en lieu de vente/achat. Le marché se pose sur les trottoirs, les places publiques, les arrêts de taxi, les plages, les rebords des magasins, les sorties des hôtels. Le banditisme accéléré, vols, vente de drogue, prostitution galopante, rien que l’actualité de ces derniers jours fait état de plusieurs cas d’arrestations sur le marché de la drogue et du sexe … C’est une preuve que le rapport de l’homme à l’homme est désormais un rapport monétaire et non un rapport de race ou de foi. C’est une réalité et non une fatalité, car l’austérité des sociétés de consommation peut être dépassée et amortie par une politique complémentaire et non d’opposition, orientant une nouvelle éducation de l’homme dans la ville. Est-il judicieux de persister à défendre un monde de religion et de tradition obsolète, faut-il continuer à opposer le Blanc au Noir ou faudrait-il enfin prendre la ville par ses rues pour proposer une nouvelle culture de l’homme ?
C’est ce que les pays de libertés comme la France métropolitaine - la France parlons-en, la France et sa République - ont fait de la culture : une nécessite à côté de la nécessité économique. La politique culturelle est une politique d’accompagnement intellectuel de l’individu, l’ouverture à une autre consommation à côté de la consommation matérialiste, la consommation des humanités pensantes et émotives, je nomme ici les œuvres d’art, la culture en général, condition sine qua non la ville ne peut avoir une santé, car la pensée et les arts sont indispensables à la population pour que le conditionnement monétaire ne devienne pas une anarchie destructrice opérant dans le sens d’aliéner l’homme et de le réduire au conditionnement économique et au matérialisme austère, sans enjeu humain, sous les yeux passifs d’une politique conformiste du zélateur de la foi ou de la négrologie.
Face à cette réalité sociale nouvelle, la ville s’impose un accompagnement de l’homme que les Arts et la culture contemporaine peuvent prendre en charge. Nous prendrons l’exemple des révolutions sociopolitiques de 1968 en France pour illustrer le rôle que la culture contemporaine peut jouer dans nos sociétés. Les soulèvements de 1968 ont été couvés essentiellement dans les lieux de lecture. La société française s’inscrivait alors dans un véritable débat populaire proféré haut et fort, sans attendre que le pouvoir politique ou religieux mène la cadence. Les salles, les centres culturels ont été les lieux de débats et de rencontres de toutes les classes populaires, un débat largement influencé par les apports des artistes et des intellectuels (A. Camus, J.P. Sartre, Foucault, Genet…), qui incarnaient les idées nouvelles et qui les concrétisaient dans leurs œuvres pour provoquer le débat participatif des citoyens.
Ceci explique pourquoi les équipements voués à la culture sont nécessaires dans les sociétés modernes. Mais qu’est-ce que la France donne à Mayotte en matière de culture ? Qu’est ce que la politique locale donne à ses citoyens ? Les mosquées ? Les gymnases ? Les terrains de foot sans les infrastructures culturelles sont-ils à eux seuls capables de relever le défi de la société actuelle ? Et la tête de l’homme, on en fait quoi ?
Quand on sait que la politique culturelle de la France met l’accent sur l’aménagement des infrastructures dédiées à la culture et aux libertés de parole et d’expressions artistiques, on peut se demander pourquoi aujourd’hui Mayotte ne dispose pas d’un seul établissement moderne d’accueil des arts contemporains. Il convient alors de se demander si la politique locale désire l’épanouissement de l’individu dans sa société, son émancipation dans son monde ou la pérennisation d’une société conservatrice, arrêtée, non renouvelée, qui perpétue le pouvoir des notables religieux et des dignitaires du syncrétisme conservateurs.
Alain Kamal Martial
Auteur, dramaturge
Posté le 10/04/2009 à 12:00 par moindjie
L’activité du port se trouve pénalisée par ces arrestations. (photo d’archives)
35 personnes dont plusieurs douaniers ont été interpellées ces dernières semaines à Mayotte, au terme d’une enquête policière qui a révélé l’existence d’un système de fraude généralisée au port de Longoni, a indiqué le Parquet jeudi 9 avril.
Un vaste réseau de fraudeurs au port de Longoni, parmi lesquels des douaniers, a été démantelé ces dernier jours, ont annoncé au cours d'une conférence de presse jeudi 9 avril le Parquet, la Police aux frontières (PAF), le Service national des douanes judiciaires (SNDJ) et le Groupe d'intervention régional (GIR) de Mayotte.
Selon un communiqué du Parquet, « les investigations menées par ces services – notamment l'analyse de dizaines de déclarations douanières, l'audition de dizaines de personnes (à Mayotte comme en métropole), les études de patrimoine de différents suspects - ont permis d'apporter des indices graves et concordants de l'existence d'un système de fraude assez généralisé, mais pas systématique ».
L'enquête a abouti ces dernières semaines à une série d'interpellations des principaux suspects. En quatre vagues successives, 35 personnes ont été interpellées ; 33 ont été placées en garde-à-vue ; 27 mises en examen « pour des faits de travail dissimulé, aide au séjour, importation de marchandises prohibées, corruption active ou passive et complicité, faux et usage de faux ». 22 personnes ont été incarcérées et 19 se trouvent toujours en détention provisoire, informe le Parquet ; six sont placés sous contrôle judiciaire.
Parmi toutes ces personnes figurent huit douaniers, quatre intermédiaires, quatre transitaires et 19 importateurs. Sur une trentaine de suspects mis en examen, 19 ont été incarcérés et 7 autres sont placés sous contrôle judiciaire.
« La majorité des importateurs mis en cause a reconnu les fraudes », de même que « la plupart des douaniers mis en cause », ajoute le communiqué. La plupart des auditions se recoupent, ont également indiqué les enquêteurs.
Selon Thomas Michaud, vice-procureur de la République, « les importateurs faisaient de fausses déclarations en minorant la valeur des marchandises. Il y avait une espèce d'accord pour une taxation forfaitaire ». Un inspecteur du SNDJ explique que « systématiquement, le montant des droits et taxes perçus était compris entre 3.000 et 3.500 euros ». Les importateurs traitaient directement avec un douanier de leur connaissance, ou par l'intermédiaire de leur transitaire, éventuellement secondé par un « porte-valise ».
Les transitaires impliqués semblent y avoir gagné une clientèle plus nombreuse, attirée par l'accélération des procédures obtenue en corrompant les fonctionnaires. Pour les importateurs, le bénéfice se chiffre en milliers d'euros : « Certains ont reconnu avoir minoré de plus de 70% la valeur des biens réellement importés et avoir ainsi économisé plus de 80.000 euros de taxes en deux ans », affirme le Parquet. Quant aux douaniers impliqués, ils auraient perçu entre 400 et 2.000 euros par mois pour fermer les yeux sur les déclarations frauduleuses…
Aux dires des enquêteurs, ce système qui associait douaniers, importateurs, transitaires et intermédiaires informels existait « depuis toujours ». C'est la saisie de 7,5 tonnes de tabac découvertes dans un conteneur officiellement rempli de matelas, qui avait provoqué l'ouverture d'une enquête en octobre 2007.
L.G
Posté le 10/04/2009 à 12:00 par moindjie
Une délégation du ministère de la Justice en déplacement à Mayotte a annoncé jeudi 9 avril plusieurs créations de poste pour relancer la machine de la révision de l’état civil.
Voici quelques mois que les déboires de la Commission de révision de l’état civil (CREC) de Mayotte faisaient couler de l’encre et de la salive. Députés et sénateurs français avaient jugé « inacceptables » ses disfonctionnements, et posé comme préalable à la départementalisation de l’île la mise en place d’un « état-civil fiable ». Son rapporteur général, Ali Mbé, déplorait le manque de moyens humains et matériels et la carence du poste de président de la commission. Quant aux usagers, ils désespéraient de voir un jour traiter leur dossier, souvent après deux, trois voire quatre années d’attente.
La présence d’une délégation du ministère français de la Justice conduite par Dominique Lottin, Directrice des services judiciaires, est censée marquer la fin de l’abandon auquel semblait livrée la commission depuis plusieurs mois. Accompagnée de deux sous-directeurs –de la magistrature et des greffes - et de la chef de département chargée des nominations de magistrats en outremer, la magistrate a annoncé jeudi 9 avril les mesures adoptées par le ministère pour tenter de remettre la CREC sur les rails.
Attendue depuis des mois, la nouvelle présidente de la Commission, qui pour la première fois se consacrera à temps plein à son fonctionnement, est à Mayotte depuis une semaine. Un magistrat a également été nommé au Parquet dans le cadre de la révision de l’état-civil. Une réunion avec les magistrats et le préfet a permis de décider de la création d’un autre poste pour assister la présidente de la CREC. Un appel à candidatures doit être lancé prochainement. Un secrétaire général pour gérer le fonctionnement de la commission et deux assistants de justice pour aider à la préparation et la relecture des dossiers, devraient aussi être recrutés, ces deux derniers « parmi les étudiants de l’université de Mayotte ».
Par ailleurs, le matériel informatique devrait être complété afin que la CREC et les mairies puissent se communiquer les données plus facilement. Des locaux supplémentaires seront éventuellement loués.
Un gros travail de remobilisation du personnel et d’organisation reste enfin à faire, estime Dominique Lottin. La présidente de la CREC devrait se rendre prochainement dans chacune des mairies, accompagnée du rapporteur général, afin de participer à un audit sur l’état des dossiers et de réaménager le travail des rapporteurs communaux.
Pour ce qui est de la procédure, les documents que les personnes devront fournir devront être précisés. « Jusqu’alors, il y avait une certaine fluctuation et une certaine rigidité » reconnaît Dominique Lottin, rejoignant ainsi l’analyse d’Ali Mbé, qui regrettait le mois dernier que les différents magistrats ayant présidé la CREC se soient montrés soit compréhensifs, soit intransigeants vis-à-vis des difficultés de la population à fournir certains documents. Pour Dominique Lottin, « il faut assouplir les règles et avoir un travail plus commun ».
Si aucun délai n’est avancé pour le traitement des 16.000 dossiers en attente, la magistrate a averti que « le mandat de la CREC peut-être prolongé ». Mais « il faut que le rythme s’accélère sensiblement », a-t-elle ajouté.
Créée initialement en 2000 pour une durée de 5 ans, la commission a vu son mandat renouvelé jusqu’en 2010. Selon le vice-procureur Thomas Michaud, « il y a trois ans, la CREC rendait plus de 10.000 décisions par an. Si on retrouve le rythme de 2006, on pourrait terminer la mission sans prolonger le mandat. »
LG
Malango
Posté le 10/04/2009 à 12:00 par moindjie
Sobika.com, 9 avril 2009 - Le représentant des Nations Unies Tebile Drame et le représentant de l’Union Africaine ont donné rendez-vous à la presse mercredi soir à la presse au Carlton Anosy. L’annonce semblait grandiose à voir l’entrée de ces deux personnalités, mais au final, le contact avec la presse s'est réduit à des banalités ! Un rappel que les Nations Unies et l’Union africaine veulent une résolution de la crise malgache d’une manière pacifique et consensuelle. On ignore s’il planait quelque part un risque de guerre mais ces deux hautes personnalités ont voulu rassurer en indiquant que les entités qu’ils représentent travaillent pour la paix civile à Madagascar.

Même si le conseil de sécurité s’est penché sur le cas de Madagascar hier, il n’a jamais été question d’envoi des casques bleus. Pour la communauté internationale, les problèmes et les solutions sont d’origines malgaches. Schématisé comme une voiture, le cas malgache fait uniquement l’objet d’une assistance internationale. Et la communauté international n’est pas un facteur de blocage selon leur explcation. « Madagascar a besoin de developpement et cela ne peut pas se faire dans la crise », selon Ablasse Ouadraogo. L’essentiel est donc pour ces deux hommes c’est que le pays revienne à l’ordre constitutionnel.
Pour l’instant il n’y a rien d’officiel mais la reprise du dialogue n’est pas à écarter en vue d’organiser dans les meilleurs délais des élections mais avec la volonté des Malgaches
Aucune information n’a pu filtrer de l’entretien qu’a eu Marc Ravalomanana à Tripoli mais l’évolution de la situation devrait être beaucoup plus claire ce jour. Quoi qu’il en soit, ces deux entités travailleront toujours côte à côte et s’engagent à continuer leurs efforts pour la paix à Madagascar.
Antananarivo, Prisca R
Posté le 10/04/2009 à 12:00 par moindjie
Je m’appelle Toky Andrianjaka, j’ai 4 mois et mes parents et ma famille sont très préoccupés par mon cas car j’ai un problème de foie grave, mes yeux en sont jaunis.. Dès la naissance, j’ai fait un ictère retentionnel qui justifie une malformation biliaire. Aujourd’hui mes jours sont comptés sans l’intervention chirurgicale à l’étranger selon mon pédiatre car il me faut faire une transplantation du foie. De ce fait, je fait appel à votre aide en nous soutenant idéologiquement ou par un don de parrainage. Notre adresse e-mail : poumsoa@yahoo.fr. Notre compte bancaire : BOA 18651550000. Merci de votre aide, que Dieu vous bénisse."
Mère de deux filles et d’un petit garçon de 4 mois, Tiana Lovasoa Ratsimbazafy traverse actuellement une période reès difficile. Son fils est victime d’un problème grave du foie. Une transplantation du foie s’avère nécessaire mais comme pour de nombreuses mères, les moyens manquent…
Sobika : Toky est votre troisième enfant, qu’est-ce qu’il a exactement ?
Tiana Lovasoa RATSIMBAZAFY : Toky a un ictère par rétention aigue. Actuellement son périmètre abdominal est de 46 cm pour un poids total de 6,67 kg. Il a problème de selles et les analyses biologiques permettent de détecter des problèmes réels. Mais le scanner ne démontre pas les malformations de son organisme. Son cas est très préoccupant, voire très critique. Aussi, nous sommes obligés de l’évacuer dans un meilleur délai.
Sobika : Quelles sont les démarches que vous déjà entreprises jusqu’à présent ?
TLR : Depuis deux mois et demi, nous avons déjà toutes les analyses possibles pour détecter les causes de la maladie car au début, la malformation se présentait sous forme de jaunisse. Malgré le suivi des consignes ainsi que le traitement, son cas ne s’est pas évolué jusqu’à présent. Et les résultats du scanner ne donnent pas encore de précision sur cette malformation. Nous venons de sortir de l’Hôpital des enfants, il y a 4 jours. Et le contrôle de ce jour ne nous a permis d’avoir ni l’évolution de la dégradation de Toky, ni le temps qu’il dispose à vivre. Le médecin traitant nous a vivement recommandé de procéder à une évacuation immédiate. Malheureusement, nos moyens ne nous permettent pas pour faire cela et c’est pourquoi nous appelons à l’aide.
Recueillis par Prisca R.
http://www.sobika.com/madagascar-informations/news_1400.php
Posté le 10/04/2009 à 12:00 par moindjie
Le Rotary Club de Blanquefort vient de signer une convention avec Pompiers sans frontières, association pour le développement des systèmes de protection civile dans les pays émergents. Cette ONG a pour mission de transférer ses connaissances dans 21 pays. Première action commune : l'envoi en mai de 50 boîtes de survie vers Madagascar, grâce également au Rotary de Chelwood en Angleterre, club jumeau du club blanquefortais. Ce sera un premier test auprès de populations très démunies. Renseignements sur www.pompiers-sans-frontieres.org
photo marie-françoise jay
http://www.sudouest.com